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Amiante : le grand absent de l' « inaugauration » du campus Jussieu par le président de la république - Communiqué de presse du Comité Anti-Amiante Jussieu, 29 septembre 2016

Sauvons l'université - Xov, 29/09/2016 - 19:12

Au terme de 20 ans de travaux, le campus Jussieu enfin désamianté est inauguré ce vendredi et des festivités sont prévues. On attend même la visite de François Hollande ce jeudi. Mais on cherche en vain dans le programme des festivités annoncées dans le cadre de cette inauguration, la moindre mention du mot « amiante » ! Tout un symbole, celui du combat qu'a dû mener pied à pied le Comité anti-amiante Jussieu pour obtenir le désamiantage du plus grand bâtiment amianté du monde (200 000m2 de flocages) contre le déni et la mauvaise volonté des responsables.

Le copieux programme de l' « inauguration du campus Jussieu » comporte plus de 2000 mots. Mais étrangement le mot « amiante » n'y figure pas. Tout le programme est à l'aune de son introduction :

« Le jour J comme Jussieu ! Après 20 ans de travaux, le campus Jussieu révèle son nouveau visage. Des bâtiments refaits à neuf, des installations de pointe, des oeuvres d'art revalorisées, un parvis végétalisé... Venez célébrer la métamorphose de votre campus le vendredi 30 septembre 2016, de 13h à 19h. »

Mais cette rénovation n'était-elle pas d'abord un « désamiantage » ? Pourquoi ce déni ? Comment expliquer que la plus grande université scientifique de France se livre à une telle déformation de la réalité ?

Un petit retour en arrière permet de comprendre. Jussieu a été le fer de lance du combat contre l'amiante en France et le symbole de la plus grande catastrophe sanitaire que la France ait connue (plus de 3000 décès par an en France actuellement).

Les risques liés à la présence d'amiante à Jussieu ont été une première fois dénoncés en … 1974 par un collectif de personnels qui a mené une campagne nationale. Un début de traitement du problème avait même été esquissé. Mais la question a été très vite mise sous le boisseau. Au niveau national, les industriels mirent en place un organisme de lobbying particulièrement efficace, le Comité permanent amiante (CPA), qui parvint à tout contrôler, y compris l'action des pouvoirs publics. Au point même qu'à Jussieu, la surveillance médicale des personnels s'effectuait sous la responsabilité de médecins participant à cet organisme de lobbying !

Ce n'est qu'en septembre 1994 que nous avons appris un peu par hasard l'existence de cas de maladies professionnelles liées à l'amiante sur le campus, une information qui n'avait pas été diffusée (il y avait 8 cas à l'époque). Nous avons alors immédiatement créé une association, le Comité Anti-Amiante Jussieu, et lancé la bataille pour obtenir le désamiantage des bâtiments. La bataille ne fut pas simple. Le Comité Anti-Amiante Jussieu était à l'époque la seule association en France dédiée à la question de l'amiante.

La situation était alors entièrement contrôlée par l'organisme de lobbying précédemment cité, le CPA, dans lequel les industriels avaient réussi à enrôler toutes les personnes et organismes susceptibles d'agir sur la question de l'amiante : pouvoirs publics (ministères), organismes de veille sanitaire, scientifiques et même … les confédérations syndicales !

C'est donc une bataille nationale qu'à dû mener le Comité Anti-Amiante Jussieu à l'époque. Cette bataille a abouti à la disparition du CPA et aux décisions essentielles des pouvoirs publics en 1996 : décrets d'interdiction de l'amiante, de repérage et traitement de l'amiante dans les bâtiments, de protection des travailleurs exposés à l'amiante et … décision de désamiantage de Jussieu, annoncée par le président de la République lui-même le 14 juillet 1996.

Mais entre la décision de désamiantage et sa mise en œuvre effective, le chemin fut long et tortueux, et il a fallu mener un combat pied à pied. Si le « chantier » a duré 20 ans , ce n'est pas pour des raisons de complexité technique, mais à cause de la mauvaise volonté des responsables, qui a provoqué des remises en cause successives et … provoqué des dépenses aussi faramineuses qu'inutiles dénoncées par la Cour des Comptes et qui se chiffrent en centaines de millions d'euros.

Pour ne citer qu'un exemple, nous rappellerons que nous avons eu comme ministre de tutelle en 1997 … Claude Allègre, qui s'était prononcé avec violence contre le désamiantage de Jussieu et avait même développé son point de vue sur une page du Figaro sous le titre on ne peut plus explicite « le refus du risque, voilà l'ennemi ».

Le programme de l' « inauguration » dont a été gommé le mot « amiante » s'inscrit dans la continuité de cette histoire : des responsables refusant de prendre au sérieux le problème de santé publique que posait l'amiante à Jussieu et nettement plus motivés par des opérations immobilières, permettant de faire de belles inaugurations.

Cela est d'autant plus choquant que le risque est maintenant avéré et que chaque année amène son nouveau lot de nouvelles victimes : on compte actuellement 169 cas de maladies professionnelles dues à l'amiante et plus de 40 personnes en sont décédées. Encore faut-il préciser que ce sont les chiffres non exhaustifs des seuls cas recensés par le Comité anti-amiante Jussieu. Car l'université ne fournit plus aucun chiffre !

Cela est aussi choquant sur un plan plus général : cela montre aussi qu'on n'a pas vraiment tiré les leçons de la catastrophe sanitaire de l'amiante. La justice elle-même ne le souhaite pas. Il y a 20 ans que le Comité anti-amiante Jussieu et des victimes de Jussieu ont porté plainte pour que toutes les leçons soient tirées de l'affaire de l'amiante à Jussieu, en particulier pour que l'on examine les raisons des retards considérables pris dans le traitement d'une question de santé publique connue de tous dès 1974. C'est dans cette procédure qu'a été instruite le volet national des responsabilités : celle des ministères, des organismes de veille sanitaire et des industriels. Mais le procès pénal n'a pas encore eu lieu, et rien ne permet de penser qu'il se tiendra un jour proche. On attend paisiblement que tous les responsables aient disparu !

Tant qu'un procès pénal n'aura pas eu lieu, mettant en lumière l'ensemble des responsabilités, le déni pourra continuer et les leçons ne seront pas tirées.

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Italia: Atenei in rivolta - Xov, 29/09/2016 - 18:30
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Revue de presse du jeudi 29 septembre 2016

Cahiers Pédagogiques - Xov, 29/09/2016 - 17:56

Une courte revue avec quelques infos politiques. Le rapport sur les inégalité suscite encore des réactions. Mais surtout il y a également des débats concernant l'enseignement supérieur. Et une ressources sans doute très utile en ce moment proposée par l'IFE à propos de l'interdisciplinaire.

Politique

Budget 2017 : Un coup de pouce important au budget de l'Education nationale. “Dans un contexte budgétaire contraint, l'Education nationale affiche en 2017 ses privilèges avec la création de 11 662 emplois et 3 milliards supplémentaires. Pour N Vallaud-Belkacem, qui présentait le 28 septembre le budget, "la rentrée 2017 sera une merveilleuse rentrée"...

Les Républicains : faut-il renouer le contact entre les jeunes et l'entreprise ? Notamment tir à vu contre les conseillers d'orientation… les bouc-émissaires traditionnels de la droite.

Inégalités

Inégalités à l'école : "Le système repose sur une idée élitiste". “La France, mauvaise élève à l'école. Une enquête publiée mardi pointe les dysfonctionnements du système scolaire et épingle les dispositifs d'éducation prioritaire. Mais pour certains spécialistes, ces conclusions sont réductrices.” BFMTV présentent les commentaires au rapport du CNESCO de Claude Lelièvre, MIchel Fize et Marie Duru-Bellat.

La Croix Comment rendre l'éducation prioritaire plus efficace ? Les réactions de Marc Douaire, Président de l'Observatoire des zones prioritaires et de Georges Felouzis, Sociologue à l'Université de Genève.

