Universidade

University vice-chancellors' average pay now exceeds £275,000

Guardian Unlimited: Education - Xov, 23/02/2017 - 01:01

Union calls for scrutiny of ‘fat cat’ deals as rising tuition fees burden students with debt

University vice-chancellors received an average salary package of £277,834 in the last academic year – more than six times the average pay of their staff – according to a new survey by the universities union.

The report, released on Thursday by the University and College Union (UCU), revealed that 24 British universities had increased packages to their vice-chancellors by 10% or more in 2015-16. Fifty-five universities paid their heads more than £300,000, 11 vice-chancellors now have a package worth more than £400,000 a year, and one vice-chancellor saw her salary increase by 31% in a year.

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F. B. Sandanello, Domício da Gama e o impressionismo literário no Brasil

Fabula - Mér, 22/02/2017 - 20:20
Franco Baptista Sandanello, Domício da Gama e o impressionismo literário no Brasil , São Luís (Brésil), Éditions de l’Université Fédérale du Maranhão, 2017, 1069 p. —ISBN 978-85-7862-611-2 Présentation par Menalton Braff (Prix Jabuti de Littérature, année 2000) Préface par Maria Célia Leonel (professeure titulaire de l’Université de l’État de São Paulo) Vient de paraître aux Éditions de l’Université Fédérale du Maranhão Domício da Gama e o impressionismo literário no Brasil , la première analyse systématique de l’oeuvre du grand conteur et diplomate brésilien, qui fait réevaluer la place de l’impressionnisme littéraire au Brésil. Pour ce faire, le livre examine parallèlement le concept de l’impressionnisme dans la peinture et dans la littérature, accrue d’une riche documentation annotée. De plus, presque quatre cents pages inédites de Domício da Gama, recueillies aux archives des bibliothèques brésiliennes et françaises, sont reproduites à la fin du volume. Domício da Gama a été le premier brésilien a visiter les expositions des peintres impressionnistes (Monet, surtout) et a raconter ses impressions dans ses chroniques, envoyées régulièrement de Paris au journal Gazeta de Notícias (Rio de Janeiro). Son oeuvre littéraire répresente une importante partie de son héritage intellectuel, mise en ouevre presque une décennie avant son dévouement intégral à la diplomacie aux postes de Ambassadeur (Angleterre, États-Unis, Argentine, etc.) et de Ministre des Affaires Étrangères. Par ailleurs, son aide aux missions diplomatiques du Barão do Rio Branco a été essentiel pour assurer la souveraneité territoriale du Brésil dans les départements de l’Acre et de l’Amapá. Ce travail resulte d’une recherche post-doctorale réalisée à l’Université de l’État de São Paulo (UNESP) et à l’Université Sorbonne Nouvelle Paris III en 2015 et 2016. L’oeuvre est disponible gratuitement sur le site Academia.edu: https://www.academia.edu/31464914/Dom%C3%ADcio_da_Gama_e_o_impressionismo_liter%C3%A1rio_no_Brasil Franco Baptista Sandanello est maître de conférences à l’Université Fédérale du Maranhão (Brésil). Docteur ès Lettres par l’Université de l’État de São Paulo (Brésil) et chercheur postdoctoral à l’Université Sorbonne Nouvelle Paris III, il a publié de nombreux articles sur la littérature brésilienne du XIXe siècle et un livre sur les aspects narratifs de l’oeuvre L’Athenée (1888), de Raul Pompeia. Maintenant, il est en train de finir une recherche post-doctorale à l’Université de l’État de Goiás (Brésil) et à l’Université Lyon II Lumière, ainsi que l’organisation des Oeuvres de Domício da Gama . Articles et textes disponibles sur le site: https://unesp.academia.edu/FrancoBaptistaSandanello
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Les Cahiers J.-M. G. Le Clézio , n° 12 : "Corps"

