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Poétiques du texte francophone : nouvelles approches (Paris)

Fabula - fai 4 horas 40 min
Poétiques du texte francophone: nouvelles approches Appel à communications Journées d’études organisées par le Centre International d’Études Francophones (CIEF) de l’Université Paris-Sorbonne les 13 et 14 octobre 2017. Toutes les communications se dérouleront à la Fondation Lucien Paye (45, boulevard Jourdan, 75014 Paris). Argumentaire Depuis une quinzaine d’années, les débats relatifs à la francophonie littéraire se polarisent sur la question des «poétiques francophones» (Dominique Combe 1995). La diversité linguistique, historique et sociologique de la francophonie – cet «ensemble flou à l’intérieur de la République mondiale des Lettres» (Lise Gauvin2007 : 5) – est l’aiguillon qui a favorisé la recherche de cadres théoriques et de méthodes d’analyse. Dans nombre d’études, la construction d’approches globales se fonde sur la prise en compte du contexte de production des œuvres, l’observation des choix d’écriture opérés par les écrivains, l’examen de leurs trajectoires au sein du «système littéraire francophone» (Pierre Halen 2001, 2003) et la comparaison de ce corpus avec d’autres grands ensembles littéraires. Le prisme des dominations socio‑symboliques, les problématiques linguistiques, la démarche institutionnelle, l’analyse du discours et les modélisations inspirées de la théorie bourdieusienne du champ littéraire figurent ainsi parmi les voies les plus frayées. Aussi virulent soit-il, le manifeste de Michel Le Bris et Jean Rouaud publié en 2007, Pour une littérature-monde , a également contribué à la réflexion sur les poétiques francophones. Les ambiguïtés d’un texte se défendant de sacrifier à un quelconque «impérialisme linguistique» (Michel le Bris, Jean Rouaud 2007: 47), mais dont le point d’ancrage demeure la langue française, ont été amplement relevées. L’appel à une littérature transnationale a cependant eu le mérite d’attirer l’attention sur la place de l’écrivain francophone à l’ère de la mondialisation et de la vogue de la world literature . Cette démarche a d’ailleurs été contemporaine de nouveaux travaux d’histoire littéraire qui ont mis en cause le paradigme national – le fameux «pacte» entre langue et nation – pour préférer une dynamique de la globalité ou de l’interrelation. Le panorama scientifique a été aussi redessiné par l’émergence des cultural studies , dont au premier chef les théories postcoloniales. Ces dernières ont permis à une logique interdisciplinaire déjà solidement implantée dans les études francophones de conquérir de nouveaux territoires. Qu’ils s’intéressent à la littérarité des textes ou relèvent d’une approche idéologique de l’objet littéraire, ces différents courants témoignent d’un intense travail théorique et herméneutique. À l’aune d’inflexions qui demandent au chercheur d’être attentif aux «enjeux scientifiques» et aux «mots de son exercice» (Romuald Fonkoua2006:4), nous nous proposons de réunir les étudiants, doctorants et post-doctorants désireux de mettre en lumière les outils méthodologiques forgés pour appréhender la variété des écritures francophones. Le souhait du comité scientifique est de croiser les regards et les disciplines – la littérature, la psychanalyse, l’histoire, la géographie, les sciences politiques, la sociologie, l’anthropologie, les sciences de l’éducation et la philosophie – afin de rendre compte des «tensions créatrices» (Lise Gauvin 1997: 6) caractéristiques du corpus francophone. Les orientations proposées sont les suivantes: Pistes de réflexion - Dans quelle mesure les approches critiques les plus souvent plébiscitées (l’analyse du discours, la perspective sociocritique, socio-discursive, psychocritique et linguistique) ont-elles été renouvelées? Quels sont les nouveaux courants critiques? - Quels traitements des nouvelles écritures francophones caractérisées par une hybridité et une intermédialité accrues? Comment appréhender les genres littéraires à la lumière de ces évolutions? Comment se construisent les nouveaux instruments conceptuels? Quelles réflexions sur les concepts les plus utilisés dans les études littéraires francophones? - Quelles sont les nouvelles démarches comparatistes? Quelles sont les méthodologies des études menées sur des corpus larges? Comment saisir l’unité du fait francophone au-delà de la répartition traditionnelle «francophonies du Nord» / « francophonies du Sud» ? Quelles sont les nouvelles modélisations théoriques et historiographiques de la francophonie littéraire? Comment penser les liens unissant littératures francophones et littérature française? - Quels usages théoriques, critiques et historiographiques des discours articulant le littéraire et le politique? Quels sont les apports de l’interdisciplinaritéet des cultural studies (théories postcoloniales, subaltern studies , études de «genre», de «race», écocritique)? Ces axes ne sont pas exhaustifs: toutes les propositions traitant le sujet de ces deux journées d’études seront bienvenues. Bibliographie indicative Anokhina Olga, Davaille Florence, Sanson Hervé, «Mythes et réalités de l’écriture. Les écrivains plurilingues et francophones savent-ils écrire?», Continents Manuscrits , mis en ligne le 22 avril 2014, http://coma.revues.org/296 . beniamino michel, La Francophonie littéraire. Essai pour une théorie , Paris, L’Harmattan, coll. «Espaces francophones», 1999. BLANC Nathalie, CHARTIER Denis, PUGHE Thomas, «Littérature & écologie: vers une écopoétique», Écologie et politique , n°36, 2008/2, p. 15-28. BONN Charles, GARNIER Xavier (dir.), Littérature francophone. Le roman , Paris, Hatier: AUPELF-UREF, coll. «Universités francophones», 1997. — Littérature francophone. Récits courts, poésie, théâtre , Paris, Hatier: AUF, coll.«Universités francophones», 1999. BourdieuPierre, Les Règles de l’art. Genèse et structure du champ littéraire , Paris, Éditions du Seuil, coll. «Libre examen», 1992. CASANOVA Pascale, La République mondiale des lettres , Paris, Éditions du Seuil, coll.«Point/Essais», 2008. COMBE Dominique, Poétiques francophones , Paris, Hachette, coll. «Contours littéraires», 1995. Dambre Marc, Gosselin-Noat Monique (dir.), L’ É clatement des genres au XX e siècle , Paris, Presses de la Sorbonne nouvelle, 2001. D’HULST Lieven, MOURA Jean-Marc (éd.), Les Études littéraires francophones: état des lieux , Villeneuve d’Ascq, Éditions du Conseil scientifique de l’Université Charles‑de‑Gaulle-Lille 3, 2003. DIRKX Paul, Sociologie de la littérature , Paris, Armand Colin, coll. «Cursus», 2000. DORLIN Elsa, Sexe, genre et sexualités: introduction à la théorie féministe , Paris, Presses Universitaires de France, coll. «Philosophies», 2008. DuboisJacques, L’Institution de la littérature , Bruxelles, Labor, 2005 [1978]. FonkouaRomuald, « Comment appréhender “la sagesse des barbares”?», in «La critique littéraire», Notre Librairie, n°160, décembre 2005-janvier 2006, p. 4-5. — « Pour une histoire littéraire de la francophonie », in « Défense et illustration des langues françaises », Magazine littéraire , dossier coordonné par Valérie Marin la Meslée, n°451, mars 2006, p. 30-31. FonkouaRomuald, HALEN Pierre (dir.), avec la collaboration de Katharina STÄDTLER, Les Champs littéraires africains , Paris, Karthala, coll. «Lettres du Sud», 2001. GARNIER Xavier, «Les littératures francophones sont-elles mineures, déterritorialisées ou rhizomatiques?», Frontières de la francophonie, francophonie sans frontières , Paris, L’Harmattan, coll. «Itinéraires et contacts de cultures», 2002, vol. 30, p. 97-102. GauvinLise, L’ Écrivain francophone à la croisée des langues , Paris, Karthala, 1997. — É crire, pour qui? L’écrivain francophone et ses publics , Paris, Karthala, coll.«Lettres du Sud», 2007. GLISSANT Édouard, Introduction à une poétique du divers , Paris, Gallimard, 1996. GONTARDMarc, GRAY Denise, Regards sur la francophonie, Rennes, Plurial, 1997. HALEN Pierre, «Constructions identitaires et stratégies d’émergence: notes pour une analyse institutionnelle du système littéraire francophone», É tudes françaises , vol. 37, n°2, 2001, p. 13-31. HÉBERT Louis, GUILLEMETTE Lucie (dir.), Intertextualité, interdiscursivité et intermédialité , Québec, Presses de l’Université Laval, coll. «Vie des signes. Série Actes», 2009. LAROUSSI Farid, MILLER Christopher, «French and Francophone: The Challenge of Expanding Horizons», Yale French Studies , n°103, 2003, p. 1-6. Le Bris Michel, Rouaud Jean (dir.), Pour une littérature-monde , Paris, Gallimard, 2007. Mangeon Anthony (dir.), Postures postcoloniales: domaines africains et antillais , Paris, Karthala, coll. «Lettres du Sud», 2012. — «Pour une histoire littéraire intégrée (des centres aux marges, du national au transnational: littératures françaises, littératures francophones, littératures féminines)», in Abdoulaye Imourou (dir.), La littérature africaine francophone, mesures d’une présence au monde , Dijon, Éditions Universitaires de Dijon, coll. «Écritures», 2014, p. 87-104. MOURA Jean-Marc, Littératures francophones et théorie postcoloniale , Paris, Presses Universitaires de France, coll. «Écritures francophones», 1999. MOURALIS Bernard, Littérature et développement: essai sur le statut, la fonction et la représentation de la littérature négro-africaine d’expression française , Paris, Silex, 1984. POLET Jean-Claude,«Périodisation et grands ensembles littéraires.Limites nationales et cohérences transversales», Revue d’histoire littéraire de la France ,vol. 102, n°5, 2002, p.733-746. Veldwachter Nadège, «Littérature française et littératures francophones: une union inconvenante?», Fabula-LhT , n°8, «Le partage des disciplines», mai 2011, http://www.fabula.org/lht/8/veldwachter.html . Modalités Envoi des propositions : au plus tard le 24 mars 2017. Les propositions (titre et résumé: 300 mots) et une brève présentation de l’auteur (nom, prénom, courriel, affiliation(s), recherches) doivent être envoyées à l’adresse suivante: poetiques.francophones@gmail.com . Réponse du comité scientifique: 29 mai 2017. Date des journées d’études: 13 et 14 octobre 2017. Langue des interventions: français. Veuillez noter que les frais de déplacement et d’hébergement sont à la charge des participants. Comité scientifique Ninon DUBREUCQ Céline GAHUNGU Philippe N’GUESSAN Orane TOUZET Chloé VANDENDORPE Stéphanie VÉLIN Avec le soutien de Romuald FONKOUA et Florian ALIX (CIEF, Université Paris‑Sorbonne).
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Langues régionales & manuels scolaires

