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Parcoursup, le niveau qui baisse et la théorie des mariages stables (Partie 2/2) - Groupe JP Vernant, 18 mai 2018

Sauvons l'université - fai 3 horas 14 min

À lire ici.

« Auparavant, APB fonctionnait en trois journées de résultats. Avec Parcoursup, à partir du 22 mai et tous les jours, les lycéens reçoivent des propositions. C'est un processus plus fluide qui remet de l'humain dans la procédure. »
Mme Vidal, le 15 mai 2018

Si vous avez manqué le début
ParcourSup est un dispositif bureaucratique qui managérialise l'orientation et contribue à produire un contrôle normatif des subjectivités - celles des lycéens enjoints à “gérer” le peu de “capital humain » dont ils disposent avant le baccalauréat, tout comme celles des enseignants-chercheurs à qui est imposée la tâche de trier. ParcourSup a été conçu autour du dogme des “meilleurs étudiants dans les meilleurs parcours”, conduisant le plus grand nombre à subir les choix d'une minorité [1]en une sorte de tirage au sort généralisé [2]. Sur le plan technique, ParcourSup se fonde sur le dogme hayékien de la “catallaxie” selon lequel la mise en concurrence est seule à même de faire émerger l'efficience, au contraire d'APB qui se fondait sur un algorithme d'optimisation rationnelle [3] .

« C'est pourquoi, pour nos « démocrates » techno-populistes, l'enseignement coûte toujours trop cher puisque de toute manière la crétinisation par la communication remplace avantageusement la caporalisation d'antan. »
Gilles Chatelet, “Vivre et penser comme des porcs.

L'analyse technique de ParcourSup laisse deux questions pendantes. Avec quelle intention le ministère de l'Innovation s'est il fourvoyé dans une réforme aussi mal ficelée techniquement ? Comment expliquer l'adhésion apparente d'une partie significative des collègues au processus en cours, ou une résignation schizophrène qui revient au même ?

Pour analyser la logique profonde des réformes du Baccalauréat et de la licence, nous ne pouvons nous fier aux éléments de langage du ministère [4] entre panique [5] et menace [6]. Il faut donc faire le pari qu'il existe une cohérence d'ensemble des réformes à l'échelle de la décennie, portée par une haute fonction publique inamovible [7] . Cette idée est accréditée par le fait que ces réformes ont été théorisées par Aghion et Cohen en 2004, et intégrées de manière programmatique dans le rapport Attali-Macron de 2008. Le projet de long terme, la création d'un marché de l'enseignement supérieur et de la recherche, progresse ainsi par étapes cohérentes à chaque fois qu'une “fenêtre de tir” [8] le permet. Pour créer du marché, la gouvernementalité néolibérale suppose que l'Etat procède avec systématisme à la mise en concurrence des individus (ici, les étudiants ; dans quelques mois, les universitaires à l'occasion de la réforme des statuts) et des structures (ici, les formations et, derrière elles, les universités). Or, il n'y a de pas de marché possible là où l'égalité prévaut — et donc l'homogénéité. Pour qu'il y ait marché, il faut qu'il y ait de la différence, de l'inégalité, du gradient de champ. Créer du marché suppose donc de différencier les formations, les établissements et les valeurs des individus, transformés en entrepreneurs d'eux-mêmes — ce à quoi ParcourSup contribue.

« Il faut rendre plus souples, plus respirants les diplômes nationaux. »
Mme Vidal, le 18 mai 2018

Les réformes en cours suppriment de facto le baccalauréat, qui procédait d'une volonté de certification homogène à l'échelle nationale et constituait un rituel de passage vers l'âge adulte. Dans ParcourSup, ce diplôme est remplacé par une évaluation du “capital humain” [9] des élèves — de leur “portefeuille de compétences” mais aussi de leur origine sociale, de l'emplacement et de la réputation de leur lycée [10], de leur capital culturel et social, etc. Par compétence, il convient ici d'entendre ici des éléments de technicité ou de conformité comportementale qui soient potentiellement évaluables en se passant d'enseignants : la dévalorisation des diplômes nationaux vise ainsi à déposséder les enseignants d'un de leurs rôles : la certification qualitative de l'acquisition de savoirs et de grammaires de pensée.

Pour lire la suite…

[1] Analyse des conséquences de la mise “en attente” :
Parcoursup, les licences en attente
Les estimations du nombre d'étudiants n'ayant aucune proposition le 22 mai va de 100 000 pour la CPU à 450 000 pour la Cour des Comptes, qui a alerté sur la défaillance prévisible du système d'affectation Parcoursup dès octobre 2017 (pp. 24 et 25) :
Rapport sur l'admission post-bac
Le ministère annonce, pour sa part, 270 000 candidats sans la moindre proposition à la fin des épreuves du baccalauréat, mi-juin, ce qui corrobore l'estimation de la Cour des Comptes :
Les derniers ajustements de la plateforme avant les premières réponse le 22 mai

[2] Les notes de contrôle continu ne constituent pas une mesure d'aptitude fiable, loin s'en faut : sans entrer dans les problèmes fondamentaux posés par toute certification, chacun peut se convaincre que les notes de contrôle continu sont entachées d'erreurs systématiques fortement dispersées. Dès lors, pour la majorité des étudiants qui ne sont pas dans les 20% les meilleurs, le dispositif ParcourSup sera sensiblement équivalent à un tirage au sort de la formation proposée parmi les vœux du candidat. Parcoursup, un tirage au sort généralisé

[3] Les règles de mise en concurrence écrites par les hauts fonctionnaires du ministère ont servi de cahier des charges pour la transcription algorithmique de ParcourSup, supervisée par M. Gimbert, chargé de recherche au CNRS et chargé de mission au ministère. Mme Mathieu, directrice de recherche au CNRS et professeure au Collège de France, a également assuré une communication de crise dans l'article n° 120428 de News tank. Cette entrevue confirme l'absence d'anticipation du fonctionnement dynamique du dispositif, du fait, en particulier, de la modélisation grossière de la stratégie des candidats. Le passage le plus intéressant porte sur la critique de l'algorithme d'optimisation de Gale et Shapley utilisé dans APB, témoignant d'une foi dans l'existence d'une efficience émergeant de la mise en concurrence — puisque ParcourSup n'a été doté d'aucun critère vis-à-vis duquel effectuer rationnellement une optimisation.

[4] On s'étonne par exemple que la communication de l'Elysée sur les réseaux sociaux comporte encore des choses comme : “1 an Macron, c'est quoi ? 1 milliard d'euro supplémentaire pour les universités, la fin d'APB, la création de places supplémentaires dans les filières en tension.” Or, les jaunes budgétaires montrent une stagnation des budgets universitaires (programmes 150 et 231), qui sont passés de 13,01 milliards € à 13,19 milliards € entre 2017 et 2018, soit le montant de l'inflation. Ceci ne prend en compte ni les annulations de crédits en fin d'année, ni la baisse du Contrat de Plan Etat Région de 2,4 milliards € pour cinq ans lorsque M. Macron était ministre de l'Economie. Le milliard d'euro est purement et simplement mensonger.

[5] Daniel Filâtre, recteur de l'académie de Versailles, a ainsi transmis un document de crise comportant les éléments de langage que les enseignants sont supposés répéter :
Gestion de crise : éléments de langage

[6] Le ministère a transmis aux présidents d'établissements cette note sur la grève dont on appréciera la dernière page, qui omet malencontreusement de rappeler que les libertés académiques et l'indépendance des universitaires garantie par la constitution.
Note du DGRH

[7] Projet de longue date des Gracques, la haute fonction publique a pris le contrôle politique de l'Etat, réduisant le politique à la gestion conforme aux intérêts du marché — qui la valorise en retour par le système du pantouflage.

[8] La haute fonction publique (le terme de “fenêtre de tir” appartient à leur vocabulaire) promeut les réformes planifiées sur le long terme à chaque fois que l'état de l'opinion le permet. La crise de 2007-2008 a ainsi limité les réformes du mandat de M. Sarkozy. Est-ce le chant du cygne de la techno-bureaucratie étatique ? On a le sentiment que toutes les réformes néolibérales repoussées sont aujourd'hui annoncées à un rythme qui tient de l'opération de déstockage. Il ne faut pas négliger la possibilité selon laquelle la médiocrité technique de ParcourSup soit partie intégrante du dispositif : sa conception aberrante générant des résistances fortes, cela accrédite l'idée qu'il y a non seulement “réforme” mais “nécessité de réformer”. S'illustre ainsi ce vieil adage commun aux hauts fonctionnaires et aux Shadocks : s'il y a œufs cassés, c'est bien qu'il y a omelette.

