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Pétition adressée aux président-e-s des établissements formant la Comue Sorbonne Universités

Sauvons l'université - fai 2 horas 44 min

Journées des femmes 2015 en Sorbonne Universités : Proxénétisme sans hésitation ! Une "Manifestation Culturelle" sans débat ni contradicteur : La prostitution ((des femmes)) n'a que du bon, c'est sûr !!!

Nous, employé-e-s et étudiant-e-s de Paris-Sorbonne (Paris IV), voulons exprimer notre indignation concernant la tenue, le mercredi 11 mars 2015, d'un évènement qui a offert une tribune publique à un proxénète dans les locaux et sous le parrainage de la Comue Sorbonne Universités (http://www.culture.paris-sorbonne.fr/jou...).

Pour signer la pétition ici :
https://www.change.org/p/aux-pr%C3%...

Nous dénonçons le cynisme d'un évènement qui s'est tenu dans le cadre d'une semaine culturelle sur le thème des droits des femmes. Nous dénonçons son déroulement, tel qu'il a été relaté dans la tribune suivante : http://leplus.nouvelobs.com/contrib...

Mais nous dénonçons avant tout le principe même de sa tenue, qui a permis une apologie du proxénétisme dans les murs d'un établissement public d'enseignement supérieur.

Nous demandons au Président de l'Université Paris IV qui a autorisé cet évènement organisé par l'association « Débattre en Sorbonne », ainsi qu'aux président-e-s des établissements qui forment la Comue Sorbonne-Universités, dont le service culturel commun a parrainé cet évènement, de s'expliquer sur ce qui constitue non seulement une grave atteinte aux droits des femmes et aux droits humains en général, mais qui, au demeurant, joue un jeu dangereux avec le Code Pénal. Nous rappelons en effet que le proxénétisme est reconnu en France comme une atteinte à la dignité de la personne, qu'il est de ce fait totalement illégal, et passible de 7 ans d'emprisonnement et de 150 000 euros d'amende au minimum.
Adressée à
Aux président-e-s des établissements formant la Comue Sorbonne Universités
Contre l'apologie du proxénétisme en Sorbonne

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Les mineurs étrangers n'ont pas l'âge de leurs os, Richard Moyon -RESF, Libération - Rebonds, 26 mars 2015

Sauvons l'université - fai 3 horas 14 min

12000 personnes ont déjà demandé que les tests osseux ne soient pas utilisés sur de jeunes adultes isolés dans les procédures de reconduite à la frontière...

En France, on expulse des adolescents étrangers sur la foi de tests d'âge osseux. Pour les reconduire à la frontière, il faut prouver qu'ils sont majeurs. S'appuyer sur des tests osseux pour les expulser pose d'abord un problème de dignité humaine : comment peut-on réduire la vie et le destin d'une personne à la taille de ses os ? Mais aussi une inégalité : ce que l'on fait à des étrangers, l'accepterait-on pour des citoyens français ?

Article sur Libération ici :
http://www.liberation.fr/societe/20...

En second lieu, le problème tient à la fiabilité des tests. Songeons aux courbes de poids et de taille qui n'ont qu'une valeur statistique. Le fait est public et avéré : les tests d'âge osseux ne peuvent, en aucune façon, établir l'âge civil d'un individu et encore moins quand il s'agit de déterminer s'il a 17 ans et quelques mois ou 18 ans et un jour.

Le 17 janvier, des personnalités faisant autorité dans leur domaine (médical, scientifique, juridique ou éthique) ont signé un appel demandant que soit proscrit le recours aux tests d'âge détournés de leur finalité thérapeutique pour décréter majeurs des garçons et des filles arrivés seuls en France et les exclure, ainsi, de la protection due aux mineurs par l'Aide sociale à l'enfance.

Appel à signer ici :
http://www.educationsansfrontieres....

Malgré toutes les recommandations, y compris celles de la garde des Sceaux (circulaire Taubira du 31 mai 2013), de n'y avoir recours qu'en toute dernière extrémité, les tests osseux sont devenus systématiques dans nombre de départements, premier et souvent seul examen justifiant la mise à la rue de jeunes gens et, parfois, leur condamnation à des mois de prison ferme pour « escroquerie ».

On reste confondu d'entendre certains magistrats et des responsables politiques, de droite comme de gauche, justifier le recours à une procédure qu'ils disent eux-mêmes contestable au prétexte qu'il n'en existerait pas d'autre.

Les premiers signataires de l'appel à la proscription des tests d'âge osseux ont été rejoints par presque 12 000 personnes.

Face à une telle opposition, le gouvernement va-t-il maintenir un point de vue insoutenable ? La demande explicite d'interdiction d'une procédure sans valeur scientifique ni éthique doit être entendue. Et le texte que le Premier ministre prévoit de soumettre au Parlement, suite à l'invalidation partielle de la circulaire Taubira du 31 mai 2013, doit comporter une disposition interdisant l'utilisation de ces tests dans la détermination de l'âge civil des mineurs isolés étrangers.

Parmi les signataires Boris Cyrulnik, Catherine Dolto, Jean-François Mattei, Jean-Pierre Rosenczveig, Claire Brisset, Barbara Cassin, Michel Rocard, Patrick Chamoiseau, Françoise Héritier, Etienne Pinte, Pierre Laurent, Christiane Hessel, Laurent Cantet, Cécile Duflot, Lilian Thuram, Emmanuelle Cosse, les présidents d'Emmaüs-France, de la LDH, de la Cimade, de la FCPE, du Gisti, de SOS Racisme, du DAL, de l'UNL et de l'Unef, les secrétaires généraux de la CGT, de la FSU, du Snes, les secrétaires nationaux de Solidaires, une vingtaine de parlementaires Front de gauche, Europe Ecologie-les Verts (EE-LV) et socialistes.
Richard MOYON Membre du Réseau Education sans frontières

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Pétition Bas Salaires à l'Université - Paris 8

Sauvons l'université - fai 3 horas 28 min

Ouvrir des négociations avec le Collectif des Bas Salaires de paris 8 en grève et la Présidence de l'Université

Pour l'ouverture de négociations avec le personnel mobilisé de Paris 8

Nous, personnels de Paris 8, demandons à la présidente de notre université, Danielle Tartakowski, l'ouverture immédiate de négociations avec nos collègues en grève depuis plus de deux mois. Il nous semble inadmissible que l'équipe de direction ignore le Collectif des Bas Salaires et ne le considère pas comme un interlocuteur valable pour trouver une solution au conflit en cours. Cette attitude nous semble particulièrement choquante et méprisante, d'autant plus qu'elle refuse même de mettre sur papier ses propres engagements, à savoir la garantie d'une augmentation de 70 euros bruts par mois pour tout le personnel, titulaires et contractuels, pérennes ou non ; alors que ce qui est demandé c'est 98 euros nets pour l'ensemble du personnel.

Nous demandons l'ouverture de négociations avec les personnels mobilisés, ainsi qu'avec les organisations syndicales qui les soutiennent, pour trouver au plus vite une solution.
Pour signer :
[https://www.change.org/p/danielle-tartakowsky-pr%C3%A9sidente-de-l-universit%C3%A9-paris-8-ouvrir-des-n%C3%A9gociations-avec-le-collectif-des-bas-salaires-de-paris-en-gr%C3%A8ve]

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L. Demanze, Les fictions encyclopédiques. De G. Flaubert à P. Senges