Fabula - fai 6 horas 48 min
APPEL À COMMUNICATIONS COLLOQUE MANUELS SCOLAIRES ET LANGUES RÉGIONALES Montpellier 12-13 octobre 2017 Argumentaire En octobre 2006, l’équipe RedOc (Recherche en domaine occitan) et le Centre d’études occitanes organisaient à l’Université Paul Valéry un colloque sur L’école et les langues régionales aux XIX e et XX e siècles [1] . Dix ans plus tard, il nous semble important de revisiter ce chantier afin d’approfondir les riches problématiques qui y avaient été développées. L’école, on le sait, a contribué pour partie au recul des langues de France. De cette conscience du rôle de l’école dans la baisse de l’usage social de ces langues est aussi née une volonté chez certains, militants ou pas, d’y faire pénétrer leslangues et cultures dites régionales. Plus tard encore, et jusqu’à nos jours, l’école est devenue le vecteur principal de l’apprentissage de ces langues dont la pratique en société a fortement reculé. Les manuels scolaires sont à la fois un outil pédagogique et un moyen de reconquête de l’espace éducatif par ces langues et ces cultures. Grammaires, méthodes de langues, ont dès après la Révolution commencé à fleurir. Œuvres d’enseignants, d’érudits locaux, militants ou pas, ces ouvrages en disent autant sur la situation et les représentations des langues de France à l’époque où ils ont été conçus que sur les méthodes pédagogiques employées. La prise en compte de la diversité des langues et cultures de France par l’École a permis à celles-ci de faire une entrée plus officielle dans l’enseignement au gré des circulaires, arrêtés et autres lois (on pense évidemment à la loi Deixonne de 1951). Ces textes ont ouvert la voie à des manuels écrits là encore par des militants soucieux de soutenir l’enseignement de leurs langues et de leurs cultures. Mais ils ont parfois permis également une prise en compte relative de cette diversité dans des manuels de lettres, de géographie ou d’histoire destinés à tous les élèves de France. Ce colloque veut interroger ces deux types de publications pédagogiques, celles qui sont centrées sur les langues et cultures régionales et les publications généralistes qui leur font une place. Parmi les points qui pourront être abordées, nous proposons un certain nombre de questionnements:Comment les langues et cultures de France sont-elles vues au prisme de ces manuels généralistes? Quelles méthodes pédagogiques promeuvent les érudits et/ou militants en faveur de l’enseignement des langues et cultures de France?Quels messages veulent-ils faire passer, que ce soit à travers des manuels de commande de l’Éducation Nationale ou de manuels issus d’initiatives militantes?Quels points communs, et quelles différences peut-on observer entre les diverses langues concernées? C’est à travers ces interrogations – non exclusives – que l’on pourra aborder la thématique de ce colloque d’un point de vue épistémologique, didactique ou historique, et avec des approches autant comparatives que chronologiques ou faisant la part belle à des expériences précises. *** Les propositions de contributions seront adressées sous forme d’un titre et d’un résumé de 500 à 1500 signes aux organisateurs du colloque avant le 30 mai 2017 : Yan.Lespoux@univ-montp3.fr Philippe.Martel@univ-montp3.fr Marie-Jeanne.Verny@univ-Montp3.fr [1] Cf. Hervé Lieutard et Marie-Jeanne Verny, édts, L’école française et les langues régionales, XIX e – XX e siècles , actes du colloque de Montpellier 13-14 octobre 2006), coll. Études occitanes, Presses Universitaires de la Méditerranée, Montpellier, 2008.
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Genre & enfermement: contrainte, dépassement, résistance

Fabula - fai 6 horas 49 min
Appel à communication Colloque «Genre et enfermement: contrainte, dépassement, résistance.» Lyon, du 30 novembre au 2 décembre 2017 Laboratoire LCE / Axe: Féminin-masculin dans une dialectique du déplacement: évolutions, interactions et perspectives dans les champs sociaux, culturels et artistiques Si depuis de nombreuses années, la sociologie, l’anthropologie et la philosophie sont les domaines de prédilection des «Gender Studies», il est de plus en plus fréquent que les spécialistes de langues et cultures s’emparent de la question et confrontent contextes social, politique et culturel, productions discursives et créations esthétiques aux questions de genre (Farges et alii, 2011). Il semble de plus que la notion de «déplacement», au cœur des réflexions du laboratoire LCE, permette naturellement de jeter un pont entre études de genre et analyses des discours institutionnels, narratifs et des représentations esthétiques. Il n’est en effet pas rare que les unes et les autres s’inscrivent dans la dialectique de l’«immobilisme» et de l’«évolution», autrement dit se situent entre contrainte, soumission, dépassement, déconstruction, résistance et/ou changement, en interrogeant tout particulièrement les identités et les normes individuelles et collectives. Par ailleurs, si l’intemporelle et universelle question de l’enfermement se pose à chaque époque et à toutes les sociétés, elle est aussi au cœur de nombreuses expressions artistiques. Elle est alors habituellement liée à la représentation de la violence et de la domination (claustration, prison, espace concentrationnaire, maladie, hôpital, etc.) Nous proposons de confronter la question de l’enfermement à celle du genre dans le cadre de réflexions portant aussi bien sur les féminités que sur les masculinités et sur les subjectivités queer . Nos travaux adopteront une perspective à la fois transculturelle et transversale, le colloque faisant appel aux spécialistes de diverses aires culturelles et linguistiques à différentes époques, mais également aux spécialistes de différents domaines des sciences humaines. Il s’agira d’interroger les espaces et les individus sous contrainte, dans la dynamique extérieur/intérieur, de la façon la plus concrète à la plus symbolique. Dans ce contexte, nous nous intéresserons aussi bien aux intentions et aux visées des tenants de l’enfermement qu’à la réaction et au «ressenti» des individualités le subissant et en rendant compte. La question du genre sera posée, comme c’est habituellement le cas, dans sa dimension sociale et interrelationnelle, et dans une perspective intersectionnelle. Le contexte «paroxystique» ou «extrême» de l’enfermement pourrait se révéler particulièrement fécond pour l’analyse:la privation de liberté constitue-t-elle un espace ou un état propice à la (re)définition de catégories, de relations et de normes propres ou, au contraire, génère-t-elle des micro-sociétés ou des comportements individuels qui reproduisent les structures patriarcales et les normes hétéronormées, autrement dit les répètent en «performant» les genres (Butler 1990)? Ainsi aborderons-nous cette problématique sous l’angle double de la perpétuation et/ou de la réinvention collective des codes dominants et de l’expérience individuelle qui, peut-être, permet de ou oblige à penser et expérimenter de nouveaux modes de différenciation et de hiérarchisation entre les sexes ou entre représentants d’un même sexe. Les aspects et la phénoménologie de ces (ré)élaborations et (ré)organisations, tant dans les pratiques que dans leurs représentations, retiendront particulièrement notre attention. On pourra s’intéresser, entre autres, aux thèmes suivants: 1. Un premier axe pourra se pencher sur les différentes pratiques et réalités en matière d’enfermement en lien avec la question du genre. Les objectifs de l’enfermement sont-ils les mêmes d’un genre à l’autre, selon les époques, les cultures, les pays, les classes, les générations? Les dispositifs mis en place suivent-ils les mêmes logiques selon que l’on est homme, femme ou que l’on appartient à un autre genre? Dans quelle mesure cette mise à l’écart spatiale entend-elle renforcer les identités genrées traditionnelles, dans quelle mesure y parvient-elle? 2. Un deuxième axe pourra se consacrer au sujet «isolé», qu’il se trouve en situation d’incarcération, de claustration, d’hospitalisation ou de ségrégation. Sur le plan géographique, urbain ou architectural, le genre crée aussi des frontières invisibles, induisant souvent des différences de temporalité. Comment la mise à l’écart ou la séparation sociale agit-elle sur l’individu genré? Des comportements sociaux et des discours spécifiques en découlent-ils? L’enfermement conduit-il plus souvent à la soumission et à l’immobilisme dans un cas que dans l’autre? Y a-t-il des trajectoires genrées qui prédisposent à la résistance? 3. Un troisième axe pourra étudier plus spécifiquement les stratégies narratives et/ou esthétiques élaborées et mises en œuvre(s) afin de contourner, détourner, neutraliser le carcan des règles établies. À l’aide de quels dispositifs l’enfermement et son éventuel dépassement sont-ils représentés: quels sont les types d’expressions artistiques choisis pour en rendre compte? Quelle place le corps et/ou l’imaginaire y occupent-ils? Ces derniers sont-ils différents selon les genres? Les modes de déconstruction des modèles dominants et de remise en cause de l’organisation différentialiste de la société varient-ils ? Peut-on dans ce cas parler de subjectivité artistique féminine, masculine, queer ? 4. Enfin, un quatrième axe pourra se consacrer plus exclusivement au langage et à la rhétorique de l’enfermement, à la fois source et reflet de la différence et de la hiérarchie entre les genres. Notre attention se portera particulièrement sur les expressions et métaphores liées à cette thématique. Elle interrogera également les «grammaires» qui tentent d’échapper ou de s’opposer au discours dominant, le terme «grammaire» devant être compris au sens large: littéraire, cinématographique, picturale, musicale… Les communications attendues porteront sur les civilisations (philosophie, histoire, sociologie, droit, géographie, architecture, urbanisme) et les arts (littérature, cinéma, musique, beaux-arts, arts vivants) des différentes aires linguistiques qui composent le laboratoire LCE: anglophone, francophone, germanophone, hispanophone italophone et lusophone. La langue de travail du colloque est le français. La publication des actes est prévue. Comité scientifique: Yannick Chevalier, Université Lumière Lyon 2 Nicole Edelmann, professeure émérite Université Paris Ouest-Nanterre la Défense Patrick Farges, Université Paris III Sorbonne Nouvelle Fiona McCann, Université Lille III et IUF Marta Segarra, Université de Barcelone et CNRS Nadia Setti, Université Paris VIII et Institut Emilie de Châtelet Michèle Soriano, Université de Toulouse Xenia von Tippelskirch, Humboldt Universität Berlin Michelle Zancarini-Fournel, professeure émérite Université Claude Bernard Lyon 1 *** Envoi des propositions de communications d’ici le 30 avril 2017 aux adresses mél suivantes: ingeborg.rabenstein-michel@univ-lyon1.fr jordi.medel@univ-lyon2.fr Les abstractsne feront pas plus de 500 motset seront accompagnés d’un mini-CV d’une dizaine de lignes. Bibliographie indicative : - Y. Chevalier, «Approches linguistiques du genre ( gender )». Conférence ENS Lyon, le 22.10.2013. Disponible en ligne: http://cle.ens-lyon.fr/plurilangues/approches-linguistiques-du-genre-gender--214114.kjsp - R. Corona, Mots de l'enfermement: Clôtires et silences: lexique et rhétorique de la douleur et du néant, Harmattan Italia 2012. - Christophe Dumas, Erich Fisbach (dir.), Récits de prison et d'enfermement , Presses Universitaires d’Angers, Collection Publications AN, 2010. - Patrick Farges, Cécile Chamayou-Kuhn, Perin Emel Yavuz, Le Lieu du genre. La narration, espace performatif du genre , Presses Sorbonne nouvelle, 2011. - Michel Foucault, Surveiller et punir. Naissance de la prison [1975], Paris, Gallimard "Tel; n° 225", 1993. - Michel Foucault, « Les hétérotopies », in Le Corps utopique suivi de Les Hétérotopies , Paris, Lignes, 2009, p. 21-36. - C. González, Caroline Lepage, Laurence Mullaly, Antoine Ventura (dir.), Femmes, écritures et enfermements en Amérique latine , Presses Universitaires de Bordeaux, 2012. - Paul B. Preciado, Manifeste contra-sexuel, Paris, Balland, 2000. - Christiane Klapisch-Zuber, Florence Rochefort (dir.), «Clôtures», CLIO, n° 26, PUM, 2007. - Gwénola Ricordeau, Olivier Milhaud, «Prisons – Espaces du sexe et sexualisation des espaces», Géographies et cultures , n° 82, 2012, p. 69-85, en ligne http://gc.revue.org/2056 , [19 juil. 2016]
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Faire travailler les élèves ?