Education prioritaire : Marc Douaire (OZP) : Cnesco, un rapport destructeur. “Que pensent les acteurs de l'éducation prioritaire du rapport du Cnesco ? "L'éducation prioritaire dérange car à l'intérieur il y a des pratiques qui bousculent les partisans de l'enseignement traditionnel". C'est sur le terrain pédagogique que Marc Douaire, président de l'association Observatoire des zones prioritaires (OZP), critique le rapport du Cnesco. Pour lui, le rapport méconnait l'évolution récente de l'éducation prioritaire et est un cadeau à l'opposition de droite.”
Plus de bacheliers, mais toujours autant d'inégalités par Séverin Graveleau. “En tant que « premier grade universitaire », le baccalauréat pourrait servir à remettre les choses à plat, en offrant un diplôme de même niveau à tous. Mais il semble qu'il vienne juste acter et officialiser l'injustice scolaire qui le précède. « L'objectif fixé de 80 % d'une classe d'âge possédant le niveau baccalauréat masque la réalité d'inégalités sociales de diplomation », écrit ainsi le Cnesco. Comme nombre de sociologues et spécialistes du système scolaire depuis une quinzaine d'années, les chercheurs du Cnesco évoquent l'existence d'une « hiérarchie entre les voies générales, technologiques et professionnelles [et] entre les filières ».”

Enseignement supérieur

De l'audace pour l'enseignement supérieur français !Alors que les étudiants sont de plus en plus nombreux, les contraintes budgétaires s'amplifient et la qualité de l'enseignement en pâtit, notamment au détriment des étudiants aux ressources modestes.”

L'enseignement supérieur en dix chiffres par Denis Peiron. “La France compte désormais plus de 2,5 millions d'étudiants, dont six sur dix fréquentent une université.
2,59 millions, c'est le nombre d'étudiants en cette rentrée 2016. Parmi eux, on compte plus de 1,5 million d'inscrits à l'université hors IUT. Le reste des effectifs est réparti entre les classes préparatoires (88 000), les BTS (268 000), les IUT (117 000) et les autres établissements publics ou privés, dont les grandes écoles (572 000)
.”

Un sans-abri sur dix est diplômé de l'enseignement supérieur. “Pas moins de 14 % de sans-abri ont suivi des études supérieures et 10 % sont diplômés, selon une étude de l'Insee et de l'Institut national d'études démographiques (INED) publiée mercredi 28 septembre. Leurs travaux se fondent sur un recensement mené en janvier et février 2012 dans les centres d'hébergement, les hôtels, les centres maternels, les lieux de distribution de repas ou encore les banques alimentaires.”

La VAE en recul de 7,6 % dans l'enseignement supérieurDe 2002, date de création du dispositif, jusqu'en 2007, la VAE est en plein essor. Puis s'ensuit une phase de stabilisation jusqu'en 2011. Depuis 2012, le nombre de bénéficiaires baisse : alors que le nombre de VAE a été multiplié par 3,7 entre 2002 et 2007 pour les validations en premier jury, il a reculé de 13 % depuis.” “Les validations refusées concernent davantage les masters (39 %).”

Le Télégramme fait dans la nostalgie avec deux articles. Fac de Droit. « Il y a 50 ans, c'était familial ». “Bac en poche en 1973, le Vannetais Pol Belenfant n'a pas réfléchi longtemps avant de prendre le chemin de l'école de droit. Il terminera ses études à Rennes avant de revenir au château de l'Hermine, cette fois pour enseigner. En 1982, il entre dans la fonction publique au conseil général d'où il suit la création de l'université. Coup d'œil dans le rétroviseur.” Ainsi que l'article IUT bretons. 50 ans et des emplois à la clé. “Ils sont nés en 1966. Les Instituts universitaires de technologie ont 50 ans. Un anniversaire que les huit IUT bretons fêteront aujourd'hui en grande pompe à Rennes (*). Quelque 120.000 diplômés en sont sortis.”

Le nouveau président de la Fage souhaite la fin du bac. “La Fage a changé de direction. Lors de la passation de pouvoir, le nouveau président a présenté les ambitions de l'organisation pour 2016-2017. Au programme : la réforme du lycée, la suppression du bac, la sélection en master et l'élection présidentielle.”
Le lycée est également dans le viseur de la Fage, qui aimerait une refonte totale. D'une, la classe de seconde serait commune aux trois filières générale, technologique et professionnelle. Ensuite, la progression ne se ferait plus en années, mais en semestres. Cela permettrait d'orienter les élèves de manière progressive « en fonction de leurs centres d'intérêt ». Concernant le lycée général, la Fage aimerait aussi voir disparaître les classes littéraire, économique et sociale et scientifique, au profit d'un parcours commun dans lequel les élèves pourraient choisir leurs matières, majeures et mineures. Avec un tel système, « l'orientation devient choisie plutôt que subie ».”

Forces et faiblesses de la loi Fioraso, trois ans plus tard. Entretien avec les deux rapporteurs. “Rapporteurs d'une mission d'information sur l'application de la loi Fioraso, les députés Sandrine Doucet (PS, Gironde) et Benoist Apparu (LR, Marne), dressent le bilan de ce texte en matière de réussite étudiante et de gouvernance, dans un rapport publié mercredi 28 septembre 2016. Si leurs analyses divergent sur beaucoup de points, ils s'accordent néanmoins sur le fait que la loi n'a pas encore produit tous ses effets.”

Changer de voie après un bac+5, c'est possible !Tout juste diplômé, ou jeune employé, vous prenez conscience que votre projet ne vous convient plus. Et si vous envisagiez une réorientation, voire une reconversion professionnelle ? 5 conseils pour bifurquer sans dommage.”

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Ressources

De la fabrication de l'interdisciplinarité à sa généralisation par Catherine Reverdy. Les EPI ont relancé le débat, l'auteure se demande : “Pourquoi un tel déchainement de passions devant une demande ministérielle somme toute récurrente depuis quelques décennies, à savoir aborder les sujets complexes de la société à l'école par le croisement de plusieurs disciplines ? On se souvient en effet de la mise en place des travaux personnels encadrés au lycée au début des années 2000, temps privilégié pour construire un projet interdisciplinaire et le présenter à l'oral. La mise en œuvre des TPE a été houleuse, mais le dispositif s'est maintenu et semble dorénavant apprécié par tous, enseignants comme élèves.” Un dossier-ressources pour réfléchir !

Bernard Desclaux

Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 528 - Mettre en œuvre les EPI

Coordonné par Jean-Michel Zakhartchouk
mars 2016
Les enseignements pratiques interdisciplinaires vont se mettre en place à la rentrée 2016. Dans certains collèges, on anticipe déjà. Dans d'autres, les pratiques interdisciplinaires existent depuis un certain temps. On ne part donc pas de rien et les EPI peuvent s'appuyer sur l'existant.

N° 524 - Le pari du collectif

Coordonné par Nicole Priou
novembre 2015
C'est une évidence, nous travaillons tous en équipe : dans l'établissement, autour d'une classe, pour un projet, sur un cas particulier d'élève… Hors du collectif, point de salut ! Est-ce si sûr ?