Fabula - Dom, 29/03/2015 - 19:25
Les fictions encyclopédiques. De Gustave Flaubert à Pierre Senges Laurent Demanze Date de parution : 26/03/2015 Editeur : Corti (Editions José) Collection : les essais ISBN : 978-2-7143-1140-5 EAN : 9782714311405. 352 p. Ce livre, je voudrais le placer sous le signe de Bouvard et Pécuchet. Car bien des écrivains contemporains leur ont emboîté le pas pour braconner avec gourmandise sur les territoires de la science. « Une encyclopédie critique en farce », c’est ainsi que Flaubert désignait son roman pour dire que la pulsion de savoir ne va pas sans le soupçon du scepticisme ni le rire de l’idiotie. À la manière de l’autodidacte ou de l’amateur, l’écrivain répond aujourd’hui à l’ambition autrefois revendiquée par Italo Calvino : il relie les champs du savoir, renoue ensemble les disciplines dispersées et oppose à l’intimidation des discours spécialisés une curiosité vagabonde. Manière de dire que la littérature, si elle a renoncé à son magistère d’autrefois, affirme contre l’autorité du savant une démocratie du savoir. Dictionnaires capricieux et encyclopédies lacunaires, ivresse de la liste et folie de l’inventaire : l’époque cède volontiers à l’encyclomanie. À rebours du désir de totalité et de la frénésie de l’archive, les écrivains contemporains composent des encyclopédies fragmentaires et ouvertes pour dire l’exigence de la lacune et la nécessité de l’inachevable. Raymond Queneau et Georges Perec, Gérard Macé et Pascal Quignard, Olivier Rolin et Pierre Senges : voilà quelques-uns des auteurs que je réunis dans cette collection de lectures, qui font de l’encyclopédie un puissant fictionnaire et rappellent la teneur de savoir de la littérature. À défaut de rassembler la totalité des savoirs, ces fictions encyclopédiques élaborent un art de l’oubli, qui a sans doute partie liée avec la sagesse. Sommaire : Bouvard et Cie Encyclopédisme de la littérature Le généraliste, le spécialiste, et l’autodidacte Du Livre au réseau L’encyclopédisme à la lisière du roman Première partie : Le vertige encyclopédique Chapitre I. L’arbre et le labyrinthe Jorge Luis Borges : le labyrinthe encyclopédique Chapitre II. L’indirect et l’oblique : une poétique des marges Gérard Macé : « Une écriture en marge » Le livre des vertiges : Roland Barthes, Georges Perec et Hubert Haddad Chapitre III. Listes, catalogues et collections : la totalité impossible Olivier Rolin : l’invention de la totalité Pascal Quignard : le collectionneur mélancolique Deuxième partie : Les mots de la tribu Chapitre IV. Dictionnaire : l’ossuaire et le fictionnaire Le dictionnaire palimpseste d’Annie Ernaux Les idées reçues au présent : Gérard Genette, Camille Laurens et Stéphane Audeguy Chapitre V. Bêtise et idiotie : la condition de l’homme moderne Pierre Senges : « le chasseur d’idiots » Raymond Queneau : l’encyclopédiste des sciences inexactes Chapitre VI. Copie et plagiat : le syndrome de l’imposteur Georges Perec : « le seul frisson du faire-semblant » Camille Laurens à l’index Troisième partie : Portrait de l’encyclopédiste en collectionneur Chapitre VII. Le périple encyclopédique : les lieux de savoir Didier Blonde : un encyclopédiste du carrefour Chapitre VIII. Le cabinet de curiosités : une fabrique de l’imaginaire Les savoirs anachroniques : Roger Caillois, Stéphane Audeguy et Jean-Marie Blas de Roblès Patrick Mauriès : « la passion du disparate » Chapitre IX. Miroirs encyclopédiques Roland Barthes : l’anatomie encyclopédique Pierre Bergounioux : « Une poignée de mots » Épilogue Note bibliographique Indications bibliographiques
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Romanica Silesina n. 11, 'La Peur/Fear'

Fabula - Dom, 29/03/2015 - 18:16
LA PEUR «L’émotion la plus ancienne et la plus forte chez l’homme est la peur, et la peur la plus ancienne et la plus forte est la peur de l’inconnu » [1] constate H. P. Lovecraft, un des maîtres américains de la littérature horrifique. Pour Guy de Maupassant, classique français du genre, «la vraie peur, c’est quelque chose comme une réminiscence des terreurs fantastiques d’autrefois» [2] . Soulignant la parenté du mystique et du fantastique, Rudolf Otto définit les deux comme l’expression du « mysterium tremendum et fascinans ». Il voit également le rapport entre le frisson du croyant (et du lecteur) devant des sphères et des puissances inconnues et une manifestation du divin, une participation au grand mystère de l’existence. Pourtant, Louis Vax et Roger Caillois perçoivent la peur dans la perspective plus laïque et déprécient sa valeur spirituelle. Vax dit que «l’art fantastique doit introduire des terreurs imaginaires au sein du monde réel » [3] . Caillois, quant à lui, souligne l’aspect ludique du fantastique et estime que le genre s’appuie sur le jeu avec la peur. Vu l’importance de ce facteur dans le fantastique et ses genres voisins, la onzième livraison de la revue Romanica Silesiana se propose donc la réflexion sur la peur dans la littérature et le cinéma. La peur englobe toute une gamme de nuances (terreur, horreur, effroi, épouvante, panique, angoisse, inquiétude etc.) que beaucoup d’auteurs ont sondées à travers les siècles, chacun à sa manière. Parmi ces virtuoses de la peur, il faut citer les noms d‘Ann Radcliffe, M. G. Lewis, Edgar A. Poe, Bram Stoker, H. P. Lovecraft, Robert Bloch, Graham Masterton, Stephen King, Dean Koontz, Thomas Ligotti, Jacques Cazotte, Prosper Mérimée, Auguste de Villiers de l’Isle Adam, Guy de Maupassant, Jean-Pierre Andrevon, Serge Brussolo, Pierre Pelot, Jean Ray, Jean-Pierre Bours, Thomas Owen, Giovanni Papini, Dino Buzzati, Pedro A. de Alarcon, Gustavo Adolfo Becquer, Juan Rulfo, Jorge Luis Borgès, Julio Cortazar, Horacio Quiroga, Sylvina Ocampo et beaucoup d’autres encore. La psychanalyse a considérablement contribué à l’essor de la littérature d’épouvante en reconnaissant en l’homme une source principale de terreur moderne et en explorant «l’inquiétante étrangeté» du quotidien. La peur exprime «le retour du refoulé», le retour de ce qui est enraciné profondément en l’homme et qu’il a besoin d’extérioriser. Ainsi certains thèmes récurrents du fantastique illustrent un certain nombre d’angoisses macabres (comme celle d’être enterré vivant ou bien celle d’une transformation monstrueuse et inexplicable du corps humain), de complexes (par exemple le complexe de la castration) et de tabous (la zoophilie, la nécrophilie, le cannibalisme). Le fantastique comble donc un besoin fantasmatique de peur inscrit dans l’âme humaine. En admettant un large éventail méthodologique, nous mettons l’accent sur l’évolution des sources de terreur à travers les siècles. Voici la liste (non exhaustive) des axes thématiques proposés aux auteurs:les genres littéraires typiquement anxiogènes: le roman gothique, le fantastique, le roman d’épouvante et d’horreur, le thriller, la dark fantasy ,l’arsenal terrifiant des romans gothiques (l’espace des ruines, de châteaux hantés, de vieux cimetières et de forêts lugubres),le fantastique du XIX e siècle et ses étranges facettes (le fantastique romantique et l’art de faire peur; le frénétique et le clinique comme sources d’inquiétude intérieure; le conte cruel et l’angoisse devant l’homme; le fantastique fin de siècle et ses phobies de l’extinction de la race humaine et de la venue de son successeur),le «néofantastique» et la peur du quotidien,les personnages anxiogènes: vampires, fantômes, monstres, doubles, psychopathes,les objets anxiogènes: miroirs, grimoires, élixirs, portraits,le cinéma d’horreur: les productions du studio Hammer, le film d’horreur classique; le gore , le slasher movie ; l’école espagnole et italienne de l’horreur,les techniques littéraires (la technique de la gradation, la technique de la rupture, la technique des signes avertisseurs) et cinématographiques (l’effet-Bus, le jump scare , la musique, le hors-champ, les effets de zooms in/out, le montage) susceptibles d’éveiller la peur. Dans chaque numéro de Romanica Silesiana, nous présentons également des comptes rendus d’ouvrages théoriques récemment publiés, aux sujets variés, concernant la littérature et la traduction littéraire. Merci de bien vouloir envoyer vos propositions de textes et de comptes rendus (200 mots) avant le 15 octobre 2015 à l’adresse suivante: Textes en français: kagdomska@gmail.com Textes en espagnol: ewelinaszymoniak@interia.pl Textes en italien: dyrekcja.ach@vp.pl , a.chmiel88@gmail.com Textes en anglais: zuzanna.szatanik@us.edu.pl Le Comité de lecture examinera toutes les propositions et vous fera savoir après le 15 novembre 2015 si votre projet a été retenu. [1] H.P. Lovecraft: Epouvante et surnaturel en littérature , Christian Bourgois Editeur, Paris, 1969, p.35. [2] Guy de Maupassant; La Peur in: Contes et nouvelles de Guy de Maupassant , Arvensa Editions, Paris, 2014, p. 446. [3] Louis Vax: L’Art et la littérature fantastiques , Fayard, Paris, 1960, p.6.
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P. P. Pasolini, Poésie en forme de rose