Cahiers Pédagogiques - fai 8 horas 53 min

L'Iréa-institut de recherches, d'études et d'animation du SGEN-CFDT organise un colloque sur le thème :

Faire travailler les élèves ?

Le mercredi 25 janvier 2017 de 8h45 à 17h30 à la cité scolaire Paul Bert, 7-8 rue Huyghens, Paris XIVe

Des perspectives historiques (Philippe Savoie), un regard actuel (Patrick Rayou),

Des Débats :

Les formes actuelles du travail scolaire, avec des praticiens et Viviane Brouysse, IGEN, et une élève de micro-lycée.

Comment accompagner et organiser le travail des élèves ? Animé par Jean-Michel Zakhartchouk, avec Anne Barrère, des chefs d'établissement et un représentant de la FCPE.

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V. Woolf, Nuit et jour (1919)

Fabula - fai 8 horas 59 min
Nuit et jour Virginia Woolf Françoise Pellan (Traducteur) Date de parution : 19/01/2017 Editeur : Gallimard Collection : Folio Classique ISBN : 978-2-07-045212-5 EAN : 9782070452125 Format : Poche Présentation : Broché Nb. de pages : 720 p. Mêlant comédie de mœurs et satire de la société anglaise à la veille de la Grande Guerre, ce deuxième roman de Virginia Woolf, paru en 1919, raconte l’éducation sentimentale de jeunes gens qui doivent choisir entre une existence confortablement ancrée dans le passé et l'aventure dans l’inconnu. Il met en scène leurs hésitations devant l’amour et le mariage, leurs interrogations sur les relations entre les sexes et la condition des femmes, leurs rapports complexes au milieu familial et aux aînés. D’une surprenante drôlerie, entre ironie et nostalgie, il dépeint un monde, celui de l’avant-guerre, qui paraissait déjà lointain en 1919. À la violence et à la confusion du réel, Virginia Woolf oppose la sécurité d’un univers fictif familier et la cohésion d’un récit bien agencé. Œuvre d’un sujet en miettes dans un monde en chaos, Nuit et jour est la tentative, désespérée et superbe, de réconcilier «la part de soi qui agit à la lumière du jour, et la part contemplative et sombre comme la nuit».
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McKinsey et le pacte d'excellence

L'École démocratique - fai 9 horas 28 min

L'un des plus gros cabinets de conseil au monde, McKinsey, s'immisce dans les hautes sphères de l'éducation. En catimini, ils ont participé à l'élaboration du Pacte pour un enseignement d'excellence, avec, à la clé, les marchés attachés à la production de ce pacte mais aussi une influence dans les directions prises par le gouvernement au sujet de la politique de l'éducation. Vox Pop, une émission de Arte, a enquêté...

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Traduire l'Autre : pratiques interlinguistiques et écritures éthnographiques (Bologne)

