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Italia: Atenei in rivolta - Sáb, 23/07/2016 - 10:45
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Cahiers ERTA, n° 15 & 16: "Le regard, le masque, le visage"

Fabula - Sáb, 23/07/2016 - 08:10
Le retour du réel, voire du réalisme, dans la littérature des dernières décennies est le plus souvent associé aux processus transgénériques, qui contribuent à l’effacement des frontières entre, par exemple, le roman, l’essai, le reportage, le témoignage ou l’archive. Mais ce retour en signifie aussi un autre: celui du regard qui, emblème même de la subjectivité, devient un axe, à la fois sensuel, existentiel et scriptural, par rapport auquel se situent d’autres éléments de la structure du monde représenté. Loin des clichés picturaux, ce regard littéraire s’avère plutôt une source de traumas, de refoulements et de retours du Réel. Aussi le sujet cherche-t-il des moyens qui lui permettraient, sinon de remédier à cet état d’instabilité, du moins de le cacher, aux autres mais également à soi-même. Il a ainsi recours au masque qui peut, bien évidemment, prendre les formes les plus diverses, depuis l’objet rituel jusqu’aux jeux avec l’identité – nationale, sexuelle, personnelle, etc. – en passant par l’écriture qui apparaît comme un masque-asile où se niche le moi qui, parfois, n’en est plus un. Le tournant performatif dans les sciences humaines, qui a eu lieu dans les années 1980, a fourni bien des instruments pour analyser une telle fonction du masque, au sens large, dans la littérature. Comment, derrière ces masques, «envisager le visage»? Survit-il, vestige de l’authenticité, ou bien, au contraire, disparaît-il dans un monde trop dynamique pour qu’on puisse se permettre ce luxe de posséder un visage? Mais ce luxe, s’il a vraiment existé, n’était-il pas plutôt un joug, un fardeau, une prison interdisant tout acte de liberté? L’impératif lévinassien mis à part, le visage de l’Autre, tel qu’il est présenté dans la littérature, ne demande-t-il pas d’être reconsidéré de nouveau, à la lumière de cette nouvelle dynamique identitaire mise en place par les théories littéraires et philosophiques contemporaines? Le regard, le masque, le visage, autant d’aspects du Moi et de l’Autre que se propose d’analyser le numéro suivant des Cahiers ERTA à travers des exemples tirés de la littérature française et francophone moderne. Calendrier:avant le 30 septembre 2017: adresser un article (d’une longueur entre 25000 et 35000 signes, notes et espaces compris) à l’adresse suivante: ertafr@ug.edu.pl ,30 décembre2017: décision du comité de lecture,30 janvier 2018: remise des articles respectant la feuille de style,septembre et decembre 2018: publication des numéros, respectivement 15 et 16 (version électronique)décembre 2018: publication du volume VIII (version papier) Indépendamment de ses numéros thématiques, la revue accepte des articles divers dans sa rubrique «Varia» et «Commentaires». Site internet: http://www.ejournals.eu/CahiersERTA/
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Francofonia , n° 70 : "Francophonies barbares", sous la dir. de N. Hossard

Fabula - Sáb, 23/07/2016 - 08:10
Francophonies barbares , sous la dir. de Nicolas Hossard Francofonia n.70,Printemps 2016, ISBN 9788822264718. SOMMAIRE Nicolas Hossard, Penser la francophonie par la barbarie? Maria Chiara Gnocchi, Le barbare d’à côté (1900-1939) Bernadette Cailler, Nostalgie et conquête: mythes de la barbarie dans Le Barbareenchanté de Raphaël Confiant Marjorie Jung, Une épopée barbare. La figure de l’homme nouveau dans l’œuvre Frantz Fanon Valeria Sperti, Chacun est le barbare de l’autre: père et fils dans L’Africain de J.M.G. Le Clézio Ibrahima Diouf, Un véritable roman barbare? La langue française à l’écoute de la barbarie dans Batouala (1921) de René Maran Chloé Vandendorpe, Kossi Efoui, une langue barbare à l’usage du monde Nicolas Hossard, Genèse d’une ambiguïté: francophonie et barbarie dans l’œuvre de Jean-Jacques Rousseau Interviews et inédits Chloé Vandendorpe, «Mon poste d’observation, c’est la langue». Entretien avec Kossi Efoui Comptesrendus Daniel Lançon, Claude Coste, Perspectives européennes des études littéraires francophones (Valentina Tarquini) Anna Boschetti, Ismes. Du réalisme au postmodernisme (Maria Chiara Gnocchi) Notes de lecture Les résumés des articles sont disponibles à la page http://www2.lingue.unibo.it/ francofonia/70.html Les numéros de Francofonia sont disponibles en format numérique sur JSTOR trois ans après la parution du volume papier. http://www.jstor.org/journal/francofonia
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Telerama

Sauvons la recherche - Sáb, 23/07/2016 - 08:00

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27 février 2008

  • [Sorbonne à tout faire : Conforama veut créer son propre programme universitaire ]
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You’ve graduated – so what happens to your bank account?

Guardian Unlimited: Education - Sáb, 23/07/2016 - 07:01

Once you’ve left higher education your banking arrangements will change. Here’s a guide to life without the interest-free overdraft

With summer graduation ceremonies now taking place across the country, thousands of twentysomethings are contemplating their post-university futures. One of the many things they will have to get to grips with is changes to their banking. We look at what this entails.

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Secret Teacher: My pupils' creativity is being crushed by the punctuation police

Guardian Unlimited: Education - Sáb, 23/07/2016 - 07:00

Children should be dreaming up quirky characters and gripping cliffhangers. Instead they are worrying about semi-colons and the passive voice

“Sir, can you read my story?”

It’s a request that fills me with dread, because I know what will follow.

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"Critique, crise, cri", par J.-L. Nancy (diakritik.com)