[9] Le troisième volet de notre billet sur le néolibéralisme sera consacré à la théorie du capital humain. Sur le portefeuille de compétences remplaçant les diplômes, nous recommandons cette synthèse :
Que valent encore les diplômes ?

[10] Le middle management universitaire est en train de déployer des trésors d'inventivité pour trouver les critères de tri social les plus discriminants. Ici, on valorise d'un point le fait d'avoir pris allemand en première langue. Là, on affecte à un candidat un poids calculé avec le taux moyen de réussite au baccalauréat de son lycée d'origine. Orientation : dans les coulisses de la machine Parcoursup

Categorías: Universidade

Pourra-t-on faire la rentrée 2018 ? - Newsletter n° 43, 19 mai 2018

Sauvons l'université - fai 3 horas 34 min

Dans les universités, de gré ou de force, le processus est lancé qui, dans une grande opacité et sans aucune homogénéité, met en place la loi ORE promulguée dans l'urgence et sans concertation. Les conditions d'application de cette sélection qui ne dit pas son nom, via la plateforme d'inscription baptisée ParcourSup, commencent cependant à être connues. Comme nous l'avions prévu, elles sont chaotiques.

1. L'algorithme et le « regard humain »

Le ministère a justifié la réforme par les défaillances d'APB, l'ancienne plateforme d'affectation des étudiants, oubliant de préciser que celles-ci étaient d'abord le résultat de l'absence de créations de places nouvelles dans les universités pour faire face à l'afflux des étudiants. En fait, il aurait suffi de mettre plus de moyens dans les quelques filières en tension pour régler la question : c'était assez facile et plus économique. Si le Ministère n'a pas suivi cette voie, s'il n'a pas davantage voulu réformer APB comme les techniciens en charge de ce dispositif le lui proposaient c'est que tout cela n'était qu'un prétexte pour une intervention d'une tout autre ampleur.

Il ne s'agit pas non plus de renoncer à recourir aux algorithmes pour privilégier l'intervention humaine comme cela a été proclamé avec mauvaise foi : pour remplacer APB, d'autres algorithmes ont été et sont utilisés, en toute opacité, tant par le ministère que dans les universités, puisque tous les éléments des dossiers (CV, fiches avenir et lettres de motivations compris) doivent être transformés en notes sur 20. Selon les formations, des choix très différents ont été faits des matières à prendre en compte, avec des résultats évidemment tout aussi différents d'un lieu à l'autre. Démonstration mathématique a en outre été faite du caractère arbitraire et aléatoire des résultats des algorithmes, qui, malgré des moyennes paramétrées à trois chiffres après la virgule, laissent encore de très nombreux ex-æquo. Bref, un algorithme national non dénué de défaut, mais dont on connaissait au moins le fonctionnement, a été remplacé par une multitude d'algorithmes locaux conçus de façon strictement empirique et locale et sans contrôle de qui que ce soit. Les louvoiements du ministère concernant l'impossibilité d'attribuer des malus à certains bacs (mais bien des bonus à d'autres) témoignent de son double jeu dans l'affichage des principes de ce qu'il n'a jamais voulu nommer, en dépit de l'évidence, sélection.

Dans les cas de candidats ex-aequo, il faut ainsi départager les dossiers manuellement : il est alors possible aux membres de la commission (qui est « souveraine ») de faire toutes les manipulations possibles, et par exemple de modifier le rang de classement en changeant la note globale du dossier. Même dans les cas où un encadré rendra compte des critères du partage, même si l'on peut tabler sur la droiture des collègues, un espace d'arbitraire énorme est ouvert par ces manipulations qui peuvent en outre se porter sur n'importe lequel des candidats, puisque ceux-ci ne sont pas anonymes. Si l'on peut espérer que le fameux « regard humain » mis en avant par Frédérique Vidal soit porté avec sérieux sur les dossiers qu'examinent les commissions, il n'en introduit pas moins la possibilité d'un total arbitraire (sinon du favoritisme) dans la réalité du classement.

2. Au pays du père Ubu : le travail des commissions

Dans les filières qui ont décidé d'appliquer la réforme, des commissions ont été mises en place et chargées des évaluations. Une énorme charge de travail, à réaliser dans l'urgence, a ainsi été imposée aux universitaires chargés de classer les dossiers d'inscription reçus. À raison de 3-4 minutes par candidat, les conditions d'examen des dossiers ne peuvent en aucun cas être qualifiées de sérieuses, et même dans les commissions qui jouent de bonne foi le jeu de ParcourSup, ne sont « ouverts » qu'une infime minorité de dossiers – ceux des bacs non « adéquats » ou des réorientations par exemple. Et pour cause : il est impossible de traiter les 7 millions de vœux qui ont été enregistrés sur ParcourSup [1]. Le storytelling de l'examen individualisé des dossiers, mis en exergue par le pouvoir politique et mis en scène par des médias complaisants [2], est un mensonge patent à l'égard des lycéens, des parents d'élèves et des enseignants.

Pour faire face, diverses solutions ont été trouvées. À l'université de Versailles-Saint-Quentin, les chefs de clinique-assistants des hôpitaux (des médecins hospitalo-universitaires vacataires) ont été réquisitionnés pour noter les CV et les lettres de motivation, tandis que les professeurs de 1ère année s'occupaient des appréciations données aux lycéens. Parfois, devant le refus des enseignants-chercheurs de participer à ce tri, les personnels administratifs sont mis à contribution. Dans certaines universités, des primes sont distribuées en toute opacité à ceux qui acceptent de faire le travail, alors même que partout, le manque de moyens dans l'enseignement supérieur se traduit par la fermeture de formations et la diminution des heures de cours. Dans d'autres universités, des commissions, estimées récalcitrantes, sont défaites et remplacées par des commissions instituées et contrôlées par des membres des directions présidentielles [3]. À moins que ce ne soit le recteur qui, tel le préfet d'un autre temps, ordonne à l'université, à Créteil par exemple, de se débrouiller pour constituer les commissions, quelle qu'en soit la composition.

3. La folie des vœux non-hiérarchisés

Conséquence de la non-hiérarchisation des vœux des candidats et du calendrier échelonné jusqu'en septembre (voir ci-dessous), les meilleurs lycéens vont truster les formations sélectives et les mieux cotées, tandis que la plupart devront attendre que des places se libèrent pour être assurés de leur inscription, lorsqu'ils n'auront pas choisis, par précaution, une filière qui n'était pas leur vœu véritable, voire une formation privée. Les rectorats commencent d'ailleurs à préparer la mauvaise surprise du 22 mai 2018 à coup d' « éléments de langage » (sic) qui en disent long sur la situation réelle : l'anxiété des candidats et de leurs parents, la possibilité de l'échec, l'invraisemblable complication de la procédure, la gestion de l'hypocrisie quant aux « préférences » des lycéens…Ce processus profondément anxiogène laissera les moins bons étudiants, notamment les bacs pros, qui n'auront pas d'affectation à la rentrée, dans les mains des recteurs : à ces derniers de les inscrire là où il restera des places… dans les universités et les filières les moins demandées. ParcourSup ne sélectionne donc pas seulement les étudiants, il met en concurrence les formations et les universités.

Autre conséquence, le fait que les affectations définitives de nombre d'étudiants ne viendront que très tard perturbera immanquablement la rentrée dans les filières non sélectives et dans les universités moins demandées. La réforme en cours va ainsi réussir le tour de force de conférer tous les inconvénients d'un système sélectif – sans aucun de ses éventuels « avantages » – à un système français qui l'est déjà bien assez : 40% des filières proposées dans l'ESR sont sélectives et l'on peut remarquer au passage que, dans ces filières, la trop fameuse « sélection par l'échec » en première année n'émeut personne.

4. Il n'y aura pas de place pour tout le monde

Le ministère a longtemps insisté sur le fait que tous les candidats auraient une place, avant de faire marche arrière [4]. Un gros mensonge a en effet été proféré sur l'augmentation des capacités d'accueil dans les universités à la rentrée prochaine, alors qu'aucun moyen réel n'était prévu pour cela : les capacités d'accueil ont été déterminées simplement en ajoutant 10% aux effectifs de l'année précédente directement au niveau rectoral [5]. Plus grave, F. Vidal a sciemment menti sur le nombre d'étudiants supplémentaires à la rentrée 2018 qui, selon une note interne, pourrait croître de 65 000, dont 34 000 en université, au lieu des 19 000 annoncés jusque-là [6].