Fabula - fai 10 horas 7 min
Traduire l'Autre Pratiques interlinguistiques et écritures ethnographiques 1er appel à communication Colloque international organisé par le Département d'interprétation et traduction (Università di Bologna-Forlì) en collaboration avec Do.Ri.F Università SIT – Società italiana di traduttologia DATES 09-10 novembre 2017 INSTITUTIONS PARTENAIRES Institut français, Italie – Ambassade de France Item-Cnrs – Équipe « Multilinguisme, Traduction, Création » Soft – Société française de traductologie Coordination scientifique Antonio Lavieri (Université de Palerme), Danielle Londei (Université de Bologne) Comité organisateur Elio Ballardini (Università di Bologna), Antonio Lavieri (Università di Palermo) Danielle Londei (Università di Bologna), Licia Reggiani (Università di Bologna) Comité scientifique Jean-Michel Adam (Université de Lausanne) Olga Anokhina (ITEM-CNRS, Paris) Silvana Borutti (Università di Pavia) Laurent Fauré (Université de Montpellier 3) Enrica Galazzi (Università Cattolica, Milano) Maria Teresa Giaveri (Accademia delle scienze, Torino) Alessandro Duranti (University of California at Los Angeles) Chiara Elefante (Università di Bologna) Mondher Kilani (Université de Lausanne) Antonio Lavieri (Università di Palerme) Florence Lautel (Université d'Artois) Danielle Londei (Università di Bologna) Laura Santone (Università di Roma III) Argumentaire Ce colloque se propose d'interroger la dimension interdisciplinaire – méthodologique et épistémologique – que la traductologie partage avec l'anthropologie et l'écriture ethnographique. Les régimes disciplinaires de traductologie et anthropologie sont, en effet, largement débattus : d'une part, le lien entre l' empirique et le théorique caractérise à la fois les discours traductologiques et les récits ethnographiques : la réflexivité propre à la traductologie, comme à l'anthropologie, est une activité critique qui invite à une théorisation des expériences incitant à l’intégration de différentes perspectives théoriques. Ella a donc à voir avec l'action (les pratiques ), la production de connaissances (les théories ) et la production personnelle et collective du sens, c'est-à-dire la production et l’interprétation du sens comme pratiques discursives [Lavieri 2016] ; de l'autre, les opérations traductives ne se limitent jamais à des transferts uniquement linguistiques – ce qui impliquerait une notion de sens pragmatiquement limité au contexte d'énonciation – , mais elles constituent toujours des pratiques cognitives, culturelles et sociales qui orientent et transfoment la relation, dialogique et dialectique, entre déscription et interprétation, traditions et savoirs, croyances et connaissances. Que font-ils, donc, l'anthropologue et l'ethnologue lorsqu'ils traduisent ? Qu'est-ce qu'ils choisissent de traduire : un enoncé ? un concept ? un texte ? Comment les modalités de transcription de l'oral s'intègrent-elles aux pratiques traduisantes sur le terrain ? Quel est le rôle joué par les informateurs/interprètes? Comment les différentes traductions et des traductions différentes agissent-elles sur la construction heuristique d'une altérité, sur la production et la réception des connaissances anthropologiques ? La question de la traduction et de la comparaison des cultures a occupé, jusqu'à une époque récente, un espace réflexif important dans la littérature anthropologique, au détriment d'une analyse détailléee des modalités spécifiques par lesquelles les pratiques interlinguistiques de l'écriture ethnographique interviennent sur la production et l'interprétation des données et des théories, arrivant à souligner ainsi la nature discursive de l'authenticité culturelle. Contrairement aux traditions anthropologiques américaines et britanniques, il faut aussi rappeler que la pratique de la revisite des terrains exotiques est restée quasiment inédite dans l'anthropologie de langue française (Laferté : 2006), à l'exception de quelques cas (Houseman et Severi :1994). Souvent reléguée à une question de méthode, ou assimilée aux techniques relevant du protocole d'interview dans le travail sur le terrain (Simon : 1988), la traduction n'a, de ce fait, que très rarement joué un rôle central dans la réflexion sur les pratiques discursives des anthropologues (tedlock : 1983 ; Hanks et Severi : 2014). Les pratiques interlinguistiques se placent, pourtant, au coeur des stratégies sémantiques et des procédures rhétoriques par lesquelles l'anthropologue construit son auctorialité discursive : les transferts linguistiques et symboliques opérés par la traduction nous renseignent sur les modalités de l'implication subjective, sur les postures énonciatives de l'écriture ethnographique. En suivant cette direction, l’analyse traductologique des journaux ethnographiques et des carnets de terrain est en mesure de nous renseigner non pas seulement sur l’observation et la collecte de données, mais aussi sur la manière particulière qu'ont les activités traduisantes d'agir sur les représentations et les interprétations des cultures indigènes. Par ailleurs, les archives ethnographiques deviennent de plus en plus accessibles, et une approche critique et génétique des « manuscrits de terrain » est maintenant possible : les chercheurs peuvent désormais jouir d'un accès privilégié aux phénomènes de surdétermination linguistique – hétéroglossie, multilinguisme, lexique emprunté aux langues vernaculaires... – des expériences ethnographiques, sur les traces des processus sous-jacents à l'invention de l'Autre. Dans le cadre de ce colloque, nous centrerons nostre attention sur quatre espaces de réflexion qui nous paraissent essentiels : a) la relation, méthodologique et épistémologique, entre savoir traductologique et savoir anthropologique ; b) les pratiques interlinguistiques de l'écriture ethnographique et la complexité du sens dans la construction anthropologique de l'altérité ; c) l'analyse du discours anthropologique et le rôle des informateurs/interprètes d) l'analyse traductologique et génétique des journaux ethnographiques et des carnets de terrain. Nous proposons de les organiser selon les quatre axes suivants : Axe 1 - Entre traductologie(s) et anthropologie(s) : pratiques théoriques et savoirs disciplinaires. Axe 2 - Le sens en question : traductions ethnographiques et indexicalité sociale. Axe 3 - Anthropologie de la traduction et analyse du discours : pour une ethnographie des négociations transparentes. Axe 4 - Les manuscrits de terrain : pratiques interlinguistiques et genèses des représentations ethnographiques. Mots clés : traductologie, anthropologie, ethnographie, analyse du discours, critique génétique, sens, traduction, multilinguisme, altérité. Bibliographie sélective Adam, J. M., Borel, M.-J, Calame, C., Kilani, M., Le discours anthropologique : description, narration, savoir , Lausanne : Payot, 1995. Affergan, F. (sous la dir. de), Construire le savoir anthropologique , Paris : PUF, 1999. Bastin, G. L. (sous la dir. de), Le prisme de l’histoire / The history lens [Numéro spécial], META , vol. 50 n. 3, 2005. Brisset, A., «Alterity in Translation: An Overview of Theories and Practices »,in S. Petrilli (sous la dir. de), Translation Translation , Amsterdam : Rodopi, 2003, pp.102-132. Borutti, S:, Heidmann, U., La Babele in cui viviamo. Traduzioni, riscritture, culture , Torino, Bollati Boringhieri, 2012. Bourdieu, P., Le sens pratique , Paris : Les Editions de Minuit, 1980. Calame-Griaule, G., «Ethnologie et sciences du langage», in B. Pottier (1992), Les sciences du langage en France au XX e siècle , Paris : SELAF, pp. 626-671. Clifford, J., The Predicament of Culture: Twentieth-Century Ethnography, Literature, and Art , Harvard : Harvard U. P., 1988. Clifford, J., Routes: Travel and Translation in the Late Twentieth Century , Harvard : Harvard U. P., 1997. Geertz, C., The Interpretation of Cultures , New York : Basic Books, 1973. Cordonnier, J.-L., Traduction et culture , Paris : Didier, 1995. Crapanzano, V., Imaginative Horizons: An Essay in Literary-Philosophical Anthropology , Chicago: University of Chicago Press, 2004. Duranti, A. (sous la dir. de), Culture e discorso. Un lessico per le scienze umane , 
Roma : Meltemi, 2002. Duranti, A., The Anthropology of Intentions: Language in a World of Others , Cambridge : Cambridge U. P., 2015. Griaule, Leiris, Lifchitz, Lutten, Mouchet, Roux, Schaeffner, Cahier Dakhar-Djibouti , édition établie par É. Jolly et M. Lemaire, Paris : Éditions Les Cahiers, 2015. Greenstein, R. (sous la dir. de), Langues et cultures: une histoire d'interface , Paris : Publications de la Sorbonne, 2006. Hanks, W., Severi, C. (sous la dir. de), « Translating worlds: The epistemological space of translation », Journal of Ethnographic Theory , special issue, vol. 4, n. 2, 2014. Hermans, T. (sous la dir. de), Crosscultural Transgressions. Research Models in Translation Studies II: Historical and Ideological Issues . Manchester : St Jerome Publishing, 2002. Houseman M. et Severi, C., Naven ou le donner à voir , Paris : CNRS/MSH, 1994. Karttunen, F., Between Worlds : Interpreters, Guides and Survivors , New Brunswick : Rutgers U. P., 1996. Kilani, M., L'invention de l'autre. Essais sur le discours anthropologique , Lausanne : Payot, 2000. Laferté, G., « Des archives d'enquêtes ethnographiques pour quoi faire. Les conditions d'une revisite », in Genèses , n. 63, 2006, pp. 25-45. Laplantine, F. « L’ethnologue, le traducteur et l’écrivain », in Meta , Vol. XL, n. 3, 1995, pp. 497-507. Lavieri, A., « Homo translator. Notes pour une anthropologie comparative de la traduction », in S. Klimis, I. Ost, S.Vanasten (sous la dir. de), Translatio in fabula. Enjeux d'une rencontre entre fictions et traductions , Bruxelles : Facultés universitaires Saint-Louis, 2010, pp. 117-127. Lavieri, A., « Quand traduire c'est faire. Sens, croyance, iconographie », communication orale présentée à la journée d'études Sémantique(s) et traductologie , Université d'Artois, 9 décembre 2016 (sous presse). Leiris, M., L'Afrique fantôme , Paris : Gallimard, 1934. Londei, D., Callari Galli, M. (sous la dir. de), Traduire les savoirs , Berne : Peter Lang, 2011. Londei, D., Santone, L. (sous la dir. de), Entre linguistique et anthropologie. Observations de terrain, modèles d’analyse et expériences d’écriture , Berne : Peter Lang, 2013. Malinowski, B., Coral Gardens and their Magic , Vol. 2, London : Allen and Unwin, 1935. Maranhāo, T., Streck, B. (sous la dir. de), Translation and ethnography. The Anthropological Challenge of Intercultural Understanding , Tucson : The University of Arizona Press, 2003. Masquelier, B., « Anthropologie sociale et analyse du discours », in Langage et société , n. 214, 2005, pp. 73-89. Meschonnic, H., Critique du rythme. Anthropologie historique du langage , Lagrasse : Verdier, 1982. Peeters, J. (sous la dir. de), Traduction et communautés , Arras : Artois Presses Université, 2010. Schatzki, T., Knorr Cetina, K., Von Savigny, E. (sous la dir. de), The practice turn in Contemporary Theory , London : Routledge, 2001. Severi, C., «Memory, reflexivity and belief. Reflections on the ritual use of language», in Social Anthropology , special issue on religious reflexivity, vol. 10, n. 1, 2002, pp. 23-40. Severi, C., «Capturing Imagination. A Cognitive Approach to Cultural Complexity », in The Journal of the Royal Anthropological Institute, vol. 10, n. 4, 2004, pp. 815-838. Simon, S., « Excursions ethnologiques : contextes pour penser les pouvoirs de la traduction », in TTR : traduction, terminologie, rédaction , vol. 1, n. 2, 1988, pp. 28-36. Tedlock, D., The Spoken Word and the Work of Interpretation , University of Pennsylvania Press, 1983. Calendrier et modalités de soumission 15 avril 2017 : clôture de l’appel 30 avril 2017 : notifications d’acceptation Seront précisés dans la proposition à communication : 1) Le titre de la communication. 2) Un résumé de 1500 signes espaces compris (hors bibliographie). 3) L’inscription dans l’un des 4 axes proposés. 4) Les coordonnées personnelles et l’affiliation institutionnelle de l’auteur. Les propositions seront à envoyer à Antonio Lavieri (antonio.lavieri@unipa.it) et Danielle Londei (danielle.digaetano@unibo.it).
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Romanesque de la Grande Guerre. Actes du colloque de l'Université de Picardie