Fabula - Ven, 22/07/2016 - 19:31
Mis en ligne sur le site diakritik.com le 13 mai 2016 Jean-Luc Nancy (2015) Critique, crise, cri ( unser Zeitalter ist nicht mehr das eigentliche Zeitalter der Kritik )La critique comme principe de sélection, de discernement et distribution ou redistribution nécessite un critère et une faculté capable de discerner. Si la critique présuppose une résolution et une forme d’ordre, elle présuppose aussi des conditions et limites susceptibles d’un débordement. 1. La critique discerne, distingue et permet de répartir les objets de pensée en recevables et non-recevables. Quelques grandes étapes jalonnent l’histoire philosophique de ce concept. Kant distingue les phénomènes (construits par des opérations d’entendement conjointes à des données sensibles) par rapport aux représentations d’un réel en soi non soumis à une telle construction. Marx distingue l’enchaînement des moments de la production, de l’échange et de l’appropriation selon les moments de l’Idée hégélienne par rapport au même enchaînement selon les conditions réelles, à un moment donné, de la propriété des moyens de production. S’il y a pour Husserl une « crise des sciences européennes » c’est parce que les sciences ne peuvent plus prétendre nous indiquer « le sens de l’existence » et qu’il faut donc distinguer ce dernier de leur scientificité. Avec la Critique de la raison dialectique Sartre désire distinguer en regard de la rationalité des sciences une « raison nouvelle » œuvrant à la « compréhension de l’homme par l’homme ». Enfin, tout au long de cette longue séquence et depuis le XVIIe siècle la critique littéraire et artistique distingue entre les œuvres qui se conforment à des programmes déjà répertoriés et celles qui créent une forme inédite, peut-être mal identifiable et toutefois reconnaissable comme douée d’une vertu esthétique. Chacune de ces dispositions critiques engage le recours à un critère ou à un système critériologique : l’expérimentation scientifique définie par la mesure, la valeur du produit rapportée à son producteur, la vertu esthétique comme mise en œuvre d’une certaine idée du beau ou du sublime. Chacun de ces critères appelle à son tour une détermination préalable : celle de la mesure et de son calcul, celle de la valeur de l’homme en tant que producteur de sa propre existence, celle du beau ou du sublime déterminée – par exemple – du côté de l’harmonie ou bien du côté de l’irrégularité. Le critère doit lui-même sortir d’une opération critique. Celle-ci d’un même mouvement diagnostique un conflit, une contradiction, en somme une défectuosité ou une maladie et par le discernement de sa cause rend possible la dénonciation de l’agent pathogène et l’indication du remède. Cette description médicalisante rejoint simplement, comme on le sait, les emplois des mots krisis et krinein chez Hippocrate. Le discernement, la dia-gnose de la maladie suppose une détermination de l’état sain. S’il y a bien une santé moyenne, régulière, qui se reconnaît à ceci qu’elle ne donne aucun signe particulier et qu’elle se déclare plutôt par l’absence de toute espèce de crise, on sait pourtant qu’il existe aussi des santés particulières, des physiologies ou des façons de vivre qui s’écartent de la norme sans engendrer des maladies au sens de défauts ou de menaces pour la vie. Nietzsche qualifie de « grande santé » le caractère d’une vie qui se vit comme puissance d’affirmation sans se rapporter aux normes d’un fonctionnement régulier. On pourrait montrer en sens inverse comment les représentations contemporaines de la santé, dans les pays dits développés, renvoient à des normes toujours moins définies par la puissance d’affirmation (ou par le désir, pour prendre un autre terme) et toujours plus déterminées par une durée de vie tendanciellement réduite à sa prolongation. Le modèle médical n’a pas manqué d’être mis en œuvre pour définir une sorte de médecine critique de la pensée. On pourrait très longuement explorer l’histoire des expressions « entendement sain », « raison saine » dans la pensée des Lumières et à travers Kant jusqu’à Rosenzweig qui sans doute est le dernier à avoir employé cette notion. Kant recueille l’expression « entendement sain » comme désignation d’un état spontané et encore non cultivé, d’un sensus communis qu’il faut munir de préceptes afin de le rendre apte à la pensée. Ces préceptes sont ceux de penser par soi-même, de penser en se mettant à la place de tout autre et de toujours penser en accord avec soi-même (c’est le texte fameux du § 40 de la troisième Critique). La simple santé ne suffit donc pas : il faut lui ajouter des maximes qui procèdent d’une autre présupposition. Il y a un critère qui permet de ne pas laisser le « sens commun » au niveau du sens vulgaire de l’expression et de le hausser jusqu’à la réflexion. Ce critère est l’autonomie de la pensée. Cette autonomie, précise Kant, suppose de « faire abstraction de l’attrait et de l’émotion ». Cela, écrit-il, est parfaitement naturel dès qu’on veut produire un jugement de portée universelle. Est-il pour autant très « naturel » d’être certain d’avoir écarté ou de pouvoir écarter tout affect d’une assertion de concept ? Cela ne peut l’être qu’à la condition d’être assuré d’un « soi-même » inaffecté. Ce « soi » comme identité logique d’un Je = Je ou bien comme identité de ce qui doit accompagner toutes mes représentations pour qu’elles soient miennes se révèle inerte et vide. Le mouvement de la philosophie à partir de Fichte consistera précisément à sortir le « Je » de cette inertie. On peut estimer qu’à partir de là se trouve perturbée la possibilité d’une critique pure, c’est-à-dire la possibilité d’un discernement assuré qui présuppose l’entière autonomie du sujet du jugement. L’autonomie du médecin est assurée dans la mesure où la pathologie est déterminée par la médecine elle-même. En revanche l’autonomie du penseur ne lui garantit aucune espèce de médecine préalable ni par conséquent de partage entre pathologie et santé. Bien au contraire, c’est justement le pathos, l’affect, la passivité qui vont occuper de larges pans de la pensée avec Nietzsche, Kierkegaard, Husserl, Heidegger, Adorno, Levinas, Blumenberg, Derrida ou Deleuze, etc… 2. La critique a été la marque distinctive d’une époque qu’on pourrait qualifier d’hyperactivité onto-gnoséo-logique. Un sujet s’y pose en tant que son propre acte et cet acte – sa propre déclaration, son ego sum – s’assure de lui-même par lui-même, se donnant ainsi le critère du jugement vrai. Peut-être même quelque chose de cette autonomie au sens strict (soi comme loi ou bien en allemand Gesetz als Sichsetzen) est-elle restée depuis lors indéfectiblement attachée à l’usage du mot « sujet » – j’ajouterais : jusque dans ce que Foucault a nommé « subjectivation » même si ce terme a été forgé pour éviter la consistance autopositionnelle du « sujet ». Kant écrit que « notre âge est proprement l’âge de la critique ». Depuis la fin du XVIIe siècle en effet le mot « critique » a connu une fortune singulière dans le domaine de l’appréciation des œuvres littéraires et artistiques. Cette fortune tient à l’importance croissante, dans cette appréciation, d’un esprit de discernement et de finesse qui ne peut s’en tenir à vérifier des conformités à des règles. La critique forme à ce compte elle-même un art du fin discernement. En somme, il s’agit d’un art de pénétrer l’art, de le goûter et d’accéder au je ne sais quoi de sa production, voire de sa création. À ce compte une époque ne peut être proprement celle de la critique qu’en étant aussi proprement l’époque d’un « propre » ou du « propre » en tant que tel, du sujet propre ou d’une appropriation absolument présupposée du propre. C’est cette appropriation que Kant présuppose à sa manière (dans la possibilité du transcendantal et bien que celle-ci constitue aussi bien un dépassement de soi qu’une appropriation) et c’est elle aussi que l’idée de critique esthétique présuppose comme son propre « je ne sais quoi » – ou par exemple comme l’ « esprit » français, le wit anglais et le Witz allemand. Jean Starobinski a pu écrire à propos de Diderot : « La critique d’art naît en s’attribuant la faculté d’évincer l’art, de parler à sa place » (Jean Starobinski, Diderot dans l’espace des peintres, Réunion des Musées nationaux, 1991). Toute l’histoire du mot « critique » oscille à partir de là entre deux extrémités : tantôt prévaut la finesse indéfinissable d’un discernement seul capable de discerner ce qu’il discerne, tantôt prend le dessus l’assurance d’une distinction qui se sait fondée sur un savoir ou sur un droit. Heidegger, dans Le Principe de raison, montre comment la critique selon Kant consiste non pas à blâmer la raison mais à tracer ses limites propres ; il aboutit à déterminer cette opération comme la réponse à l’exigence du principe de raison qui assigne la raison dans la détermination ou dans la « frappe » (Prägung) de l’être comme objectité, c’est-à-dire comme corrélat de la subjectivité. Celle-ci elle-même est comprise comme conformité à une légalité : or, c’est la présupposition d’une légalité qui a engagé l’opération critique. Autrement dit, la critique conduit vers ce qui l’autorise. Heidegger ne le dit pas ainsi, mais cela peut se dégager de son texte puisque c’est justement à la distinction entre la raison comme fond (Grund) et l’être comme abîme ou tréfonds (Ab-grund) que veut conduire son analyse. Il ne s’agit pas ici de nous engager dans cette pensée : je veux seulement remarquer que la distinction entre le fond et le tréfonds ne relève plus d’une critique. Heidegger en tout cas ne dit rien de tel, il indique en revanche que la pensée doit faire un saut de l’un à l’autre. De manière paradoxale, le saut a lieu entre deux régions qui se coappartiennent ou qui relèvent du « même » comme le dit le texte. La distinction se fait dans le même tandis que la division critique sépare des hétérogènes : l’objet-sujet du rationnel et l’analogique ou le symbolique de l’outre-rationnel. On devrait longuement épiloguer sur la possibilité de comprendre Kant lui-même dans les termes de Heidegger (en se demandant si l’inconditionné vers lequel tend le Trieb de la raison ne serait pas un tréfonds) aussi bien que Heidegger lui-même dans les termes de Kant (en se demandant si le « jeu de l’être » n’est pas un transcendantal qui donne la condition de possibilité de la distinction entre fond et tréfonds). Il y aurait là comme un cercle entre critique et saut et il n’est pas impossible que ce cercle soit discrètement présent, de manière plus ou moins délibérée, dans le texte de Heidegger. Mais plutôt que de suivre une voie aussi contournée, il vaut mieux considérer ce qu’aura été le devenir de la critique sur la scène philosophique générale. Si nous considérons l’usage explicite des termes « critique » et « critère » une constatation s’impose : le rappel toujours renouvelé du sens de « discernement » n’a pas empêché un recouvrement toujours plus sensible par le sens d’une évaluation. Ce glissement était en germe depuis longtemps (on peut en fait le pressentir chez Kant). L’évaluation elle-même a glissé dans le sens de la condamnation ou du reproche. Même chez les philosophes qui ont parfaitement retenu le sens kantien du tracement des distinctions on peut trouver de fréquents emplois du mot au sens de « contestation », de « récusation » ou de « condamnation ». Et le jugement (positif ou négatif) est toujours trop court. Pensons seulement à Benjamin : « La critique est la mortification des œuvres ». En revanche, le mot « crise » a connu un sort tout autre. Déjà Schelling fait de ce terme un usage qui mériterait une étude spéciale. Crise de la philosophie ou crise de la nature il s’agit moins d’un discernement que d’un déchirement. Le sens médical reprend le dessus sur le sens esthétique du krinein, sans que d’ailleurs il semble nécessaire, dans le cours du XIXe siècle, de s’interroger sur cette déhiscence d’une même racine. On semble en général ne pas remarquer combien la crise s’écarte de la critique. Au contraire on critique le plus souvent la crise afin de la maîtriser. Cependant, même déjà avec Schelling mais bien plus manifestement avec la crise telle qu’elle finit par venir au premier plan chez Kierkegaard on est au plus loin de la critique qui distingue sur le fond d’une assurance. La crise survient aussi bien à l’existence qu’à la pensée ou plutôt elle est la tension d’une existence mettant en jeu et en question l’assurance de la pensée et suscitant le jaillissement d’une énergie tout autre, le saut dans ce que Kierkegaard nomme la foi. Mais on pourrait dire que cette foi, loin d’être le simple apaisement de la crise, représente plutôt le maintien de sa tension, sinon même son amplification. C’est sans doute de là qu’est venue chez Heidegger la possibilité d’un énoncé comme celui-ci (Beiträge 173 – Traduction française : Apports à la philosophie – De l’avenance, Gallimard, 2013) : « Le Dasein est la Krisis entre le premier et l’autre commencement ». La suite explique cette formule par l’écart irréductible entre le sens métaphysique du Dasein comme effectivité de quelque chose en général et son sens en tant que « être du Da » qui « est le Da (en quelque sorte de façon active-transitive)». Si le Dasein est « Krisis », c’est donc à la fois parce que son nom porte l’écart entre l’ontologie et l’être transitif (le discernement majeur pourrait-on dire) et parce que dans son second sens il ouvre l’être en tant qu’acte – et donc verbe, «ist » plutôt que « sein » – la transitivité d’une forme singulière du « faire ». Or, dans ces conditions la Krisis n’est pas une simple catégorie de situation critique ni de jugement critique. Elle nomme l’acte même – l’actualité, l’activité, l’action – qui porte aussi le « titre » de Dasein. Etre/faire le Da, c’est-à-dire être/faire, activer, acter ou agir l’ouverture de l’exposition existentiale. Je pourrais dire que Adorno, le principal représentant de la « Théorie critique », pense la critique comme action, comme agir effectif parce qu’elle a affaire à la crise (nommément celle du capitalisme) et qu’ainsi elle émane de la crise. C’est aussi pourquoi chez lui la critique est aussi, ou plutôt même d’abord un acte de langage. Il ne critique pas tant à partir d’un critère qu’à partir de la crise et à travers elle. 3. De manière surprenante – mais est-ce aussi surprenant qu’il le semble ? – on peut trouver chez Artaud une sorte d’analogon de cette actualité de crise : c’est pour lui le théâtre comme « formidable appel de forces qui ramènent l’esprit par l’exemple à la source de ses conflits ». Suivant ainsi le fil d’une catharsis médico-poétique il peut affirmer : « Le théâtre comme la peste est une crise qui se dénoue par la mort ou par la guérison. Et la peste est un mal supérieur parce qu’elle est une crise complète après laquelle il ne reste rien que la mort ou qu’une extrême purification. » (Le théâtre et son double, Œuvres, p. 521) Ce qui porte à l’analogie avec la Krisis de l’existant, c’est le motif d’une décision en acte. Ce motif comporte un élément ou un aspect transitif ou, disons-le, de transe. On pourrait examiner aussi la crise sacrificielle ou chamanique chez Bataille. On décèlerait peut-être une résonance commune : le déclenchement d’une tribulation (mot qu’on propose parfois pour traduire le mot danois le plus souvent rendu par « crise ») c’est-à-dire d’un tourment tranché par une énergie que la crise a manifestée et libérée. Le modèle médical se transforme en discernement et décision de soi par soi – c’est-à-dire ouverture à vif d’une altération et d’une exposition. L’appropriation de soi ou le soi comme appropriation s’exapproprie, pour emprunter ce mot à Derrida. On peut retrouver justement chez ce dernier des usages eux aussi analogues de la crise. Par exemple lorsqu’il écrit : « La dissémination déplace le trois de l’onto-théologie selon l’angle d’un certain re-ploiement. Crise du versus : ces marques ne se laissent plus résumer ou ‘décider’ dans le deux de l’opposition binaire ni relever dans le trois de la dialectique spéculative (par exemple ‘différance’, ‘gramme’ » (La Dissémination, p.32) Il n’est pas jusqu’au tour lapidaire de la phrase nominale – « crise du versus » – qui ne témoigne, avec son allusion à Mallarmé, d’un caractère tranché, soudain, emporté et violent de ce qui renverse le « versement » lui-même, déroute l’alternance et déchire la continuité. Plus loin il parlera de « cet accroc de l’écriture qui ne se laisse plus recoudre ». La critique discernante suppose un fond sur lequel elle s’appuie pour – après avoir séparé – pouvoir réparer. Le jugement réfléchissant répare ou du moins remplace chez Kant la séparation entre objets et fins. La révolution répare ou remplace chez Marx l’écart entre la production humaine et son appropriation. La critique des sciences et des arts répare ou remplace les écarts entre les savoirs et le sens, entre les œuvres et le beau ou le sublime. L’accroc qu’on ne peut recoudre témoigne en revanche de l’absence d’un fond, d’un appui et d’une possible résolution. Il témoigne de ce qu’on nomme « solution de continuité ». Continuitatis solutio est une expression chirurgicale – « division, désunion, séparation des parties continues (…) comme il arrive dans les plaies, les ulcères, les fractures » dit un ancien auteur (Jean-François Lavoisien, Dictionnaire portatif de médecine, 1793). La solution en tant que résolution retrouve ici son sens de dis-solution, d’absence de conclusion. La critique présuppose son critère et par conséquent le principe d’une résolution. La crise en revanche est sans critère car elle est sans fond. Il faudrait parcourir à nouveau toute l’analyse faite par Lyotard du jugement sans critère en tant que jugement moderne. Il écrit par exemple : « il n’y a pas de volonté classique (…) il y a d’abord des critères, et puis la volonté se modèle par mimesis sur ces critères » ; en revanche, « une volonté moderne n’attribue pas sa puissance à un modèle qu’il faut respecter » (Jean-François Lyotard, Jean-Loup Thébaud, Au juste, 1979). La puissance est ainsi ce qui caractérise le jugement moderne, tandis que le classique n’est pas vraiment puissant : il fait seulement jouer la force du critère. C’est de cette manière, peut-on ajouter, que la puissance devient « volonté de puissance » ou plus exactement Wille zur Macht, volonté tournée vers la puissance, en quête de puissance. Elle n’est donc pas assurée d’y parvenir et en même temps elle tire déjà puissance de la tension vers une puissance. Son discernement, sa discrimination et sa décision se forment dans l’acte de son désir. Peut-être d’ailleurs en restent-ils à ce désir et peut-être cela vaut-il mieux que de le transformer en un nouveau critère établi. Sans doute faut-il que l’accroc reste ouvert pour qu’il y ait effectivement ouverture. L’accroc ouvert se nomme ou bien cri ou bien écriture – Geschrei oder Geschreiben .4. Ça passe de la critique à la crise et de la crise au cri ou à l’écriture qui sont deux allures possibles de l’interruption du langage, voire d’une rupture avec lui. D’une rupture avec le discours (cf. par exemple Maurice Blanchot, L’Entretien infini, p.390). Plus et mieux encore : d’une rupture dans le discours ou du discours le long de son cours même. Ce que la critique kantienne interrompait, c’était la continuité d’un discours du monde jusqu’aux Idées et des Idées au monde. Ce que la crise de Kierkegaard éprouve, c’est la nécessité de bondir là où le continu se dissout. Le cri ou l’écriture ont lieu dans ce saut. L’un et l’autre sont un tel saut ou bien dans le saut ça renvoie de l’un à l’autre. L’un résonne dans l’autre, contre l’autre, par l’autre. Ca ne signifie pas qu’il n’y a ni jugement, ni décision. Il y a « volonté » mais en un sens qui est celui de la virtu, d’une vaillance qui s’expose et non d’une représentation qui projette sa réalisation. En ce sens elle peut vouloir l’impossible, et le vouloir en tant que tel. Elle vaut alors autant que ce qu’elle veut, elle vaut l’impossible, elle a un sens impossible. En un sens Kant, Marx, Husserl et tous les grands critiques ont toujours déjà su que leur critère ou leur critériologie implicite était un impossible (l’inconditionné, l’homme total, le logos). Il nous incombe moins de le « savoir » à nouveau que de nous y décider et nous y exposer. S’y exposer suppose de s’opposer au possible. S’opposer demande d’affronter et de combattre. Il y a donc un ennemi. Kant, Marx et Husserl ont eu des ennemis (la métaphysique, l’économie politique, la fatigue de l’esprit). Ils ont donc su que la critique ne doit pas être « seulement un bistouri mais une arme » (Marx). Avec Marx cette arme est devenue matérielle. « L’arme de la critique ne saurait remplacer la critique des armes ; la force matérielle ne peut être abattue que par la force matérielle » (in Critique de la philosophie du droit de Hegel). Pourtant la critique des armes a fini par retourner le sens de son génitif : de subjectif (critique par les armes) il s’est avéré objectif (mise en cause des armes). En effet l’usage critique des armes s’est fait emporter par sa propre force dans une domination qui n’a pas gardé en elle l’arme de la critique et l’appel à l’impossible. Au contraire le surpossible, le trop possible de la domination a figé en lui l’ouverture à l’impossible. La critique par les armes a démonté l’arme de la critique. Enfin la critique des armes est devenue le commerce des armes : non seulement leur production pour de l’argent mais leur usage pour une domination exercée avant tout par la mort et sur des morts. La crise est alors revenue mais seulement comme le nom de la division interne du trop possible : la production qui se sait ne pas produire l’homme, l’homme qui se sait ne pas s’exposer à l’impossible ou le confondre avec le trop possible. Le capitalisme devient son propre ennemi et se fait la guerre. C’est pourquoi cette crise doit elle-même être critiquée en tant qu’elle recouvre et obture le sens de l’impossible et l’impossibilité du sens. Mais au fond cette critique est déjà faite. Elle ne cesse chaque jour de se faire et en même temps de se savoir elle-même en crise. De se savoir donc aussi exposée au saut dans le cri et dans l’écriture. L’un et l’autre ont aussi leurs versions surpossibles, la croyance dans l’assurance du critère et dans le jugement de Dieu avec lequel nous devions en finir. La croyance dans les armes et les armes de la croyance. A nouveau, donc, il faut inventer le cri et l’écriture. Il faut les inventer inouïs et non prescrits. Sh! nothing! A cricri somewhere! (Joyce, Finnegans Wake , I, 6). Jean-Luc Nancy, novembre 2015
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G. Heuré, Vétérans américains : après la guerre, la littérature