Fabula - Mér, 22/02/2017 - 20:14
Les Cahiers J.-M. G. Le Clézio , numéro 12 : « Corps» Appel à contributions Qu’est-ce qu’un corps? Qu’est-ce que le corps? Comment se peut-il que l’expérience consciente puisse animer cette matérialité dotée de propriétés physico-chimiques? Comment penser et déconstruire la dualité que serait l’être incarné, entre conscient et inconscient, visible et invisible, dedans et dehors, chair et pensée? Quelle place occupent les affects face à l’intellect? Dans quelle mesure l’organisme appartient-il à celui/celle qui l’habite? Quelles relations entretient-il avec son environnement? Qu’est-ce qu’un corps collectif? Existe-t-il un corps contemporain? Comment le corps devient-il signifiant? Comment devient-il écrivant, voire littéraire? Quels imaginaires du corps sont véhiculés par les représentations artistiques et littéraires? Quels en sont les enjeux politiques, sociaux et spécifiquement littéraires? Exerçant une fascination convergente, ces multiples interrogations ont été érigées en des principes de méthodes et d’enquêtes relativement à la connaissance de soi ainsi qu’aux relations avec les autres et le monde [1] . L’hétérogénéité des approches est constitutive de l’objet-même. Elle est indépassable, et c’est ainsi qu’elle s’exprime dans les textes de J.-M. G. Le Clézio: «Étrange, vertigineuse cohésion de ma vie! Pourquoi est-ce que je sens avec mes millions de corps comme si j’en avais un seul? [2] » Dans l’œuvre de l’écrivain franco-mauricien, le corps est un protagoniste incontournable et multiforme: corps fiévreux [3] , corps féminin [4] , corps biologique [5] , corps érotique [6] , corps de l’ailleurs [7] , corps-langage [8] , corps vécu [9] , écriture-corps [10] , corps phénoménal [11] … Comme le montrent les études citées, il n’existe pas un concept ou une vérité du corps, mais une mosaïque de corps. C’est au défi de retrouver, dans toute son extension et son intensité, la question du corps chez Le Clézio que le numéro 12 des Cahiers entend répondre. L’objectif est de rassembler les langages différents de cette notion aussi complexe que la réalité qu’elle recouvre, de leur donner une cohérence et de permettre aux lecteurs de tracer eux-mêmes un chemin de connaissance pour appréhender le corps et ses nombreuses facettes à partir de l’œuvre du prix Nobel, notre contemporain [12] , prouvant une nouvelle fois combien celle-ci bat aux mêmes pulsations que son époque tout en exprimant un rythme singulier. Axes de réflexion Plusieurs pistes de réflexion pourront être suivies: 1. Le corps marqueur culturel et social Anthropologie (David Le Breton [13] , Marcel Mauss [14] ), sociologie (Pierre Bourdieu [15] ) et histoire [16] s’accordent à définir le corps comme un filtre socioculturel et / ou sémantique façonné par un contexte sociohistorique spécifique. Il peut être interrogé dans des registres variés: symbole, image, objet [17] . Que seraient la socialité et la culturalité du corps chez Le Clézio? Quelles significations produit-il? Les articles pourront examiner le reflet de la constitution des savoirs (médicaux, psychanalytiques, etc.) sur le corps, des normes de contrôle culturel et social, du joug colonial, des souffrances infligées par la tragédie sanglante des guerres à répétition du siècle, ou encore des images, de la publicité, des tribunes où se mirent les métamorphoses du corps. 2. Le corps charnel Tant les pratiques de libération et de connaissance de soi que la désincarnation de soi ont encouragé le développement d’une philosophie du corps [18] , sous l’impulsion de la critique féministe de Simone de Beauvoir [19] , prolongée par les contributions d’Hélène Cixous [20] , de Luce Irigaray [21] , de Monique Wittig [22] ou de Judith Butler [23] . Les textes de Michel Foucault [24] , Michel Serres [25] et Michel Onfray [26] participent également à son élaboration, prolongeant en cela les recherches de Georges Canguilhem [27] . Ces études ont mis l’accent sur l’aspect charnel du corps: que ce soit son organicité, sa substance somatique, sa sensualité ou sa sexualité. Quelle vision du monde l’œuvre leclézienne montre-t-elle en termes de santé physique et psychique, de recherche du bien-être individuel, de légitimité accordée au plaisir, d’animalité sensuelle, de violence de contacts non consentis et de saturation de l’espace public par la froideur des simulacres sexuels? 3. Le corps palimpseste et le corps littéraire Entre psyché et soma, il n’y aurait dans (scarifications, stigmates, tatouages) et par l’écriture ni rupture ni frontière, mais plutôt un passage poreux, un continuum qui «incorpore» les perceptions [28] . Cette approche a participé au développement de manières neuves de concevoir les notions de corps et de textualité, qui rappelle le prolongement du corps sur le papier, un «geste pour toucher au sens [29] » dont parle Jean-Luc Nancy. Ces dix dernières années, l’attention s’est en effet tournée vers l’intégration à l’écrit d’éléments biologiques et physiques, de «corpographèses [30] », soit une sémiotisation du corps: l’inscription du sens sur le corps autant que l’inscription du corps comme sens. Que révèlent les phénomènes de marquage du corps des personnages lecléziens? Qu’y a-t-il du corps dans l’écriture ou dans la voix de l’instance narrative leclézienne? Qu’en est-il du corps de l’écrivain [31] , J.-M. G. Le Clézio, dans la substance textuelle même? 4. Le corps-dans-le-monde Le xx e siècle a vu s’estomper la ligne de partage de l’esprit et du corps [32] . Ce dernier est alors perçu comme l’incarnation de la conscience (Merleau-Ponty [33] ), le trait d’union fondamental entre soi et l’autre (du «moi-peau [34] » de Didier Anzieu au «corps parlant [35] » de Jacques-Alain Miller), la contingence et la pesanteur de nos existences selon les problématiques ontologiques posées par les phénoménologues les plus représentatifs de notre temps, d’Edmund Husserl à Jean-Luc Nancy. Enquête de tous les instants sur l’être vivant et la nature, l’œuvre leclézienne s’emploie à révéler tout ce que les corps de ses protagonistes interceptent, à montrer le monde en train de naître à ses sens, à nous plonger en lui. Comment cette approche de l’être par le vécu sensible se développe-t-elle dans les textes de Clézio? Toutes ces questions ne sont qu’indicatives, et chacune d’elles nécessite l’étude de texte(s) leclézien(s) précis. Quant aux choix méthodologiques, de nombreuses approches (comparatives, ethnocritiques, historico-littéraires, narratologiques, philosophiques, (socio)poétiques, sociocritiques, stylistiques, etc.) seront inévitablement mises à contribution, voire devront être combinées, afin de traiter de manière adéquate une problématique dont l’étude peut, si elle est bien menée, contribuer à enrichir tant l’étude du corps, et notamment le corps dans le discours littéraire, que l’œuvre d’un auteur pour lequel la littérature ne peut plus feindre d’être détachée du corps des êtres humains, fictifs ou réels. Modalités de soumission d’une proposition Les propositions d’article en français devront comporter un titre (susceptible de modification), un résumé d’environ 1000 signes environ (2000 signes maximum), qui précise clairement le corpus étudié, puis une bibliographie critique, une notice bio-bibliographique de 5 lignes (comprenant notamment le nom, l’appartenance institutionnelle et l’adresse électronique). Elles devront parvenir avant le 31 octobre 2017 à : Justine Feyereisen: jfeyerei@ulb.ac.be CalendrierRéception des propositions d’article: 31 octobre 2017Transmission de l’avis motivédu comité éditorial et des deux coordinateurs aux auteurs: 15 décembre 2017Réception de l’article rédigé: 15 juin 2018Transmission des corrections ou des recommandations aux auteurs: 15 septembre 2018Retour définitif des textes revus et corrigés: 1 er décembre 2018Publication du numéro par l’éditeur: printemps 2019 Coordinateurs: Paul Dirkx (Université de Lorraine) et Justine Feyereisen (Université Libre de Bruxelles) Responsable: L’Association des lecteurs de J.-M.G. Le Clézio URL de référence: http://www.associationleclezio.com/activites/les-cahiers-j-m-g-le-clezio [1] Des dictionnaires ont même été élaborés afin de rassembler ce que disent les sciences humaines et sociales des pratiques et des représentations du corps: Andrieu Bernard et Boetsch Gilles (dir.), Dictionnaire du corps , Paris, cnrs Éditions, 2008; Marzano Michela, Dictionnaire du corps , Paris, Presses Universitaires de France (Coll. «Quadrige dicos poche»), 2007. [2] Le Clézio Jean-Marie Gustave, L’Extase matérielle , Paris, Gallimard (Coll. «Folio», n°212), [1967] 1993, p. 140. [3] Danou Gérard, «De la fièvre, ou du corps fiévreux à la fièvre du corps ( La Fièvre de Le Clézio et la Montagne magique de Thomas Mann)», Le Corps souffrant. Littérature et médecine , Seyssel, Champ Vallon, 1994, p. 57-76. [4] Delmeule Jean-Christophe, «Figures féminines et poétiques de l’exil: la parole charnelle dans L’Africain », dans Salles Marina et Lohka Eileen (dir.), Les Cahiers J.-M.G. Le Clézio , Paris, Complicités, n°6, 2013, p. 73-83. [5] Jean Raymond, «L’univers biologique de J.M.G. Le Clézio», Cahiers du Sud , n°382, 1964, p. 285-288, repris dans La Littérature et le réel , Paris, Albin Michel, 1965, p. 258-263. [6] Jollin-Bertocchi Sophie, J.M.G. Le Clézio: l’érotisme, les mots , Paris, Kimé (Coll. «Détours littéraires», 2001. [7] Kouakou Jean-Marie, « Corps et langage de l'ailleurs et de l'archaïque dans Voyage à Rodrigues », dans Roussel-Gillet Isabelle et Thibault Bruno (dir.), Les Cahiers J.-M. G. Le Clézio: Migrations et métissages , Paris, Complicités, 2011, n°3-4, p.167-182. [8] Martin Serge, «Les enfants de Le Clézio. Des corps-langage fabuleux», dans Roussel-Gillet Isabelle (dir.), Le Clézio aux lisières de l’enfance , Arras, Artois Presses Université, 2008, p. 77-88. [9] Salles Marina, Le Clézio, peintre de la vie moderne , Paris, L’Harmattan, 2007, p. 209-238. [10] Roussel-Gillet Isabelle, J.M.G. Le Clézio, écrivain de l’incertitude , Paris, Ellipses, 2011, p. 17-40. [11] Feyereisen Justine, « Le Procès-verbal de J.M.G. Le Clézio, pierre de touche d’une quête ontologique», Alkemie , n°19, 2017 [sous presse]. [12] Cavallero Claude, Le Clézio, témoin du monde: Essai , Clamart, Calliopées, 2009; Salles Marina, Le Clézio, notre contemporain , Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2006. [13] Le Breton David, Anthropologie du corps et de la modernité , Paris, Presses Universitaires de France (Coll. «Quadrige essais débats»), [1990] 2011. [14] Mauss Marcel, «Les techniques du corps», Journal de psychologie , xxxii, n°3-4, 15 mars-15 avril 1936. La communication a été présentée à la Société de psychologie le 17 mai 1934, et reprise dans Mauss Marcel, Sociologie et anthropologie , Paris, Presses Universitaires de France (Coll. «Quadrige»), 2003, p. 363-386. [15] Bourdieu Pierre, «Remarques provisoires sur la perception sociale du corps», Actes de la recherche en sciences sociales , Paris, Seuil, vol. 14, n°1, avril 1977, p. 51-54. [16] Corbin Alain, Courtine Jean-Jacques et Vigarello Georges (dir.), Histoire du corps , Paris, Seuil, 2005-2006, 3 vol. [17] Le Breton David, Sociologie du corps , Paris, Presses Universitaires de France (Coll. «Que sais-je?»), 1992, p. 47. [18] Andrieu Bernard (éd.), Philosophie du corps. Expériences, interactions et écologie corporelle , Paris, Vrin, 2010; Marzano Michela, Le Philosophie du corps , Paris, Presses Universitaires de France (Coll. «Que sais-je?»), [2007] 2016. [19] Beauvoir Simone de, Le Deuxième sexe , Paris, Gallimard, 1949, 2 vol. [20] Cixous Hélène, Dedans , Paris, Grasset, 1969. [21] Irigaray Luce, Spéculum , Paris, Éditions de Minuit (Coll. «Critique»), 1974. [22] Wittig Monique, Le Corps lesbien, Paris, Éditions de Minuit, 1973. [23] Butler Judith, Gender Trouble. Feminism and the Subversion of Identity , New York, Routledge, 1990 ; Bodies that Matter. On the Discursive Limits of “sex” , New York, Routledge, 1993; Ces corps qui comptent. De la matérialité et des limites discursives du “sexe” , Trad. Charlotte Nordmann, Paris, Éditions Amsterdam, 2009. [24] Foucault Michel, Histoire de la sexualité. Le Souci de soi. Tome 3, Paris, Gallimard (Coll. «Tel», n°280), [1984] 1997. [25] Serres Michel, Les Cinq sens Philosophie des corps mêlés , Paris, Grasset, 1985; id ., Variations sur le corps , Paris, Le Pommier, 2002; id ., Yeux , Paris, Le Pommier, 2014. [26] Onfray Michel, Le Ventre des philosophes. Critique de la raison diététique , Paris, Grasset, 1989. [27] Georges Canguilhem, disciple de Gaston Bachelard, eut une influence notable sur les penseurs du xx e siècle, parmi lesquels Michel Foucault, dont il fut le directeur de thèse ( Le Normal et le pathologique , Paris, Presses Universitaires de France (Coll. «Quadrige»), [1943] 2013). [28] Bourdieu Pierre, Le Sens pratique , Paris, Éditions de Minuit (Coll. «Le sens commun»), 1980; Dirkx Paul, «Incorporation», dans Glinoer Anthony et Saint-Amand Denis (dir.), Le Lexique socius , http://ressources-socius.info/index.php/reeditions/187-incorporation, 12.02.17. [29] Nancy Jean-Luc, Corpus , Paris, Éditions Métailié, 2000, p. 19. [30] Paveau Marie-Anne et Zoberman Pierre (dir.), Itinéraires. Corpographèses: Corps écrits, corps inscrits , Paris, L’Harmattan, n°1, 2009; Zoberman Pierre, Tomiche Anne et Spurlin William J. (dir.), Écritures du corps. Nouvelles perspectives , Paris, Classiques Garnier (Coll. «Rencontres», n°63), 2013. [31] Dirkx Paul (éd.), «Le corps en amont. Le corps de l’écrivain I», Sociologie de l’art , n°19, 2012; id ., «Le corps en aval. Le corps de l’écrivain II», Sociologie de l’art , n°20, 2012. [32] Merleau-Ponty Maurice, Signes , Paris, Gallimard, 1960, p. 287. [33] Merleau-Ponty Maurice, Phénoménologie de la perception , Paris, Gallimard, 1945, p. 97. [34] Anzieu Didier, Le Moi-peau , Paris, Dunot, 1995. [35] Miller Jacques-Alain, «L’inconscient et le corps parlant», éd. par A.-C. Gauthier E. Miller-Rose et G. Briole, Association mondiale de psychanalyse , 25.09.14, http://www.wapol.org/fr/articulos/Template.asp?intTipoPagina=4&intPublicacion=13&intEdicion=9&intIdiomaPublicacion=5&intArticulo=2742&intIdiomaArticulo=5, 23.02.15.
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Revue de presse du mercredi 22 février 2017

Cahiers Pédagogiques - Mér, 22/02/2017 - 18:50
L'état du système

Commençons par la formation des enseignants.
Un scandale tranquille : des enseignants toujours aussi mal formés dénoncé par Beatrice Mabilon-Bonfils, Sociologue, membre du Think Tank Different, Université de Cergy-Pontoise, Alain Jaillet, Professeur des Universités (spécialiste des technologies de l'éducation), Université de Cergy-Pontoise, et Line Numa-Bocage, Professeure des Université Science de l'éducation, Psychologue, Université de Cergy-Pontoise. “Avec une sorte de consensus tacite, l'ensemble des forces préoccupées par l'école et la formation des enseignants, a jeté un voile pudique sur ce qui pourrait bien constituer à y regarder de plus près, le scandale tranquille auquel le fonctionnement de notre société s'est habitué. Peu de propos syndicaux, peu de propos des mouvements d'éducation populaire, très peu d'universitaires qui devraient pourtant être au centre de ces questions, ne s'élèvent pour discuter la structure de la nouvelle institution et surtout ces effets invraisemblables.”

Et pour François Dubet : « Recruter les profs à bac+5, c'est une erreur ». “Comment en est-on arrivé à recruter des profs avec 4 de moyenne au concours ? Les réponses de François Dubet, sociologue de l'éducation, qui propose un recrutement à bac+1 puis une formation jusqu'à bac+5.”

Un deuxième thème s'impose dans l'actualité, celui des stéréotypes de genre, avec le rapport du Haut conseil à l'égalité entre les hommes et les femmes.
Le Haut conseil à l'égalité entre les hommes et les femmes (HCE) estime que le gouvernement n'est pas allé assez loin en matière de lutte contre les stéréotypes. “Le quinquennat Hollande n'a pas tenu ses promesses en matière d'égalité filles-garçons et de lutte contre les stéréotypes de genre à l'école. Beaucoup d'affichage, pour de maigres progrès... C'est le constat du Haut conseil à l'égalité entre les hommes et les femmes (HCE)."

La lutte contre les stéréotypes sexistes, c'est à l'école que ça commence. C'est en tout en cas la conviction profonde des rapporteurs du Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh) qui publient ce mercredi 22 février un état des lieux de la formation des futurs enseignants à l'égalité filles-garçons. Sa conclusion : il y a encore du travail.

Education : à l'école, les stéréotypes sexistes encore bien présents. “L'école "joue un rôle central pour construire une culture et une société de l'égalité filles-garçons", note l'étude du Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCE). La mixité a pu laisser croire qu'elle allait amener l'égalité entre les sexes. A tort, selon le HCE, créé en 2013 pour succéder à l'Observatoire pour la parité.”

Et justement il y a une Nouvelle offensive de la Manif pour tous sur l'éducation sexuelle. “Le collectif d'associations s'inquiète d'un site, placé sous la tutelle du ministère de la Santé, qui répond aux questions que se posent les adolescents sur l'amour, la sexualité, la contraception, l'avortement, etc.”