Cette absence de moyens et cette hausse des effectifs vont se traduire de deux manières pour les lycéens qui ne se verront répondre que « oui si » à leurs vœux. Ceux qui seront finalement pris grâce à des désistements entreront dans des parcours sans aucune obligation de remédiation contrairement à ce qui a été annoncé. Mais pour tous ceux qui, en raison de l'augmentation du nombre d'étudiants, ne verront pas de places se libérer, la réponse sera bien « non ». Avec éventuellement repêchage du rectorat qui les enverra dans une tout autre filière où il restera une place, en tenant compte – ou pas – de leur « préférence secrète ».

Quand ils existent, les dispositifs de remédiation, rappelons-le, sont l'objet d'un financement ponctuel – une « enveloppe » pour 2018 – et dérisoire au vu des besoins en postes et en heures dans les universités [7]. Ces dispositifs doivent être organisés en ignorant tout des données concernant les inscrits, données qui ne seront finalisées qu'une fois la rentrée commencée.

Encore n'avons-nous listé ici que les conditions de la mise en place de ParcourSup, sans même évoquer ce sur quoi toutes les analyses sérieuses s'accordent, instruites de l'expérience d'autres pays et des filières déjà sélectives : la réforme accroît les inégalités sociales dans l'enseignement supérieur.

5. L'autoritarisme contre les libertés universitaires

À cette situation insupportable créée par le gouvernement s'ajoutent l'attitude de certaines présidences d'universités méprisant les décisions souveraines de composantes ou d'UFR, et la répression du mouvement étudiant – violation quotidienne des franchises universitaires et violence policière inacceptables. La banalisation du recours aux forces de l'ordre a conduit à des dizaines d'interventions sur les campus, sans doute plus en quelques semaines que dans les vingt dernières années cumulées. Par la volonté du gouvernement et des présidents d'université que les examens se passent dans n'importe quelle condition et quelle que soit la réalité des cours ayant eu lieu, on a assisté à des scènes impensables jusqu'alors : examens sous la « protection » de vigiles ou de policiers (à Lille), « tri » des étudiants au faciès à l'entrée des salles ( Strasbourg), délocalisations des salles d'examen se faisant du jour pour le lendemain, étudiants tenus de composer dans des bâtiments encerclés de CRS parfois dotés d'armes lourdes, sans même parler des centaines de policiers et de CRS mobilisés pour expulser les étudiants pacifiques occupant des universités (Tolbiac, Grenoble ou Toulouse).

Comment de telles dérives ne pourraient-elles pas laisser de traces ?

6. La rentrée est en danger

Tous ces éléments mettent en évidence la gravité de la situation. Seule l'accoutumance à la détérioration progressive de nos métiers et une volonté largement partagée par tous les personnels de continuer à faire fonctionner l'université dans l'intérêt des étudiants ont pu jusqu'à présent faire accepter l'inacceptable.

Mais la coupe est pleine [8]. Jamais un gouvernement n'avait témoigné d'un pareil mépris, tant pour les universitaires et leur travail que pour les étudiants et leurs études. L'augmentation massive du nombre d'étudiants à partir de la rentrée 2016 était parfaitement prévisible et programmable. Néanmoins, rien n'a été fait pour la préparer. Cela nous dit quelque chose sur les priorités des gouvernements successifs. Tout le monde est d'accord depuis plusieurs années sur le montant des budgets nécessaires (1,5 milliards annuels a minima) pour maintenir les choses en l'état, mais le gouvernement actuel propose royalement 200 millions par an ! Sans doute l'enseignement supérieur et la formation des jeunes ne sont-ils pas des enjeux assez importants aux yeux des « décideurs ». Si le chaos universitaire n'est pas un problème pour le gouvernement, c'est qu'à ses yeux, l'essentiel se passe ailleurs, dans les lieux de formation qui assurent la reproduction sociale des élites.

Mais pour nous, qui allons faire face en septembre prochain à une désorganisation administrative importante, à de possibles surcharges des effectifs, à un manque toujours plus fréquent d'enseignants et d'administratifs, à un désordre qui obèrera toute mise en place pédagogique cohérente dans les premières semaines, à des étudiants massivement orientés dans des filières qui n'avaient pas leur préférence, au risque d'une démotivation immédiate, à des insuffisances budgétaires criantes, la question de la possibilité même de faire la rentrée 2018 est posée.

Parce que nous aimons notre métier et que nous sommes soucieux de l'avenir de nos étudiant.es, contrairement à nos dirigeant.e.s, nous n'accepterons pas de cautionner l'immense gâchis qui se prépare.

[1] Comprenant les filières sélectives ; soit une hausse de 6,8 % par rapport à 2017. Le nombre moyen de vœux par candidat s'établit quant à lui à 7,9 vœux par candidat. À raison de 10 minutes par dossier, au moins deux enseignants-chercheurs (pour faire une commission) devraient travailler 166 heures pour classer les candidats dans une formation qui aurait reçu 1000 vœux : http://lesupenmaintenance.blogspot.fr/2018/01/parcoursup-du-virtuel-au-reel-lettre.html.

[2] Voir par exemple le journal national télévisé de la mi-journée de France 3 du 16 mai.

[3] Par exemple à Nanterre, les commissions de sociologie et de géographie.

[4] Parcoursup : la ministre a-t-elle menti ? - Marie Piquemal, Libération, 15 avril 2018.

[5] Julien Gossa : http://blog.educpros.fr/julien-gossa/2018/04/08/parcoursup-comment-creer-des-places-a-luniversite-dun-coup-de-baguette-magique/ : « Non, il n'y a pas ‘10,2% de places en plus à l'Université de Strasbourg', mais ‘les capacités d'accueil de l'Université de Strasbourg ont été fixées à 10,2% au-dessus de ses effectifs de l'an dernier', ceci sans rapport avec un quelconque financement, ni considération pour le nombre de salles, de chaises ou d'enseignants. »

[6] http://www.lemonde.fr/campus/article/2018/05/02/les-effectifs-etudiants-pourraient-croitre-de-65-000-a-la-prochaine-rentree_5293491_4401467.html. Il n'est évidemment pas envisageable que cette hausse démographique n'ait pas été anticipée auparavant. Elle correspond aux cohortes connues des effectifs des lycéens.

[7] Un exemple, analysé par le SNESUP, à l'échelle de toute l'université de Bourgogne : « 6 postes seraient ‘créés' alors que pour la campagne d'emplois 2018 à l'uB, sur 84 postes vacants pour les BIATSS, seulement 3 ont été mis au concours (71 pourvus en CDD), et sur 82 postes d'enseignants ou enseignants chercheurs vacants, seulement 9 ont été mis au concours (11 pourvus en CDD) ».

[8] Certaines communautés universitaires ont décidé de tout arrêter, et des EC ont déjà pris des décisions individuelles radicales « Des individus face à Parcoursup s'expliquent, se révoltent et se lancent » - mai 2018.

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Bande dessinée et culture matérielle (revue Comicalités )