Fabula - Dom, 29/03/2015 - 18:03
Poésie en forme de rose Edition bilingue français-italien Pier Paolo Pasolini René de Ceccatty (Traducteur) Date de parution : 25/03/2015 Editeur : Rivages Collection : Rivages poche ISBN : 978-2-7436-3163-5 EAN : 9782743631635 Format : Poche Présentation : Broché Nb. de pages : 489 p. Publié au sommet de la gloire de Pasolini (1964), pendant le tournage de L'Evangile selon saint Matthieu et après celui de La Ricotta, ce livre fait réapparaître un Pasolini secret (plusieurs poèmes sont des journaux tenus pendant des tournages et des repérages) découvrant un autre monde (Israël, l'Afrique), alors que ses précédents recueils étaient profondément tournés vers l'ltalie. On ne peut pas séparer le travail poétique de Pasolini de ses autres activités. Sa création s'est épanouie dans tous les domaines : roman, critique, politique, cinéma. Mais c'est dans le poème écrit qu'il concentrait sa personnalité, y faisant percevoir les blessures de sa vie intime et la puissance de sa voix révoltée. Ce recueil est traduit intégralement en français pour la première fois.
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Italia: Atenei in rivolta - Dom, 29/03/2015 - 17:45
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Le signe poétique en dispersion

Fabula - Dom, 29/03/2015 - 17:19
Appel à contribution pour un ouvrage collectif sur le sujet ci-dessous: «LE SIGNE POÉTIQUE EN DISPERSION» «La poésie est une sorte de langage» dit Ramson cité par Roman Jackobson dans ses Essais de linguistique Générale . L’acte de communication linguistique suppose le défrichement de signes – substitut, trace d’un code, instrument de structuration de l’univers – reçus du locuteur; de même la poésie opératrice de signes "abstraits" est un réceptacle de sens à profusion qu’il faut découvrir. Qu’est-ce que le signe poétique du point de vue de sa nature, de sa valeur et son fonctionnement dans l’ossature "poémique"? Par quels indices la dispersion – la dissipation, l’émiettement – du signe poétique se constate-t-elle au travers de l’architectonie apparente du texte poétique (typographie, disposition morphosyntaxique, artifice formel…)? Cet état de "liberté" du signe poétique ne laisse-t-il pas le soupçon d’une désagrégation sémantique à répétition, débouchant finalement sur une sorte de confusion ou d’absence de sens du texte poétique? En d’autres termes, la dispersion du signe poétique ne participe-t-il pas symboliquement de l’épiphanie de la poésie de l’informe – absence de forme – et/ou de l’ "a-forme" – haine de la forme – donc sémanticide? D’où viendrait finalement l’idée que le signe poétique possède un sens qu’il faut aller chercher dès lors que celui-ci constitue, en apparence, la carence même de tout sens par sa dissémination? La conception du signe poétique comme acte poétique de dislocation de l’équilibre trilogique (signifiant – signifié – référent) ne reprend-elle pas simplement l’option traditionnelle de la poésie comme jeu subtil? Si la dispersion du signe indique, en effet, une intention de modernité, de rupture d’avec la tradition, cette intention est-elle forcément satisfaite? La tradition ne finit-elle pas par toujours triompher d’une forme censée la contester? Bref! autant d’interrogations à disséquer. En somme, dans un poème, le vers ne prend son assise réelle que dans et par les signes. La tonicité, la vitalité de ceux-ci – les signes – nourrit l’imagination créatrice dans un dynamisme "aérien" ou mouvement qui confirme l’idée selon laquelle « Un vrai poète […] veut que l’imagination soit un voyage »; (Bachelard, Gaston, L’air et les songes , p.8) c’est-à-dire une action imaginaire dans laquelle les signes tout en se disloquant se déplacent, se transportent et participent à la productivité du texte poétique. Les contributions attendues doivent décrypter la dissémination, l’éparpillement des signes; lesquels signes vacillent, suivent une certaine variabilité, une fluidité dans le discours poétique. La lecture plurielle qui s’y dégagera s’opérera par le biais d’une interface; en d’autres termes, une ligne de communication de signes d’une œuvre à une autre ou à l’intérieur d’une même œuvre. Dans cette perspective, l’idée d’un signe au repos, d’un signe statique synonyme de "sublimation dialectique" ou d’un à-côté du texte poétique doit disparaître pour donner naissance à une "sublimation discursive" ou la recherche d’un au-delà du texte poétique dans lequel les signes dissipés, émiettés s’élancent vers une vie nouvelle dans le tourbillon d’un mouvement incessant qui revient à imaginer des mondes possibles; une explosion du signe qui fleurit, se propage et « prend l’allure d’un voyage au pays de l’infini » (Bachelard, Gaston, L’air et les songes , p.11). Trois axes sont proposés aux contributeurs: Axe 1 : Dispersion et déplacement du signe. (Pour dire que le signe glisse d’un sens à l’autre comme c’est le cas, par exemple, de la métaphore et la métonymie). Axe 2 : Dispersion et distorsion du signe. (La distorsion est synonyme d’ambiguïté ou non-sens et le signe ainsi conçuse déploie sur la chaîne discursive et se soumet volontiers à un mouvement ininterrompu). Axe 3 : Dispersion et création de sens. (La création de sens renvoie à la présence de plusieurs éléments linguistiques qui n’ont aucun sens mais qui regroupés font sens (rythme, rime, allitération, assonance, anaphore…). Les signes linguistiques précités disséminés dans le texte poétique s’unifient sémantiquement et par conséquent, signifient. MODALITÉS DE SOUMISSION Les articles écrits en français (40.000 signes maximum) doivent être envoyés en version Word aux adresses mail ci-dessous au plus tard 30 Septembre 2015. Porteur du projet: M. Yagué VAHI Maître de Conférences Université Félix Houphouet-Boigny Abidjan, Côte d’Ivoire Courriel: youlavahi@yahoo.fr
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Etymological thinking in the 19th and 20th centuries

Fabula - Dom, 29/03/2015 - 17:17
UNIVERSITY OF OXFORD – CALL FOR PAPERS ETYMOLOGICAL THINKING IN THE 19 TH AND 20 TH CENTURIES We are pleased to announce a two-day conference on “Etymological Thinking”, to be held at the University of Oxford on 6-7 November 2015. Etymology becomes a distinctive feature of intellectual and literary culture in the 19 th century, remaining one throughout the 20 th century. Interest in etymology characterises the development of linguistics, philology, and literature. Its powerful but also problematic status prompts writers and intellectuals of different backgrounds to explore etymology in relation to such essential notions as temporality, history, and memory, as well as to recast questions of kinship and diversity between languages. Indeed, etymology may well be said to represent a crucial gnoseological paradigm of modernity. Mérimée, Proust, Gadda, Celan, and Joyce are only the most prominent examples of this new “etymological thinking”. At the same time, etymologies have (also) played a significant role in shaping collective identities, ideologies, and psychologies. Although etymology is a widely established field in linguistics, it is still an understudied area of literary and cultural research. We invite papers on topics within any of the above-mentioned fields. Literary historians, experts on cultural studies, philologists, classicists, linguists, and translators are especially welcome. Given the various ideas on the nature and value of etymology, this conference intends to provide an innovative platform for dialogue across scholarly approaches and beyond national boundaries within Modern Languages. Suggested topics include, but are not limited to: the political use of etymology; the relevance of etymologies to the construction of sense in fictional or autobiographical narratives and in poetry; etymology and language planning; writers’ and intellectuals’ involvement in lexicographic and etymological work; etymological dictionaries; folk etymology; learned/popular lexicon; etymology and theories of language and language change; the history of particular languages. Each speaker will be allowed 30 minutes. Please send an abstract of 250 words by 31 May 2015 to the following email address: etymological.thinking@mod-langs.ox.ac.uk Do please specify your name, affiliation, and equipment needed. Confirmed keynote speakers: Doctor Philip Durkin (OED) Doctor Federico Faloppa (University of Reading) The Organizers Doctor Teresa Franco Professor Nicola Gardini Doctor Cecilia Piantanida
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La crise des tribunaux administratifs (I)