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La sociologie de la littérature de Lucien Goldmann. Réception, héritages et usages contemporains (EHESS Paris)

Fabula - Xov, 29/09/2016 - 16:13
Appel à communication Journée d’étudesLa sociologie de la littérature de Lucien Goldmann. Réception, héritages et usages contemporains Paris, 17 janvier 2017 Philosophe et sociologue français né en Roumanie, Lucien Goldmann (1913-1970) a été fortement influencé par le marxisme, et tout particulièrement par les travaux de Georg Lukács. Son œuvre se caractérise par une méthodologie matérialiste singulière. Partisan d’un marxisme hétérodoxe et humaniste opposé à tout dogmatisme, Goldmann a cherché à unifier les approches sociologiques et littéraires en proposant une nouvelle méthode, le structuralisme génétique, construit dans le prolongement du structuralisme de Jean Piaget (e.g. Le Dieu caché , 1959.) Par cette méthode, Goldmann entendait allier l’étude des contenus à celle des formes, combinaison qu’il considérait comme le préalable nécessaire à la compréhension des phénomènes culturels, ceux-ci ne pouvant se réduire selon lui ni à de simples reflets mécaniques de l’idéologie ni à des créations spontanées détachées du monde social.Profondément engagé au sein de l’espace intellectuel des années 60, c’est dans une dynamique complexe que Goldmann a pris position à la fois contre le structuralisme antihumaniste de Louis Althusser (structure sans sujet) et contre l’existentialisme sartrien (sujet sans structure), l’un comme l’autre étant, selon lui, opposés à la pensée dialectique (e.g. Goldmann 1966, Macherey 1966). Ce faisant, il s’est orienté vers l’élaboration d’une nouvelle dialectique, héritière de la pensée tragique et conçue comme une synthèse de paradoxes ayant marqué à la fois l’histoire littéraire et l’histoire du marxisme (structure/sujet, déterminisme/histoire, etc.). La mort prématurée de Goldmann, ainsi que le reflux de la pensée marxiste et les réprobations dont elle a fait l’objet à partir de la fin des années 1970, ont rendu difficile la poursuite et la circulation d’une pensée critique à la fois interdisciplinaire, programmatique et évolutive. Goldmann demeure cependant une personnalité centrale dans l’histoire de la sociologie de la littérature et des débuts de son institutionnalisation. En France, son séminaire à l’EPHE puis à l’EHESS, de la fin des années 1950 à 1970, a ainsi constitué un des lieux de renouvellement du croisement des études littéraires et des sciences sociales. Les séjours de Goldmann à l’étranger, de même que sa participation à des colloques et des réseaux internationaux ont dans le même temps facilité la circulation internationale de ses travaux tout au long de sa carrière et dans les années qui ont suivi (Cusset 2003, Sanguineti et al 1967). Les développements de la sociologie de la littérature dans les espaces francophones attestent ainsi de de l’importance des travaux de Goldmann dans ce domaine. En effet, la sociologie de la littérature de Robert Escarpit, qui abordent la littérature dans une perspective communicationnelle (Van Nuijs 2007), de même que les travaux développés par Marc Angenot sur le discours social et ses liens avec la production littéraire (Angenot 1985), comme la sociocritique de Claude Duchet (Duchet 1979, Leenhardt 1975), ou encore la sociologie des arts et de la littérature de Pierre Bourdieu, qui envisage l’espace social à travers les dynamiques insufflées par la notion de champ et réinterroge les processus de production de la littérature à travers l’étude des trajectoires ou la notion de point de vue (Bourdieu 1966, 1992; Jurt 2004); se sont nourries de nombreuses réflexions critiques sur les travaux de Goldmann (Leenhardt 1967, Sapiro 2014). Plus récemment, les travaux contemporains en sociologie de la littérature et plus généralement dans les études littéraires s’inscrivent dans le prolongement de ces courants (voir Glinoer 2016, Meizoz 2004, Sapiro 2007). Enfin, les contributions de Goldmann à l’Institut de Sociologie de l’Université Libre de Bruxelles, où il créa le Centre de Sociologie de la littérature en 1961 avant d’en devenir le directeur en 1964, ont marqué une génération d’étudiants et de chercheurs dans ce domaine (Heyndels 1988). Ceux-ci ont pu poursuivre cette orientation dans leurs propres travaux, et proposer des hommages et/ou des introductions à son œuvre (e.g. Lallemand et.al, 1973 ; Leenhardt 1971, Naïr, Löwy, 1973 ; Goldmann, Löwy Naïr, 1977.) Goldmann n’est ainsi pas tombé dans l’oubli, comme le prouve la récente journée d’études « Lucien Goldmann » qui a eu lieu à l’Institut Mémoire de l’Edition Contemporaine en 2009 et dont les actes ont été publiés en 2010 (Ferrette 2010). Pourtant, au sein de la recherche littéraire comme en sociologie de la littérature, l’intérêt porté à Lucien Goldmann reste marginal. Si l’on se réfère régulièrement à ses lectures de Racine et de Pascal, les pistes proposées dans d’autres œuvres sont plus rarement explorées – on peut penser notamment aux analyses contenues dans Pour une sociologie du roman , publié en 1964 ou à celles incluses dans Structures mentales et création culturelle , publié en 1970. Nous voudrions souligner ici l’importance générale de la méthodologie proposée par Goldmann. Au-delà d'un simple hommage à Lucien Goldmann, cette journée d’études souhaite dès lors d’une pat insister sur l'actualité possible de sa pensée, l’intérêt que nous pourrions avoir à lire ou à relire cet auteur pour nourrir nos propres recherches et d’autre part mesurer l’influence de la sociologie de la littérature goldmanienne sur les outils conceptuels de la sociologie de la littérature et des études littéraires contemporaines. Cette journée se composera ainsi de deux axes, non exclusifs. Premièrement, par l’étude de la réception de l’œuvre de Lucien Goldmann en France et à l’étranger , nous tenterons de mettre en avant l’héritage d’un marxisme vivant, loin de correspondre aux critiques les plus fréquentes (mécanisme ou reflet, sociologisme non attentif aux formes, etc.). Sur la base de témoignages de proches du philosophe, il s’agira, en même temps que de rendre compte de la postérité de son travail, de réfléchir sur l’époque pendant laquelle se constitue cette œuvre, qui en cristallise de nombreux aspects. En effet, les années de production intellectuelle de Goldmann, entre les années 1950 et la fin des années 1960, se caractérisent notamment, dans les champs académiques et intellectuels, par d’importants et récurrents débats sur le statut de la littérature, en même temps que par l’apparition puis l’institutionnalisation de la sociologie et, partant, de la sociologie de la littérature, le tout dans le contexte d’une refonte générale des sciences humaines et sociales marquée par des périodes de forte polarisation des espaces intellectuels français et étrangers (Matonti 2005, Heilbron 2015). Comment s’est caractérisée la réception des travaux de Goldmann dans les études littéraires? Quel rôle ont-ils joué dans les développements de la sociologie de la littérature? Comment saisir les enjeux de la position intellectuelle et institutionnelle de Goldmann dans un moment de reconfiguration disciplinaire affectant particulièrement la sociologie et les études littéraires? C’est ce type de questionnements que nous entendons mener. Dans un deuxième temps, en partant de l’œuvre de Lucien Goldmann et de la méthodologie qu’il a pu proposer, il s’agira de rendre compte de nouvelles perspectives de recherche dans le domaine littéraire , peut-être insuffisamment exploitées. Voici, listés de manière non exhaustive, quelques sujets qui pourraient être abordés: La notion de « vision du monde » dans les études littéraires, que l’on peut envisager comme l'expression d'une conscience collective ou comme le rapport entre l'individualité du sujet écrivain et la collectivité; Vision du monde , conscience collective et genre littéraire : existe-t-il des genres plus aptes que d'autres à exprimer cette vision du monde ? (On pourra par exemple réfléchir aux difficultés qu’a rencontré Goldmann en tentant de transposer une méthodologie de lecture des œuvres théâtrales à des œuvres romanesques dans Pour une sociologie du roman ); L'actualisation historique des types de médiations littéraires entre l'œuvre et la conscience collective (évolution possible du rôle de l'artiste-médian, particulièrement manifeste dans l’analyse que Goldmann fait du Nouveau Roman); Peut-on penser une stylistique goldmanienne ? (On pourra notamment se rapporter à l’opposition entre Barthes et Goldmann, le premier optant pour une sémiotique toujours plus autonome, quand le second considère que l’étude des micro-structures doit toujours être rattachée à une «vision du monde»); Dans cette même perspective, on pourra également réfléchir au lien entre forme et idéologie , c’est-à-dire à l'inscription d'une «effet-idéologie» par la «mise en scène stylistique d’appareils normatifs textuels incorporés à l’énoncé» (Hamon 1984). Organisateur-rice(s) : Lucile Dumont (EHESS - Cessp), Quentin Fondu (EHESS-Cessp), Laélia Véron (ENS Lyon/Paris 3 - IHRIM). Avec le soutien du CESSP (Centre européen de sociologie et de science politique) Les propositions de communications devront être envoyées le 15 novembre 2016 au plus tard, à l’adresse jegoldmann2017@gmail.com , et comprendront entre 3000 et 6000 signes au total, biobibliographie comprise . Merci de préciser vos noms, prénoms, courriel et institutions de rattachement. Les participants seront notifiés le 22 novembre 2016 au plus tard. Bibliographie indicative Textes de Lucien Goldmann Sciences humaines et philosophie . Paris, PUF, 1952. Le Dieu caché : Etude sur la vision tragique dans les Pensées de Pascal et dans le théâtre de Racine . Paris, Gallimard, 1955. Jean Racine, dramaturge. Paris, L’Arche, 1956. Recherches dialectiques . Paris, Gallimard, 1959. Pour une sociologie du roman . Paris, Gallimard, 1964. «Structuralisme, marxisme, existentialisme: un entretien avec Lucien Goldmann », L’Homme et la société , n°2, 1966, pp.105-124. « La sociologie de la littérature : situation actuelle et problèmes de méthode », Revue internationale des sciences sociales , XIX/ 4, 1967, pp. 531-554. « Le structuralisme génétique en sociologie de la littérature» [1964] in Sanguineti et al 1967. Structures mentales et création culturelle. Paris, Anthropos, 1970 .Marxisme et sciences humaines, Paris, Gallimard, 1970 .Situation de la critique racinienne. Paris, L’Arche, 1971. La Création culturelle dans la société moderne. Paris, Denoël, Gonthier, 1971. Bibliographie générale Angenot, M. Robin, R. « L’inscription du discours social dans le texte littéraire », Sociocriticism , I/1, 1985, pp.53-82. Bourdieu, P. «Champ intellectuel et projet créateur », Les Temps modernes , nov. 1966, pp.865-906. Bourdieu, P. Les Règles l'art. Genèse et structure du champ littéraire . Paris, Seuil, 1992. Cohen, M. The Wager of Lucien Goldmann: Tragedy, Dialectics and a hidden God, Princeton University Press, 1994. Cusset, F. French Theory. Foucault, Derrida, Deleuze et les mutations de la vie intellectuelle aux Etats-Unis . Paris, La Découverte, 2003. Duchet, C. (dir.). Sociocritique , Paris, Nathan, 1979. Lallemand, R et al. «Hommage à Lucien Goldmann», Revue de l’Institut de sociologie , n°3, 1973 [rééd. Éditions de l’ULB, 1975.] Ferrette, J. (dir.), Lucien Goldmann , Anamnèse , n°6, 2010. de Gandillac, M. Goldmann, L. Piaget, J. (dir.) Entretiens sur la notion de genèse et de structure . Paris, La Haye, Mouton et Cie, 1965. Glinoer, A. Le Littéraire et le social. Bibliographie générale (1904-2014) . Paris, L'Harmattan, 2016. Goldmann, A. Löwy, M. Naïr (dir), Le Structuralisme génétique: l’œuvre et l’influence de Goldmann . Paris, Denoël-Gonthier, 1977. Hamon, P. Texte et idéologie. Valeurs, hiérarchies et évaluations dans l’œuvre littéraire . Paris, PUF, 1984. Heilbron, J. French Sociology, Ithaca, ornell University Press, 2015. Heyndels, R. «Etude du concept de «vision du monde»: sa portée en théorie de la littérature», L’Homme et la société , n°43-44,1977, pp. 133-140. Heyndels, R. «Le centre de sociologie de la littérature de l’Université de Bruxelles», Etudes littéraires , 21/2, 1988, pp.121-129. Jurt, J. «L'apport de la théorie du champ aux études littéraire», in Pinto, Sapiro, Champagne (dir.) Pierre Bourdieu, sociologue . Paris, Fayard, 2004. Leenhardt, J. « La sociologie de la littérature : quelques étapes de son histoire», Revue internationale des sciences sociales , XIX/ 4, 1967, pp. 555-572. Leenhardt, J. «Racine: Psychanalyse et sociologie de la littérature », Études françaises, III/1, 1967, pp.21-34 Leenhardt, J. « Pour une esthétique sociologique : Essai de construction de l’esthétique de Lucien Goldmann », Revue d’esthétique , n° II, 1971, pp. 113-128. Leenhardt, J. « Lucien Goldmann et les fondements de la sociocritique », Dossiers français , n° 1, 1975-1976, pp. 44-49. Leenhardt, J. Lecture politique du roman : La Jalousie d’Alain Robbe-Grillet , Paris, Éditions de Minuit, 1973. Macherey, P. Pour une théorie de la production littéraire , [1966], Paris, ENS Éditions, 2014. Matonti, F. Intellectuels communistes. Essai sur l'obéissance politique . Paris, La Découverte, 2005. Meizoz, J. L’œil sociologue et la littérature , Genève/Paris, Slatkine Érudition, 2004. Naïr, S. Löwy, M. Lucien Goldmann ou la dialectique de la totalité , Paris, Seghers, 1973. Sanguineti et al., Littérature et société: Problèmes de méthodologie en sociologie de la littérature . Bruxelles, Editions de l’Institut de Sociologie, 1967. Sapiro, G. «Pour une approche sociologique des relations entre littérature et engagement», COnTEXTES, 2007/2. Sapiro, G. La Sociologie de la littérature . Paris, La Découverte, 2014. Tarrab, G. «La sociologie du théâtre et de la littérature d’après Lucien Goldmann », Sociologie et sociétés , 3/1, 1971, pp. 15-24. Van Nuijs, L. «La sociologie de la littérature selon Escarpit. Structure, évolution et ambiguïtés d’un programme de recherche» Poétique , 2007/1, n°49, pp. 107-127. Zima, P. Goldmann , Paris, Éditions Universitaires, 1973.
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Phonics test results rise again but poorer pupils lag behind