Un livre : Orientation et parcours des filles et des garçons dans l'enseignement supérieur de Christine Fontanini, LISEC - Laboratoire Interuniversitaire des Sciences de l'Education et de la Communication. “Deux grands bouleversements ont traversé la deuxième moitié du XXe siècle en France : la massification des étudiant(e)s et l'évolution spectaculaire de la scolarité des filles, notamment dans l'enseignement supérieur.”

Ensuite il y a différents thèmes.
Décrochage : Le défi réussi du ministère. “Il y aura toujours trop de décrocheurs. A preuve le fait que la ministre veut étendre la scolarité à 18 ans. Mais le ministère publie des chiffres qui montrent une réelle décrue en quelques années. Si le nombre de décrocheurs n'a pas été divisé par deux comme l'avait promis F Hollande, on s'en rapproche…

Qu'est ce qu'apprendre ? "Qu'apprend-on exactement à l'école ? Comment apprend-on ?" Ce sont ces questions centrales pour l'éducation que la revue Administration & Education soulève à travers une mise en parallèle d'approches différentes qui rendent ce numéro (2016 n°4) particulièrement intéressant. A l'entrée par les sciences cognitives, privilégiée dans ce numéro, s'oppose presque une analyse toute en finesse des programmes de maternelle par Viviane Bouysse. André Tricot apporte un éclairage original et puissant en essayant d'expliquer pourquoi les élèves apprennent si peu avec le numérique à l'école. Un numéro qui fait date pour les enseignants qui sur le terrain essaient de faire apprendre."

Essai. L'enseignement de l'histoire est-il en péril ? par Jacques Girault Historien dans l'Humanité. “Joëlle Fontaine et Gisèle Jamet ont mené un travail sur l'analyse du fascisme dans les programmes scolaires et livrent un diagnostic inquiétant.”

Après un doctorat, une insertion professionnelle difficile mais finalement « très bonne ». “Si les cinq années suivant le diplôme sont marquées par les contrats courts et un taux de chômage de 14 %, sur le long terme, les docteurs se distinguent par un taux d'emploi et des salaires élevés.”

Bernard Desclaux

Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Enseigner les langues aujourd'hui
N° 534 - Enseigner les langues aujourd'hui
Dossier coordonné par Soizic Guérin-Cauet et Hélène Eveleigh
janvier 2017
Apprendre une langue étrangère, c'est à la fois une évidence pour tous et une difficulté pour chacun. Et les études internationales ne font que confirmer que les Français seraient mauvais en langues. Quelles sont les pratiques qui permettent à l'apprentissage des langues vivantes d'être bénéfique pour nos élèves ?

N° 533 - Créer et expérimenter en sciences et technologie

Dossier coordonné par Évelyne Chevigny et Roseline Ndiaye
décembre 2016
L'enseignement des sciences expérimentales s'est considérablement renouvelé. Ces changements ont visé à mettre l'élève au centre, en prenant en compte les travaux de la didactique ainsi que les réflexions sur le bagage intellectuel de base pour tout citoyen du XXIe siècle, au cœur d'une société basée sur les sciences et les technologies.

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Le migrant dans les discours des deux rives de la Méditerranée : quels contextes ? Quelles représentations ? (Alger)

Fabula - Mér, 22/02/2017 - 16:48
الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية وزارة التعليم العالي والبحث العلمي UNIVERSITE ALGER2 Colloque international Organisé par le laboratoire de Recherche Interdisciplinaire: Analyse du Discours, Didactique des langues et interculturalité LIRADDI Université Alger2, les 28 et 29 novembre 2017 Le migrant dans les discours des deux rives de la Méditerranée: quels contextes? Quelles représentations? Responsables scientifiques Pr. Karima Ait Dahmane Dr. Ratiba Guidoum Appel à communications Date limite de soumission: 15 juin 2017 Nous développons une réflexion autour des représentations du migrant au XXI° siècle dans les discours des deux rives de la Méditerranée, à partir des modalités de la production contextuelle et interdiscursive du sens. La visée du colloque impose un recours aux outils méthodologiques empruntés principalement à l’analyse du discours, visant à observer les mots et leurs manières de dire et à comprendre les processus de catégorisation et de stéréotypisation des «migrants», des «harragas» (migrants qui brûlent les frontières) et des «réfugiés». Ouverte aux langues étrangères, cette rencontre interdisciplinaire a pour objectif de repérer les effets de «la dialectique du Même et de l’Autre» dans les représentations discursives de soi et des autres. Elle cherche également à caractériser l’interdiscours sous-jacent à l’ensemble des prises de parole en faisant appel à différents “modèles de mémoire” (celle des mots et celle des dires). Les principaux axes du colloque sont les suivants:Politiques migratoires et représentations des migrantsGuerre et représentations des réfugiésReprésentation des migrations dans les discours médiatiques (notamment dessin de presse), politiques, littérairesLangues-cultures et récits des migrantsComment est décrite la relation d’altérité entre l’«Autre migrant» et le «soi occidental»dans les discours identitaires des deux rives de la Méditerranée ?Comment les migrants expriment-ils leur rapport à l’altérité?Quelles représentations de l’Europe chez les migrants?Comment sont envisagés les concepts de «migrant» et de «réfugié» à travers les discours de la migration du point de vue des migrants et du point de vue des pays d’accueil? Quels recoupements, quelles différences?Quels courants idéologiques sous-jacents?Quelles relations aux langues-cultures dans les récits des migrants?Ce sont ces questions qui permettront d’appréhender les figures de l’altérité à travers l’espace social, les spécificités culturelles, les tensions conflictuelles et les déterminations historiques. Deux journées seront consacrées à ce colloque au cours duquel des analystes de discours, des littéraires, des historiens et des sociologues participeront avec des interventions sous forme de conférences, communications et ateliers. Mots-clés: «altérité», «interculturalité», «interdiscours», «migration», «positionnement idéologique», «plurilinguisme» et «représentation». C alendrier : 15 juin 2017 Date limite d’envoi des propositions de communication (titre et résumé d’environ 2500 signes espace compris, accompagnés d’une brève notice biographique comportant les renseignements suivants: statut, affiliation et coordonnées) aux adresses suivantes: laboratoireliraddi@gmail.com kaitdahmane@gmail.com 10 septembre 2017 Réponse du comité scientifique du colloque Les contributions peuvent être proposées en français ou en anglais Frais d’inscription50 euros pour les étrangers3000 DA pour les nationauxComité scientifique AIT DAHMANE Karima, Professeur, Université Alger 2 (Algérie) AIT DJIDA Mohand Mokrane, Maître de conférences HDR, Université de Chlef (Algérie) AMARI – ALLOUCHE Nassima, Maître de conférences HDR, Université Alger 2 AMOROUAYACH Essafia, Maître de conférences HDR, Université Alger 2 BARRY Alpha, Professeur, Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3Montaigne (France) BEDJAOUI Meriem, MCA/HDR, ENSSP, Alger (Algérie) BENSLIMANE Radia, Maître de conférences HDR, Université Alger 2 (Algérie). BOUALILI Ahmed, Maître de conférences HDR, Université de Tizi Ouzou(Algérie) BOUDJADJA Mohamed, Maître de conférences HDR, Université de Sétif 2(Algérie) CHARAUDEAU Patrick, Professeur émérite, Université de Paris 13. El BAKI Hafida, Professeur, Université Alger 2 (Algérie). GHEBALOU Yamilé, Professeur, ENSSP, Alger (Algérie) GUIDOUM Ratiba, Maitre de conférences, Université Alger 2 (Algérie). KACED Assia, Maître de conférences HDR, Université Alger 2 (Algérie). LOUNIS Aziza, Professeur, Université Alger 2 (Algérie). MICHAEL RINN, Professeur, Université de Bretagne Ouest, Brest (France) MOKRANI Hachemi, Professeur, Université Alger 2 (Algérie). NGALASSO- Mwatha Musanji, Professeur émérite, Université Michel de Montaigne - Bordeaux 3Montaigne(France) RICHARD Arnaud, Maître de conférences, Université Paul Valéry Montpellier 3 (France) SAADI Nabil, Maître de conférences HDR, Université de Béjaia (Algérie). SERHANE Carla, Professeur, Université de Balamand (Liban) SIBLOT Paul, Professeur émérite, Université Paul Valéry Montpellier 3 (France) SteuckardT Agnès, Professeur, Université Paul Valéry Montpellier 3 (France) TEMMAR Malika, Maître de conférences, Université de Picardie Jules Verne et Céditec, Paris 12 (France).
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I'm tired of law, but is a career break right for me?

Guardian Unlimited: Education - Mér, 22/02/2017 - 16:37

It is possible to take time out from a career in law without being written off, but it might be necessary to retrain

Are you the firm superstar, dutifully taking part at company events, mentoring the new intake and slogging away at your computer? Or are you the associate tired of late nights, Itsu lunches and Starbucks? While some lawyers don’t question their corporate career path, others have found that it is possible to leave, try something else and then get back in without being written off. Firms claim they are becoming more open-minded and leavers say the lure of the law can be strong. Could it be that a career break is a good thing?

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Les écoles en Asie sont-elles l'avenir de l'éducation ?

Cahiers Pédagogiques - Mér, 22/02/2017 - 16:23

Depuis que les comparaisons internationales (études PISA, TIMSS…) existent, se sont imposés le « modèle finlandais » et le « modèle asiatique », aux résultats scolaires excellents mais aux résultats « humains » fort différents. Faut-il s'inspirer du « par-coeur » chinois ou coréen, soutenu par d'innombrables heures de cours particuliers ? Faut-il le rejeter en bloc ?

« Dans les pays asiatiques, on obtient de très bons résultats scolaires : ça marche, parce qu'on n'hésite pas à avoir recours au par cœur et à la discipline et on respecte les maitres. Peut-être nous montrent-ils la voie ? »

Qu'on soit d'accord ou non avec cette addiction, force est de constater que beaucoup d'États du monde ont pris l'habitude, depuis quelques années, d'attacher une importance considérable à leur rang dans les classements internationaux des performances de leurs systèmes éducatifs, dont PISA est le plus connu d'un large public. On entend alors opposer le courage de ceux qui se sont mis en état de « PISA choc » (on cite l'Allemagne, mais aussi la Pologne), c'est-à-dire qui ont entrepris véritablement de se réformer à la suite des informations qu'ils ont tirées de ces enquêtes, à l'inaction de ceux qui se contenteraient de se lamenter.

« Alors que les jeunes Coréens, surdiplômés, sont désormais confrontés au chômage, le pays commence à se pencher sur ce qui se cache derrière les bonnes notes de ses élèves. Conscient que le système éducatif public a atteint ses limites, le ministre de l'Education promet de ne plus regarder seulement les résultats et de donner la priorité au « bonheur ». La promotion des filières professionnelles, jusqu'ici largement dénigrées, est également au programme. Enfin, dès l'an prochain, un « semestre libre » sera instauré au collège, pour que les élèves se consacrent aux matières artistiques ou sportives. »

Libération, 24 avril 2015, « La Corée fait classes à part ».