La Science au XXI Siècle - Dom, 29/03/2015 - 15:43

Les effectifs dont disposent les tribunaux administratifs français s'accordent-ils avec les exigences normales par rapport au nombre de dossiers ? La crise de société dont témoigne entre autres l'évolution du panorama électoral devait nécessairement s'accompagner d'une montée du nombre des litiges. Mais quel gouvernement issu de l'actuelle « classe politique » est en mesure de faire preuve d'un sens autocritique suffisant pour reconnaître cette évidence et renforcer en conséquence les effectifs de la justice ? Bien au contraire, des politiques telles que la généralisation de l'obligation du ministère d'avocat ont visé à restreindre par le biais des moyens financiers la possibilité

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La réforme du collège et l’avenir des langues anciennes

Fabula - Dom, 29/03/2015 - 15:16
La réforme du collège et l’avenir des langues anciennes Par Pierre Cuvelier, mars 2015 Le projet de réforme du collège présenté le 11 mars 2015 par la Ministre de l’Éducation Nationale Najat Vallaud-Belkacem prévoit que «'le latin ne sera plus une option proposée en plus des autres matières, mais l'un des nouveaux Enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI)», et ne spécifie aucun horaire ou programme portant sur l’enseignement des langues anciennes proprement dites. Les enseignants de langues anciennes, mais aussi les enseignants en général et les syndicats, réagissent avec inquiétude. Une réponse de la Ministre lors des questions de l’Assemblée nationale augouvernement le 24 mars a affirmé que : "les élèves bénéficierontexactement du même nombre d’heures pour pratiquer les langues anciennes", ce qui n'a pas entièrement levé le doute sur les heures dont les professeurs disposeront pour *enseigner* ces langues. Une nouvelle version du projet indique que "Les élèves qui le souhaitent suivent, en complément de l’enseignement pratique interdisciplinaire de Langues et cultures de l’Antiquité, un enseignement de complément d’une heure hebdomadaire en langue ancienne en classe de 5e, de deux heures hebdomadaires en classe de 4e et en classe de 3e." Ce qui reste largement inférieur aux volumes horaires actuels, sans parler du recrutement qui ne sera pas nécessairement propice à l'augmentation ou même au maintien du nombre d'élèves étudiant ces langues. Voici, sans prétention d’exhaustivité, quelques liens que j’ai pu rassembler vers des articles, des tribunes et des pétitions sur ce sujet. Sur les sites des associations d’enseignants - De nombreuses informations sur la réforme et articles sur le site de l'association Arrête ton char : http://www.arretetonchar.fr - Sur le site de la CNARELA (Coordination nationale des associations régionales des enseignants de langues anciennes): plusieurs actualités en page d’accueil, dont une revue de presse. http://www.cnarela.fr/ - Sur le site de l’APLAES (Association des professeurs de langues anciennes de l’enseignement supérieur): «Réforme du collège et langues anciennes» (25 mars 2015): http://www.aplaes.org/node/981 - Sur le site de l’association SEL (Sauvegarde des enseignements littéraires): «Projet de réforme du collège et pétition» (24 mars 2015): http://www.sel.asso.fr/actualite.php?id=30 - Le site de l'Association des professeurs d'Histoire et de Géographie relaie une déclaration de l'association des Professeurs de Lettres sur la réforme : http://www.aphg.fr/Pour-l-enseignement-du-latin-et-du Sur les sites des syndicats - Sur le site du SNALC (Syndicat national des lycées et collèges): «Collège: le monstrueux projet de réforme du Ministère…», publié le 17 mars 2015, puis modifié le 25 sur la base de la nouvelle version du projet publiée par le Ministère. http://www.snalc.fr/national/article/1313/ - Sur le site du SNES/FSU (Syndicat national des enseignements de second degré): ** «Réforme du collège: un grand bond vers le passé» (11 mars 2015): http://www.snes.edu/Reforme-du-college-28206.html ** «Enseignements Pratiques Interdisciplinaires: l’usine à gaz dernière génération!» (22 mars 2015) http://www.snes.edu/EPI-28259.html - Sur le site du Syndicat national Force ouvrière des lycées et collèges: «Questions-réponses sur le projet de réforme du collège» (23 mars 2015): http://www.fo-snfolc.fr/Question-Reponse-sur-le-projet-de Des sites et pages spécifiques sur la réforme - Le site Avenirlatingrec.fr (apparemment lancé par les auteurs de la pétition de Change.org) regroupe pas mal d'informations sur la réforme et propose de rassembler des témoignages d'anciens élèves : http://www.avenirlatingrec.fr/ - Sur Facebook, un groupe de discussion et d'action, "Défense et illustration des langues grecque et latine", a été créé il y a quelques jours et regroupe déjà environ 170 membres, souvent des enseignants de Lettres classiques : https://www.facebook.com/groups/1618927378318721/ Si vous êtes sur Facebook, je vous invite à demander à rejoindre ce groupe, qui est un espace de discussion relativement pratique à utiliser conjointement avec les sites ci-dessus. - Sur Twitter, un hastag #JeSuisLatiniste permet d'indexer les messages en rapport avec le sujet. Sur des sites personnels - Sur le blog «Antiquitas semper!» tenu par Catherine Sorin, professeure de Lettres classiques: ** Le 19 mars: «Réactions à la suppression programmée du latin et du grec», article contenant une revue de presse écrite, deux liens vers des reportages diffusés sur France Culture et RTL et deux liens vers des réactions ayant pris la forme de vidéos sur Youtube. http://antiquitas-semper.blogspot.fr/2015/03/reactions-la-suppression-programmee-du.html ** Le 25 mars: «Langues anciennes et réforme: analyse de l’exposé de la Ministre», après l’intervention de Najat Vallaud-Belkacem à l’Assemblée nationale le 24: http://antiquitas-semper.blogspot.fr/2015/03/langues-anciennes-et-reforme-analyse-de.html - Sur Facebook, la page «Ancient geeks, fans d’Antiquité et d’ordinateur», qui relaie habituellement des liens humoristiques ou sérieux sur l’Antiquité à l’heure de l’informatique, relaie plusieurs images-argumentaires sur la réforme. https://www.facebook.com/GeeksAnciens Les pétitions pour soutenir le latin et le grec - Une pétition lancée par deux professeurs de Lettres classiques sur Change.org, adressée à la Ministre, avec un argumentaire détaillé: https://www.change.org/p/madame-la-ministre-de-l-%C3%A9ducation-nationale-de-l-enseignement-sup%C3%A9rieur-et-de-la-recherche-r%C3%A9forme-du-coll%C3%A8ge-non-%C3%A0-la-fin-des-langues-anciennes (Un peu plus de 15700 signatures au moment où j’écris.) - Une pétition sur Avaaz, co-signée par la CNARELA, l'APLAES, la SEL, l’APFLA-CPL (Association des Professeurs de Français et Langues Anciennes en Classes Préparatoires Littéraires), l’association Sauver les lettres et l’Association des professeurs de lettres (APL). Claire et concise, elle insiste sur le fait que ces enseignements doivent rester accessibles à tous les élèves. https://secure.avaaz.org/fr/petition/Madame_la_Ministre_Latin_et_grec_ancien_pour_tous_les_eleves_dans_tous_les_etablissements/?cdFDljb Face à ce projet de réforme, ce n'est pas le moment de nous imaginer vaincus d'avance : agissons ! Pierre Cuvelier
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Parures & corps ornés dans l’Europe de la première modernité