Fabula - fai 11 horas 41 min
Référence bibliographique : Romanesque de la Grande Guerre , Actes du colloque de l'Université de Picardie, Le Bretteur / La Société des lecteurs de Mac Orlan, collection "Lectures de Mac Orlan", 2017. EAN13 : 9791094808030. Le colloque initié par l’Université de Picardie, en partenariat avec la Société des Lecteurs de Pierre Mac Orlan, se donnait pour objet le glissement du témoignage vers la fiction en s’inspirant notamment de l’exemple de Pierre Mac Orlan. C’est dans cet esprit que les 19 contributions rassemblées ici interrogent les divers registres de la littérature romanesque et la façon dont ils s’approprient la réalité et l’imaginaire de la Grande Guerre, depuis le roman-journal jusqu’au roman policier, en passant par les romans pour la jeunesse, les feuilletons populaires, le roman d’espionnage chez Pierre Nord ou les romans humoristiques de Pierre Chaine ou Marcel E. Grancher. Après quelques éclairages sur la position des écrivains dans la guerre, ce volume se propose d’étudier successivement la forme romanesque, le rapport au réel, la mise à distance par l’humour ou la fantaisie et enfin l’appropriation par les écritures contemporaines. Sommaire Romans de la guerre vécue Daniel Therby, Visions de la bataille de la Somme Marie Vergneault, L-F. Céline: la guerre sous toutes ses formes Christian Morzewski, Giono dans l’enfer de la Grande Guerre La poétique romanesque à l’épreuve de la guerre Thabette Ouali, Les Croix de bois Cécilia Suzzoni, Le romanesque proustien à l’épreuve de la Guerre Sofiene Channoufi, Louis Guilloux raconte la Grande Guerre Daniel Compère, Canons, espions et combats Romanesque et témoignage Pascale Mac Garry, La mort et les morts Bernard Alavoine, Terre d’angoisse de Pierre Nord Chantal Dhennin, Léon Bocquet, Le fardeau des jours Zacharie Signoles, Mac Orlan et la Grande Guerre La guerre pour rire? Bernard Baritaud, 5 de campagne de Marcel-E Grancher Camille Kerbaol, Les Mémoires d’un rat de Pierre Chaine Nicolas Bianchi, Rieurs dans la Grande guerre Isabelle Rachel Casta, Paysage de guerre à l’usage des enfants La guerre revisitée Justin Wadlow, La guerre 14-18 en bande dessinée Marie-Françoise Lemonnier-Delpy, Regards de femmes Philippe Blondeau, La guerre, et après ? Édith Perry, La der des ders dans le polar Table ronde Varia Nicolas Denis, U-713, le sous-marin indocile Isabelle Rachel Casta, Joseph Joséphin, dit Rouletabille Philippe Blondeau, Ouvrages reçus par la société Échos et actualités ------------------------------------------------------------------------------- 286 p., 24 € à la Société des Lecteurs de Pierre Mac Orlan, http://www.macorlan.fr 3 rue des moulins, 80250 Remiencourt
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Education secretary's constituency to lose out in funding changes

Guardian Unlimited: Education - fai 17 horas 22 min

The government’s ‘fair funding’ formula will see 98% of state schools’ funding cut, say unions, with cities worst affected

Schools in education secretary Justine Greening’s constituency will be among thousands across England suffering steep budget cuts despite the government’s new “fair funding” formula, according to analysis released by six unions.

Related: Tory backlash grows over school funding plans

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La couleur dans la littérature et les arts (La Manouba, Tunisie)

Fabula - Dom, 15/01/2017 - 19:46
Université de La Manouba Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de La Manouba Département de Français. Avec la collaboration de l’Unité de Recherche: Analyse textuelle, traduction et communication, UR16ES08. Appel à contribution au Colloque international La Couleur dans la Littérature et les Arts 26-27 et 28 octobre 2017 «A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu: voyelles» [1] La couleur, perception visuelle de la répartition spectrale de la lumière, est une sensation essentiellement humaine. Tandis que la science et la physique cherchent à l’analyser ou à la reproduire, la culture et l’art tendent à la décrire ou à la crypter. Les couleurs jouent un rôle important dans l’Histoire, la théologie, les sciences, les arts et les lettres. L’Homme en distingue les potentiels culturel, esthétique, rhétorique, symbolique, mystique, et ésotérique. Au Moyen-Âge, par exemple, les couleurs sont un moyen de catégorisation. Elles dénotent le luxe ou l’exclusion. De nos jours, elles marquent les identités socio-politiques et expriment des opinions idiosyncratiques. En peinture, alors que les Classiques usent d’un ton grisâtre, les Romantiques et les Impressionnistes attribuent une présence allègre et éclatante aux couleurs. Les courants cubiste puis fauviste libèrent la couleur et déstructurent sa composition dans une perspective technique quasi scientifique. L’expressionisme, le symbolisme et le surréalisme, ensuite, lui confèrent une dimension significative et signifiante nouvelle. La couleur est une composante inflexible de la représentationpicturale: la force de son visible muet, de son éclat silencieux, résiste à la saisie de l’œil, séduit les autres sens et fait osciller l'œuvre d’art entre visible et invisible, rayon et ombre, figural et figuratif. Ces éléments forment une coalescence dans laquelle la couleur agit dans une logique tridimensionnelle: brillance, teinte et saturation (Wittgenstein). Une sorte d’esthétique «coloriste» se déploie et propose un discours varié (dimension culturelle), dématérialisé (dimension mystique), sensuel (dimension sensorielle), purifié (dimension symbolique) et poétique (dimension poïétique) faisant des couleurs un langage à la fois abstrait et indépendant. Le blanc, le noir, le rouge, le vert, le bleu, le rose, le gris, le rose, le jaune, l’orange,… La palette est large! Cette profusion a-t-elle un sens? « Les couleurs sont désignées, explique Benveniste , elles ne désignent pas; elles ne renvoient à rien, ne suggèrent rien d’une manière univoque. L’artiste les choisit, les amalgame, les dispose à son gré sur la toile, et c’est finalement dans la composition seule qu’elles s’organisent et prennent, techniquement parlant, une signification, par la sélection et l’arrangement. » [2] La couleur procède-t-elle d’une sémiotique particulière? Pour Benveniste, admettre que la couleur est un signe serait trahison de son essence! Husserl pense autrement. Il affirme que sa dimension sensorielle permet la signification par un « langage muet […] supérieur à celui des mots: véridique, immédiatement compréhensible, expressivité pure. ». [3] Ce langage muet émerveille Nietzsche dans Aurore: «La mer s’étend, pâle et brillante, elle ne peut pas parler. Le ciel joue avec des couleurs rouges, jaunes et vertes son éternel et muet jeu du soir, il ne peut pas parler. Les petites falaises et les récifs qui courent dans la mer, comme pour trouver l’endroit le plus solitaire, tous, ils ne peuvent pas parler. Ce mutisme qui nous surprend soudain, comme il est beau, et cruel à dilater l’âme! Hélas! Voici que le silence grandit encore et mon cœur se gonfle derechef: il s’effraye d’une nouvelle vérité, lui aussi ne peut pas parler […] .» [4] Le sens se défait devant le sens-ible et les couleurs subjuguent les philosophes; elles les dérangent aussi, dit Goethe. Par ailleurs, parler de couleurs devant un poète, l’extasie. Ainsi, fit Baudelaire en évoquant la peinture de Catlin dans Le Cornac des sauvages : « Parleurs belles attitudes et l’aisance de leurs mouvements ces sauvages font comprendre la sculpture antique… le rouge, cette couleur si obscure, si épaisse, plus difficile à pénétrer que les yeux d’un serpent, le vert, cette couleur calme et gaie souriante de la nature, je les retrouve chantant leur antithèse mélodique jusque le visage de ces deux héros » [5] .Baudelaire voue une admiration infinie aux couleurs. Lecteur de Salammbô de Flaubert, Zola admirait « l’échappée splendide du lyrique, du coloriste ardent, heureux d’être dans son véritable pays de lumière, de parfum, d’étoffes éclatantes. » [6] Zola reconnait en lui l’écrivain épris de couleurs. Flaubert affirme que les couleurs sont « la quintessence supérieure du livre ». Écrire pour Flaubert, c’est «rendre une coloration, une nuance ». Malraux en pense autant. Son imaginaire essentiellement visuel, influencé par Goya, Vélasquez et le Greco, propose une chromatique que lui-même qualifie de surréelle: « J’ai d’abord été saisi et presque étourdi: ces corps droits ont quelque chose de fantastique, mais de surréel dans cette lumière et ce silence .» La couleur rivalise avec le langage et propose des mots, voire un « sens chromatique » qui exprime le mieux l’essence de « l’œuvre figurative » de Malraux. Plus qu’un ornement et/ou qu’un symbole, la couleur forme dans l’univers balzacien le caractère des personnages et détermine leur comportement. Dans La Comédie Humaine , « l’âme a je ne sais quel attachement pour le blanc, l’amour se plaît dans le rouge et l’or flatte les passions. » [7] La couleur reflète les émotions mais affecte l'esthétique, bouleverse les règles strictes de la poésie et insuffle au roman la force et l'intensité chromatique de la peinture. Par ailleurs, dans les littératures francophones, la couleur représente en soi un parcours poétique qui témoigne du tragique sur le continent africain et les terres des Caraïbes. C’est ainsi qu’elle aborde la façon dont les enjeux raciaux et identitaires de la francophonie se mêlent. Le concept de «francophonies noires» reconsidère les histoires des communautés noires, en termes de culture et d’identité, du point de vue littéraire et artistique. L’Afrique comme les Caraïbes ont subi des séismes politiques et identitaires, linguistiques. De ces fractures intimes naissent des couleurs témoignant de l’esclavage. Quelle couleur dit le mieux la colonisation, la dictature, les combats, les haines, les apaisements et les luttes? En Afrique, le noir est pluriel. Il exprime la saturation du sens et se présente comme la métaphore du non-sens. Couleur des ténèbres, le noir n'a pas toujours été une couleur négative. Il est associé à la tempérance, à la dignité et à l'autorité et incarne la modernité. Quant au blanc, outre l’image du bourreau qu’il représente, il peut être l’expression du silence et de l’impuissance langagière. Dans un autre genre, le noir et le blanc se défont au cinéma où on fête, à partir de 1892, une palette illimitée de teintes et de pigments à fonctions et représentations multiples. Ce colloque s’inscrivant dans une perspective pluridisciplinaire, des propositions de communication émanant de spécialistes en littérature, comparatisme, philosophie, théologie, linguistique, musique, arts visuels (peinture, bande dessinée, albums, illustration, théâtre, cinéma, télévision), études culturelles, cultures de jeunesse, etc. sont les bienvenues. Les communications pourraient s’inscrire dans les axes de réflexion suivants: - Couleur, textes et langage; les mots de couleur; les couleurs sonores; musique des couleurs - Perceptions, associations et rôles des couleurs à travers l’art pictural, architectural ou visuel - Représentations, cultures et identités des couleurs dans les littératures et la société. Les propositions d’intervention avec titre, d’environ 300 mots, accompagnées d’une brève notice biographique sont à envoyer à l’adresse suivante: couleur.flahm@yahoo.com avant le 30 juin 2017. Comité scientifique: Fadhila LAOUANI. Zinelabidine BENAISSA. Samir MARZOUKI. Mokhtar SAHNOUN. Habib BEN SALHA. Afifa CHAOUACHI MARZOUKI. Jalel EL GHARBI. Ali ABASSI. Amor BEN ALI. Abderrazak SAYADI. Comité d’organisation: Bessem ALOUI. Tasnime AYED. Jihane TBINI. Ahlem GHAYEZA. Sana DAHMANI. Fadhila LOUANI. Zinelabidine BENAISSA. Université de La Manouba 2016 / 2017 [1] Arthur Rimbaud, «Voyelles», Poésies complètes . [2] Emile Benveniste, Problèmes de linguistique générale , Paris, Gallimard, coll. Tel, 1966, p. 53. [3] Jacques Le Rider, Les Couleurs et les mots , Paris, PUF, 1997. [4] Friedrich Nietzsche, Aurore , in Œuvres . (dir. J. Lacoste et J. Le Rider).Paris, Robert Laffont, coll. Bouquins, 1993, p. 423. [5] Charles Baudelaire, Œuvres Complètes, Collection Bibliothèque de la Pléiade, T1, Gallimard, 1975, p.136. [6] Émile Zola, Du roman: sur Stendhal, Flaubert et les Goncourt , 1989, p.161. [7] (XIII, 382).
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Ruines et Vestiges (Mulhouse)