Ce qui est toutefois étonnant c'est que dans les premières enquêtes PISA, on voyait le groupe des pays scandinaves, avec en tête la Finlande, galoper en haut de classement, pour l'efficacité aussi bien que l'équité de leurs systèmes. Les Finlandais n'ont à l'origine pas été les moins surpris de cette place, puis, de fait, beaucoup de chercheurs et de responsables se sont mis à étudier ces systèmes pour mettre à jour des caractéristiques qui ont été commentées à l'étranger, France comprise : une vraie école de base regroupant l'ancienne école élémentaire et l'ancien secondaire inférieur, un traitement précoce des difficultés d'apprentissage dans le cadre de la classe, à la suite d'une puissante formation des enseignants, une quasi-absence d'évaluations sommatives avant le fin de scolarité obligatoire, etc.

Puis le jeu s'est compliqué : des pays asiatiques sont venus le perturber et montrent, malgré des niveaux de développement encore très disparates (le Vietnam en développement comparé aux riches Hong Kong et Shanghai), des succès impressionnants à qui mesure les performances de leurs élèves.
Le problème est qu'on n'a encore guère étudié ces systèmes pour savoir s'il y a lieu de s'inspirer d'eux ni ce que cela signifierait…

Quelques éléments peuvent toutefois nous permettre de prendre une distance critique et d'amorcer une réflexion, ce qu'a tenté, suite à un colloque comparatiste, la Revue internationale d'éducation de Sèvres dans son numéro « L'Éducation en Asie » (n° 68, avril 2015). On doit considérer les réalités scolaires de l'Extrême-Asie avec autant d'esprit critique que d'intérêt.

De quelle « Asie » parle-t-on ?

Il y a plusieurs « Asies », dont l'Asie indianisée, ou l'Asie musulmane : nous ne parlons là clairement ici que de l'Asie extrême, qui a été marquée profondément par la pensée de Confucius (VIe siècle avant J-C), et par toute l'organisation éducative mise en place dans cette mouvance. Il s'agit de la Chine, du Vietnam, de la Corée et, diversement, du Japon. L'ordre sur terre, seule préoccupation dans des systèmes sans transcendance, est assuré notamment selon le cadre impérial par ceux qui sont recrutés par des concours extrêmement sélectifs mais aussi relativement « démocratiques », avec les guillemets qu'appellent l'anachronisme de l'usage de ce concept. Pouvoir, savoir, position du maître, tout cet héritage a incontestablement marqué ces sociétés, malgré les influences, selon les périodes, coloniales ou non, des modèles ou idéologies d'éducation venant d'Occident.

Ces pays ont des systèmes éducatifs qui fonctionnent, qui scolarisent massivement une population nombreuse, et qui décernent des diplômes qui jouent un rôle majeur, encore que très différents des modèles occidentaux, dans la sélection de leurs élites. Toutefois, un pays comme le Vietnam, ou la Chine, dans sa diversité territoriale, sont modestes dans la description de leur « état » scolaire : les responsables n'hésitent pas à parler par exemple des difficultés considérables à scolariser les enfants des campagnes, ou des minorités, ou ceux qui ont suivi leurs parents dans un exode rural récent vers des villes où le niveau de performances scolaires est élevé.

On pourrait mentionner aussi le fait que l'enseignement officiel est concurrencé par des écoles privées à temps plein, et souvent des écoles étrangères, qui montrent l'insatisfaction des familles, l'obsession de la réussite, mais aussi le relatif désarroi des autorités publiques face à un modèle scolaire compétitif déjà mondialisé.

Quant aux résultats dans PISA de ces pays, il faut aussi les prendre avec des précautions : parfois on n'évalue qu'une région, comme Shanghai, où se concentre depuis longtemps richesse et établissements de prestige. Mais on entend aussi des doutes exprimés par des natifs : les zones rurales ont-elles été incluses dans l'échantillon ? Les résultats sont-ils fiables ? La culture du test permanent comme c'est le cas en Corée ne vient-elle pas pervertir une prise d'information qui se fait par échantillon, et pour une fois sans enjeu pour les élèves, dans le cadre de PISA ?

Essor des cours de soutien privés

Ces pays sont par ailleurs extrêmement marqués à la fois par une tradition et par un essor récent de ce que le chercheur Mark Bray a appelé l'« école de l'ombre », c'est-à-dire les cours privés de soutien payants du soir. Bien connus de ceux qui observent depuis longtemps le fonctionnement de l'éducation au Japon, ils se sont tellement développés que Mark Bray nous donne à craindre que si l'histoire de l'éducation dans le monde au XXe siècle a surtout été celle du développement de la scolarisation publique, le XXIe soit au contraire celui d'un véritable projet d'« usurpation de l'enseignement pour tous » par l'école du soutien scolaire privé (voir ma note de lecture du dernier ouvrage de Bray dans le n° 73 de la Revue internationale d'éducation).

Alors oui, les journées de travail de jeunes élèves jusqu'à minuit, les internats où l'accès aux chambres est impossible avant une heure du matin, le stress immense de jeunes élèves qui disent qu'ils sont privés d'enfance, les taux de suicide élevés, ce ne sont pas des légendes. Non plus que le coût mal calculé d'une école qui semble efficiente, tout simplement parce qu'on n'y inclut pas les dépenses de l'éducation privée par les familles. L'auteur de ce billet s'est même récemment fait expliquer que bien des enfants coréens auraient déjà « fait le programme » au jour de la rentrée, les professeurs s'appuyant là-dessus pour consacrer immédiatement leurs séances à des exercices et tests divers : cet exemple montrerait d'ailleurs une des significations pédagogiques que peut facilement prendre le concept, non plus de classe, mais d'école inversée, si l'on est trop naïf !

Ces pays ne sont pourtant pas que cela : l'école primaire du Japon est particulièrement bienveillante et protégée de la « concourite » qui arrive plus tard dans les scolarités. L'apprentissage du groupe et du travail collectif est sans doute un aspect intéressant de ce qui se passe dans certaines écoles asiatiques.

La fonction de la mémoire

De la même façon, le rôle de la mémoire, valorisé et induit largement, dans le cadre de la Chine, mais aussi du Japon, par le système d'écriture, ne devrait-il pas nous faire réfléchir ? Sommes-nous certains que nos écoles françaises sont au clair sur la fonction de la mémoire et la libération, par des automatismes de procédure, à laquelle elle donne accès ? Le mépris de la mémoire caractéristique de nos pays ne devrait-il pas être reconsidéré, en particulier en entendant des pédagogues de la sphère confucéenne nous dire que la mémoire est là pour libérer, une fois son travail fait, du temps pour la pensée ? Il en va de même pour le fait de « copier », que condamne sans appel notre romantisme atavique, sans qu'on réfléchisse assez à la fonction qui peut être la sienne dans les apprentissages.

Il convient donc d'être vis-à-vis de l'éducation dans ces pays à la fois critique et curieux, sans considérer qu'il y aurait un « modèle » reproductible sur l'éducation qui viendrait d'Extrême-Orient. On peut s'en étonner, le souhaiter, peut-être même l'attendre…

Roger-François Gauthier
Inspecteur général de l'administration de l'Éducation nationale et de la Recherche

A lire aussi :

« L'éducation en Asie » Recension du dossier de la Revue internationale d'éducation de Sèvres, n° 68, avril 2015

Ce qui fait la force de l'école en Chine Entretien avec Jean-Marie De Ketele

La refondation de l'école vue de Finlande Entretien avec Claude Antilla

L'école japonaise, sans stéréotypes Entretien avec Jean-François Sabouret

Dossier sur « L'école en Finlande », n° 432 des Cahiers pédagogiques

Ce qu'en dit Éric Charbonnier

« Les comparaisons internationales ont pris réellement leur essor dans les années 2000 et permettent aujourd'hui de positionner l'école française par rapport à ses voisins de l'OCDE. Disons-le donc clairement, la France est dans la moyenne des 34 pays de l'OCDE évalués dans PISA. Les plus optimistes diront que la situation n'est donc pas aussi alarmante qu'on le prétend souvent ; les autres, qu'elle n'est pas aussi brillante que ce que l'on pouvait escompter, surtout par rapport à l'investissement financier consenti ou encore à l'image positive que le mot “éducation” véhicule dans notre conscience collective. »

« Quelle France dans 10 ans ? », Contribution pour France Stratégie, novembre 2013

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Now a degree is a commodity, no wonder more students are cheating | Poppy Noor

Guardian Unlimited: Education - Mér, 22/02/2017 - 15:41
Of course plagiarism is wrong. But treating students as consumers sends them a very clear message: your money is just as important as your mind

It was reported this week that the Department for Education is considering new penalties for students who plagiarise essays. This comes after an investigation by the Times in 2016 found that 50,000 students had been caught cheating on their university degrees in the three years before.

Students were paying anywhere between £100 and £6,750 for an essay, and this widespread cheating has led to suggestions that criminal records could be dished out to offenders. But with a generation now forking out in excess of £50,000 for their degrees, is anybody surprised that a university education now feels like another asset that can simply be bought?

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Penser, représenter et vivre l’espace (XV e -XVIII e siècle) (Québec)

Fabula - Mér, 22/02/2017 - 14:15
APPEL À COMMUNICATIONS Penser, représenter et vivre l’espace (XV e -XVIII e siècle) Colloque « Jeunes chercheurs » du Centre interuniversitaire de recherche sur la première modernité (CIREM) Université Laval, Québec 18-19 mai 2017 Mesurer, construire, parcourir, décrire, tracer, habiter, partager : autant d’approches, d’usages, de représentations qui, de la fin du XVe siècle à la Révolution française, portent témoignage de ce que l’on pourrait appeler des régimes de spatialité qui structurent la vie quotidienne, informent les modes de représentation, de production, d’échange. C’est précisément ce rapport, complexe et pluriel dans les savoirs qui l’informent et les formes qui l’investissent, que cette nouvelle édition du colloque «Jeunes chercheurs» du CIREM propose d’examiner en ses théories, de décliner en ses diverses pratiques, d’appréhender en ses divers dispositifs poétiques et artistiques. De l’exploration des terres inconnues au cadastre des propriétés, de l’arpentage des territoires au geste cartographique, des propositions mathématiques aux théories physiques, de l’intimité du for privé à l’exercice public d’un espace partagé, de l’hôtel particulier à la rue, du cabinet de travail au café, de la cellule au boudoir, de la représentation de la ville à celle de la nature, pour ne citer, parmi d’autres, que ces quelques exemples, l’espace se découvre, s’invente, s’expérimente, s’organise, mobilisant savoirs, pratiques, acteurs, dont nous proposons d’explorer les fondements, les dynamiques, les formes et les discours. Dans le cadre de cette réflexion, nous sollicitons des propositions qui s’inscrivent, à titre d’exemple, dans les axes suivants:Les sciences et théories de l’espaceLes lieux de savoir et leurs réseauxLes lieux du pouvoirVie privée / vie publiqueEspace(s) et identité(s)Les ailleursLa ville / la campagneLieux et espaces marchandsEspace et/en mouvementEspace et divertissementEspace et spectacularitéPeindre l’espaceL’espace et ses aménagementsLes lieux de la fictionGéographie(s) du corpsSexuation de l’espaceExil(s) Enfermement(s) De nature interdisciplinaire, ce colloque accueillera les jeunes chercheurs (des étudiants à la maîtriseou au «master» ainsi que des doctorants et postdoctorants) œuvrant dans les différents champs des sciences humaines, de la littérature à l’histoire, en passant par la philosophie et l’histoire de l’art. Les communications, inédites et en français, ne devront pas dépasser les vingt minutes allouées à chaque participant. Les propositions de communication (titre et résumé de 250 mots, niveau d’études, ancrage institutionnel) doivent être envoyées au comité organisateur avant le mercredi15 mars 2017 à l’adresse suivante : cierl.jeunes.chercheurs@gmail.com Les Cahiers du CIERL (Éditions Hermann, Paris) accueilleront les articles issus des communications après leur examen par un comité d’évaluation. Comité organisateur : Antoine Blais-Laroche,Camille Gagné,Claire Sinquin,Ariane Sybertz,Sara Trottier Accompagnement scientifique : Thierry Belleguic etSabrina Vervacke
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Émilie Corswarem, Christophe Pirenne (dir.), Baldassare Galuppi - L'œuvre opératique, instrumental et religieux