Fabula - fai 8 horas 10 min
La revue Comicalités lance un appel à contributions sur la thématique «Bande dessinée et culture matérielle». Modalités pratiques : Le présent appel à communication est ouvert à tou·te·s les chercheuses et chercheurs, quel que soit leur statut et leur origine. Nous les invitons à nous répondre en nous soumettant deux documents :Une fiche signalétique prenant la forme d’un court curriculum vitae exposant les axes de recherche.Un texte anonyme en français ou en anglais de 3000 signes espaces compris maximum, présenté sans aucun enrichissement autre que l’italique ou le caractère gras, et adoptant une présentation standardisée (Times New Roman 12 pts pour le corps de texte, 10 pts pour les notes, aucun alinéa ou retrait de paragraphe, interligne 1,5). Ce texte présentera le positionnement théorique et le corpus retenus, ainsi que les principales conclusions attendues. Pour chacune des approches présentées ci-dessus, il est possible d’envisager un format différent de celui d’un article : nous acceptons également les entretiens, en particulier avec des professionnels du secteur (éditeurs, imprimeurs, chefs de fabrication, chargés de produits…), des collectionneurs, etc.. La proposition sera évaluée de façon anonyme par deux membres du comité scientifique de la revue : son acceptation vaudra encouragement et suggestions quant à un article d’une taille comprise entre 15 000 (pour les formes brèves) et 40 000 signes (articles plus classiques), espaces compris. Elle doit nous parvenir avant le 25 juin aux adresses électroniques suivantes : bounthavy@gmail.com sylvain.lesage@univ-lille.fr * Texte de l’appel : La notion de culture matérielle suscite depuis quelques années un intérêt renouvelé ; elle offre un cadre conceptuel pour «rematérialiser les principes de notre connaissance» 1 , afin de mieux comprendre la manière dont la matérialité des objets culturels de la bande dessinée encadre le rapport au monde des lectrices et des lecteurs. Selon Roger Chartier, « il n’est pas de texte hors le support qui le donne à lire, pas de compréhension d’un écrit qui ne dépende des formes dans lesquelles il atteint son lecteur» 2 ; pas plus que d’autres formes d’expression, la bande dessinée ne peut se penser hors des matérialités par lesquelles elle parvient aux lecteurs, du papier à l’écran, du verre à moutarde à la planche originale, de la figurine en résine au tirage princeps . Au moment où émergent, avec le numérique, de nouvelles formes de matérialités, peut-être moins visibles, il nous paraît nécessaire de poser la question de l’inscription matérielle de la bande dessinée. Les œuvres de bande dessinée passent en effet par des supports et des objets relevant de circuits techniques et éditoriaux, commerciaux et sociaux, qui conditionnent des usages, encadrent les appropriations, nuancent ou infléchissent les constructions imaginaires. Avant même d’ouvrir un album, la technique de façonnage (cartonné ou broché), le poids du papier, le brillant du pelliculage suscitent un imaginaire et participent à l’élaboration du « pacte de lecture». Un ouvrage grand format n’offre pas la même expérience de lecture qu’un pocket , une série de comics ne se lit pas de la même manière que le recueil qui rassemble les épisodes. Certains ouvrages jouent d’ailleurs délibérément sur des formes perturbant l’expérience de lecture : Saga de Xam de Nicolas Devil et Jean Rolin se présentait ainsi sous forme d’un très grand format incluant une loupe, indispensable pour discerner tous les détails du dessin 3 . Pour Jean-Christophe Menu, l’édition indépendante avait même développé des formats alternatifs qui marquaient son identité – avant d’être récupérés : le « roman graphique», de ce point de vue, participe bien de cette construction discursive d’un format de publication comme forme stylistique 4 . La culture matérielle de la bande dessinée pose également la question des déclinaisons publicitaires des univers graphiques. Bill Watterson est connu comme l’un des rares dessinateurs de bandes dessinées à avoir refusé de transformer sa série à succès en une suite de produits dérivés. Mis à part quelques objets dont un timbre et un T-shirt, il n’y a pas de marchandises affichant le duo loufoque et spirituel de Calvin & Hobbes . A contrario , un empire du produit dérivé s’est bâti autour de Peanuts , les aventures de Charly Brown et son chien générant 30 millions de dollars de profit annuel en 2016 ce qui place Charles Schulz au deuxième rang du classement des auteurs morts les plus riches. En Europe, le merchandising de la bande dessinée prend également une part de plus en plus importante au niveau économique. Les droits de Tintin sont gérés par la société Moulinsart qui exploite la figure du petit reporter sous toutes les formes possibles : du coussin à la statuette à collectionner, en passant par le mug ou la lithographie en édition limitée. Les produits dérivés ont pris le dessus sur les ventes d’album puisqu’il n’y a plus de nouvelles publication depuis la mort de l’auteur. Entre 2015 et 2016, le chiffre d’affaire de cette société était estimé à 10 millions d’euros 5 . Du côté des Schtroumpfs , la société IMPS qui gère les droits sur la série a vendu la licence à 700 sociétés dans le monde 6 . La prolifération des objets n’a pas qu’un impact financier : elletransforme également l’expérience du lecteur et l’image de l’œuvre initiale. Ce sont d’ailleurs les raisons avancées par Watterson pour refuser les contrats de licence. Mais nombre d’auteurs font le choix inverse. Comment, dès lors, évolue la perception de l’œuvre ? Qu’est-ce que Mickey pour un enfant qui a d’abord connu la souris aux grandes oreilles sous forme de chaussettes ? En quoi le premier élément matériel d’entrée dans le monde de fiction influe-t-il sur la perception de l’univers imaginaire ? Il serait vain dans ce cadre de faire de ces produits dérivés de simples versions abâtardies d’une œuvre graphique, et d’opposer schématiquement production et consommation, dimension économique et distribution sociale tant, comme l’analysait déjà Karl Marx, « la production est immédiatement consommation, la consommation est immédiatement production» 7 . Outre son impact sur la réception, le merchandising influe également sur les processus de création. Que Todd McFarlane ait à la fois créé sa maison d’édition (Todd McFarlane Productions) 8 et une société de jouet (McFarlane Toys en 1994) n’est ainsi pas anodin. Du côté japonais, la création de la série transmédia Evangelion est liée à l’industrie du jouet : la forme du robot a été pensée à partir des retours des sociétés de ce secteur. Étant donné l’importance des ventes de licences, il serait intéressant de voir de quelle manière les éditeurs ou les potentiels partenaires commerciaux influencent l’aspect des personnages ou orientent le récit au moment de sa création. Il s’agit de montrer dans quelle mesure le support et la culture visuelle modifient le monde fictionnel et sa réception en dehors de ce qui aurait pu être prévu par les instances du marketing ou les ayant droits dans une stratégie transmédia. Ces usages publicitaires et l’insertion de la bande dessinée dans une économie de produits dérivés n’a rien de récent. Comme le souligne Michael Rhode, de nombreuses bandes dessinées ont été élaborées comme supports publicitaires et bien des titres pratiquent la technique du placement de produits 9 . Ces usages n’ont rien de secondaire: Ian Gordon avait montré à quel point, dans les années 1920-1930, la bande dessinée participe de la construction d’une société de consommation. Gasoline Alley , par exemple, peut être perçue comme une réflexion sur la manière dont l’automobile façonne les rapports sociaux et affecte le rapport au langage 10 . Nous cherchons moins à appréhender la médiation éditoriale à travers la matérialité de la bande dessinée 11 qu’à interroger la multiplicité des supports et leurs apports au niveau de la réception. Plutôt que d’étudier l’écart d’une adaptation ou d’un produit dérivé par rapport à une œuvre originale, plutôt que d’analyser la narrativisation qui accompagne le passage d’un média à l’autre, ce dossier se penchera sur la manière dont le support matériel introduit des modifications dans la perception de la fiction, qu’elles soient narratives, graphiques, etc. Afin d’explorer ces thématiques, nous suggérons les axes suivants : 1. Les matérialités de la bande dessinée Le premier axe invite à se pencher sur les formes matérielles par lesquelles s’opère la médiation entre une œuvre et ses lectorats. En quoi les différentes formes de publication peuvent-elles influer sur la réception d’un récit par les lectrices et les lecteurs ? Il s’agira ici d’envisager les supports de publication comme des objets faisant l’objet d’investissements matériels divers. De quelle manière, par exemple, les éditeurs jouent-ils sur les formes du livre afin de segmenter leurs publics ? En quoi la multiplication des tirages de tête et des ex-libris témoigne-t-elle d’une rematérialisation précieuse de la bande dessinée ? On envisagera également la manière dont les auteurs s’approprient les formes de publication et travaillent à en transgresser les contraintes, que ce soit sur papier ou sur supports numériques. Quelle est l’implication de l’auteur dans la réalisation de l’objet livre et ses produits dérivés imprimés ? Outre les pratiques d’édition distinctives, il serait également intéressant d’interroger les pratiques de l’édition patrimoniale et bédéphilique. En quoi l’engouement pour les planches originales a-t-il transformé les pratiques d’édition? Quels sont les codes graphiques spécifiques permettant de “faire patrimoine” ? Il nous semble nécessaire également d’interroger les pratiques de collection à l’aune d’un angle matériel : quels objets sont collectionnés ? Quels rapports les collectionneurs entretiennent-ils avec les objets collectionnés ? Enfin, on interrogera également la matérialité de la recherche en bande dessinée : quels problèmes pratiques fait surgir le recours aux microfilms ? En quoi l’accès à des collections numérisées affecte-t-il les questionnements ou les méthodes de travail ? 2. Produits dérivés Le deuxième axe suggéré s’attache aux produits dérivés, et à la manière dont l’insertion croissante de la bande dessinée dans des industries culturelles peut en affecter la création et la réception. Afin d’éclairer les processus de création et les liens entre secteur de l’imprimé, industries du jouet et ventes de licences (pour différents types d’adaptation), il serait intéressant de détailler les relations économiques ou juridiques entre les différents supports. Dans son étude ethnologique, Ian Condry avait montré de quelle manière les créateurs japonais travaillaient de manière collaborative afin de déployer un univers de fiction sur plusieurs médiums. Il serait intéressant de poursuivre ces pistes en étudiant des titres élaborés en Europe ou dans d’autres pays. On pourra également se demander dans quelle mesure la visual culture d’une époque donnée influence la représentation du monde dans la bande dessinée. En quoi les pratiques publicitaires et les graphismes en vogue modifient l’image d’un personnage pour le rendre plus attirant pour le nouveau lectorat ? De quels sens, de quelles fonctions les lecteurs investissent-ils les statuettes, les affiches… Si dans les années 1940, Les Aventures de Tintin étaient essentiellement connues comme une bande dessinée, de nos jours le premier contact du jeune public avec le héros à la houppe est visuel et lié au merchandising , le support BD arrivant souvent en second. Quel est l’impact sur la lecture quand on commence à connaître l’univers de fiction par le biais de jouets ? Dans le jargon du marketing, le co-branding correspond à l’alliance temporelle de deux sociétés pour la création d’une série de produits ou une campagne publicitaire. En quoi le co-branding sert-il ou non la bande dessinée ? De quelle manière les impératifs du marketing et contraintes liées aux univers de fiction originaux modèlent-ils la bande dessinée? Cet axe vise également à explorer la manière dont se négocie le trait dans les industries culturelles : comment le merchandising transforme-t-il (en figeant, en allégeant, en remodelant) des graphismes d’auteurs (ou de séries), en passant de la planche à dessin au volume de l’objet ? 3. La consommation des objets dans la bande dessinée Enfin, le troisième axe interrogera la manière dont la bande dessinée met en scène un univers de la consommation, en prolongeant les travaux de Ian Gordon. On prêtera notamment une attention particulière à la bande dessinée enfantine et à la manière dont la lecture peut initier aux mécanismes de la consommation. On s’intéressera également aux usages directement publicitaires de la bande dessinée, en particulier aux stratégies narratives déployées. De Malabar à Pistolin , la publicité a constitué une ressource importante pour nombre de dessinateurs, voire un laboratoire graphique. En quoi la bande dessinée publicitaire constitue-t-elle un creuset de renouvellement graphique ? On s’intéressera enfin aux appropriations critiques de l’imaginaire visuel de la consommation. Dominique Pety avait montré de quelle manière le roman du XIXe siècle témoignait de la prolifération des objets et des collections, structurant l’intrigue et l’espace romanesque, formant une esthétique 12 . On pourra s’interroger sur la représentation des produits de consommation dans la bande dessinée et ses effets narratifs ou graphiques. Ainsi, Saison brune de Philippe Squarzoni repose largement sur la remédiation des codes graphiques de la publicité, et constitue une forme de pensée critique de l’image par l’image. 1- Roche Daniel, Histoire des choses banales: naissance de la consommation dans les sociétés traditionnelles, XVIIe-XIXe siècle , Paris, Fayard, 1997, p. 9. 2- Chartier Roger, La Main de l’auteur et l’esprit de l’imprimeur: XVIe-XVIIIe siècle , Paris, Gallimard, 2015, 406 p. 3- Rolin Jean, Devil Nicolas, Saga de Xam , Paris, Losfeld, 1967. 4- Menu Jean-Christophe, Plates-Bandes , Paris, l’Association (coll. « Éprouvette »), 2005, p. 37. 5- Olivier Wurlod, «Tintin a une cote d’enfer», Tribune de Genève , 18 novembre 2016, https://www.tdg.ch/economie/Tintin-a-une-cote-d-enfer/story/24760321 6- Sofia Cotsoglou, « Les héros de BD rapportent gros », RTBE.be, 18 octobre 2017, https://www.rtbf.be/info/societe/onpdp/detail_les-heros-de-bd-rapportent-gros?id=9739704 7- Marx Karl, Contribution à la critique de l’économie politique , Paris, trad. fr 1977, p. 156. 8- Todd McFarlane Productions est créée sous l’égide d’Image Comics, société regroupant six maisons d’éditions indépendantes. 9- Rhode Michael, « The Commercialization of Comics: A Broad Historical Overview », International Journal of Comic Art , Fall 1999, vol. 1, no2, p. 143‑170. 10- Gordon Ian, Comic strips and consumer culture, 1890-1945 , Washington D.C., Smithsonian Institution Press, 1998, 233 p. 11- Cette perspective avait été envisagée dans la revue Communication & langages . Voir Pauline Escande-Gauquié, Emmanuël Souchier, « Matières et supports, la bande dessinée dans tous ses états », Communication & langages 2011/1 (N° 167), p. 17-29. 12- PetyDominique, Poétique de la collection au XIXe siècle : Du document de l’historien au bibelot de l’esthète, Nanterre, Presses universitaires de Paris Nanterre, 2010.
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If risk is such a good thing, why is it all heaped on to the young and struggling? | Sonia Sodha