Fabula - Dom, 15/01/2017 - 19:44
Ruines et Vestiges Si la ruine est sémantiquement définie comme «destruction, altération, dégradation» conformément à son étymologie - ruina -, le ou les vestige(s) sont «trace, reste, souvenir» venus de vestigium : «l’empreinte d’un pied sur le sol». Ces deux apparents synonymes peuvent donc révéler que des traces matérielles et concrètes du passé sont différemment saisies et valorisées, selon les périodes. De fait, Paul Ricœur a rappelé le caractère illusoire de toute «objectivation du passé» (Ricœur, 2000, p. 111)et le travail des historiens montre que le passé est reconstruit, réélaboré et repensé par une fabrique de l’histoire, dépendante des circonstances et des moments historiques ou des «régimes d’historicité» (Hartog, 2003). Alors que le passé antique a pu être construit - en particulier à la Renaissance - comme une origine primitive, archaïque et quasi statique, pourvoyeuse de l’ historia magistra vitae , le passé est tout autrement perçu dans l’époque romantique. Un mode mélancolique semble alors attaché à la vogue des «ruines», qui devient le marqueur d’une dissociation entre passé et présent, l’indice d’un rapport d’altérité radicale avec ce qui a précédé. A partir de 1830, pourtant, des procédures de conservation des traces du passé se développent dans les institutions françaises sur le mode de ces «institutions de mémoire» (Thies, 1986, p. 569) voulues, en particulier par Guizot: le passé diffère du présent mais devient alors «objet de savoir plutôt que schème d’action ou exemple de conduite» (Hamel, 2006, p. 33). Il s’agira donc d’étudier quelles sont les perceptions, les présentations et les représentations de traces du passé dans la littérature, les arts et les institutions, selon les périodes ainsi que les enjeux et les modalités de leur actuelle patrimonialisation, dans le cadre de l’émergence de nouvelles identités: régionales, nationales ou européennes en ce début de siècle. COMITE SCIENTIFIQUE : - Régine BATTISTON (Université de Haute-Alsace) - Pierre FLUCK (Institut Universitaire de France - Université de Haute-Alsace) Jean-François HAMEL (UQAM - Montréal) - Daryl LEE (Provo University - Utah - USA) - Dominique MASSONNAUD (Université de Haute-Alsace) - Daniel SANGSUE (Université de Neuchâtel - Suisse) - Nicolas SURLAPIERRE (Conservateur Musées de Besançon) - Olivier THEVENIN (Université - Paris Sorbonne nouvelle) - Pascal VACHER (Université de Bourgogne). BIBLIOGRAPHIE INDICATIVE: - BURKE Edmund, A philosophical enquiry into the origin of our ideas of the sublime and beautiful [1757], Oxford/New York, Oxford University Press, 2015. - DEMANZE, Laurent. «Vestiges du temps et restes de l’Histoire selon Jean-Yves Jouannais», Le Roman français contemporain face à l’Histoire: Thèmes et Formes . Gianfranco Rubino et Dominique Viart (éd.), Quodlibet, 2014, p.105-118. - DIDEROT Denis, «Ruines et paysages», Salon de 1767 , Paris, Hermann, 1995. - DIDI-HUBERMAN Georges, La Ressemblance par contact : archéologie, anachronisme et modernité de l’empreinte , Paris, éd. de Minuit, 2008. - Forero-Mendoza, Sabine, Le Temps des ruines. Le goût des ruines et les formes de la conscience historique à la Renaissance , Seyssel, Champ Vallon, 2002. - FOUCAULT,Michel, «Il faut défendre la société». Cours au collège de France , 1976, Hautes études, Paris, Éditions Gallimard/Éditions du Seuil, 1997. - HAMEL, Jean-François, Revenances de l’Histoire, Répétition, Narrativité, Modernité , Paris, Minuit, «Paradoxe», 2006. - HARTOG, François, Régimes d’historicité, présentisme et expériences du temps , Paris, Seuil, «La librairie du XXI e siècle», 2003. - KOSELLECK,Rheinhart, Vergangene Zukunft. Zur Semantik geschichtlicher Zeiten ,Francfort-sur-le-Main, Suhrkamp, 1979,traduction française Le Futur passé. Contribution à la sémantique des temps historiques , Paris, Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales, 1990. - LACROIX, Sophie, Ce que nous disent les ruines..., La fonction critique des ruines , Paris, L’Harmattan, 2007. - LACROIX, Sophie, Ruine , Paris, Éditions de la Villette, 2008. - LEE Daryl, «Baudelaire's 'Paysage' and the Commune Ruins Picturesque», Romance Notes , n°45 -1, 2006, p. 107-115. - LEE Daryl, «Braquehais: photographie, ruines, Paris», Introduction au Catalogue de l’Exposition Bruno Braquehais, un photographe de la Commune , (9 Mars-19 Juin 2000), Saint-Denis, Musée d'Art et d'Histoire de Saint-Denis. - LENCLUD, Gérard, «Qu’est-ce que la tradition?», Transcrire les mythes, Marcel Détienne (dir.), Paris, Albin Michel, «Idées», 1994, p.25‑44. - LEPETIT, Bernard «Le présent de l’histoire», Les Formes de l’expérience , Bernard Lepetit (dir.),Paris, Éditions Albin Michel, 1995, p.273‑298. - MORTIER, Roland, La Poétique des ruines en France : ses origines, ses variations de la Renaissance à Victor Hugo, Droz, 1974. - ORLANDO Francesco, Les Objets désuets dans l’imagination littéraire : ruines, reliques, raretés, rebuts, lieux inhabités et trésors cachés , Paris, Classiques Garnier, 2013. - RICŒUR,Paul, La Mémoire, l’Histoire, l’Oubli , Paris, Éditions du Seuil, 2000. - RIEGL Aloïs, Le Culte moderne des monuments [1903], Paris, Hermann, 2005. - RIOT-SARCEY, Michèle, «Temps et histoire en débat.“Tout s’oublie” et “rien ne passe”», Revue d’histoire du XIX e siècle , n°25, 2002, p. 7-13. - ROBIN, Régine, La Mémoire saturée , Paris, Stock, «Un ordre d’idées», 2003. - SANGSUE, Daniel, Fantômes, esprits et autres morts-vivants , José Corti, 2011. - THIES, Laurent, «Guizot et les institutions de mémoire», Les Lieux de mémoire , Pierre Nora [dir.],tome2, La Nation , Paris, Gallimard, 1986, p.569‑592. - La Mémoire en ruines, le modèle archéologique dans l'imaginaire moderne et contemporain , Pascal Vacher, Valérie Deshoulières(dir.), Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, CRLMC, 2000. - La Métamorphose des ruines. L’influence des découvertes archéologiques sur les arts et les lettres (1870-1914), Sophie Basch (dir.), École française d’Athènes, « Champs helléniques modernes et contemporains», n° 4, 2004. - La Plume et la pierre, L’écrivain et le modèle archéologique au XIX e siècle , Martine Lavaud (dir.) [actes du colloque de de Montpellier III, 3-4-5 juillet 2006], Nîmes, Lucie - Champ social éditions, 2007. - Esthétique des ruines, Poétique de la destruction , Schefer Olivier, Egana Miguel (dir.), [actes du colloque de l’Université Paris I - du 14 mai 2014 au 15 mai 2014], Rennes, Presses Universitaires Rennes, 2015. - La Ruine et le geste architectural, textes préfacés par P. Hyppolite, Nanterre, Presses Universitaires de Paris - Ouest, « RITM », 2015. - Que faire avec les ruines ? : Liaroutzos Chantal (dir.), [Actes du Colloque, Paris, 6-8 décembre 2012], Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2015. MODALITÉS DE PROPOSITION : Le projet souhaite susciter des analyses liées à des périodes variées de l’histoire ainsi que des réflexions soucieuses du contemporain, dans une perspective pluridisciplinaire. Les propositions d’intervention comporteront le titre de la communication, une présentation d’environ 300 mots ainsi qu’une courte notice bio-bibliographique. Elles doivent être envoyées avant le 25 février 2017 à l’adresse suivante : dominique.massonnaud@uha.fr. Sous réserve d’acceptation des articles par le comité scientifique, le colloque fera l’objet d’une publication.
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Southwark free school in London to close after attracting only 60 pupils

Guardian Unlimited: Education - Dom, 15/01/2017 - 18:45

The school, supported by Michael Gove and Boris Johnson, had struggled to find a permanent site and recruit staff since 2012

A free school supported by Michael Gove and Boris Johnson against local opposition will abruptly close next month after attracting only 60 pupils since it opened in 2012, and struggling to recruit staff and find a permanent site.