Fabula - Ven, 22/07/2016 - 17:25
GillesHeuré, Vétérans américains : après la guerre, la littérature Article paru sur le site de Télérama , 7 juillet 2016. "Onne remontera pas à la guerre de Sécession, la plus meurtrière des Etats-Unis. Mais citons quand même les poèmes de Herman Melville, L’Inspecteur de nuit de Frederick Busch (traduit par Nadia Akrouf, Folio), Lance Welleret son excellent Wilderness avec le vétéran Abel Truman(traduit par François Happe, Gallmeister). Et puis, pendant qu’on y est, Les Proies de Thomas Cullinan (traduit par Morgane Saysana, éd. Passage du Nord-Ouest), adapté au cinéma par Don Siegelavec le titre éponyme, dans lequel le caporal John McBurney alias Clint Eastwood passe du paradis à l’enfer dans un pensionnat de demoiselles. On sautera la Première Guerre mondiale, mais saluons tout de même Compagnie K de William March(traduit par Philippe Beyvin, Gallmeister). La littérature américaine s’est très tôt emparée de personnages qui pouvaient symboliser, à divers titres, des aspects du retour de vétérans vers la société civile. En voici quelques-uns (...)" Lire la suite
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P. Assouline, Ce que nous disent les « classiques » de la littérature