Guardian Unlimited: Education - fai 13 horas 3 min
To forge a creative life, a measure of security and stability can be a tremendous boon

The Tories have got a youth problem and they’re going to fix it with peri-peri chicken. Not how they’d put it, but you hardly need to be a marketing whiz to work out that their latest big idea to tempt in new members – a Nando’s discount card – isn’t aimed at octogenarians in the home counties.

It comes hot on the tracks of the government’s new millennial railcard, which offers a third off rail fares, presumably to distract 26- to 30-year-olds from the fact they’ll never be able to afford a house.

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Categorías: Educación, Universidade

Las soluciones a medias nunca funcionan: Real Decreto de la estiba

ATTAC España - fai 13 horas 4 min

Carlos Martínez - Consejo Científico de ATTAC España

Las últimas semanas de Abril y primeros días de Mayo de 2018, las aguas se volvieron a agitar en los puertos de España. El PP por enésima vez volvía a engañar a un colectivo laboral, en este caso los estibadores que volvían a ver como la no publicación del reglamento que desarrolla el real decreto ley de la estiba que en 2017 aprobó el Gobierno con apoyo de los grupos afines y la abstención del PDeCat más por razones de discrepancia política ajena a los puertos que por otra razón, pues estaba muy interesado en su aprobación.

El Gobierno conseguía la liberalización y/o libertad de establecimiento de empresas marítimas y estibadoras e iniciada mediante la destrucción de las sociedades SAGEP de estiba, introducir la libre contratación de trabajadores, se vista como se vista. El objetivo está claro, precarizar el sector y hacerlo más lucrativo para las empresas multinacionales que controlan el transporte marítimo. Los puertos españoles son muy competitivos y algunos de ellos se encuentran entre los más activos del mundo, por supuesto de Europa. Pero todavía conservaban la obligatoriedad de contratar las y los obreros portuarios de las sociedades locales de estiba, muy sindicalizados y con salarios dignos. Muy profesionales, pero reivindicativos a la vez.

La honda preocupación que estalló en los puertos a finales de Abril y principios de Mayo del año en curso, fue por que al no haber reglamento los convenios de los puertos sobre las estibas, quedan en el aire y el problema más grave entre otros es que las subrogaciones de los estibadores para con las empresas portuarias y que son su garantía de empleo quedaba en el aire. Ante esto hubo una amenaza de huelga y un nuevo estallido de enfado por el engaño gubernamental. Pero una reunión Gobierno-Estibadores que prorrogaba todo seis meses, dejaba en suspenso la situación y se habrían vías de negociación.

Pero esa es la cuestión ¿Qué negociar? El conflicto de la estiba, de las y los trabajadores de la estiba sigue latente y su principal problema es el decreto del PP más Ciudadanos y los grupos de derechas que apoyan al Gobierno. Este decreto es la confirmación del ataque contra las y los estibadores y además divide los puertos entre menores y mayores, según la fuerza negociadora de cada uno. No negamos la capacidad solidaria de los sindicatos de la estiba, sobradamente demostrada, pero enunciamos una realidad.

El decreto además introduce la libertad de contratación, se mire como se mire. Fomenta las prejubilaciones y si bien prevé muchos fondos para formación, dado que el carnet profesional deja de ser obligatorio, no sabemos muy bien que pasará.

La derogación del decreto inmediata, debe ser la reivindicación laboral-sindical que las organizaciones sindicales estibadoras deben exigir a todas las fuerzas políticas. Y que se retraten. Pero sobre todo que hagan algo. Algo más que hacer llamadas al dialogo. Eso con este decreto es como si unos “matanzeros” escuchan decir al cerdo que van a convertir en salchichas y costillas que quiere dialogar una vez está sobre la mesa de la matanza. ¿Qué dialogo? ¿Si van a hacerse más longanizas, menos chorizos y más morcillas? Bueno, igual lo van a matar. Ese es el objetivo del PP, matar la estiba digna y no precaria.