Guardian Unlimited: Education - Xov, 29/09/2016 - 15:03

Annual primary school literacy check reveals gulf in student attainment based on wealth, gender and month of birth

More than four in five primary school pupils in England passed the government’s check on reading and pronunciation for the first time, although figures showed wide gaps in attainment between pupils based on economic disadvantage and month of birth.

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V. Cousseau (dir.), Jeux intetdits. La transgression ludique de l'Antiquité à nos jours

Fabula - Xov, 29/09/2016 - 13:51
Référence bibliographique : Vincent Cousseau (dir.), Jeux intetdits. La transgression ludique de l'Antiquité à nos jours , PULIM, collection "Histoire/ Trajectoires", 2016. EAN13 : 9782842876944. Un fils de sénateur romain peut-il se donner en spectacle aux Jeux du cirque ? Une femme de la bonne société à la Renaissance peut-elle jouer aux cartes en compagnie masculine ? Et un séminariste peut-il pratiquer le football dans l’Italie du XX e siècle ? Lorsque le jeu détache ses protagonistes de leurs appartenances sociales, il invite à questionner les valeurs, les codes et les conventions de la société. Jusqu’à l’époque contemporaine, l’activité ludique fait l’objet d’un puissant contrôle social exercé par les autorités politiques, civiles et religieuses. Critique morale, réprobation sociale et sanctions pénales engendrent une surveillance des joueurs et de leurs jeux qui entre en tension avec l’exercice des libertés individuelles et collectives. Mais à ce jeu du chat et de la souris, les joueurs parviennent à se glisser entre les mailles du filet des autorités et à préserver la pratique des jeux interdits.
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Territoires et frontières du style : quels (nouveaux) objets, quelles (nouvelles) manières ? (Aix-en-Provence)