Fabula - Ven, 22/07/2016 - 17:16
PierreAssouline, Ce que nous disent les « classiques » de la littérature Article paru sur le site des Echos , 22 juillet 2016. "Quand le public se nourrissait de romantiques, les romantiques se nourrissaient de classiques. Encore faut-il s'entendre sur le sens du mot sans se taper dessus. Dans son Dictionnaire des idées reçues, Flaubert prévenait : « Classiques (Les) : On est censé les connaître. » Pas mal, mais il aurait pu faire mieux. Quelque chose du genre : « Ne jamais dire qu'on les lit. Toujours dire qu'on les relit. » C'est même la propriété principale du classique. Ne dit-on pas que celui qui a lu un livre une fois ne l'a pas lu ? Relire donc, au risque d'être déçu. Tous les classiques ne tiennent pas le coup. L'illusion d'optique vient probablement de l'effet de bloc projeté par l'admiration pour un écrivain ; il englobe l'ensemble de l'oeuvre et surévalue dans notre mémoire certains textes qui ne le valaient pas. Et le lecteur de se demander comment il a pu s'émerveiller « autrefois » à la première lecture ; son enthousiasme lui paraît encore plus incompréhensible que le roman. Le voilà saisi par le doute : mais qui étais-je alors pour aimer cela ? (...)" Lire la suite
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A.-A. Kekeh-Dika, L'Imaginaire de Jamaica Kincaid. Variations autour d'une île caraïbe

Fabula - Ven, 22/07/2016 - 17:10
Anne-AndréeKekeh-Dika, L'Imaginaire de Jamaica Kincaid. Variations autour d'une île caraïbe Presses Universitaires de Bordeaux, 2016. 180 p. EAN9791030000375 24,00 EUR Présentation de l'éditeur : amaica Kincaid est l’une des voix remarquables de la petite île d’Antigua. Installée aux États-Unis depuis une quarantaine d’années, elle est l’auteur d’une oeuvre protéiforme et originale (romans, nouvelles, essais, chroniques, récits de voyage, ouvrages sur le jardin). Sa production s’inscrit dans l’entre-deux d’un espace littéraire caribéen et d’un imaginaire « mondial ». L’imaginaire de Jamaica Kincaid souhaite éclairer son oeuvre singulière et montrer ce qui, dans son écriture, résiste aux étiquettes trop facilement assignées (récits autobiographiques, Bildungsroman ). On a ici choisi de suivre les chemins de traverse et de prêter attention à ce que disent les voix insistantes, faussement insignifiantes, des textes inclassables de Jamaica Kincaid. Par le biais de la notion de reprise et de motifs ordinaires (la marche, le travail de la main, le jardinage, le tricot, l’objet), L’imaginaire de Jamaica Kincaid aborde les discrètes façons dont l’oeuvre figure les tiraillements du soi, la difficulté du rapport au monde, à la famille, à l’histoire et au verbe. L’ oeuvre fait voir le chemin des petites choses, les tracés autres que ceux de la ligne droite (zigzag, diagonales, lignes brisées, courbes) faisant ainsi surgir un fond commun de motifs qui met l’espace de l’oeuvre en résonance critique avec un imaginaire caribéen et mondial. A propos du même auteur caribéen, Fabula avait annoncé la parution d' Aliénation et réinvention dans l'œuvre de Jamaica Kincaid de Nadia Yassine-Diab.
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E. Klene, Jean Potocki. L'Homme à l'épreuve du relatif