Fabula - Dom, 29/03/2015 - 13:35
Appel à contributions. Journée d’étude «Parures et corps ornés dans l’Europe de la première modernité» Vendredi 25 septembre 2015, de 9h30 à 18h00 Université de Reims Champagne-Ardenne Bâtiment Recherche Rue Pierre Taittinger Reims Organisatrices: Christine Sukic (Université de Reims Champagne-Ardenne, CIRLEP EA4299) Antoinette Gimaret (Université de Limoges, EHIC EA 1087) Partenaires du projet: Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 (PRISMES – EA 4398) Projet «Les Objets de la littérature baroque» (c. 1550-1660), équipe Epistémè. Université de Limoges, Faculté des lettres et sciences humaines, équipe EHIC (EA 1087) Langue de la conférence : français. Cette journée d’étude est organisée dans le cadre du projet «Représentations du corps héroïque» (Reims) et «Les Objets de la littérature baroque» (Epistémè), et fait suite aux premières journées qui ont eu lieu à Reims en novembre 2014. Elle sera suivie d’une seconde journée d’étude intitulée «Transformer le corps masculin: armes, armures et objets personnels gravés dans l’Europe moderne» qui se tiendra au Musée de l’Armée, à Paris, le 16 octobre 2015. Au cours de cette première journée, on se concentrera sur les accessoires et les ornements du corps. Loin d’être une simple décoration ou un simple embellissement dans l’esprit des premiers modernes, l’ornement est synonyme également d’investissement identitaire (marquage social, question de genres) ou de sacralisation du corps (ornements royaux, plaies mystiques). Le corps orné suggère donc le passage d’un corps naturel à un corps artificiel, mais aussi d’un corps neutre à un corps singularisé, d’un corps de chair à un corps symbolique. Différentes pistes de réflexion peuvent être envisagées autour de cette question de la parure et de l’ornement. En grec, le kosmon , c’est à la fois la parure et l’équipement guerrier; en latin, le verbe ornare évoque à la fois la décoration et l’équipement. À l’origine, la parure n’est donc pas seulement un accessoire mais se réfère d’abord aux armes et à l’armure du soldat et, en tant que telle, se trouve valorisée comme marqueur héroïque. À l’époque moderne, l’ornement peut être perçu en outre comme un marqueur social, un signe d’appartenancede classe ou d’idéologie : la parure parle pour l’être, elle peut traduire une intériorité, dans une cohérence assumée entre corps visible orné et tempérament, «humeurs» ou mentalités. Dans cette perspective s’ajoutent à l’armure les ornements de cour (bijoux, accessoires) souvent considérés comme des objets typiquement féminins mais qui peuvent, aux XVI e et XVII e siècles, constituer les marqueurs d’une certaine identité masculine. On peut donc se poser la question du lien entre parure et gender puisque l’on trouve dans des textes de l’époque une condamnation de la parure comme symptôme de dévirilisation: d’Aubigné dans ses Tragiques fustige ainsi en la personne d’Henri III un «Roi femme» devenu «putain fardée». Le corps orné devient corps artificiel donc antinaturel. Cette idée d’une décorationdu corps qui serait antinaturelle se situe dans une tradition ancienne, depuis les Problèmes d’Aristote jusqu’au Livre du courtisan de Castiglione en passant par Tertullien. En Angleterre Thomas Tuke et son fameux Traité contre le maquillage et le fardage des hommes et des femmes (1616) préfigure La Bruyère qui, dans ses Caractères (1688), dénonce la parure féminine comme une «mascarade» où «l’on cherche vouloir paraître selon l’extérieur contre la vérité». La parure pose donc la question de la nature et de l’artifice, de même que celle de l’être et du paraître, alimentant une critique plus générale de l’ostentation, de la vanité ou de la «parade» (définie par l’Académie comme la «montre d’une chose qui est moins pour l’usage que pour l’ornement»). Enfin, cette pratique ornementale peut être considérée comme l’élément «barbare» d’une pratique associée à une altérité des peuples dits «sauvages», comme dans l’ouvrage de John Bulwer, Anthropometamorphosis: Man Transformed, or the Artificial Changeling (1650). L’auteur y condamne toute déviance par rapport à une «nature» originelle: le marquage excessif du corps (peintures rituelles, tatouages, maquillages) est une dénaturation, une perversion identitaire: l’homme civilisé se perd en voulant imiter les pratiques d’autrui. Cette question peut également être étudiée à travers les arts visuels et les représentations des corps (ornés de parures ou tatoués) dans les récits de voyage. Pourtant, ce passage du corps naturel au corps orné n’est pas toujours dépréciépuisque l’ornementation peut également assurer le passage d’un corps naturel à un corps mystique, faire quitter la seule chair au profit d’un état d’élection ou de sacralité. Ainsi les plaies sanctifiantes que s’infligent les mystiques dans un processus d’imitation du corps christique sont-elles célébrées comme des «livrées» héroïques assurant à leur corps un «lustre» incomparable rappelant la beauté sanglante du Christ. Par ailleurs, la remise des insignes royaux lors des cérémonies de sacre (tunique, chape, anneau, sceptre, couronne…)permet la manifestation conjointe de deux corps du roi et dote le corps naturel d’un pouvoir thaumaturgique, l’ornement royal étant dès lors perçu, y compris juridiquement, comme le garant de cette sacralité. L’ornement est ainsi indissociable de la fonction puisque, à rebours, «ornements royaux méprisés font mépriser les rois», souligne André Du Chesne dans son ouvrage Les Antiquitez et Recherches de la grandeur et majesté des roys de France (1609). La question de la parure et de l’ornement comprend aussi des enjeux esthétiques. Les arts poétiques sont nombreux à traiter des ornements du texte, à les condamner ou au contraire, à encourager la copia voire une certaine obscurité. Ce débat peut aussi s’inscrire dans un cadre religieux, notamment en France: le style dépouillé prôné par certains protestants (la «langue de Canaan» évoqué par d’Aubigné par exemple) s’oppose à une rhétorique catholique vue comme trop fleurie et donc éloignée de la pureté originelle du texte biblique. En revanche, pour les prédicateurs catholiques, le discours orné est perçu comme une langue qui convainc en provoquant des émotions. À partir du XVII e siècle, ce débat se déplace sur la question du sublime, qui n’est pas du côté de l’ornement excessif mais d’un dépouillement produisant paradoxalement un effet extraordinaire. Enfin, cette question esthétique peut aussi concerner les ornements du livre— frontispices ou illustrations venant s’ajouter au texte, reliures précieuses — de même que les arts visuels en général, par exemple les ornements peints dans les miniatures ou les bijoux qui leur servent de cadre. Modalités Les propositions de communication (300 mots maximum) ainsi qu’une courte bio-bibliographie sont à envoyer par mail à Christine Sukic ( c.sukic@orange.fr ) et Antoinette Gimaret ( antoinettegimaret@yahoo.fr ) pour le vendredi 15 mai 2015.
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Cahiers George Sand n° 36, 2014 : "George Sand au pays des merveilles"