Fabula - Xov, 29/09/2016 - 13:45
Journée d'études Master-Doctorat "Jeunes chercheurs en stylistique" à Aix-en-Provence (AMU), organisée par le CIELAM, l'UFR ALLSH et l'Association Internationale de Stylistique Territoires et frontières du style : Quels (nouveaux) objets ? Quelles (nouvelles) manières ? vendredi 3 février 2017 Maison de la Recherche du site Schuman d'Aix-en-Provence Dans le cadre de la formation des étudiants de Master qui auront suivi le séminaire de stylistique au premier semestre du M1 et du M2 de Lettres modernes, l'UFR ALLSH de l'Université d'Aix-Marseille (AMU), le laboratoire du CIELAM (Centre interdisciplinaire d'étude des littératures d'Aix-Marseille) et l'AIS (Association Internationale de Stylistique) proposent une journée d'études aux doctorant-e-s en stylistique (les étudiant-e-s de 3e année et au-delà seront prioritaires, mais nous examinerons également les propositions émanant de doctorant-e-s de 2e année et de jeunes docteur-e-s ayant soutenu très récemment leur thèse.) sous forme de présentation de leurs travaux. Les doctorants intéressés par cette rencontre sont priés de se faire connaître en indiquant en un résumé d'une à deux pages l'objet de leur thèse, l’objectif qu’elle poursuit, l’apport qu’elle propose d’apporter à la connaissance du sujet, les méthodes qu'elle utilise, les difficultés qu’ils ont rencontrées et peut-être surmontées. Nous comptons sur les directeurs de recherche pour transmettre cet appel à leurs étudiants les plus prometteurs. Procédure : Les propositions sont à envoyer conjointement pour le 10 novembre 2016 à : joel.july@univ-amu.fr ph.jousset@gmail.com Les doctorants retenus seront informés avant le 25 novembre. Il est prévu (sans être encore tout à fait certain) de dédommager les contributeurs pour les frais occasionnés (déplacements et éventuellement hébergement). Le repas de midi sera pris en charge. Les doctorants devront être membre de l'AIS. Une publication dans la revue électronique MaLiCe du CIELAM ou sur le site de l'AIS sera envisagée. Cette manifestation accueillera en son sein une assemblée générale ordinaire de l'AIS et la plupart des membres du bureau seront présents. Tous les stylisticiens de notre réseau, au-delà de l'Université d'Aix-Marseille, sont cordialement conviés. Nos débats se dérouleront sous la présidence de Joëlle GARDES TAMINE , professeur émérite à Paris 4-Sorbonne, invitée d'honneur de cette journée. Déroulement :de 9h à 12h : de 3 à 4 doctorantsde 12h à 14h : repasde 14h à 14h 45 : AG ordinaire de l'AISde 15h à 18h : de 3 à 4 doctorantsLe temps de parole des orateurs sera de 25 minutes et le temps d’échange avec le public dépendra du nombre d’interlocuteurs mais n’excèdera pas 20 minutes. Processus : Cette rencontre n'appelle pas d'argumentaire puisque son principal objet est précisément de donner la possibilité à des chercheurs d'exposer leur travail encore en chantier (ou de présenter des thèses récemment soutenues), d'offrir à leur auteur la liberté de confronter leurs conceptions, de partager leurs convictions et leurs interrogations avec d'autres chercheurs. Nous ne préjugeons, par conséquent, ni du périmètre de l'enquête, ni des thématiques, ni des problématiques ; nous jetons une sonde dans le réservoir. Il semble que la stylistique aujourd'hui ne soit dominée par aucune école et qu'aucun magistère ne s'impose ; cette journée est donc de nature prospective, et l'occasion de faire un point, de se demander où va la stylistique, si elle va quelque part, quel pourrait être son avenir: des tendances se dessinent-elles ? Les travaux récents s'inscrivent-ils avant tout dans la continuation de traditions bien établies ou proposent-ils des novations ? Comment se porte la théorie? Quelle part lui est faite dans les pratiques ? On se rappelle la fameuse et toujours problématique question Qu'est-ce que le style ? posée par Pierre Cahné et Georges Molinié, dans un ouvrage collectif qui a pris avec le temps l’autorité d’un classique; on sait qu’elle en implique deux autres, tout aussi inquiétantes pour un esprit épris de rigueur: qu’est-ce que la stylistique? à quoi sert-elle? Plus de vingt ans après, un collectif L’Homme dans le style et réciproquement (PUP, coll.«textuelles», 2015), issu d'un colloque à Sfax intitulé lui-même Controverses sur le style , se nuance par un avant propos au titre très délicatement malherbien: «Style mon beau souci…», tous signes que les questions perdurent. Les doctorants sont donc invités à réfléchir aux inflexions que leur recherche les a conduits à enregistrer et qui concernent les enjeux et les méthodes de la stylistique contemporaine, celle qui se pratique (ou se cherche) depuis 1990 (repère commode) et l’essai toujours stimulant de Laurent Jenny, La Parole singulière .On propose, mais sans exclusive, la mise en bouche suivante: Quels sont les échelles et paliers de pertinence retenus: genres, périodes, auteur, œuvre, texte…? Quels rapports (de proximité ou de conflictualité) la stylistique entretient-elle avec ses disciplines voisines: l’éminente et toujours verte rhétorique (si tant est qu’il n’y en ait qu’une), la poétique, la linguistique textuelle, la sémiotique des textes, l’analyse du discours, la sociolinguistique, la linguistique tout court? (La liste n’est pas limitative). De quelles influences la stylistique témoigne-t-elle aujourd'hui et comment a-t-elle évolué au contact d'autres disciplines (la concurrence avec l'Analyse du discours, avant tout) ou en tentant de répondre au développement de spécialités qui la concernent, voire la mettent en question (la génétique jouant à cet égard un rôle majeur) ? Où en sont ses rapports avec ses voisinages (la linguistique, la philosophie, l'anthropologie, la psychologie, les sciences cognitives...) ? En quoi l’objet d’étude choisi (qu’il soit littéraire, donc canonique, ou plus marginal: chanson, BD, scenario, sketch, productions dites populaires) infléchit-il les réponses à apporter à ces questions, voire les questionnements eux-mêmes? Les doctorants auront le soin d’apporter leur propre bibliographie et éventuellement de la commenter; ils n’hésiteront pas à élaborer eux-mêmes leur propre parcours problématique, pour peu que celui-ci se positionne clairement dans le champ de la stylistique et s’interroge sur sa toujours précaire épistémologie. Nous nous contenterons, en guise de vademecum , d’indiquer quelques ouvrages récents, en plus des deux premiers volumes, issus des actes des colloques de l'AIS, parus aux PUR, coll. «Interférences», StylistiqueS ? en 2010 (L. Bougault, J. Wulf) et Le Style, découpeur de réel en 2014 (L. Himy-Piéri, J.-F. Castille, L. Bougault):Laurent Jenny (éd.), Le Style en acte. Vers une pragmatique du style , Genève, MétisPresses, 2011Cécile Narjoux (éd.), Au-delà des frontières : Perspectives de la stylistique contemporaine, Francfort, Peter Lang, 2012Claire Badiou-Monferran, La Littéralité des belles-lettres. Un défi pour les sciences du texte, Paris, Classiques Garnier, 2013, et les autres titres de la collection «Investigations stylistiques» chez le même éditeur.Éric Bordas, Georges Molinié (dir.), Style, langue et société , Paris, éd. Honoré Champion, 2015.Stéphane Chaudier, Philippe Jousset, Joël July
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La Fondation Michalski pour la littérature

Fabula - Xov, 29/09/2016 - 13:22
Fondation Jan Michalski pour l’écriture et la littérature Située en pleine nature, au pied du Jura vaudois, la Fondation Jan Michalski pour l’écriture et la littérature a été créée à l’initiative de Vera Michalski-Hoffmann en mémoire de son époux, afin de perpétuer leur engagement commun envers les acteurs de l’écrit. Sa mission est de favoriser la création littéraire et d’encourager le goût de lire à travers diverses activités. La Fondation Jan Michalski propose ainsi : — une vaste bibliothèque multilingue de plus de 50’000 ouvrages, ouverte à tous / http://www.fondation-janmichalski.com/bibliotheque/ / — trois expositions thématiques chaque année / http://www.fondation-janmichalski.com/exposition/exposition-photolitterature / — des rencontres littéraires et théâtrales / http://www.fondation-janmichalski.com/category/agenda/ / — un prix annuel de littérature internationale / http://www.fondation-janmichalski.com/prix-jan-michalski/ / — des soutiens financiers à des projets littéraires / http://www.fondation-janmichalski.com/bourses/ / et, dès le printemps 2017, une résidence d’écrivains / http://www.fondation-janmichalski.com/residence-pour-ecrivains/ /. Un lieu de rencontres unique, tourné vers le monde, où se mêlent écrivains, artistes et public. Informations pratiques Ouverture du mardi au dimanche Bibliothèque, de 9 h à 18 h Espace d’exposition, de 14 h à 18 h Fondation Jan Michalski • En Bois Désert 10 • 1147 Montricher • Suisse http://www.fondation-janmichalski.com
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Entre fantasmes et réalité, ils apprennent

Cahiers Pédagogiques - Xov, 29/09/2016 - 13:11

Anne Andrist enseigne auprès d'enfants dont le monde est étranger au nôtre, habités par des troubles psychiques envahissants. Dans une école spécialisée disposant d'un solide soutien psychothérapeutique à Lausanne, elle s'appuie sur deux pédagogies, institutionnelle et Freinet, pour offrir un cadre rassurant, propice aux apprentissages. Rencontre avec une enseignante en milieu extrême.