Fabula - Mér, 22/02/2017 - 12:53
Baldassare Galuppi - L'œuvre opératique, instrumental et religieux (dir. Émilie Corswarem, Christophe Pirenne) La réédition de la partition de L’Inimico delle donne , opera buffa de Baldassare Galuppi (1706-1785) et sa création mondiale par l’Opéra royal de Wallonie furent l’occasion de réinterroger sa biographie, sa production opératique et religieuse ainsi que la réception dont ses œuvres ont fait l’objet. Table des matières ISBN 978-2-406-05833-5 220 pages - Livre broché - 33 €
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Marie-Odile Thirouin (éd.), «À vous de cœur... » André Spire et Otokar Fischer 1922–1938

Fabula - Mér, 22/02/2017 - 12:50
Référence bibliographique : «À vous de cœur» André Spire et Otokar Fischer 1922–1938 , Éditions Depozitář, Musée de la littérature tchèque, Prague, collection "Dokumenty", 2017. EAN13 : 9788087376300. André Spire et Otokar Fischer, deux poètes et intellectuels engagés que tout semble séparer, entament, dans l’Europe de l’entre-deux-guerres, seize années d’échanges épistolaires intenses et lumineux, une relation de cœur à cœur. Spire (1868-1966) est Français, républicain et sioniste; Fischer (1883-1938) patriote tchèque et Juif assimilé. Même leur conception de l’expression poétique et de son outil les oppose : Spire est pionnier du vers libre tandis que Fischer reste attaché à laprosodie classique du vers rimé. Mais c’est précisément la distance géographique, linguistique et culturelle comme les différences d’engagement et de choix des moyens artistiques, qui leur permettent de développer un riche débat sur leur expérience d’écrivains, de poètes et de traducteurs, sur leurengagement social et politique, sur la place de la judéité dans leur identité (Spire est champion de longue date d’une affirmation juive pleinement assumée, tandis que Fischer redécouvre, étonné, une appartenance occultée dans sa jeunesse). Otokar Fischer a connu une fin tragique le 12 mars 1938, foudroyé à la nouvelle de l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne nationale-socialiste, et André Spire a été contraint par les lois antisémites de Vichy de quitter la France en 1941. Cette amitié brutalement interrompue, dont témoignent 147 lettres et documents inédits, constitue un pan encore inconnu des relations culturelles franco-tchèques à un moment dramatique de l’histoire européenne. Distributeur en France : Biblieurope 50 rue Curial 75019 Paris (http://biblieurope.fr/) Le Musée de la littérature tchèque a publié la traduction de ce volume sous le titre : „Ze srdce váš...“ André Spire a Otokar Fischer 1922–1938 (ed. Marie-Odile Thirouin) Table des matières : Préface par Marie-Brunette Spire Essai historique de Kateřina Čapková: "Judaïsme et nationalisme dans les correspondances d’Otokar Fischer" Introduction et commentaire de Marie-Odile Thirouin: "André Spire et Otokar Fischer: une amitié de poètes aux prises avec l’Histoire" «À vous de cœur…» André Spire et Otokar Fischer : Correspondance 1922–1938 Annexes Repères biographiques Bibliographies Index des noms de personnes et des noms de revues Illustrations
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Bulletin de la Société Internationale d'Etudes Yourcenariennesn° 37

Fabula - Mér, 22/02/2017 - 12:46
Référence bibliographique : Bulletin de la Société Internationale d'Etudes Yourcenariennes, SIEY, 2017. EAN13 : ISSN09877940. Le Bulletin de la SIEY n° 37 est sorti (246 p. ; prix 25 €) - La Société Internationale d’Études Yourcenariennes - R. Poignault, Informations - B. Boulanger-Comte, Mulier viator : la femme maîtresse de son destin dans Feux et Nouvelles orientales - S. Faure-Froger, L’esprit et le parfum - R. Boukabous, L’écriture de l’Orient dans les Nouvelles orientales -J. M. G. Dothas, L’ekphrasis dans l’œuvre romanesque de Marguerite Yourcenar - A. Diouf, La scène narrative dans le roman de Marguerite Yourcenar: une scénographie de la paratopie - Y. Bernier, Inventaire de la discothèque de Petite Plaisance - M. A. Masiello, Choix bibliographique 2016 - J.-P. Castellani, R. Poignault, Comptes rendus - L. Gillet, Madame Yourcenar, je présume - L. Gillet, R. Poignault éd., Correspondance Marguerite Yourcenar-Johan Polak
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L’original absent : exhumation et reproduction des corps dans la littérature contemporaine (Rennes)

Fabula - Mér, 22/02/2017 - 12:40
En nous plaçant dans le cadre d’une réflexion sur la sortie du paradigme indiciaire dans la littérature contemporaine [1] , nous nous proposons d’explorer les rapports entre les corps et l’original absent dans la littérature de l’extrême contemporain. Nous cherchons à mettre à l’épreuve l’hypothèse de l’abandon de la représentation d’une recherche de corps perdus dont on tente de faire le deuil. Peut-on considérer que la littérature contemporaine renonce à l’exhumation ou à la déploration de corps que l’on ne retrouvera pas pour adopter une activité créatrice de re-production de corps conçus comme copies sans originaux? Cette question pourrait se poser aussi bien de manière théorique que de manière très concrète. Comment, par exemple, la littérature traite-t-elle les exigences de la justice transitionnelle en matière de reconnaissance et de réparation des victimes dans un contexte d’après-violence politique? Épouse-t-elle les exigences de la société civile en matière de redécouverte et de nomination de corps disparus? Propose-t-elle un parcours parallèle de re-création des corps des victimes, originaux absents dont elle ne peut proposer que des copies fictionnelles ? Si on suppose que représenter les corps comme la reproduction d’originaux absents témoigne d’une implication politique propre à l’extrême contemporain, n’y aurait-il pas, par-delà la recherche et de l’exhumation de corps perdus, une remise en cause d’une conception essentialiste des corps et des identités ? La littérature est-elle alors un espace de questionnement de la performativité des corps, qui permet de réarticuler les catégories de la domination, en en proposant une re-production fictionnelle dépassant la problématique de la représentation de corps disparus ? Au moment même où l’autorité de la norme est subvertie par des pratiques citationnelles, qu’en est-il de la déconstruction de celle de l’Auteur? Les copies que la littérature met en scène – copies de corps ou copies d’objets d’art – peuvent-elles encore fonctionner comme des interfaces entre un spectateur et un créateur dont on chercherait à retrouver la trace du corps à même l’objet? Ou, devenues constructions fictives, copies sans original, offrent-elles un lien brisé entre le corps d’un créateur toujours absent et la re-création littéraire d’un œuvre sans origine assignable? Les pistes de questionnements que nous proposons sont purement indicatives. Nous souhaiterions recevoir des propositions qui touchent à ce sujet, selon trois axes : historique et mémoriel, politique et performatif, et esthétique. Date limite d’envoi des propositions de communication: 15 avril 2017 . Les propositions ne devront pas dépasser 400 mots et seront à envoyer à l’adresse suivante: originalabsent@gmail.com. Le colloque aura lieu le 2 juin 2017 à l'Université Rennes 2. [1] Sur ce sujet, voir l’article d’Emmanuel Bouju, «Force diagonale et compression du présent. Six propositions sur le roman istorique contemporain», dans Écrire l’histoire, numéro 11, dossier «Présent (1)» sous la direction de Sylvie Aprile et Dominique Dupart, Marseille, Éditions Gaussen, 2013; p. 51-60.
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La Revue de Philologie et de Communication Interculturelle n o 2 : «Au-delà des frontières»

Fabula - Mér, 22/02/2017 - 12:34
La Revue de Philologie et de Communication Interculturelle (RPCI) est une revue spécialisée bilingue fondée et gérée par le Département de Langues Etrangères et de Communication Interculturelle de l’Académie Technique Militaire de Bucarest. Lancée en ligne à partir de 2016, la revue - dont le rythme de parution est deux fois par an - accueille des contributions qui font l'objet d'une double évaluation anonyme par des pairs. Chaque numéro vise à rassembler et à promouvoir des approches novatrices portant sur les domaines suivants: littérature, littérature comparée, littérature et civilisation, communication interculturelle, études culturelles, linguistique, linguistique appliquée, traduction, didactique des langues. RPCI publie des articles scientifiques, des essais critiques et des critiques de livres. Chaque numéro accepte des contributions qui respectent un certain sujet d’intérêt général, mais aussi de diverses autres contributions. La date de remise des articles : La Revue de Philologie et de Communication Interculturelle paraît deux fois par an, en janvier et en juin. Les dates de remise des contributions seront le 1 er décembre et le 1 er mai . Pour le numéro 2 du mois de juin 2017 , la Revue de Philologie et de Communication Interculturelle vous invite à envoyer vos contributions originales et de qualité sur le sujet Au-delà des frontières . Les axes de ce numéro seront (sans exclusive ni restriction): Littérature et migration, Discours hybrides, Etudes culturelles, Etudes de genre, L’acquisition de la langue seconde et la méthode de l’émergence, La didactique des langues . La date de remise des articlespour ce numéro: le 1 er mai 2017. Les contributions, en français ou en anglais , sont à adresser à Daniela MOLDOVEANU ( daniela.moldoveanu@mta.ro )et à Andreea PREDA ( andreea.preda@mta.ro ). JPIC is a specialist plurilingual journal issued by the Department of Foreign Languages and Intercultural Communication of the Military Technical Academy. Launched in 2016 in on-line format, JPIC is a peer-reviewed, biannual international journal that sets out to bring together and promote innovative approaches in the following areas: literature, comparative literature, literature and civilisation, intercultural communication, cultural studies, linguistics, applied linguistics, second language acquisition, foreign language teaching methodologies, translation studies. JPIC publishesscientific papers, review essays and book reviews, each issue consisting of either various contributions or contributions on particular themes of wide interest. Deadline for Submissions : Journal of Philology and Intercultural Communication is published biannually in January and June . The deadlines for submission of contributions are December 1 and May 1 . For the June 2017issue entitled „ Crossing Borders ”, Journal of Philology and Intercultural Communication invites you to submit original and quality essays, research articles and reviews on (but not limited to) the following topics: Literature and Migration, Mixed-Genre Literature, Cultural Identity Studies, Gender Studies, Second Language Acquisition and Emergentism, Foreign Language Teaching. The deadline for submission of contributions for this issue is May1, 2017 . Please email your contributions to: daniela.moldoveanu@mta.ro and andreea.preda@mta.ro .
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Le musicien raté: le retour! (Paris)