Fabula - Dom, 29/03/2015 - 13:33
Cahiers George Sand n° 36, 2014 : "George Sand au pays des merveilles" Société des Amis de George Sand, 2015. ISSN 02442906. Prix 17EUR. Le dossier offert par le numéro 36 de notre revue propose d’explorer les registres du merveilleux et du fantastique dans l’œuvre de George Sand. Simone Bernard-Griffiths, responsable du dossier, est notre guide pour ce voyage troublant. Abordons avec elle ces contrées moins connues du vaste univers sandien. De quel imaginaire de la merveille la romancière est-elle porteuse? Quel langage forge-t-elle pour ouvrir les portes d’un autre monde, ou susciter chez son lecteur l’ébranlement de toutes ses facultés sensibles et intellectuelles? Le folklore populaire comme le monde scientifique, la tradition biblique comme la culture épique constituent autant de ressources où puise George Sand. Entre romantisme et scientisme, idéalisme et positivisme, il s’agit pour elle de réinventer les conditions d’un merveilleux et d’un fantastique modernes. De la nouvelle Mouny-Robin en 1841 aux Contes d’une grand-mère écrits au soir de sa vie, c’est une belle traversée de l’œuvre sandienne en son «pays des merveilles» que vous propose le nouveau dossier des Cahiers George Sand .Les Varia vous offrent deux autres explorations tout aussi passionnantes. L’une, menée par Bernard Hamon, mène aux portes de l’enfer chrétien et fait le point sur la pensée religieuse de Sand, située en son temps d’austère catholicisme. L’autre exploration concerne la Pologne où la réception de l’œuvre sandienne a connu bien des fluctuations entre les années 1840 et aujourd’hui. Regina Bochenek-Franczakowa analyse l’image mouvante de celle qui demeure pour nos amis polonais l’amante de Chopin. La recension des éditions récentes révèle combien progresse l’entreprise des Œuvres complètes de George Sand chez Honoré Champion, sous l’égide de Béatrice Didier. Le compte rendu des dernières études publiées fait découvrir de nouvelles contributions à la connaissance de Sand, dues cette année à Jean Buon, Monia Kallel, Martine Reid. La vie de l’association des Amis de George Sand, pour l’année écoulée, est résumée à la fin du présent numéro. Cahiers de George Sand : tel est le nouveau titre de votre revue. Puisse-t-il nous aider à conquérir de nouveaux lecteurs et à mieux faire connaître une œuvre encore trop souvent sous-estimée. Sommaire Editorial d'Olivier BARA oooOooo Dossier : « GEORGE SAND AU PAYS DES MERVEILLES » Simone BERNARD-GRIFFITHS : « George Sand au pays de merveilles » : rhapsodies romantiques entre merveilleux, fantastique et merveillositéClaire LE GUILLOU : « La légende d'Evenor et Leucippe (1856), ou George Sand aux prises avec la Bible »Catherine MASSON : « La Nuit de Noêl d'après Hoffmann (1863) ou le verre grossissant du merveilleux »Pascale AURAIX-JONCHIÈRE : « Le Nuage rose (1872) ou l'écheveau des contes »Laetitia HANIN : « La métaphore à la lettre. Un procédé du fantastique chez Sand »Dominique LAPORTE : « L'épopée sandienne à l'épreuve des sortilèges »Olivier BARA : « Mouny-Robin , ou comment refondre le fantastique en 1841 »Simone BERNARD-GRIFFITHS : « La " fabulosité ou merveillosité " de l'imaginaire berrichon sandien : des " Visions de la nuit dans les campagnes " (1851_1855) aux Légendes rustiques (1858) » oooOooo VariaBernard HAMON : « George Sand et l'enfer chrétien »Regina BOCHENEZ-FRANCZAKOWA : « George Sand vue par les Polonais » oooOooo Parutions : ÉDITIONS : George Sand , Les Sept cordes de la lyre. Gabriel, Œuvres complètes, 1840 , éd. Liliane Lascoux et Lucienne Frappier-Mazur (Anne MARCOLINE) - George Sand, Un hiver à Majorque. Horace , Œuvres complètes 1841-1842, éd. Angela Ryan et Jeanne Brunereau (Sébastien BAUDOIN) - George Sand, La Petite Fadette, Œuvres complètes, 1849 , éd. Andrée Mansau (Nigel HARKNESS) - George Sand, La Marquise , éd. Olivier Bara (Brigitte Diaz) - George Sand, Jean Ziska , éd. Olivier Marin (Michèle HECQUET)ÉTUDES : * Jean Buon , Madame Dupin, Une féministe à Chenonceau au siècle des Lumières, préface de Michelle Perrot (Bernard HAMON) * Monia Kallel, Flaubert et Sand . Le roman d'une correspondance (Catherine MASSON) * Mélancolie ouvrière , de Michelle PERROT (Bernard HAMON) *Martine Reid, George Sand (Laura COLOMBO)ANNONCES oooOooo Vie de l'association :* Rapport d'activité 2013 (Danielle BAHIAOUI) * Tableau financier 2013 (Jean-Paul PETIT-PERRIN)Bulletin d'adhésion
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Cartographie des lieux dans l’œuvre de Victor-Lévy Beaulieu (Dossier des Cahiers Victor-Lévy Beaulieu )

Fabula - Dom, 29/03/2015 - 13:28
APPEL À CONTRIBUTION Dossier des Cahiers Victor-Lévy Beaulieu Cartographie des lieux dans l’œuvre de Victor-Lévy Beaulieu Depuis l’arrière-pays des Trois-Pistoles, où la Vraie Saga des Beauchemin prend racine, jusqu’aux confins de l’Afrique noire parcourue par Abel dans Bibi , en passant par les terres riches en mythologie de l’Irlande de Joyce, ou par la grisaille et la misère de « Morial-Mort », la géographie beaulieusienne couvre un large territoire. Pour en dresser la cartographie, il faudrait recenser tous les espaces, aussi bien physiques que symboliques, qui composent ce paysage romanesque et y dessinent plusieurs formes de traversées : pensons au pèlerinage d’Abel dans Docteur Ferron ; à l’errance de Satan Belhumeur dans Mémoires d’outre-tonneau ; à la fuite de Judith et de son amant Julien sous le soleil de Miami ; au voyage de Blanche et de Job J en Mattavinie ; aux pérégrinations américaines d’Abel en compagnie de Melville. Refuge où l’écrivain s’isole pour écrire, sur la table de pommier dans la vaste maison des Trois-Pistoles, ou encore terré dans son bungalow de Terrebonne, le lieu met en scène l’écriture ainsi que toutes les facettes du littéraire et de ses institutions (librairies, maisons d’édition, bibliothèques, archives). Étouffant, aliénant, le lieu est aussi intimement lié à l’enfance et à l’adolescence du narrateur, aux premières années à Saint-Jean-de-Dieu, au lit d’hôpital où le séquestre la polyiomélite et où se produit parallèlement son éveil à la littérature. Si l’objet livre permet ainsi d’ouvrir des espaces et des mondes, l’œuvre entière de Beaulieu, de par son volume imposant, peut se concevoir elle-même comme un itinéraire aux ramifications nombreuses. Au-delà de son impressionnante cohérence, l’univers beaulieusien distribue une multitude de carrefours, de croisées et de frontières qui deviennent parfois des lieux de conflit: le rêve du pays mythique se heurte sans cesse, par exemple, à la réalité du «pays-pas-encore-pays » ; de la même façon, l’espace littéraire, celui, grandiose, des monstres sacrés qu’idolâtre VLB, et l’espace national, décevant et toujours en attente de son grand écrivain, s’entrechoquent constamment. Enfin, si la question du lieu dans l’œuvre de Victor-Lévy Beaulieu déplie une grande variété de problématiques, elle semble répondre à la volonté même de l’écrivain d’élargir les horizons de son œuvre en embrassant d’autres héritages, au désir de lui donner une portée globale tout en l’ancrant dans l’espace concret du territoire québécois. Modalités Les collaborateurs sont donc invités à réfléchir à la question du lieu et de l’espace dans l’œuvre de Victor-Lévy Beaulieu. Nous vous invitons à faire parvenir une proposition d’article d’une longueur moyenne d’une page, accompagnée d'une notice biobibliographique, au plus tard le 1er juin 2015 à l'adresse suivante: myriam.vien@mail.mcgill.ca . Les articles du dossier devront pour leur part être envoyés le 15 octobre 2015.
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Killing Jesus: Bill O'Reilly's film is touted as history. But facts aren't sacred to him

Guardian Unlimited: Education - Dom, 29/03/2015 - 13:25

A Catholic self-described “traditionalist,” O’Reilly can’t be trusted not to confuse religious interpretation with historical fact

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Au théâtre ! La sortie au spectacle, XIXe-XXIe s.