« Sans doute ne suis-je pas moi-même ordinaire ». Depuis sa sortie de l'IUFM en 1995, par le hasard puis par choix, son métier s'est construit autour de la difficulté à apprendre, dans des classes d'enseignement spécialisé de Seine-Maritime. « J'ai été formée sur le tas, par de vieux briscards des Cemea ». Elle met le pied très tôt dans la pédagogie active, en s'inscrivant dans le mouvement Freinet. « C'est mon bain, ma famille ».

Arrivée en Suisse, elle souhaite poursuivre dans cette voie, aller plus loin encore et intègre une fondation qui accueille des jeunes adolescents présentant des troubles de la personnalité. Pour être reconnue en tant qu'enseignante spécialisée, elle passe un master en parallèle de son emploi. Ce qu'elle apprend, elle le met à profit pour affiner ses méthodes. Elle découvre dans son nouvel univers le travail interdisciplinaire qui associe psychologue, logopédiste, pédopsychiatre où la voix de chacun est égale, considérée avec la même mesure, le même poids.

En duo

Elle anime ses cours en duo avec un éducateur spécialisé, développe une web-radio, une web-tv, met en place une twittclasse, crée des capsules vidéos pour retenir l'attention qu'elle commente de sa voix douce, elle adopte un système de ceintures de compétences pour souligner la progression de chacun. Elle pose pour ces jeunes a priori éloignés d'une scolarité ordinaire, le décor d'une classe numérique que l'on penserait réservée à un contexte favorable, favorisé. Elle raconte son expérience dans son blog « çavaoubien ? », échange et enrichit encore ses pratiques. « Ce sont les compétences sociales puis les compétences scolaires qui sont en jeu pour travailler le retour au milieu ordinaire à travers le travail coopératif, la web radio, la web-tv. C'est là que se joue l'avenir en s'intéressant à l'enfant qui est derrière l'élève. »

Depuis la rentrée, elle enseigne dans une fondation auprès d'enfants entre 7 et 12 ans, avec des troubles profonds, psychotiques, dysharmoniques, des enfants encore très loin du milieu ordinaire. « J'avais besoin d'aller au plus profond, de travailler autour des symptômes, du comment je peux les prendre en compte pour que les enfants se sentent bien. Je suis allée à la source. »

Là aussi, l'interdisciplinarité entre médical, éducatif et pédagogique est de mise. Là encore, elle anime sa classe de six élèves en binôme, avec un éducateur. « C'est une chance phénoménale pour les enfants de pouvoir se penser, exister avec un duo homme/femme. Lui travaille sur le groupe, moi sur la classe. »

Un autre monde

Elle raconte le monde étrange, étranger, dans lequel chacun des élèves vit, peuplé de personnages imaginaires qu'elle sent innombrables, qu'elle ne connaît pas. « Il y a deux référentiels, le nôtre et le leur. C'est un autre monde dans lequel on doit vivre. On cohabite avec eux en essayant de les comprendre. » Pendant les temps de classe, les crises de violence verbale ou physique interrompent les apprentissages, nécessitant parfois le recours à un psychologue pour accompagner le retour vers le calme. « Malgré leur difficulté à différencier fantasmes et réalité, ils apprennent. Une heure après la crise, ils reviennent vers nous, retournent vers l'apprentissage. »

L'enseignement a valeur alors de fonction thérapeutique, le cadre est d'importance. Anne Andrist le construit autour des principes de la pédagogie institutionnelle pour laisser place à la dynamique de groupe, à la construction d'un collectif propre à initier une communication, une sortie d'un monde enfermant. « Être là, soutenant avec empathie, avec un regard que l'on pourrait porter sur un enfant “normal”. C'est cela qui va les ramener, car ils ont un potentiel cognitif préservé ».

Le numérique pour apprivoiser l'inconnu

Progressivement, elle introduit le numérique dans ses pratiques pédagogiques. Elle amène ses outils en ayant en tête que la capacité à gérer la frustration est faible chez ses élèves. Elle regarde comment se met en place l'accès aux équipements, la demande pour les utiliser. Pour la première fois, il y a dix jours, ils ont utilisé Twitter pour s'adresser à une autre classe, à des personnes qui leur sont étrangères, une source potentielle d'angoisse. Il leur a fallu se familiariser avec des gestes basiques, oser cliquer sur un nom qu'ils ne connaissaient pas, maîtriser la nervosité liée à l'inconfort de l'inconnu. Et devant les réponses exemptes d'agressivité, ils ont pris confiance.

Ils ont apprivoisé aussi le vidéo-projecteur interactif, les lettres, les chiffres qui volent avant de se poser sur le tableau, les supports qui s'enrichissent de leurs remarques, leurs savoirs. Les premières capsules sont arrivées et les parents s'étonnent de voir leur enfant se poser pour apprendre avec eux, écouter à la maison la voix de leur enseignante expliquer des notions, sans obligation aucune.

Enseigner l'existence de l'autre

En classe, elle a instauré avec l'éducateur des temps collectifs, qui relient les uns avec les autres, font revenir ensemble depuis le monde de chacun pour trouver un sens et un lieu communs. Les « quoi de neuf ? », les instants partagés autour du repas, les rituels du matin, du soir, lorsque l'on se dit, que l'on se raconte des menues choses essentielles, les visites à la bibliothèque synonymes de confrontation aux normes sociales, tous ces temps sont des sources d'apprentissage de la vie collective. « Il faut créer une dynamique de groupe pour des enfants qui ne peuvent vivre en groupe. Comment existe l'autre ? Pour eux, l'autre n'existe pas. Comment je vais le prendre en compte et exister à ses yeux ? »

Le passage par la verbalisation conforte les apprentissages. Les journées sont épuisantes, intenses d'une attention constante pour guetter le moindre signe, les épaules qui s'agitent, les regards qui s'absentent, le langage qui dérape. Le fonctionnement en binôme, et plus largement en interdisciplinarité, offre le recul de l'échange de pratiques et plus informellement le recours au dialogue pour éviter de se laisser engloutir par les mondes parallèles de la folie qui filtrent entre les temps préservés de l'apprentissage.

L'enseignante trouve sa respiration dans les échanges avec d'autres enseignants qui exercent ailleurs, en milieu ordinaire, sur les réseaux sociaux. Elle nourrit là sa recherche constante en matière de pédagogie, ramenant son métier à sa source, celui d'accompagner l'accès aux savoirs. Elle a choisi aussi de devenir formatrice pour partager et garder au moins un pied dans le monde commun, consciente de « vivre au quotidien avec des personnes hors-norme ». Son quotidien professionnel, elle le perçoit comme un métier à risque, « qui me booste car il y a quelque chose à faire ». Depuis ses débuts d'enseignante, c'est celui qu'elle a choisi, qui la mène vers des chemins d'apprentissage et de créativité, une route éclairée de valeurs, avec en fronton la plus éclairante, la conviction que chacun est capable d'apprendre.