Fabula - Ven, 22/07/2016 - 17:03
EmilieKlene, Jean Potocki. L'Homme à l'épreuve du relatif Presses Universitaires de la Méditerranée, coll. "Le Centaure", 2016. 436 p. EAN9782367811925 36,00 EUR Présentation de l'éditeur : Les multiples voyages que réalise Jean Potocki, de l’Empire de Maroc à Astrakan, de l’Égypte à la Mongolie, lui permettent de faire l’expérience d’un monde relatif. La variété des normes, des croyances et des valeurs qu’il enregistre témoigne d’une infinie diversité des hommes. Parallèlement à ses récits de voyage, l’auteur revendique pourtant, dans ses écrits historiques et politiques, un universel humain, appréhendé à l’aune de la liberté. Aussi particularismes et universalisme ne sont-ils pas contradictoires chez cet écrivain à la fois moraliste au sens classique et anthropologue au sens moderne, mais ils participent d’une dynamique au sein de laquelle notre modernité est appelée à s’orienter depuis plus de deux siècles. Dans son roman conçu comme laboratoire, l’auteur soumet l’homme à l’expérience de la philosophie du «comme si» pour mettre à l’épreuve sa nature ontologique. Si l’articulation entre diversité et unité humaines ne se fait pas sans heurts à l’échelle des Œuvres , elle trouve ainsi sa pleine expression dans la synthèse proposée par le Manuscrit trouvé à Saragosse qui offre une des plus belles illustrations de la complexité de la philosophie relationniste.
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Cl. Rosset, Pile (épisode deux)

Fabula - Ven, 22/07/2016 - 16:55
ClémentRosset, Pile (épisode deux) Article paru sur le site du9.org, juillet 2016. "Faire face à ce qui ne pourrait être, en aucun cas, soumis à un quelconque devoir: redonner du jus à la pile — recharger les batteries — de son «devenir-critique» (au sens où Deleuze et Guattari parlaient de «devenir-animal» ou «devenir-minoritaire»), ce qui est quand même autre chose qu’un «devenir-expert-en-jugements»; le critique est un jardinier qui entretient les haies parfois épineuses de son labyrinthe et y cultive de précieux viatiques comme le sens du ridicule et l’aptitude à l’auto-ironie. On se dira, lisant tel ou tel compte-rendu de telle ou telle parution (du moment, ou non — le premier des droits de la critique est de pouvoir être en retard), qu’il est réussi si, via son écriture, il lui dessine un visage .C’est une exigence. On pourrait aussi bien parler en termes de timbre. Ou de ton. Les voies de la réflexion, de l’échange, se dégagent d’autant mieux qu’on est attentif à la voix (aux voix) du livre (qui, on s’en doute, ne sont pas seulement celles des personnages). En faire la critique, c’est accorder le dessin de ce visage au bon diapason. C’est une opération évidemment complexe — quoique… Disons plutôt: délicate . Tout dépend de la capacité de chacun à faire surgir un dialogue, polyphonique, se jouant simultanément sur plusieurs scènes, dont une se situerait quelque part dans la tête et une autre à la surface des pages. Un dialogue qui ne serait pas de sourds .Ne jamais parler à la place de l’autre (au contraire, se mettre à l’écoute afin de lui donner sa juste place). Jean-Luc Nancy, dans Critique, crise, cri (publié dans la revue en ligne diacritik.com), rappelle que «Jean Starobinski a pu écrire à propos de Diderot: «La critique d’art naît en s’attribuant la faculté d’évincer l’art, de parler à sa place»»; puis il ajoute: «le jugement (positif ou négatif) est toujours trop court. Pensons seulement à Benjamin: «La critique est la mortification des œuvres »». (...)" Lire la suite
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Cahiers Claude Simon , n° 11 : Relire L'Acacia

Fabula - Ven, 22/07/2016 - 16:49
Cahiers Claude Simon , n° 11 : Relire L'Acacia Presses Universitaires de Rennes, 2016. 324 p. EAN9782753548763 20,00 EUR Présentation de l'éditeur : Près d’un quart de siècle après la parution de L’Acacia , le temps est venu de faire le point sur les lectures consacrées à ce roman, mais aussi d’ouvrir de nouvelles perspectives. Entretien avec Claude Simon, bilan critique, études, documents d’archives, matériaux d’écriture, paroles de lecteurs (dont un texte de Maylis de Kerangal) : autant de cheminements autour d’une œuvre majeure auxquels invite la présente livraison des Cahiers Claude Simon , et qui témoignent tous à leur façon de la vitalité inépuisable de L’Acacia .Ont participé à ce numéro Marianne Alphant, Georges Bernard, Annie Clément-Perrier, Hannes De Vriese, Geneviève Dubosclard, Brigitte Ferrato-Combe, Alain Froidevaux, Joëlle Gleize, Véronique Gocel, Maylis de Kerangal, Emelyn Lih, Jacques Neefs, Chiara Palermo, Rémi Plaud, Michel Sandras, Ralph Sarkonak, Patrick Suter, Ian de Toffoli, Dominique Viart, Cécile Yapaudjian-Labat, Ilias Yocaris et David Zemmour .Sommaire Lire l'avant-propos
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A. Besson, N. Prince et L. Bazin (dir.), Mondes fictionnels, mondes numériques, mondes possibles

Fabula - Ven, 22/07/2016 - 16:41
AnneBesson, Nathalie Prince et LaurentBazin (dir.), Mondes fictionnels, mondes numériques, mondes possibles - Adolescence et culture médiatique Avec le soutien de l’ université du Maine .Presses Universitaires de Rennes, 2016. 224 p. EAN9782753550094 20,00 EUR Présentation de l'éditeur : Les «autres mondes» sont aujourd’hui au cœur des pratiques culturelles des jeunes et des moins jeunes, à la recherche d’une immersion ludique, d’une plongée dans l’imaginaire. Cet ouvrage interroge la façon dont s’entrelacent aujourd’hui ces trois notions de «fiction», de «monde», de «jeu» et observe le motif récurrent des mondes dans la fiction contemporaine afin de mieux comprendre les différentes modalités de l’évasion dans d’autres univers. Sommaire :OuverturesFrontières des mondes : théories et mises en jeuImaginaires et pratiques de la fictionLivres et jeuxConclusion Lire l'introduction Table des matières
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Communities to provide free lunches for children during school holidays

Guardian Unlimited: Education - Ven, 22/07/2016 - 16:13

To ease burden on poor families, churches and community groups around UK are making thousands of meals available

As school holidays begin, churches and community groups are launching schemes to provide children with free lunches to alleviate the burden on poor families through the summer.

Families whose children get free school meals in term time face extra costs during holidays. “When people are living on a very marginal income, it doesn’t take much to knock them over,” said Dominic Black, the vicar of North Ormesby in Middlesbrough.

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L'éducation en partage

Cahiers Pédagogiques - Ven, 22/07/2016 - 14:39

L'éducation populaire est un vaste mouvement. Ce sont aussi deux mots qui sonnent ensemble comme une généreuse ouverture vers des apprentissages multiples hors et dans l'école. Anne Sabatini, responsable nationale école des CEMEA, nous raconte ce qu'apportent les initiatives éducatives dans toute la large générosité du terme.

Après vingt cinq ans de chemin professionnel dans des établissements divers en tant qu'enseignante en espagnol, Anne Sabatini concrétise son envie d'autre chose, d'ailleurs, en se portant candidate pour un poste à responsabilité nationale aux CEMEA. Sa sensibilité à l'éducation populaire est née, a crû, dans le sillage du mouvement pour le planning familial dans lequel elle a milité, par sa sensibilité aussi à l'école ouverte et coopérative défendue par l'ICEM-Pédagogie Freinet ou encore du GFEN (Groupe français d'éducation nouvelle).