Parents of pupils at Southwark free school, housed in a community hall and temporary cabins near Old Kent Road in south London, have been told the school is expected to close by mid February, meaning the pupils will be sent to other schools.

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G. Besson, J.-Cl. Schmitt, Rêver de soi. Les songes autobiographiques au Moyen Âge

Fabula - Dom, 15/01/2017 - 17:58
Rêver de soi LES SONGES AUTOBIOGRAPHIQUES AU MOYEN ÂGE Textes réunis, traduits et présentés par Gisèle Besson et Jean-Claude Schmitt Paru en janvier 2017 480 p. ISBN : 9782914777346 Prix : 24 € Au Moyen Âge comme aujourd’hui le rêve travaillait les consciences. Dans la Bible, les Vies de saints ou la littérature romanesque, les récits de rêves sont innombrables. Les rêveurs ont plus rarement mis par écrit leurs propres songes : pièges diaboliques ou signes de Dieu ? Appels à l’aide d’un parent mort ? Ils cherchèrent à en percer le message. Cet ouvrage explore une trentaine de rêves autobiographiques entre le IIIe et le XVIe siècle, racontés par des dormeurs célèbres tels saint Jérôme ou Albrecht Dürer, ou par d’autres qui l’étaient moins : des moines, des clercs, des religieuses, des marchands, tous soucieux de dire la vérité et d’interpréter leurs songes. Se dessine ainsi une passionnante histoire européenne du sujet, de la conscience de soi et des prémices de la notion d’auteur en littérature, indispensable à tous les curieux d’histoire culturelle et religieuse ou de psychanalyse. Gisèle Besson est maître de conférences à l’école normale supérieure de Lyon et chargée d’enseignement à l’EHESS. Elle a récemment dirigé (avec Michèle Brossard-Dandré) la traduction française de la Chronique de Salimbene de Adam de Parme (Honoré Champion, 2016). Jean-Claude Schmitt, spécialiste d’anthropologie historique de l’Occident médiéval, est directeur d’études à l’EHESS. Il a récemment publié Les rythmes au Moyen Âge (Gallimard, 2016). Lire un extrait… Voir le site de l'éditeur…
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Transmédialité du conte. Récritures cinématographiques, audiovisuelles et vidéo ludiques (Strasbourg)

Fabula - Dom, 15/01/2017 - 17:22
Transmédialité du conte Récritures cinématographiques, audiovisuelles et vidéo ludiques Journée d’études du 18 octobre 2017 à l’Université de Strasbourg (ESPE) APPEL A COMMUNICATIONS La journée d’études proposée s’inscrit dans un programme de recherche, «A la recherche des genres littéraires: perspectives théoriques et didactiques», porté par l’Université de Bordeaux - ESPE d’Aquitaine et dont l’ESPE de l’Académie de Strasbourg est l’un des partenaires. Cette journée vient en complémentarité du colloque de Bordeaux sur «l’épanchement du conte dans la littérature», centré sur les récritures spécifiquement littéraires du conte (6 et 7 mars 2017). Le conte de fées se définit généralement par sa structure narrative, mise en lumière par les travaux de Vladimir Propp. Récit initiatique, le conte aide aussi le lecteur à comprendre les étapes nécessaires à la construction de la personnalité. Ce genre se caractérise aussi, la plupart du temps, selon Tolkien, par le pacte de «créance féerique» passé entre le conteur et son auditoire ou ses lecteurs. Ces derniers acceptent de croire à l’univers merveilleux et à ses lois, d’entrer avec le conteur dans un monde secondaire ayant peu ou pas de rapport avec le nôtre. C’est peut-être cette situation particulière du conte, récit initiatique et merveilleux, qui a lui a permis d’intégrer les premiers scénarios du cinématographe. A l’orée du XX e siècle, Georges Méliès, contrairement aux frères Lumière, réalisateurs de films réalistes, a souhaité en effet adapter des contes à l’écran. L’intérêt pour un auteur de cinéma était multiple. D’une part, il pouvait avoir accès gratuitement à une réserve d’histoires libres de droits. D’autre part, il pouvait donner libre cours à sa fantaisie et distraire son public par l’intermédiaire de ces histoires patrimoniales et intemporelles dont la féérie se prête à toutes les interprétations. L’animation cinématographique allait bientôt prouver qu’elle pouvait parfaitement se mettre au service de la fantasmagorie du conte et donner ainsi à l’imaginaire le moyen de se déployer grâce aux performances de la technique. Qui n’a en mémoire la remarquable adaptation que Jean Cocteau fit, en 1946, de l’œuvre de Madame Leprince Beaumont, La Belle et la Bête , ou encore celle que Jacques Demy fit de Peau d’Âne de Charles Perrault en 1970? Plus récemment, le cinéaste américain Tim Burton, sut s’inspirer de ce patrimoine littéraire pour réaliser Edward aux mains d’argent en 1991. Dès 1937, les studios Disney produisent, quant à eux, un dessin animé Blanche Neige et les sept nains , qui remporte un immense succès et sera suivi, du vivant de Walt Disney, de seize autres films d’animation dont la plupart sont adaptés de contes occidentaux. Rien n’a endigué depuis lors le succès de ces films. Et aujourd’hui, la vidéo sphère s’est à son tour emparée de ce patrimoine pour l’intégrer à des jeux vidéo et décliner ensuite, à partir de ces jeux, quantités de produits dérivés en direction du jeune public. Les développeurs belges de Tale of Tales , par exemple, se sont spécialisés dans le domaine, notamment avec The Path (2009 – PC) fondé sur l’histoire du Petit Chaperon Rouge . Il s’agit pour les joueurs de prendre tour à tour les commandes de plusieurs sœurs, afin de traverser une forêt sombre hantée par un étrange loup. Pour sa part, la production de séries télévisées n’a pas été en reste, et l’on peut au moins mentionner «Once Upon a Time» (2011 – E. Kitsis et A. Horowitz) et la moins connue série animée «Les contes de la rue de Broca» (1995 – A. Jaspard et C. Allix) adaptée de l’œuvre de Pierre Gripari... Le matériau littéraire du conte est issu de la tradition orale et donc en perpétuelle évolution. Il offre aux nouveaux moyens narratifs que sont le cinéma, le dessin animé, la série télévisée et le jeu vidéo de larges possibilités de transposition médiatique. Qu’elles soient littérales, métaphoriques ou dans l’air du temps, les mises en images de Blanche-Neige , Hansel et Gretel , le Petit Chaperon Rouge ou Aladin , par exemple, ont donné lieu à des lectures variées, inspirées ou classiques, humoristiques ou oniriques, décalées ou fantaisistes. Les traitements pluriels des cinéastes et des concepteurs de jeux vidéo prouvent encore aujourd’hui la puissance évocatrice de ces histoires d’un autre temps. Ces différentes adaptations ont le premier mérite de garder le genre du conte vivant permettant aux jeunes contemporains de découvrir, avec ces histoires venues du fond des âges, un patrimoine fondamental de l’humanité. Elles ont cependant d’autres buts parfois moins avouables qui ont à voir d’une part avec le souci toujours prégnant de rentabilité de notre société de consommation et, d’autre part, avec la manipulation sociale d’un jeune public malléable, ce que permet à grande échelle la mise en images de certaines histoires. Quelques pistes d’études s’esquissent qui pourront être suivies par les chercheurs qui répondront à cet appel à communication. La liste est cependant indicative et non exhaustive:Par quels moyens techniques et/ ou stylistiques transposer un conte dans le domaine audiovisuel?Ces récritures contemporaines des contes n’en modifient-elles pas le sens?Qu’apporte au public cette nouvelle version de l’œuvre ?La scénarisation du conte proposée par ces différentes réécritures médiatiques constituent-elles un appauvrissement ou au contraire un enrichissement du texte de départ? Comment? De quel point de vue?Comment de telles récritures peuvent-elles être prises en compte d’un point de vue didactique ou esthétique voire artistique et avec quelles finalités?Quels sont les buts poursuivis par les metteurs en scène ou les concepteurs de jeux vidéo?Le conte ainsi transposé reste-t-il un récit initiatique? Les propositions de communication (titre, résumé de 400 mots maximum, mots clés, références bibliographiques), accompagnées d'une rapide biobibliographie de leur auteur (statut, établissement et unité d’accueil, principales publications), sont à adresser au plus tard le 1 er juin 2017 aux adresses suivantes: philippe.clermont@unistra.fr daniele.henky@unistra.fr Organisateurs: Danièle Henky (MCF HDR en littérature française, EA 1337) et Philippe Clermont (MCF en littérature française, Directeur de l’ESPE de l’Académie de Strasbourg, EA 1337), Université de Strasbourg.
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‘How to resign in a panic’ – and other courses for the Brexit studies syllabus

Guardian Unlimited: Education - Dom, 15/01/2017 - 17:00

Birmingham City University’s new Centre for Brexit Studies opens this month. Will its first modules look like this?