Monique Royer

Le blog d'Anne Andrist

Sur la librairie

Enseigner en primaire avec le numérique
Photographie numérique instantanée, ce dossier montre les modifications des pratiques pédagogiques en classe. Avec un regard à la fois positif et critique, les auteurs nous parlent en effet de ce qu'ils font ou observent. On y découvre des hésitations, des enthousiasmes, sur fond de travail collectif et d'apprentissages adaptés.

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M. Merleau-Ponty, Entretiens avec Georges Charbonnier. Et autres dialogues. 1946-1959

Fabula - Xov, 29/09/2016 - 13:11
Entretiens avec Georges Charbonnier - Et autres dialogues. 1946-1959 Maurice Merleau-Ponty Jerome Melancon (Préfacier) Date de parution : 03/10/2016 Editeur : Verdier (Editions) ISBN : 978-2-86432-894-0 EAN : 9782864328940 Format : Grand Format Présentation : Broché Nb. de pages : 440 p. À travers cette série d’entretiens et d’articles qui courent de la fin de la guerre au milieu des Trente Glorieuses, on retrouve le Merleau-Ponty d’Humanisme et Terreur et des Aventures de la dialectique, un philosophe engagé dans les questions politiques et sociales de son temps. Après la Libération, dans une France qui entre de plain-pied dans la modernité, prise dans la tourmente de la Guerre froide qui voit s’affronter modèle américain et modèle soviétique, comment trouver une voie nouvelle pour la démocratie sans renoncer aux espoirs d’avant-guerre ? Comment penser la question de l’engagement et le rôle du philosophe dans une société en pleine mutation ? À la notion d’adversaire, qui suppose un conflit, Merleau-Ponty substitue celle d’adversité, inspirée de l’expérience de l’artiste qui, face à la résistance du matériau, ne saurait cependant renoncer à l’élaboration de l’œuvre. Ainsi, le philosophe engagé s’exerce-t-il en toute chose, en tout événement, à rechercher la voie d’un « progrès de conscience ». Au fil des conversations, il témoigne de l’expérience des Temps modernes et de son compagnonnage avec Sartre, de la genèse de la phénoménologie, de sa passion pour la littérature et les arts, mais aussi de ses réflexions sur la psychanalyse ou de son regard sur l’Afrique et Madagascar à la veille de l’indépendance.
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J.-C. Milner, Relire la Révolution

Fabula - Xov, 29/09/2016 - 13:08
Relire la Révolution Jean-Claude Milner Date de parution : 03/10/2016 Editeur : Verdier (Editions) ISBN : 978-2-86432-893-3 EAN : 9782864328933 Format : Grand Format Présentation : Broché Nb. de pages : 286 p. On recommence de s’interroger sur la révolution. Le vocable vient du passé, mais il est temps de le ressaisir à la lumière du présent. Impossible de ne pas commencer par la Révolution française. Impossible de ne pas continuer par la révolution soviétique et la révolution chinoise. Sauf qu’il faut bien réveiller les somnambules : si elles sont des révolutions, alors la Révolution française n’en est pas une. Si la Révolution française est une révolution, alors elles n’en sont pas. Car les droits de l’homme existent ; ce sont les droits du corps parlant. La Terreur aussi a eu lieu. Pour opposées que soient ces deux mémoires, chacune permet d’interpréter l’autre. La Révolution française se situe à leur intersection. De ce fait, elle a approché le réel de la politique. À quoi les autres ont substitué la grise réalité de la prise de pouvoir. Ce que nous voyons du xxie siècle permet de redéfinir les droits du corps ; la révolution, relue, permet de comprendre ce qu’il nous est permis d’espérer.
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Critique , n° 883 : "Retours de l'universel : Balibar, Milner, Salanskis"

Fabula - Xov, 29/09/2016 - 12:32
Critique n° 833 : Retours de l'universel : Balibar, Milner, Salanskis 2016 96 pages ISBN : 9782707343048 11.50 € Notre époque se méfie des prétentions à l’universel. Critique de l’idéologie et de l’universalisme « abstrait », relativisation anthropologique, déconstruction : aucune des valeurs, aucun des universaux de la modernité ne semble résister à cette vague de fond. À tel point que c’est le concept même d’universel qui a fini par perdre son évidence. Qui oserait encore le définir comme ce qui vaut pour tous, partout et toujours ? L’universel n’est pas simplement divers dans ses figures ; il est équivoque dans son principe. Ce qui signifie que nous n’en avons pas fini avec lui. Signe des temps, le mot s’écrit volontiers au pluriel : il y a des universels, pour reprendre le titre du dernier ouvrage d’Étienne Balibar, des universels qui divisent autant qu’ils rassemblent. Ce qui n’empêche pas de penser, avec Jean-Claude Milner, un « universel singulier » qui serait alors un universel intensif. Ou encore, comme le propose Jean-Michel Salanskis, d’envisager d’emblée l’universel selon un partage entre quelques grands « sollicitants » historiques, aussi insistants que fragiles. Universel contrarié, universel difficile, universel en archipel : ce sont trois manières originales de nouer les idées du sujet et de l’identité, de la liberté et de la vérité, du théorique et de l’éthique, de l’être et du discours. Trois manières d’aborder les tours et les retours de l’universel, pour mieux nous aider à naviguer dans une époque qu’on se plaît à dire désorientée. Sommaire Élie DURING et Anoush GANJIPOUR : Présentation. Retours de l’universel Patrice MANIGLIER : L’universel contrarié Étienne Balibar, Des universels. Essais et conférences Élie DURING : L’universel en archipel Jean-Michel Salanskis, Partages du sens. Une présentation de l’ethanalyse Anoush GANJIPOUR : Si c’est un nom. L’universel intensif Jean-Claude Milner, L’Universel en éclats. Court traité politique 3 ENTRETIEN Jean-Claude MILNER : L’universel difficile Entretien réalisé par Élie DURING et Anoush GANJIPOUR Saverio ANSALDI : Nietzsche, philosophe de la Renaissance Christophe Bouriau, Nietzsche et la Renaissance Stefan KRISTENSEN : Soi-même comme les autres Dan Zahavi, Self and Other. Exploring Subjectivity, Empathy, and Shame NOTE Jean-Claude BONNET : Que « pense » le roman de la Révolution française ? Aude Déruelle et Jean-Marie Roulin (éd.), Les Romans de la Révolution. 1790-1912
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XVIIe siècle , n° 3 – 2016 : "Mythologies du Grand Siècle"

Fabula - Xov, 29/09/2016 - 12:30
Référence bibliographique : XVIIe siècle , n° 3 – 2016 : "Mythologies du Grand Siècle", PUF, 2016. XVII e siècle , n° 3 – 2016 Mythologies du Grand Siècle dir. Céline Bohnert et Jean Duron Céline Bohnert, Introduction Emmanuel Bury, Les savoirs mythologiques entre érudition et pédagogie: constantes et mutations à l’âge classique (1599-1715) Anne-Élisabeth Spica, Lire et relire la mythologie à travers les recueils emblématiques, du xvi e au xvii esiècle Ralph Häfner, Nicolas Poussin et la tradition mythographique à Rome autour des années 1630 Thomas Leconte, Mythes et ballet de cour au XVII e siècle: le «ballet du roi» et la construction d’une mythologie royale Jean Duron, «Cette agreable harmonie a les Muses pour meres & pour Maraines»: musique et mythologie au xvii e siècle Thomas Vernet, « Solemque parentem quis reget ». La figure de Marie-Anne de Bourbon Conti au miroir de la mythologie Catherine Cessac, La duchesse du Maine ou la reine Didon: la mythologie mise à l’épreuve Notes et documents Eric Suire, Le tricentenaire de la mort de LouisXIV: un bilan historiographique fécond? Varia Fabienne Henryot, La lecture à La Trappe (1660-1720): théories et représentations Nathalie Freidel, Marie de l’Incarnation, voyageuse immobile en Nouvelle-France Comptes rendus
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Ph. Cabestan (dir.), L’événement et la raison. Autour de Claude Romano