En estos momentos, se tratará de salvar la subrogación de las plantillas y si el colectivo fuera débil, ese es un mal menor. Pero si es fuerte y desea mantener su situación laboral y mejorarla, la primera instancia es conseguir la derogación del real decreto contra la estiba. Por otro lado hay varios estados europeos miembros de la Unión como Alemania, Francia, Bélgica entre otros que disfrutan con todas sus particularidades de situaciones mejores que las que impone en Real Decreto sobre la estiba que el PP por ahora y en apoyo exclusivo de las multinacionales del sector, sí ha impuesto. Porque el PP también miente con respecto a Europa. Por tanto, por el bien del conjunto de la clase trabajadora y su propio bien, no queda sino animar a estibadoras y estibadores a mantener su fortaleza y oposición al dichoso decreto.

Politólogo, de la plataforma pro PSF y ex trabajador portuario

Categorías: Alterglobalización

Bring back joy to the classroom | Letters

Guardian Unlimited: Education - fai 18 horas 58 min
A teacher from Canada finds British education in freefall. Her solution? Remove stress and reinstate the love of learning

What is going on with the British education system? Last week’s Observer had three articles that reveal the symptoms of a system in freefall: £50m for grammar schools (“This zombie grammar school policy will only harm crisis-hit schools”, Focus); corruption in academy trusts (“Academy trust in spotlight again over spending”, News); and the teacher shortage (“Burnout”, special report).

In the 15 years since I last lived and taught here, billions have been spent remaking education and this is where you have landed:

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Categorías: Educación, Universidade

Mobilisation à l'Espé le 22 mai et prochaine réforme des Espé

Sauvons l'école publique - Sáb, 19/05/2018 - 20:23
In Espé Paris mobilisé Le 22 mai est une journée de grève nationale de toute la fonction publique, à l'appel de la totalité des syndicats. Les menaces sont nombreuses : statut des fonctionnaire, sélection à l'université, suppression de 120 000 fonctionnaires,...
Categorías: Educación

Chateaubriand, Vie de Rancé (éd. G. Condominas, GF-Flammarion)

Fabula - Sáb, 19/05/2018 - 17:00
François-René de Chateaubriand Vie de Rancé Postface : Georges Condominas GF-Flammarion Paru le 16/05/2018 288 p. — EAN : 9782081437654 Rancé, jeune abbé habitué des plaisirs mondains, devient en quelques années une des figures majeures de la réforme cistercienne, au cœur du Grand Siècle. À l’origine de ce revirement : la mort d’une femme bien-aimée, la duchesse de Montbazon, qui le pousse à se retirer du monde pour observer une vie religieuse et austère. Constatant la décadence matérielle et spirituelle de l’abbaye de la Trappe, il décide de consacrer le reste de sa vie à y faire régner l’ordre et la règle. À travers la biographie de cet abbé pénitent, Chateaubriand livre à demi-mots ses ultimes mémoires. Si la vie de l’écrivain s’entremêle parfois avec celle du prêtre, c’est que les deux hommes sont liés, à près d’un siècle et demi d’écart, par un même retrait de l’agitation du monde, une même désillusion de l’amour et du bonheur, une même nécessité de revenir vers Dieu. Feuilleter l'ouvrage… Voir le site de l'éditeur…
Categorías: Universidade

Chateaubriand, Génie du christianisme , 2 t. (nouvelle éd. P. Reboul, GF-Flammarion)

Fabula - Sáb, 19/05/2018 - 16:57
François-René de Chateaubriand Génie du christianisme - 1 & 2 Nouvelle édition Présentation/Introduction : Pierre Reboul GF-Flammarion Paru le 16/05/2018 512 p. — EAN : 9782081437661 pour le t. I 512 p — EAN : 9782081437678 pour le t. II Au sortir du Siècle des lumières et alors que les feux de la Révolution sont à peine éteints, Chateaubriand, qui n’a pas trente ans, entreprend l’apologie de la religion chrétienne. En plus de redorer l’image d’une religion malmenée, il entend apporter de nouvelles preuves de l’existence de Dieu. Mais loin de lui le langage du théologien défendant son culte : il est déjà ce grand poète qui prône, non sans frémir, l’excellence, la beauté et le «génie» du christianisme. La profusion de cette vaste entreprise a pu surprendre ; elle demeure un pilier de son œuvre et du romantisme naissant. Dans un premier mouvement, qui constitue le présent volume, Chateaubriand aborde l’origine des créations de l’homme, de la nature et de ses mystères. La religion chrétienne étant «la plus poétique, la plus humaine, la plus favorable à la liberté, aux arts et aux lettres», il s’ensuit que toute la littérature, tous les beaux-arts, toute la pensée philosophique et savante ne sont pas autre chose, nous dit-il, que l’émanation de Dieu. Le second mouvement de ce monument loue le culte chrétien dans ses dimensions matérielle et hiérarchique. Car pour le jeune écrivain, tout concourt à la magnificence du christianisme : les cloches des églises comme les habits des prêtres ; les tombeaux des morts comme les prières des vivants. Outre sa beauté, il défend le caractère éminemment moral de cette religion. En témoignent, à ses yeux, les bienfaits qu’elle procure aux hommes et les services qu’elle rend à la société. Feuilleter le t. I… Feuilleter le t. II… Voir le site de l'éditeur… *
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D. Demonpion, Salinger intime. Enquête sur l'auteur de L'Attrape-coeurs

Fabula - Sáb, 19/05/2018 - 16:50
Salinger intime - Enquête sur l'auteur de L'attrape-coeurs Denis Demonpion Date de parution : 11/01/2018 Editeur : Robert Laffont ISBN : 978-2-221-20081-0 EAN : 9782221200810 Nb. de pages : 400 p. Par son seul roman, L'Attrape-coeurs , Jerome David Salinger (1919-2010) a fasciné - et fascine encore - des générations de lecteurs. Dès la parution du livre en juillet 1951, le succès est foudroyant. Cette "bonne fortune", ainsi qu'il le confesse, lui permet de vivre reclus à Cornish, dans le New Hampshire. Ce choix de vie qu'il s'impose jusqu'à l'extrême a intrigué ses contemporains. Salinger voulait qu'on lui fiche la paix. Sa vie fut pourtant très romanesque. A vingt ans, il rêve de conquérir Hollywood. Sa liaison avec Oona O'Neill, la future épouse de Charlie Chaplin, tourne court. La Seconde Guerre mondiale bouleverse ses plans. Il s'engage et devient membre des services de renseignement. Des plages du Débarquement jusqu'à la libération des camps de concentration, il a tout vu. "Quelle étrange farce sinistre et combien d'hommes sont morts !" confie-t-il à une amie. Cette biographie, fruit de dix ans d'enquête, d'entretiens et de recherches aux Etats-Unis, en Pologne, en Autriche et au Royaume-Uni, s'appuie sur une abondante correspondance largement inédite. Elle se propose de montrer l'écrivain au plus près de ses préoccupations, de sa quête spirituelle et de son quotidien. On découvre un Salinger adolescent travaillant dans un abattoir à Bydgoszcz, en Pologne, ou sur les pistes de danse à Vienne à la veille de l'Anschluss. L'écriture était son salut. Il mettra dix ans à façonner Holden Caulfield, son alter ego de dix-sept ans, qui dit la difficulté d'être quand l'âge adulte s'apprête à vous rattraper. Pour le meilleur ou pour le pire.
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E. Cavazzoni, Les géants (Histoire naturelle)

Fabula - Sáb, 19/05/2018 - 16:17
Les géants - (Histoire naturelle) Ermanno Cavazzoni Monique Baccelli (Traducteur), Étienne Garnier (Illustrateur) Date de parution : 16/03/2018 Editeur : Nouvel Attila (Le) ISBN : 978-2-37100-051-3 EAN : 9782371000513 Nb. de pages : 221 p. Comme Don Quichotte ou Madame Bovary, le héros de ce livre croit tout ce qu'il lit. Quand il lit des romans de chevalerie, il croit que tous les personnages ont réellement existé... notamment les géants. Il raconte alors leur vie, leurs amours, leur gastronomie, leurs modes et moeurs sexuelles, comme s'ils avaient été contemporains des chevaliers et évoluaient là, ici, sous vos yeux. Cette fiction sans limites revisite l'esprit de Rabelais à partir de télescopages entre la vie des géants et leurs soucis domestiques ou existentiels. L'auteur tente même d'expliquer les causes de leur disparition en invoquant Darwin, Marx, Keynes, et Linné. Mais la passion amoureuse, peu à peu, l'emporte sur la recherche scientifique... Voir le site de l'éditeur…
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Monsieur le député François Ruffin interpelle Monsieur le ministre de l’Éducation quant à la possible fusion des académies d’Amiens et de Lille.