Fabula - Dom, 29/03/2015 - 13:17
Au théâtre ! - La sortie au spectacle, XIXe-XXIe siècles Pascale Goetschel, Jean-Claude Yon Collectif Date de parution : 12/12/2014 Editeur : Publications de la Sorbonne Collection : Histoire contemporaine ISBN : 978-2-85944-877-6 EAN : 9782859448776 Présentation : Broché Nb. de pages : 320 p. Aller au spectacle, à l'époque contemporaine, est une activité relativement banale et pratiquée dans toutes les parties du monde, selon toutefois des modalités et des enjeux qui varient considérablement dans le temps et l'espace. L'objet des quinze études réunies dans ce volume est d'étudier ce phénomène dans toute sa variété. De la fin du XVIIIe siècle à nos jours, de l'Amérique latine à la Russie en passant par Londres et Paris, Au théâtre ! en présente les différents aspects. Attente dans la queue, trafic de billets, goûts et stratégies sociales, codes et rituels, petits métiers liés à la sortie : tous ces éléments et bien d'autres sont ici analysés pour mieux appréhender cette expérience singulière qu'est la sortie au spectacle. *On peut lire sur nonfiction.fr un article sur cet ouvrage : "De Chaliapine à l'ouvreuse", par V. Giroud.
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La BibliotheK Sauvage , 2 : In extremis. Une poétique de la modernité

Fabula - Dom, 29/03/2015 - 13:17
La Bibliothek Sauvage , revue éclectique . poétique . politique coordonnée par Alain Guilleux et Jean-Pierre Texier, nourrit une bien étrange ambition : permettre à l’éclectisme d'affirmer sa vitalité, sa modernité et son influence déterminante. Contrairement aux idées reçues, l’éclectisme n’est pas un processus d'atomisation retranché dans la province de l’amateurisme. Une investigation anthropologique ou historique montre que l'éclectisme est un outil politique émancipateur qui permet d’explorer une multitude de «territoires adjacents» situés dans les angles morts. La valeur philosophique de notre intervention est donc d’ordre pratique : au-delà de saisies conceptuelles ou esthétiques, au-delà de l’attachement à diffracter les genres, les disciplines, La BibliotheK Sauvage met en scène des «flâneries», terme entendu comme recherche d’une continuité entre le rêve et la vie, le mouvement créateur et la création. La flânerie s’apparente donc ici à un acte de résistance face à la rudesse des lignes de démarcation (marchandes, idéologiques…) qui se déploient non seulement entre le corps et la psyché, entre les nations et les peuples, mais également entre les hommes et les espèces vivantes. La flânerie, ainsi commise, ainsi avérée, rend possible la rencontre et donne à l’acte de musarder toute sa charge éthique. Après " LE MUR DANS TOUS SES ETATS " (120 pages .ISBN 978-2-322-03914-2 . Éditeur : Books on Demand . Publication : 12 novembre 2014. 15 euros TTC), La BibliotheK Sauvage explore la locution latine " IN EXTREMIS " (136 Pages . ISBN 978-2-322-01415-6 . Éditeur : Books on Demand . Publication 6 février 2015 .20 euros TTC). In extremis : locution latine pour qualifier ce qui advient à la dernière limite. La survivance de cette expression consacre-t-elle une relation qui révèle, à toute époque, l’appréhension d’un temps irréductible ou constitue-t-elle un marqueur distinctif de nos propres incertitudes ? Alors que les sommations des extrémismes nous contraignent à l'invention de nouvelles formes du « pré-dire ensemble », c’est le recommencement qui sera interrogé ici. Ainsi nait l'occasion d'évaluer la "persistance poétique et politique" d'une expression qui fait long feu et nous éclaire sur nombre de créations contemporaines, avec comme figure de proue une approche du « Second procès de Socrate » d’Alain Badiou. SOMMAIRE In extremis, une poétique de la modernité Alain GUILLEUX . Jean-Pierre TEXIER Le philosophe s'amuse : une approche du Second procès de Socrate d'Alain BADIOU Alain GUILLEUX / Jean-Pierre TEXIER Les heures mal moissonnées Lauriane STENGERS / Nathalie BIBOUGOU Fors Nicolas ZURSTRASSEN / Frédéric DUPRE Cadence évitée Mario ADOBATI / Hugo SAUGIER Si tu veux, demain je reviendrai Jean-Pierre TEXIER / FERIAL Espacements Alain GUILLEUX Cela aurait pu être Helena SCHMETZGER Oser l'éclectisme ! Présentation de la revue
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Le Monde

Sauvons la recherche - Dom, 29/03/2015 - 13:05

28 mars 2015

28 mars 2015

27 mars 2015

« Eviter un désert culturel à Béziers » ... et ailleurs en France ! AK

26 mars 2015

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24 juin 2014

  • Il faut investir rapidement dans la recherche et l'innovation Du côté de la science, ça ne va pas. En dix ans, la part du produit intérieur brut (PIB) investi en recherche et développement (R&D) est passée de 2,2 % à 3 % en Allemagne et a stagné à 2,3 % chez nous. Cela correspond à un différentiel, chaque année, d'environ 16 milliards d'euros. Ne pas comprendre que cela a des effets sur notre compétitivité économique et se focaliser sur les seuls coûts salariaux comme explication de notre décrochage, c'est afficher l'ambition d'exporter des tee-shirts et d'importer des machines-outils. On rêverait d'un autre futur.

Sous le prétexte des classements internationaux, notre politique scientifique et universitaire s'est engagée dans la construction de mastodontes, équivalents des caparaçons d'Azincourt - en 1415, la cavalerie française subit une lourde défaite face aux Anglais en partie due au fait que ses chevaux, trop lourdement protégés, s'enfonçaient dans le terrain boueux - . De par le monde, les étudiants utilisent Internet pour identifier les universités et laboratoires qu'ils désirent rejoindre.(...)

Tribunepublié dans le supplément " Science & médecine " par Alain Prochiantz, chercheur en neurobiologie et professeur au Collège de France. Depuis 2003, il est membre de l'Académie des sciences.

21 juin 2014

17 juin 2014

14 juin 2014

28 mai 2014

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1 avril 2014

Vos grands-parents avaient-ils aussi du temps pour leur famille ?

Oui. En juillet 1898, ils découvrent le polonium. Ils savent qu'il y a un deuxième élément à découvrir mais ils partent en vacances jusqu'en octobre. Ce serait impensable aujourd'hui. Pendant ce temps-là, Marie remplit ses carnets d'annotations sur les progrès de sa fille, comme elle le faisait pour ses carnets de découvertes. Je sais quel jour ma mère a eu sa première dent, sa deuxième ou sa troisième.

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Headteachers ​threaten to contact police over children playing 18-rated games

Guardian Unlimited: Education - Dom, 29/03/2015 - 11:21

Group of 16 schools in Cheshire say allowing children to play games containing unsuitable levels of violence and sexual content is neglectful

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La traduction comme source de découverte et de création