Présidente du planning familial du Gers, elle se forme aux méthodes d'écoute pour mieux comprendre. Elle poursuit avec un Master 2 sur les rapports sociaux de sexe à l'université de Toulouse en bénéficiant d'un congé formation. « On prend conscience de l'effet systémique de la domination. Même si j'étais déjà sensibilisée à la question, je me suis rendu compte combien, en tant qu'enseignante, je contribuais à un fonctionnement qui génère des inégalités. » Elle retourne en classe avec cette prise de conscience en tête, sans parvenir à changer en profondeur ses pratiques, confrontée à la fois à l'ampleur de la tâche et au risque d'empêcher la spontanéité fondamentale des échanges en classe si son attention se focalise sur les mots, sur les postures dénotant les inégalités de genre. Elle se retrouve confrontée à un fossé entre les connaissances, les théories acquises et une marge de manœuvre excluant une conceptualisation pourtant nécessaire.

Étincelles

Et c'est avec cette quête du nécessaire qu'elle arrive aux CEMEA, « un monde très riche avec des formations liées à l'animation mais aussi auprès des enseignants et des jeunes, où j'ai fait la découverte de ce qui touche au travail social et à la santé mentale ». Elle explore le lien entre la pédagogie institutionnelle et la psychothérapie institutionnelle, y trouve des éléments éclairants sur les pratiques en classe. « Je suis rentrée à l'Éducation nationale avec une approche “classique”. Ensuite j'ai lu, j'ai croisé des mouvements pédagogiques, mais là, c'était une explosion d'étincelles venant de plein d'endroits. Je souhaite à tous les enseignants de vivre cela. »

Ces étincelles, ces éclairages sont le résultat d'un travail d'équipe pour une éducation perçue dans sa globalité où chacun apporte sa vision des choses : « La pluridisciplinarité oblige à l'ouverture d'esprit nécessaire pour se comprendre et avoir un paysage commun pour agir. » L'animation se fait en réseau, partout sur le territoire, en métropole et aux outremers.

A l'origine, les CEMEA ont été créés par des enseignants pour prendre en charge des activités lors des congés payés. Les premières activités sont liées aux colonies de vacances, à la formation des animateurs et à la gestion des centres, puis celles-ci se sont élargies au champ du travail social, des politiques de la ville, des politiques jeunesse, aux dimensions européennes, à la culture, aux médias et au numérique… .

Une école ouverte

Le lien avec l'école était fort et perdure encore avec des enseignants détachés mais aussi beaucoup d'actions au sein des écoles pendant et hors temps scolaire. « Le projet, c'est une école ouverte sur son environnement, un lien fort avec les parents, les élèves au centre de nos préoccupations. L'esprit de la réforme du collège nous va bien, avec la pédagogie de la transversalité, de l'interdisciplinarité, de l'inter-catégoriel. »

Associer la communauté éducative dans son ensemble, en intégrant l'infirmière scolaire, les conseillers principaux d'éducation, les personnels de direction, les personnels de service, les parents, est d'importance lorsqu'il s'agit d'œuvrer sur les questions de citoyenneté, de mieux vivre ensemble au sein de l'école mais aussi sur l'ensemble des apprentissages. Quant aux méthodes pédagogiques privilégiées, elles vont voir du côté des besoins des jeunes plutôt que dans la transmission disciplinaire, avec en tête la spécificité des publics adolescents. Le partenariat est recherché au sein de l'établissement pour que les adultes prennent le relais, fassent vivre l'initiative au-delà de l'intervention.

« Nous faisons beaucoup de formations de délégués mais ce qui nous intéresse aussi c'est de co-construire. Là, on est au cœur de l'éducation. On part de ce que sont les jeunes, on tient compte du contexte, des enjeux, de l'environnement, dans l'idée d'une école dans le quartier et pas “de quartier”. » Inspirée par les valeurs de l'éducation nouvelle, la méthode prône l'autonomie, l'émancipation.

Anne Sabatini donne comme exemple, une initiative dans un collège de Rhône-Alpes pour la mise en place de la médiation par les pairs. La réflexion a été menée avec un CPE, le principal et des enseignants volontaires. Pendant deux ans, le projet s'est construit, a été évalué, réajusté, puis lorsqu'il s'est solidifié, les CEMEA se sont retirés. « Lorsque la démarche est acceptée, les effets bénéfiques sont visibles pour tous, en particulier sur le travail d'équipe. »

Le travail en équipe à la base de tout

L'équipe semble la base de tout avec des éléments moteurs qui s'investissent, entraînent, avec un chef d'établissement qui porte le projet. Elle se confronte à des difficultés matérielles ou de moyens, des emplois du temps contraints, des injonctions contraires. Le manque de souplesse du système peut générer des renoncements, des désillusions, des pertes de motivation.

L'éducation s'affranchit des murs de l'école et les thèmes ne manquent pas pour l'investir dans toute sa diversité. Les départements des CEMEA et leurs revues, VEN-Vers l'éducation nouvelle, Cahiers de l'animation, VST-Vie sociale et traitements apportent un regard pluridisciplinaire. « Je peux lire et voir ce que mes collègues écrivent sur des sujets comme celui des mineurs migrants isolés par exemple. J'ai une approche éducative que j'enrichis avec un regard plus global. »

Cette approche plurielle est celle qu'elle souhaiterait voir présente dans le système éducatif, une façon d'envisager la relation pédagogique en ne prenant pas en compte uniquement les élèves mais aussi les enfants, les jeunes avec « les valises plus ou moins pleines dont ils ne peuvent se débarrasser ». Et elle rajoute : « Comme nous, nous ne pouvons pas nous débarrasser de nos soucis en entrant en classe. Nous sommes des individus qui arrivons avec notre histoire. » Or, dans la formation initiale des enseignants, cet aspect est quasiment absent, celui qui a trait à la psychologie de l'enfant, de l'adolescent.

Former ensemble les acteurs

Plus largement, elle préconise dans les Espé des temps de formation communs aux différents acteurs de l'éducation dans et hors temps scolaire, incluant les animateurs pour envisager ensemble ce qui est transversal. Elle envisage les projets éducatifs territoriaux (PEDT) comme des temps de co-construction associant les élus, les parents d'élèves, les enseignants, les associations, pour une éducation partagée et ouverte. Elle n'est pas seule à le faire, ni les CEMEA. L'idée est débattue et défendue au sein du CAPE, le Collectif des associations partenaires de l'École (qui regroupe des associations complémentaires de l'enseignement public et des mouvements pédagogiques laïques). Là aussi, elle goûte le croisement des regards, l'éducation vue sous différents prismes et les concordances pour voir enfin émerger une école ouverte et émancipatrice.