Sauvons l'école publique - Sáb, 19/05/2018 - 15:44
In https://www.facebook.com/FrancoisRuffin80/ Ce printemps, avec la fermeture prévue d'un grand nombre de classes dans le département de la Somme, des parents se sont mobilisés, des enseignants, et des élus bien sûr : "Nuit des écoles", manifestations,...
Categorías: Educación

Pourra-t-on faire la rentrée 2018 ?

Sauvons l'école publique - Sáb, 19/05/2018 - 15:39
In Sauvons l'Université Dans les universités, de gré ou de force, le processus est lancé qui, dans une grande opacité et sans aucune homogénéité, met en place la loi ORE promulguée dans l’urgence et sans concertation. Les conditions d’application de cette...
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La presse et les examens - 19 mai 2018

Sauvons l'université - Sáb, 19/05/2018 - 15:07

Jamais, mais alors JAMAIS, personne ne dit de quels examens il peut s'agir quand les cours n'ont pas eu lieu depuis 2 mois…

Désacraliser

Edito de Paul Quinio, Libération, 18 mai 2018

Le Président assure qu'aucun « diplôme en chocolat » ne sera délivré. […] La spécificité du cru 2018 de la mobilisation dans les facs tient au fait que les opposants à la réforme n'ont rallié à leur panache bloqueur qu'une petite minorité d'étudiants. Difficile dans ces conditions de se mettre l'opinion dans la poche. D'autant plus dur que, l'an passé, le recours au tirage au sort pour départager des étudiants avait scandalisé. En attendant, la situation angoisse des cohortes d'étudiants soucieux de valider leur année et stresse des parents inquiets de la réussite de leur progéniture.


Universités : qui décide de l'annulation des examens ?

Europe1, 17 mai

Le Monde Campus, 15 mai

Le blocage des examens, nouvelle étape du mouvement étudiant contre la loi Vidal

BFM TV, 17 mai

Hein ? Harry épouse William ??

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Sheku Kanneh-Mason, the royal wedding cellist, and other young musicians on a life-changing day

Guardian Unlimited: Education - Sáb, 19/05/2018 - 13:03

One overslept, one played in cowboy boots and one’s next gig is the royal wedding … five past winners of BBC Young Musician relive the thrill of the competition

Sheku Kanneh-Mason, cello, 2016 winner at 17

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Art et Démocratie. Les débats liés aux arts du dessin entre 1789 et 1792 (Base de données)

Fabula - Sáb, 19/05/2018 - 08:04
Art et Démocratie. Les débats liés aux arts du dessin entre 1789 et 1792 Base de données constituée par Desmond-Bryan Kraege, Matthieu Lett et Sibylle Menal sous la direction de Christian Michel (FNS & Université de Lausanne) La base de données du projet FNS« L'art et la démocratie, la naissance d'une question. Les réflexions sur la place et le statut des arts du dessin (juillet 1789 - août 1792) » vise à réunir l'ensemble des écrits consacrés aux arts du dessin (peinture, sculpture et gravure) dans les premières années de la Révolution française. Ils sont classés respectivement par ordre chronologique et par auteurs sous les onglets corpus et auteurs. Ces textes interrogent ce que doit être le statut des arts dans un pays où il a été proclamé que le «principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation.» ( Déclaration des droits de l’homme, article II). Sur cette base, toutes les institutions monarchiques, sur lesquelles reposait le système des arts sous l’Ancien Régime, doivent être repensées et réformées. Ce sont pendant ces années qu’apparaissent des questions qui sont toujours d’actualité: la définition de l’artiste par rapport au praticien ou à l’artisan, la nécessité ou non d’un enseignement artistique, la forme que celui-ci doit prendre, la façon dont doivent être passées les commandes publiques, le droit des artistes sur la diffusion de reproductions de leurs œuvres, doivent désormais être fondés sur la raison et être compatible avec la liberté et l’égalité des droits. Accèder à la base… En savoir plus…
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Cahiers de l'Herne : François Jullien

Fabula - Sáb, 19/05/2018 - 07:59
Cahier Jullien François Jullien L'Herne éditions — Cahiers de l'Herne Parution : 07/03/2018 Pages : 256 ISBN : 9782851971968 Cahier dirigé par Daniel Bougnoux et François L’Yvonnet François Jullien est tout à la fois philosophe, helléniste et sinologue. Trois compétences qui ne témoignent pas seulement d’une intense curiosité et d’une vaste culture, mais plus essentiellement de l’originalité d’une démarche intellectuelle. La Chine est pour lui l’occasion d’un détour, l’occasion de se défaire des points de vue unilatéraux, d’opérer un décentrement. C’est le prix à payer pour se rendre disponible, pour donner toute sa mesure à la «croissance du divers», selon l’expression de Victor Segalen. Il faut faire l’épreuve du dépaysement de la pensée, créer du dissensus et donc faire dissidence. Cela conduit François Jullien à interroger nos propres catégories de pensée, celles qui nous viennent de l’Antiquité, principalement des Grecs, celles qui fondent notre tradition philosophique, qui nourrissent notre métaphysique. Il veut sonder, à la manière de Hegel préfaçant la Phénoménologie de l’esprit, ce qui bien qu’entrevu et parfois «bien connu» n’a pas été reconnu, ou poursuivi dans notre tradition venue de l’Antiquité. Il a donc voulu déclore d’autres voies, ranimer des possibles de la pensée, cultivés ailleurs et laissés chez nous en friche, ou tombés en déshérence. Cette relance de la philosophie exigeant un dehors, la Chine lui sert de point d’appui pour faire levier. Le Cahier de l’Herne qui lui est consacré cherche à rendre compte de toutes les facettes de cette pensée et de son influence aussi bien en France qu’à l’étranger (rappelons qu’il est le philosophe français actuellement le plus traduit dans le monde). Voir le site de l'éditeur… * On peut lire sur en-attendant-nadeau.fr un article sur cet ouvrage…
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S. Subrahmanyam, L'Inde sous les yeux de l'Europe - Mots, peuples, empires, 1500-1800

Fabula - Sáb, 19/05/2018 - 07:57
L'Inde sous les yeux de l'Europe - Mots, peuples, empires, 1500-1800 Sanjay Subrahmanyam Johanna Blayac (Traducteur) Date de parution : 03/05/2018 Editeur : Alma Editeur Collection : Essai Histoire ISBN : 978-2-36279-270-0 EAN : 9782362792700 Nb. de pages : 490 p. Quand, à la fin du XVe siècle, les Portugais franchirent le cap de Bonne-Espérance pour aborder le sous-continent indien ils ne disposaient guère de témoignages directs sur ces immenses contrées connues depuis l'Antiquité mais essentiellement légendaires. Très vite les Italiens, les Français, les Allemands, les Anglais et les Hollandais leur emboîtèrent le pas. Marchands, diplomates, missionnaires, militaires et savants : nombreux furent les Européens à tenter l'aventure. Dans cette étonnante suite de portraits, Sanjay Subrahmanyam montre que leurs points de vue sur l'Inde - ou les Indes - dépendent largement de leur nationalité et de leur profession, sans compter les traits de caractère personnels. Du XVIe siècle jusqu'à la veille du XIXe siècle et de la colonisation britannique c'est tout un savoir sur l'Inde qui se constitua mais aussi une certaine manière de penser... l'Europe et le christianisme ! Le grand historien indien montre une nouvelle fois combien il est délicat de parler d'une simple " rencontre " des cultures. L'objet " Inde " construit par les Européens a nourri leur réflexion sur le langage, la religion et le commerce plus qu'il ne leur en a appris sur l'Inde elle-même. La connaissance que l'on a de l'autre doit toujours être comprise en tenant compte du contexte et des circonstances de la rencontre.
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Secret Teacher: I hated teaching – until I realised my school was the problem

Guardian Unlimited: Education - Sáb, 19/05/2018 - 07:30

Stress almost drove me out of the profession. But a change in leadership has helped me fall back in love with education

Not so long ago, I was ready to quit teaching. Now, I’ve got my sights on leadership. The difference is my headteacher.

Under my previous head, I got the point where I couldn’t go on. I was signed off work with anxiety and stress. At school, we’d been under intense pressure to get more children to expected levels to show the school was improving – and were always on edge thanks to drop-in observations. As a member of the school leadership team, the headteacher expected me to remain distant from the rest of the staff, meaning I was isolated from my colleagues.