Fabula - Dom, 29/03/2015 - 11:17
Appel à communication Colloque international 17 et 18 juin 2016 La traduction comme source de découverte et de création Université Jean Monnet de Saint-Etienne Coordination: Anne Béchard-Léauté et Sylvain Trousselard La traductologie examine inlassablement les sources de la traduction. Ces études comportent pour toile de fond des débats très relatifs sur la fidélité ou la trahison dont le traducteur fait preuve, qu'il soit «sourcier » ou «cibliste», à savoir qu’il privilégie la langue de départ ou la langue d’arrivée. La traductologie s'intéresse également aux ressources de la traduction en analysant les outils lexicographiques que sont les dictionnaires ou autres glossaires. L'exposition "(res)sources de la traduction», présentée récemment à la Bibliothèque universitaire de Lille iii, en est un bel exemple. En revanche, il est moins courant d'approcher la traduction en tant que source , à savoir s'intéresser non pas aux sources de la traduction, mais à la traduction comme source, ce qui sera l'objet de ce colloque. En préambule, une approche historique semble incontournable, car dès l'Antiquité, la traduction fut source de découvertes et de création. Cet axe diachronique portera par exemple sur les textes ayant permis de connaître des langages ou des textes disparus ou jusqu'alors indéchiffrés. On pense d'emblée à l'exemple de traduction le plus célèbre de l'Antiquité, la Pierre de Rosette, qui permit à Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes. On pourra également se pencher sur des traductions de textes perdus , par exemple la traduction de Cicéron des discours d'Eschine et de Démosthène, auquel d'autres textes font référence. Pourtant, au delà de ces cas de découvertes ou de disparitions, on constatera aussi que, dès l'Antiquité, l'alternance historique entre traduction littérale et traduction libre favorisa un processus de création issu d’un acte de traduire encore pérenne. Dans une approche plus contemporaine comportant une réflexion élargie sur la tâche du traducteur, nous aborderons ainsi non seulement la traduction comme source de découvertes mais aussi comme source de création . De fait, la traduction ne se limite jamais à une simple transposition de sens littéral mais constitue une véritable re-création, au sens propre d'une seconde vie du texte, à laquelle vient parfois s’ajouter une véritable descendance, dans le cas d’œuvres célèbres imitées ou constamment retraduites. On s'attardera par exemple sur les recréations de l'époque romaine qui s'inspirèrent de textes grecs prestigieux, dans une activité de traduction-imitation qui sera reprochée à des auteurs comme Plaute ou Térence. Sans aller jusqu'à l'imitation, la traduction fonctionne aussi par échos puisqu'elle permet, par la prolifération de ses multiples, d'inspirer d'autres auteurs. Les reproches qu’on a pu faire aux traducteurs-imitateurs seront, au Moyen Âge, perçus comme des vertus: Bono Giamboni, par exemple, cite, imite et reprend Prudence sans mentionner sa source. On ne saurait aujourd'hui critiquer des auteurs comme Shakespeare, Molière ou La Fontaine d'avoir abondamment puisé dans ces sources antiques, souvent d'ailleurs par le biais de traductions. On pourrait ainsi revisiter le succès révolutionnaire du Tristram Shandy de Laurence Sterne chez ses confrères européens, comme Diderot ou Pouchkine, qui connurent cette œuvre uniquement en traduction. Nous verrons ainsi que, quelle que soit son degré de fidélité, la traduction sert toujours d'élément de base à la transformation d'un héritage en une culture nouvelle. La traduction fut aussi source d'inspiration dans des circonstances plus tragiques qui conduisirent à la censure et qui demanderont à être rappelées dans le cadre de ce colloque. Par exemple, sous le fascisme italien, de nombreux auteurs se retrouvant au chômage ou sans éditeur eurent recours à la traduction d'abord comme pis-aller, puis comme moyen d'expression. Americana , une anthologie de littérature américaine publiée en 1941 chez Bompiani sous la direction d’Elio Vittorini eut pour traducteurs des auteurs aussi prestigieux qu’Eugenio Montale, Alberto Moravia ou encore Cesare Pavese. Les préfaces et annotations de Vittorini déplurent au Ministero di cultura popolare qui les censura mais qui accepta finalement la traduction, d’abord dépourvue de commentaires, puis préfacée l’année suivante par Emilio Cecchi, auteur jugé moins subversif. Un même phénomène fut observé en Union soviétique du temps de la Guerre froide où, selon le linguiste et théoricien de la traduction Efim Etkin, les poètes russes «communiquèrent avec leur lectorat par l’intermédiaire de leurs traductions de Goethe, Shakespeare, Orbéliani et Hugo». Ces auteurs réduits au silence traduisirent pour continuer de se faire entendre tout en faisant silence sur une œuvre que, dans le meilleur des cas, ils continuaient secrètement d’écrire. Ainsi, malgré la censure, la traduction, cette deuxième voie, devint désespérément source d'écriture. On pourra alors également présenter comme source la traduction d'un texte qui ne put jamais être publié dans son pays et dans sa langue originale. C’est par le biais d’une approche résolument transversale qu’on étudiera enfin la traduction comme source de création dans des domaines autres que la littérature . Par exemple, dans le domaine des arts et plus particulièrement du livre d'artiste, la traduction est non seulement une source de création mais aussi un véritable outil expérimental . De fait, l'ambition universelle du livre d'artiste s'accompagne souvent d'expériences linguistiques; la traduction s'écarte alors diamétralement de son rôle traditionnel de passage pour devenir un dispositif allant démultiplier le concept initial de l'œuvre pour l'élargir. Dans cet espace expérimental de nouvelles écritures qu'est le livre d'artiste, la traduction n'est plus seulement un outil conceptuel, elle devient source de créativité. Pour exemple, il existe de nombreux livres d'artistes emblématiques comme les 10 premiers nombres classés par ordre alphabétique de Claude Closky, dont l'ordre est inévitablement bouleversé, précisément par le jeu du classement alphabétique, par son passage à la langue anglaise qui crée alors une œuvre autre: The First Thousand Numbers Classified in Alphabetical Order .Dans un souci d'ouverture et d'échange propre au séminaire interdisciplinaire ALLhis, ce colloque accueillera autant les communications historiques ou pratiques que les interventions d'ordre théorique. Ainsi, on pourra également étudier les travaux d'auteurs allant à l'encontre de la conception traditionnelle de la traduction comme pratique ancillaire. Des auteurs tels que Walter Benjamin, Antoine Berman, Jacques Derrida, Henri Meschonnic, Valery Larbaud et Paul Ricœur ont permis de revoir la hiérarchie du passage de l’œuvre à sa traduction, redonnant un rôle principal à celle-ci et la transformant en source d'inspiration. Pour ces auteurs, si la traduction doit toujours accompagner le texte original, elle n'est plus subalterne à ce dernier; le passage à l'acte de traduire acquiert dès lors une véritable valeur de (re-)création de l’œuvre, dans ce que Berman qualifie de nouvelle visée traductive . Meschonnic souligne aussi le rôle de créateur du traducteur lorsqu’il le décrit comme «sourbliste» ou «circier» plutôt que comme sourcier ou cibliste. À l’encontre des herméneutes confondant selon lui langue et langage, Meschonnic souhaitait sortir de cette «opposition dramatique» entre langue de départ et d’arrivée. Ce fut pour lui une question programmatique, la traduction devant immanquablement transcrire le rythme, ce «poème de la pensée». Enfin, tout en reconnaissant cette propension créative du traducteur, Ricœur l’évoque en même temps comme un risque quand il écrit que la «trahison créatrice de l'original, [est l’]appropriation également créatrice par la langue d'accueil: construction du comparable ». Les propositions de communication (un titre, un abstract de 500 mots maximum, une bio-bibliographie de 10 lignes maximum et 5 mots-clés en anglais ou en français) seront à envoyer pour le 25 juin 2015, délai de rigueur, à Anne Béchard-Léauté : anne.francoise.leaute@univ-st-etienne.fr et Sylvain Trousselard : sylvain.trousselard@orange.fr Le Comité scientifique se réunira en juin pour établir le programme des communications du colloque. Les réponses seront communiquées pour le 15 juillet 2015. Les communications ne devront pas excéder 20/25 minutes afin que chaque intervention puisse donner lieu à une discussion ouverte. Cette obligation devra être strictement respectée par les participants. Les langues des communicants seront l’anglais, l’italien ou le français. A l’issue du colloque, les intervenants seront invités à transmettre une version rédigée de leur communication. Cette dernière fera l’objet d’une expertise en vue d’une publication des actes dans les «Cahiers d’Allhis» aux éditions Chemins de tr@verse. Comité scientifique : Anne Béchard-Léauté, Isabelle Baudino, Elisa Bricco, Sandrine Coin-Longeray, Yona Dureau, Rosa Fréjaville, Florence Garambois, Gérard Gâcon, Simina Mastacan, Christian Roinat, Sylvain Trousselard. Comité d’organisation : Anne Béchard-Léauté, Sandrine Coin-Longeray, Isabelle Furnion et Sylvain Trousselard.
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