Monique Royer

Le site des CEMEA

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J.-P. Cometti, La démocratie radicale. Lire John Dewey

Fabula - Ven, 22/07/2016 - 14:23
La démocratie radicale - Lire John Dewey Jean-Pierre Cometti Date de parution : 25/01/2016 Editeur : Gallimard (Editions) Collection : Folio essais ISBN : 978-2-07-046754-9 EAN : 9782070467549 Format : Poche Présentation : Broché Nb. de pages : 352 p. À son tour, le public français découvre l'importance philosophique et politique de l'ouvre de John Dewey (1859-1952). Convaincu que les évolutions que le libéralisme a connues, et surtout celles qui lui semblaient à venir, sont susceptibles d'être modifiées en profondeur, Dewey en appelle à l'"intelligence sociale " : comprendre les sources et les ressources du changement, c'est refuser d'abdiquer devant les tâches qui sont les nôtres en tant qu'êtres humains et de consacrer définitivement un ordre du monde de plus en plus clos et insupportable. Défenseur de la démocratie radicale, opposé au communisme sur la question des moyens, dans leur relation avec les fins, de la démocratie et de la violence, il pointe les processus à la faveur desquels les pensées émancipatrices se convertissent assez communément dans l'histoire en entraves au changement et à l'émancipation, notamment du fait des rapports qui se nouent entre des idées et des intérêts. Dans toutes ses analyses, l'émancipation est un maître mot ; il renvoie à une philosophie de l'enquête et de l'expérience qui en éclaire les processus, en dénoue les entraves ; il attribue à l'intelligence et à la connaissance un rôle social que les sciences du même nom doivent assumer grâce à une fonction critique qui ne se confond pas avec la dimension d'expertise qu'elles tendent à remplir en particulier dans nos démocraties qui ont substitué les fonctions de l'expert aux vertus de l'enquête et de la libre discussion, vidant ainsi la fonction politique de son contenu. La radicalisation du libéralisme comme la radicalisation de la démocratie se condense en une maxime : les moyens propres au fonctionnement des sociétés démocratiques, délibératives et participatives, doivent être à la mesure et à l'image de leurs fins. En même temps que cet ouvrage paraissent dans la collection "Bibliothèque de philosophie" les Ecrits politiques de John Dewey. Sommaire : LIBERALISME, PRAGMATISME ET HISTOIRE LIBERALISME ET ABSOLUTISME LIBERALISME, SCIENCE ET PHILOSOPHIE L'HOMO LIBERALIS : INDIVIDU ET INDIVIDUALITE LIBERALISME ET DEMOCRATIE L'AVENIR DU LIBERALISME *On peut lire sur le site laviedesidees.fr un article sur cet ouvrage : "Pour un alter-libéralisme", par C. Maldérieux.
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Comprendre les énoncés et consignes - Un point fort du socle commun

Cahiers Pédagogiques - Ven, 22/07/2016 - 14:22

Tant d'élèves échouent dans leur travail scolaire parce qu'ils n'ont pas compris ou mal compris la consigne ! Il est donc impératif pour les enseignants de les aider dans cette compréhension, moins en supprimant les difficultés qu'en leur permettant d'affronter ces difficultés, à l'aide d'outils, de « bons gestes », d'entrainement méthodologique. C'est pourquoi cet ouvrage, qui contient un grand nombre d'activités, éclairées par des apports plus théoriques, rendra service aux praticiens dans le cadre du domaine 2 du socle commun, de la maternelle au lycée.

Ce livre, avec une préface actualisée de Philippe Meirieu, est une réédition largement revue et augmentée de travaux précédents du même auteur qui mène depuis trente ans une réflexion sur le sujet. Il contient ainsi un chapitre sur "les consignes et le numérique" et intègre les apports de nombreux praticiens.

Voir en ligne : Commander cet ouvrage
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"Livre Ensemble". Plurilinguisme et pluriculturalisme à travers les albums pour la jeunesse (Toulouse)

Fabula - Ven, 22/07/2016 - 14:17
Appel à communication "Livre Ensemble" Plurilinguisme et pluriculturalisme à travers les albums pour la jeunesse Colloque international ESPE Toulouse Midi-Pyrénées, Laboratoire LLA-CREATIS, Université Toulouse Jean Jaurès mardi 8, mercredi 9, jeudi 10 novembre 2016 Le colloque "Livre ensemble" constituera l'aboutissement d'un projet de 3 ans, ponctué par deux journées d'étude, mené entre le laboratoire LLA-CREATIS et la SFR AEF de l'ESPE Toulouse Midi Pyrénées, autour de la problématique du pluriculturalisme et de l’enseignement des langues et des cultures à l’école dans l’espace européen, articulée à l'actualité éditoriale des albums de jeunesse. Le volet didactique de cette réflexion se fonde sur les travaux menés depuis un quinzaine d'années, notamment sous l'impulsion du Conseil de l'Europe, autour de la construction d'une compétence interculturelle chez l'élève. Au-delà des enjeux scolaires (savoir comprendre et interagir avec l'autre, lorsque sa langue et sa culture sont différentes, savoir se décentrer, savoir accueillir au sein de la classe la variété des cultures et des langues), l’enjeu politique est de taille, puisqu’il s’agit de construire rien de moins que le ciment d'une citoyenneté européenne. Nous postulons dans ce contexte que l'album, même s'il est pour l'instant assez peu utilisé dans cette perspective, constitue un excellent support pour aider à construire cette compétence interculturelle. De fait, on voit depuis une quinzaine d’années l’album, sous l’impulsion notamment de certaines maisons d’édition, contribuer à cette réflexion globale sur le pluriculturalisme en témoignant dans ses pages de la question du rapport à l’autre, à l’étranger(ère), à celui ou celle qui ne parle pas la même langue, qui vient d’un autre pays. Là où l’on observait auparavant un souci de sensibiliser les jeunes lecteurs aux autres cultures, aux autres langues existant en dehors de l’espace national, on voit actuellement les albums se focaliser davantage sur la problématique du vivre ensemble, de la cohabitation et de la communication avec l’autre, avec l’étranger(ère), et soulever des problématiques telles que l’immigration, l’émigration, l’exil, le droit d’asile, l’acculturation. La dimension didactique de la réflexion s'articule donc étroitement à la dimension littéraire puisqu'il s'agit, dans le cadre du projet "Livre ensemble", d'analyser cette tendance actuelle, de définir le périmètre d'un corpus européen d'albums pluriculturels, aux caractéristiques similaires, de repérer des spécificités nationales et de les comprendre, de questionner la circulation actuelle des albums en Europe et les enjeux de leur traduction, en croisant les points de vue sur l'album dans différents pays d'Europe. L'objectif est également de modéliser les approches de ces albums pluriculturels à travers les comptes-rendus de différentes expériences de lecture et d'exploitation en classe ou en bibliothèque. Axes de réflexion du colloque - Plurilinguisme, pluriculturalisme, interculturalité, transculturalité, etc.: le point sur les concepts - Quel périmètre pour un corpus d'albums pluriculturels? Quelle typologie d'albums? - Dispositifs plastiques et littéraires pour mettre en scène des phénomènes pluriculturels contemporains: le processus migratoire, le racisme, l'exil, etc. - Dispositifs pédagogiques pour utiliser en classe les albums pluriculturels afin de construire une compétence interculturelle - Traduction et circulation des albums dans l'espace européen : vers la construction d'un patrimoine littéraire européen en littérature de jeunesse? Modalités Le colloque se déroulera à Toulouse (ESPE, site de Saint Agne et Université Toulouse Jean Jaurès, Maison de la Recherche), les 8, 9 et 10 novembre 2016 Le colloque donnera lieu à une publication. Des frais d'inscription de 50 euros seront demandés aux participants. Les frais de déplacement et d'hébergement seront pris en charge, dans la limite du budget du colloque. Langues acceptées : français Les propositions de communication (titre et résumé de 1000 signes maximum), ainsi qu’une brève notice bio-bibliographique devront parvenir (par mail) avant le 15 septembre 2016 à Euriell Gobbé-Mévellec euriell.gobbe-mevellec@univ-tlse2.fr Comité scientifique: Myriam Bras (CLLE-ERSS, Université Toulouse Jean Jaurès) Sylvie Dardaillon (ESPE Centre Val de Loire, Université de Tours) Chantal Dompmartin (Université Toulouse Jean Jaurès, Membre du LIDILEM Université Grenoble-alpes) Claudine Garcia-Debanc (ESPE Toulouse Midi-Pyrénées, CLLE-ERSS, Université Toulouse Jean Jaurès) Euriell Gobbé-Mévellec (ESPE Toulouse Midi-Pyrénées, LLA-CREATIS, Université Toulouse Jean Jaurès) Eléonore Hamaide-Jager (ESPE Lille Nord de France, Université d'Artois) Véronique Larrivé (ESPE Toulouse Midi-Pyrénées, membre associé LLA-CREATIS, Université Toulouse Jean Jaurès) Catherine Mazauric (CIELAM, Université d'Aix Marseille, membre associé LLA-CREATIS) Christophe Meunier (ESPE Centre Val de Loire, Université de Tours) Bénédicte Parmentier (ESPE Toulouse Midi-Pyrénées, PLH, Université Toulouse Jean Jaurès) Anne Schneider (ESPE Académie de Caen, LASLAR, Université de Caen) Bibliographie indicative ABDALLAH-PRETCEILLE, Martine, L’éducation interculturelle , 2ème éd., Paris, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », 2004. BARETT, Martyn, « La Compétence interculturelle », Livre Blanc du Conseil de l’Europe sur le Dialogue Interculturel , Strasbourg, Editions du Conseil de l’Europe, 2008. BEACCO, Jean-Claude, Les dimensions culturelles des enseignements de langue , Paris, Hachette, 2000. BYRAM, Michael, La compétence interculturelle , Strasbourg, Editions du Conseil de l’Europe, 2003. CASTELLOTTI, Véronique, " Attention ! Un plurilinguisme peut en cacher un autre. Enjeux théoriques et didactiques de la notion de pluralité", Les Cahiers de l'Acedle, volume 7, numéro 1, 2010. CONSTANTINESCU, Muguras, Lire et traduire la littérature de jeunesse , Editura Universitajii Suceava, 2009. COSTE, Daniel, MOORE, Danièle et ZARATE, Geneviève, Compétence plurilingue et pluriculturelle . Version révisée et enrichie d’un avant-propos et d’une bibliographie complémentaire, Parution initiale : 1997, http://www.coe.int/t/dg4/linguistic/Source/SourcePublications/CompetencePlurilingue09web_fr.pdf DEFOURNY, Michel, De quelques albums qui ont aidé les enfants à réfléchir et à découvrir le monde , L’École des Loisirs (Archimède), 2003. DE PIETRO, Jean-François et al. Ouverture aux langues : concepts, expériences, idées didactiques , Babylonia, numéro 2, 1999. MAZAURIC, Catherine, Mobilités d'Afrique en Europe. Récits et figures de l'aventure , Paris, Karthala, 2012. PERREGAUX, Christiane, « Approches interculturelles et didactiques des langues : vers des intérêts partagés en sciences de l’éducation ? », Pourquoi des approches interculturelles en sciences de l'éducation ? , Bruxelles, De Boeck Supérieur, 2002. PERROT Jean et POCHARD (Patricia dir.), L'Europe, un rêve graphique ? , Paris, L'Harmattan, 2001. PERROT, Jean, Du jeu, des enfants et des livres à l'heure de la mondialisation , Paris , Éd. du Cercle de la librairie, 2011 PERROT Jean, Mondialisation et littérature de jeunesse , Paris , Éd. du Cercle de la librairie, 2008 SCHNEIDER, Anne, La littérature de jeunesse migrante : récits d'immigration de l'Algérie à la France , Paris, L'Harmattan, 2013. ZARATE, Geneviève, « Les compétences interculturelles : définition, place dans les curriculums », L'enseignement des langues vivantes - Perspectives , Paris, Ministère de l'Education Nationale, 2001. ZARATE, Geneviève, Identité et plurilinguisme : conditions préalables à la reconnaissance des compétences interculturelles , Strasbourg, édition du Conseil de l’Europe, 2003. ZARATE, Geneviève, Représentation de l’étranger et didactique des langues , Paris, Didier, 2004.
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La création scénique contemporaine à l'heure de la mondialisation : circulations, influences, hybridations (Montpellier)