Fabula - Mér, 22/02/2017 - 12:31
Le musicien raté: le retour! Journée d’étude organisée par Emmanuel Lascoux, Stéphane Lelièvre et Marie-Hélène Rybicki Université Paris-Sorbonne Centre de Recherche en Littérature Comparée Axe «Littérature et Musique» - Responsable: Stéphane Lelièvre Paris, vendredi 17 novembre 2017 « La musique continua. — "Assez ! assez !" criait-il. — "Un peu de patience" répétait Bouvard. Pécuchet tapotait plus vite sur les lames de verre, et l’instrument vibrait, et le pauvre homme hurlait, quand le médecin parut, attiré par le vacarme.» Voilà peut-être le seul passage où Flaubert – dont on sait qu’il invente le «ratage» en littérature, jusqu'à lexicaliser le terme en ne cessant de se l’appliquer dans sa Correspondance –, fait superbement «rater» la musique : fiasco attendu, car la musique ne peut échapper à l’anti-pédagogie de Bouvard et Pécuchet – et double, puisqu’ici décuplé en déroute musicothérapique par le fatal secours de la médecine. L’évocation littéraire d’un tel «ratage musical» suscite les questionnements suivants:Est-on donc en droit de chercher «le musicien raté» en amont de la littérature ?Que devient en aval, jusqu'à nous, cette figure ?Faut-il franchir les bornes génériques pour le trouver ?Quelle part de rêve peut comporter ce «ratage» délibéré du «personnage musical» ? Mais qui se cache derrière la figure du «musicien raté» :un «vrai» musicien, compositeur et/ou interprète ?un musicologue, selon la vieille boutade des musiciens ?un professeur de musique, se consacrant à l’enseignement faute de pouvoir créer?un philosophe,depuis Socrate, dont on rapporte le regret de n’avoir pu mettre Ésope en musique, jusqu’à Nietzsche au moins, qui a écrit de la musique, sur la musique, contre la musique, et presque uniquement grâce à elle, à condition d'appeler Musique toute la production des Grecs ? Et si seul le maître des mots peut vraiment «dire» ce «ratage», l'écrivain veut-il, doit-il, peut-il réchapper du destin de «musicien raté», quand le silence même lui est soufflé par le rythme, et que «les dieux vocaux, asémantiques» chers à Quignard, ne l'écoutent ni ne l'exaucent ? Nous nous proposons, lors de cette journée d’étude qui prolonge un colloque de mai 2014, d’apporter quelques éléments de réponse à ces problématiques – ou de débattre toute autre question suscitée par les différentes figures possibles du «musicien raté», qu’il s’agisse de personnes réelles ou de personnages de fiction, d’écrivains, de philosophes, de musicologues recourant aux mots plutôt qu’à l’art musical, ou de «musiciens ratés» pratiquant leur art malgré tout, tantôt par aveuglement (par surdité!), tantôt par choix. Les projets de communications (titre et résumé de 2000 caractères maximum), assortis d’une courte biographie, sont à adresser, avant le 15 avril 2017 , à Emmanuel Lascoux ( emmanuel.lascoux@gmail.com ), Stéphane Lelièvre ( st.lelievre@gmail.com ) et Marie-Hélène Rybicki ( hrybicki@uni-potsdam.de ).
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«Médium et discours» - Colloque Jeunes Chercheurs en Sciences du langage2017 (Montpellier)