Fabula - Xov, 29/09/2016 - 12:20
L’événement et la raison Autour de Claude Romano Philippe Cabestan (dir.) Le Cercle Herméneutique - Collection Phéno 150 pages - 14 × 21 cm ISBN 978-2-917957-33-2 - septembre 2016 — EUR 18,30 Un esprit superficiel et chagrin pourrait penser que, désormais, la philosophie somnole. Ce serait ignorer que la philosophie en France se porte plutôt bien et que, patiemment, à bas bruit, certes, des travaux particulièrement remarquables nourrissent un débat d’une incontestable fécondité. Ainsi, auteur d’une dizaine d’ouvrages, dont certains ont déjà été traduits en plusieurs langues, Claude Romano développe depuis une vingtaine d’années le projet d’une phénoménologie, mieux : d’une herméneutique phénoménologique qui mérite sans aucun doute de retenir l’attention. Son premier ouvrage, L’événement et le monde, publié en 1998 aux Presses Universitaires de France, ne manque pas d’ambition : il y entreprend d’interroger l’événement dans son être et oppose à l’analytique existentiale de Heidegger une analytique dite événementiale. Plus récemment, en 2010, Claude Romano publie chez Gallimard Au cœur de la raison, la phénoménologie. Il s’agit cette fois d’un livre de méthode qui entend explorer la raison en tant qu’elle nous reconduit, conformément à l’impératif husserlien, aux « choses mêmes ». L’événement et la raison : c’est à partir de ces deux notions que les études ici rassemblées se proposent d’interroger la pensée de Claude Romano. Ont participé à ce volume : Ch. Larmore, B. Leclercq, P. Leconte, P. Lorelle, G. Marcelo, P. Rodrigo, Cl. Romano, Cl. Serban, G. St-Laurent et M.-A. Vallée
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Polish breakfast recipes for scrambled eggs and blackberry porridge | Cook residency

Guardian Unlimited: Education - Xov, 29/09/2016 - 12:01

A good breakfast can suit all budgets, tastes and skill levels – even if your lifestyle tempts you to skip it. In Poland it’s often a multi-course affair, budget-friendly, head-soothing and crowd-pleasing. What’s not to like?

It was when I was a student, living on my own for the first time in London, that I really started to appreciate Polish breakfasts. I rarely managed to get up at breakfast time, much less have anything reasonable in the fridge. But I always woke up starving, and breakfast often consisted of leftovers, thrown together in a melange that sometimes worked surprisingly well, and at others, not at all. When eggs and butter were all I had, scrambled eggs were a trusted friend, eaten straight out of the pan to save on washing up (I remember doing this, imagining I was a character in a Camus novel). I was slightly crazy with the excitement of it all. I daresay students these days are probably more organised and grown up than we were in the 1990s, but a hearty Polish breakfast can suit all tastes, budgets and cookery levels.

Although I’m sure they exist, I’ve never known a Polish person who skips breakfast. It seems to be in our genes, and my nine-month-old daughter and I are no exception.

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I once scoffed at sexual consent classes. Now I'm running them

Guardian Unlimited: Education - Xov, 29/09/2016 - 09:59

I was sceptical when they were introduced at Cambridge back in 2014 – but I soon realised there’s nothing patronising or ‘Orwellian’ about the programme

I went to my first sexual consent classes when I started university in 2014. Along with talks on fire safety and how you can’t live solely off crisps were sessions on the complexity of sexual consent. I laughed them off at the time – but now, I’m running them.

The classes didn’t get the warmest reception. One boy mockingly printed off “official sexual consent permission forms”, which he handed round to everyone. When we talked in the sessions about what we’d do if someone tried to stop during sex, responses included “I’d call her a bitch,” and “I physically can’t stop having sex once I’ve started”.

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Commission administrative du SNCS-FSU du 16 septembre 2016

Sauvons la recherche - Xov, 29/09/2016 - 09:15

Loi travail Les mobilisations importantes de ces derniers mois, dont la dernière du 15 septembre, ont illustré la détermination des salarié-e-s, des privé-e-s d'emploi, des jeunes et des retraité-e-s à obtenir le retrait du projet de loi Travail, à défendre leurs droits et à en obtenir de nouveaux. Cependant, le Gouvernement a fait passer en force par l'utilisation de l'article 49-3, la loi Travail El Khomri. Cette loi est toujours rejetée par l'opinion publique. Cette loi reste dangereuse aussi pour le secteur public car elle peut contribuer à la casse du statut des trois fonctions publiques. Le SNCS continuera à affirmer son opposition à cette loi en attendant son abrogation. Budget de l'enseignement supérieur et de la recherche (ESR) Le Gouvernement a annoncé une augmentation de 850 millions d'€ du budget de l'ESR 2017. Cette augmentation doit notamment soutenir les mesures salariales en cours. Si cette augmentation devrait permettre de stabiliser la situation actuelle, elle reste bien en deçà d'une vraie relance indispensable pour l'ESR. Le SNCS rappelle son exigence qui permettrait une telle relance :
une loi de programmation de l'ESR, avec un financement en augmentation de 3,5 milliards d'euros par année pendant dix ans. C'est seulement si cette condition est satisfaite que pourra être atteint l'objectif de 1% du PIB pour la recherche publique et 2% de PIB pour l'enseignement supérieur ;
un plan pluriannuel sur dix ans de création d'emplois avec la masse salariale correspondante, à hauteur de 6000 emplois annuels de fonctionnaires : enseignants-chercheurs, chercheurs, ingénieurs, personnels techniques, de bibliothèque et administratifs. Un tel investissement est indispensable, pour résorber la précarité (qui affecte plus du tiers des emplois), pour accroître le potentiel humain d'au moins 65% en dix ans, atteindre un niveau de 1% du PIB pour la recherche publique et pour remettre notre pays au niveau des pays équivalents en matière de recherche et d'enseignement supérieur.
la revalorisation urgente des carrières, des rémunérations de tous les personnels de l'ESR. Depuis 30 ans l'évolution de leurs revenus a abouti à un réel déclassement professionnel des personnels de l'ESR, dont les répercussions négatives sur l'attractivité de nos métiers deviennent patentes.

Instances scientifiques (...)

à lire en entier ici : http://sncs.fr/Commission-administr...

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F. Toudoire-Surlapierre, Téléphonez-moi. La revanche d'Écho

Fabula - Xov, 29/09/2016 - 09:04
Téléphonez-moi - La revanche d'Écho Frédérique Toudoire-Surlapierre Date de parution : 03/10/2016 Editeur : Minuit (Les Editions de) Collection : Paradoxe ISBN : 978-2-7073-2988-2 EAN : 9782707329882 Présentation : Broché Nb. de pages : 212 p. Quoi de plus simple en apparence que de téléphoner ? Quels rapports à l’autre le téléphone engage-t-il ? Le moins que l’on puisse dire est que le monde contemporain s’est évertué à diversifier et à complexifier ce rapport à l’autre en multipliant les possibilités d’un contact vocal à distance : appeler ou recevoir un appel, le manquer, y répondre ou laisser sonner, prendre un message… Les possibilités sont nombreuses et disent en filigrane la multiplicité des enjeux identitaires et communautaires dès lors qu’on prend un téléphone en main. Celui-ci a subrepticement pris le pouvoir. Alors qu’il se présente de prime abord comme un écho sonore, nous transformant en autant d’Échos, nous nous sommes employés à en faire un reflet de nous-mêmes, à le narcissiser en quelque sorte. Passionnel ou conflictuel, introspectif ou expansif, le rapport que nous entretenons au téléphone se dévoile au prisme du mythe de Narcisse et d’Écho. D’une manière inattendue, se joue le face-à-face (plus ou moins amical) des médias et de la culture. Parce qu’il ne doute de rien, le téléphone concurrence la littérature, allant jusqu’à lui subtiliser ses propres modalités dialogiques, littéraires et mêmes esthétiques. Il suscite un nouvel usage de soi dont le téléphone portable est l’emblème médiatiquement narcissique où se révèlent autant le plaisir d’une parole qui a su se dérober aux exigences de la présence qu’une inquiétude sourde, ce risque toujours latent de perdre le contact avec l’autre. Mais, au téléphone, suffit-il de raccrocher ? Table des matières… Lire les premières pages…
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