Fabula - Ven, 22/07/2016 - 14:16
Colloque international La création scénique contemporaine à l’heure de la mondialisation: circulations, influences, hybridations. 22-23-24 Mars 2017 Université Paul-Valéry Montpellier III (Laboratoires L.L.A.C.S etR.I.R.R.A. 21) En partenariat avec hTh (CDN de Montpellier) et le Théâtre La Vignette (théâtre de l’université Paul-Valéry) La circulation croissante des œuvres artistiques dans un monde globalisé, que ce soit à l’échelle européenne ou internationale, est un phénomène qui s’applique particulièrement au domaine des arts de la scène, comme en témoigne la part de plus en plus élevée de créations étrangères dans la programmation des différents festivals et théâtres, y compris au niveau régional. Nous nous intéresserons, dans le cadre de ce colloque, tant à la circulation de créations étrangères en France qu’à la diffusion de spectacles français à l’étranger, ainsi qu’aux collaborations internationales, à l’intérieur ou au-delà de nos frontières. La porosité des frontières sur le plan géographique s’accompagnant d’une progressive disparition des frontières historiques entre les genres (théâtre, danse, perfomance , arts numériques, etc.) et de la généralisation de processus créatifs qui placent au centre l’expérimentation et l’hybridation, notre attention se portera plus particulièrement sur des œuvres s’inscrivant dans une logique résolument contemporaine et manifestant une volonté de rénover les langages scéniques et dramatiques et de créer de nouveaux modèles. Un premier axe de réflexion concernera les conditions de production et de circulation des œuvres. Quels réseaux se sont constitués dans ce domaine? Quelle est la part d’internationalisation au sein des institutions accueillant des spectacles vivants (programmation, résidences d’artistes, production, production déléguée, etc.)? Des exemples de partenariats, collaborations, co-productions pourront être étudiés afin de montrer les liens qui se tissent, sur le plan international, entre les différents acteurs, institutionnels ou indépendants, de la diffusion des arts de la scène. L’expérience de professionnels du secteur sera la bienvenue pour comprendre quels problèmes se posent (en termes administratifs, juridiques, culturels, techniques, etc.) lorsque la création scénique dépasse les frontières politiques et quelle valeur ajoutée cela représente-t-il tant pour le public que pour les institutions. Un deuxième axe sera constitué par les questionnements relatifs à l’interculturalité. L’expérience d’artistes travaillant à l’étranger –qui parfois y trouvent un écho que ne leur offre pas leur pays d’origine– sera privilégiée. Comment, et avec quelles difficultés, un dialogue interculturel s’établit-il? Quelles influences s’exercent-elles et avec quelles conséquences, tant sur le plan de la forme que sur celui du contenudes spectacles? Quelles thématiques communes se dégagent-elles, quels discours sur le monde globalisé se construisent-ils et quelles spécificités émergent-elles en fonction des différentes aires géographiques et culturelles, des contextes sociaux et politiques particuliers? Une attention particulière sera portée aux aspects linguistiques, qu’il s’agisse du plurilinguisme au sein même des créations ou de la traduction et de l’adaptation de textes écrits en langue étrangère. Le troisième et dernier axe sera consacré aux enjeux esthétiques, qu’il s’agisse de la progressive disparition des frontières génériques, de la consolidation des formes dites «postdramatiques» ou de la nouvelle répartition des fonctions artistiques dans les créations. Comment se mêlent les différentes modalités du spectacle vivant sur scène? Quelle place y trouve la parole dramatique et/ou poétique? Comment les nouvelles technologies et/ou les arts numériques permettent-ils de réinventer la scène et son rapport au texte? Quels types de processus de création sont-ils mis en place par les artistes pour développer ces nouvelles esthétiques? Il s’agira d’étudier l’interdisciplinarité ou l’intermédialité à l’œuvre dans la création scénique contemporaine et l’émergence de nouvelles formes esthétiques, configurant un nouveau rapport du spectateur à la scène et à la création. Les propositions de communication (400 mots maximum), accompagnées d’une courte notice bio-bibliographique (200 mots maximum), sont à envoyer avant le 30 septembre 2016 à l’adresse creationsceniquecontemporaine@gmail.com . La langue des communications sera prioritairement le français. Organisateurs: Laurent Berger – MCF au département d’arts du spectacle de l’université Paul-Valéry Montpellier III Adeline Chainais – MCF au département d’espagnol et de catalan de l’université Paul-Valéry Montpellier III Comité scientifique: Óscar Cornago (CSIC, Madrid) Aurélie Deny (Université de Franche-Comté) Alix De Morant (Université Paul-Valéry Montpellier III) Benoît Hennaut (hTh – CDN de Montpellier) Roberto Pascual (Mostra Internacional de Teatro de Ribadavia) Christilla Vasserot (Université Paris III – Sorbonne Nouvelle)
Categorías: Universidade
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