Fabula - Mér, 22/02/2017 - 12:29
Colloque des Jeunes Chercheurs en Sciences du langage «Médium et discours» 12 et 13 octobre 2017, Université Montpellier 3 http://www.praxiling.fr/colloque-jeunes-chercheurs-praxiling-2017.html Appel à communications Les doctorants en Sciences du Langage du laboratoire Praxiling (UMR 5267) de l’Université Paul-Valéry de Montpellier organisent la 10 e édition du Colloque Jeunes Chercheurs (CJC 2017). Ces journées pluridisciplinaires s’adressent aux doctorants et aux jeunes docteurs (jusqu’à trois ans après leur soutenance). Argumentaire Avec cette 10 e rencontre du Colloque Jeunes Chercheurs, nous proposons une réflexion autour de la question du médium et de son influence dans la production des discours. Tout d’abord, la notion même de médium apparaît entourée d’un certain flou épistémologique. Cela soulève plusieurs questionnements quant aux emplois de ce terme que l’on retrouve dans la littérature scientifique en Sciences humaines et sociales, notamment en Info-Com et en Sciences du langage, emplois qui ne sont pas toujours univoques. Un besoin de clarification en ce sens nous semble d’autant plus urgent que, dans l’ère du numérique, la question du médium a un rôle central. Le terme médium est défini par le Trésor de la langue française , dans son emploi en langage courant, comme «ce qui sert de support, d’intermédiaire à quelque chose», et plus précisément, dans le domaine de la sociologie de la communication, comme «moyen de transmission d’un message». Pour clarifier cette définition, nous entendons la notion de médium à l’instar de Renucci et Belin (2010) : «est donc susceptible de devenir médium tout élément situé entre deux personnes et indispensable à la relation entre ces deux personnes». Ainsi, l’extension de cette notion étant par nature si large, l’on peut «ériger le médium en une vaste catégorie de pensée, comprenant tout moyen, naturel ou artificiel, qui permet l’expression et la communication de la pensée : en ce sens, la voix, l’écriture, l’image, la route, le télégraphe, le signe de la main, le monument, peuvent être considérés comme autant de médiums particuliers» ( ibid. ). Autrement dit, il s’agit du « dispositif véhiculaire. L’organe de transmission. L’invisible support» (Debray, 1998). Dans ce cadre, nous considérons que les «(mass-)médias» ne représentent qu’un sous-ensemble bien précis des moyens de communication. La fonction à laquelle nous nous intéressons est donc celle «du relais, de l’intermédiaire, du support» (Renucci & Belin, 2010). Comme Maingueneau le dit, «aujourd’hui on est de plus en plus conscient que le médium n’est pas un simple moyen de transport pour le discours, mais qu’il contraint ces contenus et commande les usages qu’on peut en faire» (2016). Quelles sont alors les influences sur nos discours du médium choisi pour communiquer ? Quel rôle joue-t-il dans la conception, la production et la réception de nos discours? Et inversement, comment les usagers s’approprient-ils les médias qu’ils utilisent? Cette problématique pouvant être abordée sous plusieurs perspectives, nous proposons trois axes majeurs, qui pourront guider vos propositions de communication. Axe 1. Quel est l’impact du médium sur les genres discursifs? Travaillée et (re)classifiée par de nombreux chercheurs en sciences du langage, parmi d’autres domaines, la notion de genres du discours est aussi floue que celle de médium. Selon les classifications diverses, les genres du discours peuvent être déterminés par plusieurs facteurs. Pour nous, les paramètres mis en place par Mikhaïl Bakhtine (1984) seront suffisants : « contenu thématique, style et construction compositionnelle ». Les genres discursifs « fusionnent indissolublement dans le tout que constitue l’énoncé, et chacun d’eux est marqué par la spécificité d’une sphère d’échange. » Les conditions situationnelles et finalités attendues évoluent grâce à une mutation constante des domaines de l’activité humaine ( ibid. ). Parce que les genres du discours se forment « par rapport à des lieux de production, de diffusion, et de réception dans lesquels ils s’inscrivent et qu’ils caractérisent », ils semblent dépendre du médium choisi par le producteur du texte (Beacco, 2004). Effectivement, « une transformation importante du médium modifie l’ensemble d’un genre de discours » (Maingueneau, 2016). Ces réflexions diverses sur le genre du discours soulèvent quelques questions : le médium influe-t-il la définition et la classification des genres du discours ? Comment les genres discursifs peuvent-ils changer selon le médium employé ? L’évolution incessante de l’activité humaine crée-t-elle des nouveaux genres ou refaçonne-t-elle des genres déjà connus ? Axe 2. Quel est le rôle du médium dans l’articulation entre oral et écrit ? Les termes écrit et oral ont souvent été employés dans les travaux en linguistique pour décrire et définir des formes « d’actualisation de la langue » (Gadet & Guérin, 2008) adhérant à des degrés différents à la norme: l’écrit serait ainsi identifié avec les actualisations correspondant au modèle standardet l’oral avec celles divergentes de ce modèle ( ibid. ). Cependant, une telle utilisation de ces termes témoigne de la non-distinction sous-jacente entre le plan médial (code phonique/code graphique) et le plan conceptionnel (langage parlé/langage écrit). Suivant le modèle proposé par Koch et Österreicher (2001), en croisant ces dimensions, on obtient quatre catégoriesplus aptes à définir les actualisations langagières: parlé phonique, parlé graphique, écrit phonique, écrit graphique . Dans ce cadre, nous posons la question du rôle du médium, volet qui semble encore peu exploré et qui gagnerait à être intégré à la réflexion dans ce domaine. Par exemple, on pourra relever des productions qui diffèrent entre elles à la fois au niveau de l’expression des contenus et dans leurs formes linguistiques tout en étant susceptibles d’être considérées comme du parlé graphique (cf. une lettre privée écrite sur papier et un courrier électronique privé). Quelle est l’influence du médium sur ces écrits ? Quel est le poids des contraintes que chaque médium impose à la production du discours? Comment peut-on évaluer, à parité de possibilités, le choix de la part d’un sujet de tel ou tel médium? Axe 3. La communication est-elle configurée par le médium? Qu’il soit à l’oral, en écriture manuscrite ou en écriture numérique, le médium n’est pas sans effet pour son utilisateur. Nous nous intéresserons particulièrement à la notion de contexte, présente dans le modèle de Peirce (1978), qui semble préfigurer et configurer la production discursive. C’est notamment visible dans des domaines diversifiés tels que l’acquisition de l’écriture (Plane, 2006) et les réseaux sociaux (Youn, 2012). Quel qu’il soit, le médium implique toujours des règles, implicites ou non, qui permettent sa bonne utilisation et la transmission d’un message ; cependant, un phénomène notable est l’appropriation du médium par l’utilisateur. Nous parlons ici d’un détournement du médium et de ses fonctions présupposées afin d’obtenir une optimisation de celui-ci pour satisfaire des besoins propres à l’utilisateur ou à un groupe d’utilisateurs. Selon Pignier et Gobert (2014), la strate énonciative des technologies qui comprend le croisement des disciplines scientifiques ayant engendré les techniques numériques préfigure des scènes pratiques d’écriture et de lecture mais elle ne configure et ne figure pas le sens. Le cadre qu’impose le médium est-il un frein pour la liberté discursive ou à l’inverse est-il garant du bon déroulement des échanges? Que se passe-t-il quand l’utilisateur se libère des limites posées par le médium? Toute proposition de communication en lien avec notre thématique de colloque sera examinée avec la plus grande attention. Nous accueillerons avec un intérêt particulier les soumissions qui se concentrent notamment sur les formes linguistiques dans les actes de communication. Les actes de ce colloque seront publiés après révision du comité scientifique. Bibliographie: Bakhtine, M. M. (1984). Esth étique de la création verbale . Paris: Gallimard. Beacco, J.-C. (2004). «Trois perspectives linguistiques sur la notion de genre discursif». Langages , 38, 109-119. Debray, R. (1998). «Histoire des quatre M». Les cahiers de médiologie , 6, 7-24. Gadet, F. et Guérin, E. (2008). «Le couple oral/écrit dans une sociolinguistique à visée didactique». Le français aujourd’hui , 162, 21-27. Koch, P. et Österreicher, W. (2001). «Gesprochene Sprache und geschriebene Sprache. Langage parlé et langage écrit». G. Holtus, M. Metzeltin et C. Schmitt (éds.), Lexikon der romanistischen Linguistik , 1-2, 584-627. Maingueneau, D. (2016). Analyser les textes de communication. Paris : Armand Colin. Peirce, C. S. (1978). Écrits sur le signe (textes rassemblés par G. Deledalle). Paris: Seuil. Plane, S. (2004).«Médium d'écriture et écriture littéraire». Le français aujourd'hui ,2, 153,33-40. Pignier, N. et Gobert, T. (2014). «Sens, supports et dispositifs. Le design des TIC en termes de dessins et de desseins». XIXe congrès de la Société française des sciences de l'information et de la communication . Paris:L'Harmattan. Renucci, F. et Belin, O. (2010). Manuel Infocom. Information, communication, médiologie. Paris: Vuibert. Youn, K.-H. (2012) « [lu], groupe d’expériences textuelles. L’avant-garde dans la littérature coréenne aujourd’hui ». Poésie , 139-140, 263-269. Modalités de soumission: Les propositions de 500 mots maximum, bibliographie non comprise, devront être envoyées avant le 30 avril 2017 à l’adressemail suivante : cjcpraxiling2017@gmail.com. Les soumissions se font sous forme d'abstract anonyme en français ou en anglais, en format .doc(x) ou .pdf. Le prénom et le nom de l’auteur.e seront précisés dans le corps du mail, ainsi que l’intitulé de la communication et l’établissement de rattachement. Les propositions reçues seront examinées en double aveugle par deux membres du comité scientifique. Les résultats vous seront communiqués courant juillet 2017. Frais d’inscription : Les frais d’inscriptions pour les communicants s’élèvent à 70€ jusqu’au 31.08.2017 et 90€ à compter du 01.09.2017. Ils comprennent les pauses-café et les repas de midi. L’acquittement des frais d’inscription se fait via le site du CJC Praxiling 2017: http://www.praxiling.fr/colloque-jeunes-chercheurs-praxiling-2017.html . Comité scientifique: en cours Comité d’organisation: Beatrice Dal Bo, Laura Davis, Jérémy Laboureau – PRAXILING (UMR 5267), Université Montpellier 3. Contact : cjcpraxiling2017@gmail.com Junior Researchers Symposium of Language Sciences “Medium and discourse” 12 & 13 October 2017, Université Montpellier 3 http://www.praxiling.fr/colloque-jeunes-chercheurs-praxiling-2017.html Call for Papers The Language Sciences PhD students of the Praxiling research unit (UMR 5267) of the Université Paul-Valéry of Montpellier are organizing the 10 th edition of the Junior Researchers Symposium of Language Sciences. This multidisciplinary event is intended for PhD students and recently graduated researchers (up to three years after their thesis defense). Argument In the 10 th edition of the Junior Researchers Symposium, we offer a reflection around the question of the medium and its influence in the production of discourse. First and foremost, the notion of medium itself appears to be surrounded by a certain epistemological vagueness. This raises several questions as to the uses of this term, which we find in the scientific literature of the humanities and social sciences, particularly in the domains of Information-Communication and Language Sciences. These uses are not always unequivocal. A need for clarification appears to be even more urgent, in the digital age, inasmuch as the question of medium has a central role. The term medium is defined by the Trésor de la langue française , for its use in common language, as “that which serves as support, intermediary to something,” and more precisely, in the domain of the sociology of communication, as “means of transmission of a message”. To clarify this definition, we discern the notion of medium in the manner of Renucci and Belin (2010): “is therefore likely to become medium every element situated between two people and indispensable to the relationship between these two people”. Thus, the extension of this notion being so wide by nature, one can “establish the medium in a vast category of thought, consisting of all means, natural or artificial, which allow for the expression and the communication of thought: in this sense, voices, writing, images, roads, telegraphs, sign languages, monuments, can all be considered as specific media” ( ibid. ). In other words, it is a “vehicular device. Organ of transmission. Invisible support” (Debray, 1998). Within this framework, we consider that “mass media” only represents a specific subsection of the means of communication. The function in which we are interested is therefore the one “of relay, of mediator, of support” (Renucci & Belin, 2010). As Maingueneau affirms, “today we are more and more conscious that the medium is not just a simple means of transport for discourse, but that it constrains these contents and commands the uses that we can do with them” (2016). What then are the influences of the chosen medium on our discourses? What role does it play in the conception, production and reception of our discourses? And in return, how do users appropriate the media that they use? As this issue is able to be addressed from several perspectives, we propose three major approaches to guide your communication proposals. Approach 1. What is the impact of the medium on discursive genres? Worked on and (re)classified by numerous researchers in language sciences, among other domains, the notion of discursive genres is as vague as that of medium. According to various classifications, discursive genres can be determined by several factors. For us, the parameters put in place by Mikhaïl Bakhtine (1984) are sufficient: “thematic content, style and compositional construction.” Discursive genres “fuse indissolubly in the whole which the utterance establishes, and each of them is marked by the specificity of a sphere of exchange.” The situational conditions and the expected purposes evolve thanks to the constant mutation of the domains of human activity ( ibid. ). Because discursive genres are formed “in relation to the places of production, of diffusion and of reception within which they fall and which they characterize”, they seem to depend on the medium chosen by the producer of the text (Beacco, 2004). Indeed, “a significant transformation of the medium modifies the whole of the discursive genre” (Maingueneau, 2016). These diverse reflections on the discursive genre raise a few questions: does the medium influence the definition and the classification of discursive genres? How can discursive genres change according to the medium used? Does the incessant evolution of human activity create new genres or does it reshape already established genres? Approach 2. What is the role of the medium in the articulation between oral and written language? The terms written language and oral language are often used in linguistics research works for describing and defining the forms “of actualization of language” (Gadet & Guerin, 2008) adhering to different degrees to the norm: written language would thus be identified with the actualizations corresponding to the standard model and oral language with those divergent from this model ( ibid. ). However, such a use of these terms is evidence of the underlying non-distinction between the medial level (phonic code/graphic code) and the conceptional level (spoken language/written language). Following the model proposed by Koch and Österreicher (2001), in crossing these dimensions, we obtain four categories which are more suitable to define linguistic actualizations: phonic spoken language, graphic spoken language, phonic written language, graphic written language . Within this framework, we ask the question of the role of the medium, component which seems to be little explored and which would be improved by being integrated into the reflection in this domain. For example, one could note the productions which differ between different media on the level of content expression and, at the same time, in their linguistics forms while being susceptible to be considered as graphic spoken language (cf. a private letter written on paper and a private e-mail). What is the influence of the medium on these written works? What is the weight of the constraints that each medium imposes on the production of discourse? How can we evaluate the choice on the part of a subject of such and such medium? Approach 3. Is communication configured by the medium? Whether it’s oral, hand-written or digitally written, the medium is not without impact for its user. We are particularly interested in the notion of context, presented in Peirce’s model (1978), which appears to prefigure and configure discursive production. It is particularly visible in diversified domains such as the acquisition of writing (Plane, 2006) and social networks (Youn, 2012). Whatever it may be, the medium always implies some rules, implicit or not, which enable its proper use and the transmission of a message; however, a significant phenomenon is the appropriation of the medium by its user. Here, we are speaking of a diversion of the medium and of its presupposed functions to optimize the medium in order to satisfy the user’s or group of users’ own needs. According to Pignier and Gobert (2014), the enunciative level of technologies, which includes the interplay of scientific disciplines which caused the digital techniques, prefigures the practical scenes of writing and reading but it does not configure nor feature meaning. Is the setting that the medium imposes an obstacle for discursive liberty or, conversely, does it guarantee the proper continuity of exchanges? What happens when the user frees him/herself from the limits imposed by the medium? All communication proposals in line with our symposium theme will be examined with the greatest attention. We welcome with particular interest submissions which concentrate specifically on linguistic forms in communication acts. The symposium proceedings will be published after revision by the scientific committee. Bibliography: Bakhtine, M. M. (1984). Esthétique de la création verbale . Paris: Gallimard. Beacco, J.-C. (2004). «Trois perspectives linguistiques sur la notion de genre discursif». Langages , 38, 109-119. Debray, R. (1998). «Histoire des quatre M». Les cahiers de médiologie , 6, 7-24. Gadet, F. et Guérin, E. (2008). «Le couple oral/écrit dans une sociolinguistique à visée didactique». Le français aujourd’hui , 162, 21-27. Koch, P. et Österreicher, W. (2001). «Gesprochene Sprache und geschriebene Sprache. Langage parlé et langage écrit». G. Holtus, M. Metzeltin et C. Schmitt (éds.), Lexikon der romanistischen Linguistik , 1-2, 584-627. Maingueneau, D. (2016). Analyser les textes de communication. Paris : Armand Colin. Peirce, C. S. (1978). Écrits sur le signe (textes rassemblés par G. Deledalle). Paris: Seuil. Plane, S. (2004).«Médium d'écriture et écriture littéraire». Le français aujourd'hui ,2, 153,33-40. Pignier, N. et Gobert, T. (2014). «Sens, supports et dispositifs. Le design des TIC en termes de dessins et de desseins». XIXe congrès de la Société française des sciences de l'information et de la communication . Paris:L'Harmattan. Renucci, F. et Belin, O. (2010). Manuel Infocom. Information, communication, médiologie. Paris: Vuibert. Youn, K.-H. (2012) « [lu], groupe d’expériences textuelles. L’avant-garde dans la littérature coréenne aujourd’hui ». Poésie , 139-140, 263-269. Submission guidelines: Proposals of 500 words maximum, bibliography not included, must be submitted before April 30, 2017 to the following e-mail address: cjcpraxiling2017@gmail.com. The submissions are to be made in the form of an anonymous abstract in French or in English, in .doc(x) or .pdf format. The first and last name of the author must be specified in the body of the e-mail, as well as the title of the communication and his/her institutional affiliation. The submissions will undergo a double-blind examination by two members of the scientific committee. The results will be distributed to you in July 2017. Registration fees: The registration fees for communicating authors is 70 euros until August 31, 2017 and 90 euros starting from September 01, 2017. This fee includes lunch and coffee breaks for both days. The payment of the registration fee is to be made via the CJC Praxiling 2017 website: http://www.praxiling.fr/colloque-jeunes-chercheurs-praxiling-2017.html . Scientific committee: to be determined Organizing committee: Beatrice Dal Bo, Laura Davis, Jérémy Laboureau - PRAXILING (UMR 5267), Université Montpellier 3. Contact: cjcpraxiling2017@gmail.com
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Journée d'étude Vigny : Passions et Émotions (Paris)