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Strenæ n° 13: Le '68 des enfants / The Children's '68

Fabula - Sáb, 19/05/2018 - 06:54
Référence bibliographique : Strenæ n°13: Le '68 des enfants / The Children's '68, Association française de recherches sur les livres et objets culturels de l'enfance (Afreloce), 2018. Strenæ. Recherches sur les livres etobjets culturels de l'enfance . 13|2018 Le '68 des enfants / The Children's '68 Sous la direction de Sophie Heywood et Cécile Boulaire / Edited by Sophie Heywood and Cécile BoulaireDossier thématiqueSophie HeywoodChildren’s 68: introduction [Texte intégral]Le ‘68 des enfants: introduction [Texte intégral | traduction]Olle WidheCounter-indoctrinations: Radical childcare books, children’s literature and children’s rights in Sweden around ’68 [Texte intégral]Helle StrandgaardJensenScandinavian children’s television in the 1970s: an institutionalisation of ‘68’? [Texte intégral]La télévision scandinave pour enfants dans les années 1970: une institutionnalisation du «68 scandinave»? [Texte intégral | traduction]Mathilde Lévêque«Plädoyer für das Chaos»? Les mutations de la littérature allemande pour la jeunesse autour de 1968 [Texte intégral]Bettina Kümmerling-MeibauerMixing Pop Art and Political Criticism: Heinz Edelmann’s Artwork for Children [Texte intégral]Anita Wincencjusz-PatynaChildren’s Book Design and Illustration in Poland, c. 1968 [Texte intégral]Martina WinklerCzechoslovakia: Children´s Media in Transformation [Texte intégral]Birgitte BeckPristedRevolution Elsewhere: Soviet Conformist and Non-Conformist Children’s Books of the 1960s and 1970s [Texte intégral]Anna AntoniazziTradition or revolution? The difficult "turning point" in Italian Children’s Literature [Texte intégral]Anna MartinucciA little square revolution [Texte intégral]Berit BrinkBetween imagination and reality: tracing the legacy of childhood as a utopian space in the free schooling and unschooling movements [Texte intégral]Marie-Laure ViaudLes écoles alternatives en France dans la décennie 1968-78 [Texte intégral]Loin du mythe, un foisonnement d’expériences riches et variéesCarine BrosseMusées et centres d'art alternatifs pour le jeune public dans l'après 1968 [Texte intégral]Loïc BoyerDesigning spaces for the child in France by the early 1970s according to CRÉE magazine [Texte intégral]Christophe MeunierNicole et les grands ensembles [Texte intégral]Sous les toits gris, la plageNicole and the tower blocks [Texte intégral | traduction]Underneath the roof tiles, the beachSophie HeywoodPower to children’s imaginations. May ’68 and counter culture for children in France [Texte intégral]Nelly ChabrolGagneLe montage dans les albums: une esthétique engagée [Texte intégral]ou lectures partielles de Martine petite maman (1968), Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon (1976), Salut poupée (1978), Mes années 70 (2008)Cécile BoulaireOkapi, un journal fantastinouï pour les jeunes dans l’esprit de 68 [Texte intégral]Okapi, a “fantastinouï” magazine for pre-teens in the spirit of May '68 [Texte intégral | traduction]Jonathan BignellChildren of the world on British television: national and transnational representations [Texte intégral]David BuckinghamChildren of the revolution? The counter-culture, the idea of childhood and the case of Schoolkids Oz [Texte intégral]Enfants de la révolution ? La contre-culture, l’idée d’enfance et l’exemple de Schoolkids Oz [Texte intégral | traduction]Lucy PearsonThe Right to Read: Children’s Rights and Children’s Publishing in Britain [Texte intégral]Le Droit de Lire : les Droits de l’Enfant et la littérature pour enfants en Grande Bretagne [Texte intégral | traduction]VariaGaëlle LevesqueLes deux derniers volets de la trilogie mozartienne de Maurice Sendak: Chère Mili et On est tous dans la gadoue suivi de Jack et Guy . [Texte intégral]Comptes rendusEmmanuelle ChapronMarguerite Figeac-Monthus, Les enfants de l’Émile? L’effervescence éducative de la France au tournant des xviii e et xix e siècles [Texte intégral]Julien ChampignyChristophe Meunier, L'espace dans les livres pour enfants [Texte intégral]Mathilde LévêqueNathalie Prince, Sylvie Servoise (dir.), Les personnages mythiques dans la littérature de jeunesse [Texte intégral]Joëlle LégeretPatricia Eichel-Lojkine (dir.), L’usage du conte. Contes classiques et réemploi – méthodes d’analyse [Texte intégral]De l’usage hétérogène du conteIsabelle Nières-ChevrelDominique Peyrache-Leborgne (dir.) Vies et métamorphoses des contes de Grimm . [Texte intégral]Le '68 des enfants / The Children's '68 Sous la direction de Sophie Heywood et Cécile Boulaire / Edited by Sophie Heywood and Cécile Boulaire Notes de la rédaction Ce numéro a été mis en ligne par Diane MoussaDossier thématiqueSophie HeywoodChildren’s 68: introduction [Texte intégral]Le ‘68 des enfants: introduction [Texte intégral | traduction]Olle WidheCounter-indoctrinations: Radical childcare books, children’s literature and children’s rights in Sweden around ’68 [Texte intégral]Helle StrandgaardJensenScandinavian children’s television in the 1970s: an institutionalisation of ‘68’? [Texte intégral]La télévision scandinave pour enfants dans les années 1970: une institutionnalisation du «68 scandinave»? [Texte intégral | traduction]Mathilde Lévêque«Plädoyer für das Chaos»? Les mutations de la littérature allemande pour la jeunesse autour de 1968 [Texte intégral]Bettina Kümmerling-MeibauerMixing Pop Art and Political Criticism: Heinz Edelmann’s Artwork for Children [Texte intégral]Anita Wincencjusz-PatynaChildren’s Book Design and Illustration in Poland, c. 1968 [Texte intégral]Martina WinklerCzechoslovakia: Children´s Media in Transformation [Texte intégral]Birgitte BeckPristedRevolution Elsewhere: Soviet Conformist and Non-Conformist Children’s Books of the 1960s and 1970s [Texte intégral]Anna AntoniazziTradition or revolution? The difficult "turning point" in Italian Children’s Literature [Texte intégral]Anna MartinucciA little square revolution [Texte intégral]Berit BrinkBetween imagination and reality: tracing the legacy of childhood as a utopian space in the free schooling and unschooling movements [Texte intégral]Marie-Laure ViaudLes écoles alternatives en France dans la décennie 1968-78 [Texte intégral]Loin du mythe, un foisonnement d’expériences riches et variéesCarine BrosseMusées et centres d'art alternatifs pour le jeune public dans l'après 1968 [Texte intégral]Loïc BoyerDesigning spaces for the child in France by the early 1970s according to CRÉE magazine [Texte intégral]Christophe MeunierNicole et les grands ensembles [Texte intégral]Sous les toits gris, la plageNicole and the tower blocks [Texte intégral | traduction]Underneath the roof tiles, the beachSophie HeywoodPower to children’s imaginations. 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La contre-culture, l’idée d’enfance et l’exemple de Schoolkids Oz [Texte intégral | traduction]Lucy PearsonThe Right to Read: Children’s Rights and Children’s Publishing in Britain [Texte intégral]Le Droit de Lire : les Droits de l’Enfant et la littérature pour enfants en Grande Bretagne [Texte intégral | traduction]VariaGaëlle LevesqueLes deux derniers volets de la trilogie mozartienne de Maurice Sendak: Chère Mili et On est tous dans la gadoue suivi de Jack et Guy . [Texte intégral]Comptes rendusEmmanuelle ChapronMarguerite Figeac-Monthus, Les enfants de l’Émile? L’effervescence éducative de la France au tournant des xviii e et xix e siècles [Texte intégral]Julien ChampignyChristophe Meunier, L'espace dans les livres pour enfants [Texte intégral]Mathilde LévêqueNathalie Prince, Sylvie Servoise (dir.), Les personnages mythiques dans la littérature de jeunesse [Texte intégral]Joëlle LégeretPatricia Eichel-Lojkine (dir.), L’usage du conte. Contes classiques et réemploi – méthodes d’analyse [Texte intégral]De l’usage hétérogène du conteIsabelle Nières-ChevrelDominique Peyrache-Leborgne (dir.) Vies et métamorphoses des contes de Grimm . [Texte intégral]
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