Fabula - Mér, 22/02/2017 - 12:26
VIGNY: PASSIONS et ÉMOTIONS Journée d’étude organisée par Sophie Vanden Abeele-Marchal (Paris-Sorbonne) et Sylvain Ledda (Rouen Normandie) Université Paris-Sorbonne, Maison de la Recherche, 15 juin 2017 «L’affectation est ridicule en France plus que partout ailleurs, et c’est pour cela, sans doute, que, loin d’étaler sur ses traits et dans son langage l’excès de force que donnent les passions, chacun s’étudie à renfermer en soi les émotions violentes, les chagrins profonds ou les élans involontaires. Je ne pense point que la civilisation ait tout énervé, je vois qu’elle a tout masqué. J’avoue que c’est un bien, et j’aime le caractère contenu de notre époque. Dans cette froideur apparente il y a de la pudeur, et les sentiments vrais en ont besoin.» C’est en ces termes que Vigny décrit un certain état moral de la France dans Servitude et grandeur militaires . Au cœur du dispositif du discours moraliste, «passions» et «émotions» inscrivent la réflexion du romancier dans une histoire des idées qui excède le dix-neuvième siècle. Lecteur de Descartes et de Pascal, mais aussi des philosophes anglais du XVIII e siècle, Vigny n’a pas eu une position ferme ni univoque à l’égard des passions (Jarry, «Vigny philosophe», Cahiers de l'Association internationale des études françaises , 1993). S’il emploie très souvent les termes «philosophe» et «philosophie» dans son œuvre, il fait également un usage constant de «passions» et «émotions». Mais que recouvrent réellement ces deux notions dans son œuvre ? Ont-elles la même acception selon qu’elles apparaissent dans la fiction ou dans les essais, les carnets, la correspondance? S’agit-il, dans une perspective cartésienne, de «toutes les pensées qui sont […] excitées en l’âme sans le secours de sa volonté, et par conséquent, sans aucune action qui vienne d’elle, par les seules impressions qui sont dans le cerveau» (Descartes, «Lettre à Élisabeth» du 6 octobre 1645)? Ou bien Vigny se situe-t-il davantage du côté de la pensée de Spinoza, pour qui les passions relèvent essentiellement de l’imaginaire ( Éthique , III) ou de Hume, qui juge que «la passion est une émotion violente et sensible de l’esprit à l’apparition d’un bien ou d’un mal, ou d’un objet qui, par suite de la constitution primitive de nos facultés, est propre à exciter un appétit» ( Traité de la nature humaine )? Si ces trois acceptions sont présentes dans l’œuvre de Vigny, elles n’évacuent pas une conception plus romantique des passions comme intensification des vertus libératrices de l’individu (Hegel, Kierkegaard). Des formes de «sensibilité» individuelle aux «enthousiasmes» collectifs, politiques ou religieux, il est certain qu’aucune des manifestations des passions du siècle n’a laissé indifférent celui qui dans Stello en 1832 prône la «neutralité armée» et, trois ans plus tard, dans Servitude et grandeur militaires , stigmatise toute forme de «séidisme». De récents travaux ( Histoire des émotions , sous la direction d’Alain Corbin, t. 2, Seuil, 2016) invitent aussi à envisager les passions à la lumière des émotions, notamment quand celles-ci sont collectives. Il s’agira donc, au cours de cette journée d’étude, d’envisager l’œuvre de Vigny dans la perspective de l’histoire des idées; on pourra notamment étudier, outre la bibliothèque philosophique de Vigny, l’évolution de sa conception des passions et la manière dont elles s’incarnent et sont mises en scène dans son œuvre, que ce soit dans le théâtre, la poésie ( Dolorida , LaMort du loup …) ou ses romans. Les actes de cette journée seront publiés dans le numéro de 2017 du Bulletin des Amis de Vigny , aux Classiques Garnier. Les propositions de communication, argumentées, sont à adresser, avant le 30 mars 2017 , à Sophie Vanden Abeele-Marchal( sophie.vanden_abeele@paris-sorbonne.fr ) et à Sylvain Ledda ( sylvain.ledda@free.fr )
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Instructor position in French at The University of Alabama

Fabula - Mér, 22/02/2017 - 12:23
The Department of Modern Languages and Classics at The University of Alabama has an opening for a full-time, one-year instructor position in French beginning August 16, 2017. Successful candidate will demonstrate an ability to teach French at all levels. The French program is particularly interested in candidates with expertise in 20th and 21st centuries French literature. Ability to teach civilization and/or Francophone literature a plus. Native or near-native fluency in French and English required. PhD in French,ABDand MA in French considered. To apply, go to http://facultyjobs.ua.edu/postings/40345 and complete the online application. Attach cover letter, CV, and three letters of recommendation. Review of applications will commence on March 20, 2017. In case of questions, contact Jean Luc Robin, Chair, French Search Committee, via email. https://mlc.ua.edu/french/
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Langues, littératures et cultures au sein du monde roman et ses rapports avec l’Europe centrale et orientale (Bratislava)

Fabula - Mér, 22/02/2017 - 12:20
IV e Journées d’Études romanes «Frontières et limites»: Langues, littératures et cultures au sein du monde roman et ses rapports avec l’Europe centrale et orientale Dans ses œuvres théoriques, Youri Lotman considère la culture comme un système hétérogène en voie de changement constant. Il s’agit d’un système codé qui à tendance à refouler tout ce qui n’appartient pas au code dans un moment donné.Cependant, la mémoire du système culturel en question récupère et sauvegarde tous ses avatars. En réalité, les éléments refoulés y existent de manière implicite et immanente. Depuis le second versant du XX e siècle, en Europe occidentale et Centrale, les changements des codes culturels atteignent un rythme de plus en plus rapide. Les grands événements historiques comme la Seconde guerre mondiale et la chute du mur de Berlin, l’élargissement de l’Union européenne et les tendances à la mondialisation,la déclaration politique de l’échec du multiculturalisme réel et la menace de terrorisme peuvent être considérés comme points principauxdes changements historiques et culturels dont l’impact sur les langues et littératures européennes se montre de plus en plus net. On observe, entre autre, le déplacement des centres culturels, les modifications des orientations culturelles dans les pays avoisinant ces centres, un réarangement des langues dites centrales et périphériques, le refus de la tradition etc. La nouvelle situation soulève beaucoup de questions et sollicite la réflexion sous l’angle des notions de frontières et limites, évoquant d’un côté une vision d’empêchement, d’interdit, de séparation, et d’un autre côté une vision de transition, de transgression, de dépassement.Quel est le caractère des rapports et des parallèles historiques, sociétaux et culturels entre les pays romans et ceux de l’Europe centrale et orientale à l’heure actuelle?Quelle est la situation actuelle des langues et littératures romanes au sein de leur espace culturel et leurs rapports avec les pays d’Europe centrale et orientale?Y a-t-il ades changements perceptibles dans les systèmes linguistiques concernés?La notion de littérature nationale est-elle encore pertinente dans la situation de mouvance des frontières géopolitiques et de perception sans doute modifiée du binôme identité/altérité? Les nouveaux concepts de la littérature migrante, d’immigration et d’exil exercent-ils une influence importante sur le paysage littéraire traditionnel? Est-ce que l’entrecroisement des langues d’adoption/d’écriture et des langues maternelles affectent l’image du monde et les représentations dans des textes littéraires? Que deviennent-ils lors de la traduction vers une troisième langue?Dans quelle mesure la situation du plurilinguisme européen est susceptible de modifier la littérature et la traduction littéraire?Quelles sont les spécificités traductionnelles, linguistiques et didactiques relevant des différences entre les langues romanes et les langues d’Europe centrale et orientale?Par qui ces limites sont-elles posées, ces frontières dressées? Existent-elles en réalité? Quelles sont les possibilités et les capacités intellectuelles d’agir et de répondre à la nouvelle situation? Domaines de recherche : linguistiquelittératuretraductologiedidactique Langues de travail: le français, l’espagnol, l’italien, le portugais, le roumain Communication: Les communications ne devraient pas dépasser les 20 minutes. Date limite de l’envoi du bulletin d’inscription et des résumés des propositions (résumé de la communication - maximum 500 mots): le 15 avril 2017 à l’adresse électronique suivante: zuzana.puchovska@uniba.sk Date de notification de la décision du comité: le 30 avril 2017 Date limite de l’envoi des interventions entières: 25 septembre 2017 à l’adresse électronique suivante: zuzana.puchovska@uniba.sk Les communications se limiteront à 15 pages (les consignes de mise en forme seront envoyées aux participants du colloque dans la deuxième circulaire). Les communications seront publiéesdans la nouvelle revue scientifique en ligne, éditée par le Département d’Études romanes, Romanistica Comeniana , dans le premier semestre 2018.
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L'esprit (dé)réglé : Literature, Science, and the Life of the Mind in France, 1700-1900

Fabula - Mér, 22/02/2017 - 12:17
Référence bibliographique : “ L'esprit (dé)réglé : Literature, Science, and the Life of the Mind in France, 1700-1900”, , 2017. “ L'esprit (dé)réglé : Literature, Science, and the Life of the Mind in France, 1700-1900” L’Esprit Créateur , Winter 2016 Guest Editors, Florence Vatan and Anne Vila Florence Vatan and Anne Vila, “L’Esprit (dé)réglé: Literature, Science, and the Life of the Mind in France, 1700-1900” Alexandre Wenger, “Comment l’esprit vient aux filles… et comment les garçons le perdent: Maladie d’amour, médecine et fiction romanesque au XVIIIe siècle” Caroline Jacot Grapa, “Diderot et l’esquisse: La danse de l’esprit” Anne Vila, “Singular Devices: Minds at Work from Montesquieu to Diderot” Göran Blix, “The Zoology of Mind: Instinct and Intelligence in Eighteenth- and Nineteeth-Century Natural History” Juan Rigoli, “Le cœur de la folie: Brève histoire d’une métaphore en médecine” Florence Vatan, “Esprit, bêtise, idiotie: Le cas Flaubert” Bertrand Marquer, “Histoires incroyables et récits de cas: Le fantastique comme ‘étude sur la pensée malade’ (Claretie)” Stéphanie Dord-Crouslé, “Heurs et malheurs de la raison dans Les secrets de Monsieur Synthèse (1888), roman d’anticipation scientifique par Louis Boussenard” Frédéric Martin-Achard, “Le langage de l’esprit à la croisée des chemins: Recherches littéraires, médicales et psychologiques sur le discours intérieur (1880-1900)” Alexandre Klein, “Le théâtre comme laboratoire des sciences de l’esprit: Alfred Binet, psychologue dramatique et dramaturge amateur” Zakir Paul, “Gathering Intelligence from Taine to Bergson”
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