Are you a student? Based in the Midlands? In possession of such a crippling compulsion to be correct that you’re willing to devote several years of your life to it?

Great news, because Birmingham City University has just announced its new Centre for Brexit Studies. The centre promises to “further enhance understanding of the consequences of the UK withdrawing from the European Union”.

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G. Bernanos, La liberté, pour quoi faire ? (1953)

Fabula - Dom, 15/01/2017 - 15:59
La liberté, pour quoi faire ? Georges Bernanos Pierre Gille (Préfacier) Date de parution : 12/01/2017 Editeur : Gallimard Collection : Folio essais ISBN : 978-2-07-270957-9 EAN : 9782072709579 Format : Poche Présentation : Broché Nb. de pages : 256 p. Première parution en 1953 Édition et préface de Pierre Gille Nouvelle édition en 2017 "Un prophète n'est vraiment prophète qu'après sa mort, et jusque-là ce n'est pas un homme très fréquentable. Je ne suis pas un prophète, mais il arrive que je voie ce que les autres voient comme moi, mais ne veulent pas voir. Le monde moderne regorge aujourd'hui d'hommes d'affaires et de policiers, mais il a bien besoin d'entendre quelques voix libératrices. Une voix libre, si morose qu'elle soit, est toujours libératrice. Les voix libératrices ne sont pas les voix apaisantes, les voix rassurantes. Elles ne se contentent pas de nous inviter à attendre l'avenir comme on attend le train. L'avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne subit pas l'avenir, on le fait". Pour la dernière fois, à la veille de mourir, Bernanos jette son défi d'homme libre au monde contemporain, tant il est vrai qu'une des fonctions de l'esprit est de réveiller sans cesse l'inquiétude, et de renverser toutes les garanties du confort intellectuel.
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"La constellation des savoirs. Entretiens avec Patrick Boucheron et Barbara Cassin" (laviedesidees.fr)

Fabula - Dom, 15/01/2017 - 15:49
« La constellation des savoirs. Entretiens avec Patrick Boucheron et Barbara Cassin », La Vie des idées, en ligne 13 janvier 2017. Organisée par l’Institut français, la Nuit des idées aura lieu dans la nuit du 26 janvier 2017 et réunira intellectuels, chercheurs et artistes sur les cinq continents. Cette année, le thème retenu est "l’idée de monde commun". Le site La Vie des idées s’associe à l’évènement par une série d’entretiens : Nous ne vivons pas dans un monde commun, mais tout au plus dans des archipels. Comment transformer le monde et le rendre commun sans l’uniformiser? Patrick Boucheron et Barbara Cassin s’interrogent les premiers…
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G. Bernanos, Français, si vous saviez... (1961)

Fabula - Dom, 15/01/2017 - 15:42
Français, si vous saviez.. Georges Bernanos Pierre Gille (Préfacier) Date de parution : 12/01/2017 Editeur : Gallimard Collection : Folio essais ISBN : 978-2-07-270952-4 EAN : 9782072709524 Format : Poche Présentation : Broché Nb. de pages : 496 p. Première parution en 1961 Édition et préface de Pierre Gille Nouvelle édition en 2017 "Les gouvernements prétendent convaincre les peuples qu'ils sont ingouvernables et, pour les rendre gouvernables, ils ne songent qu'à renforcer la puissance, déjà énorme, de l'Etat. Mais ce n'est pas l'Etat qu'ils renforcent, c'est l'administration, qui deviendra bientôt cette équipe de techniciens tout-puissants, incontrôlables, irresponsables, instrument nécessaire de la prochaine, de la très prochaine dictature universelle. Il n'est d'Etat que dans un pays libre. Un pays libre est un pays qui compte une certaine proportion d'hommes libres. C'est ce nombre plus ou moins grand d'hommes libres qui fait la légitimité, la dignité, l'honneur de l'Etat. L'Etat n'est rien s'il n'a son compte d'hommes libres capables non seulement de le servir, mais de le penser, de se faire de lui une idée juste et claire, acceptable par tous. Il faut donc refaire des hommes libres. Français, ô Français, si vous saviez ce que le monde attend de vous !" Georges Bernanos.
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Bloc-Notes de la semaine du 9 au 15 janvier 2017

Cahiers Pédagogiques - Dom, 15/01/2017 - 14:50

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Que se passe t-il dans les rédactions ? Pourquoi s'excite t-on autant sur ce foutu prédicat ? Et, si encore, c'était pour donner des clés et remettre dans le contexte au lieu d'agiter des lieux communs et des contre-vérités ? Pourtant il y aurait bien d'autre sujets, comme par exemple, les programmes “éducation” des candidats à la primaire et à la présidentielle. On pourrait aussi s'intéresser un peu plus aux revendications des lycées ZEP. Tempête dans un verre d'eau...

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Prédicat
« - Eh, coco, t'as pas un petit truc à balancer sur l'école ? »
- « Euh, j'ai pas trop le temps, chef, il faut aussi que je fasse mon trentième article sur Macron...et puis j'y connais rien »
- « Allez, tu nous fais un petit article vite torché, avec trois copies de tweets et ça fera l'affaire... »
- « OK, chef, je peux faire un papier sur la grammaire, c'est bien ça, la grammaire, ça va faire peur aux papys et mamies si on touche à la grammaire ... »
- « Oui, et puis en plus les profs, ils aiment bien se répandre sur Twitter, tu devrais pas avoir trop de mal à trouver... »
- « J'ai deux “contre” et un "pour”, ça suffit ? »

- « pas de problèmes, et après tu me fais un papier sur Kim Kardashian...
»
Comme je le prédisais la semaine dernière (et je n'en suis pas fier...) l'excitation médiatique autour du prédicat ne s'éteint pas et se transforme en polémique comme on les aime tant en France. Pour l'instant, on n'est pas encore arrivé au niveau de celle sur l'accent circonflexe et la réforme de l'orthographe mais il y a encore une marge de progression...
On attend avec impatience que les politiques s'en mêlent (ça commence) et que nos grands intellectuels fassent des tribunes enflammées sur la défense du complément d'objet direct...On a, en tous cas, tous les ingrédients pour que ça continue comme ça : copiage d'un média à l'autre, articles et témoignages approximatifs et même contre-vérités, discours sur la baisse du niveau, moqueries sur le “jargon”, lassitude face aux changements, angoisse des parents et nostalgie de l'école d'autrefois, tout y est !
Dans ce déferlement d'articles peu rigoureux (cf. le reportage indigne sur France2 le 11 janvier ), on trouve cependant quelques textes plus sérieux. Ainsi, Mattea Battaglia dans Le Monde tente de faire le point sur ce sujet avec une vraie enquête. De même, en réponse au post de blog de la prof de collège “Lucie Martin” (pseudonyme) publié le 3 janvier sur Télérama.fr , trois enseignantes-chercheuses de l'Université Paris Descartes reviennent dans ce même site, sur quelques points importants et déconstruisent les affirmations erronées. Sur ce point, on pourra aussi lire l'avis de Sylvie Plane, vice-présidente du CSP dans La Croix .
Ce buzz médiatique passera t-il en troisième semaine ? Ou va t-il s'éteindre de lui même ou chassé par une autre polémique ? Quoi qu'il en soit, il aura fait suffisamment de dégâts et prouvé une nouvelle fois qu'on peut parler d'éducation sans avoir la moindre rigueur. Les débats sur l'École sont nécessaires et mériteraient que tout le monde s'y intéresse mais à condition qu'ils soient documentés et argumentés. Et surtout, ils devraient porter sur des sujets bien plus essentiels que l'accent circonflexe ou l'apprentissage de la grammaire de la phrase...
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Primaire
On n'a pas beaucoup parlé de l'éducation dans le 1er débat de la primaire de la “belle alliance populaire” qui s'est tenu jeudi 12 janvier. Dans ce long débat de 21h à 23h30, l'éducation n'est pas un sujet de clivages majeurs même s'il y a des différences réelles.
Mais tous s'accordent sur les valeurs républicaines, et en particulier sur le rôle central de l'école, facteur de mixité sociale et instrument de lutte contre la reproduction sociale. Pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce sujet en attendant les autres débats, on peut aller consulter le comparateur des programmes du journal Le Monde et un très bon article de synthèse dédié à ce thème de l'éducation sur sur Public Sénat . On trouve aussi un comparatif sur le site EducPros
Le site spécialisé VousNousIls a fait, lui aussi, un gros travail de compilation des propositions des candidats. Vous y trouverez des présentations des programmes de Manuel Valls , Benoit Hamon et Arnaud Montebourg .
Pour celui de Vincent Peillon, il faudra aller sur son site ou sur LCI . Pour Benoit Hamon, on pourra aussi lire ses propositions dans L'Express et dans Le Point
Si la question de l'importance de l'éducation fait consensus tout comme l'impératif de lutter contre les inégalités, les différences se font sentir surtout sur la question des moyens. Benoît Hamon promet de recruter 37.000 à 40.000 enseignants supplémentaires, pour alléger les classes, prendre en charge leur formation continue et assurer les remplacements. Vincent Peillon comme Arnaud Montebourg plaident pour une généralisation du dispositif “plus de maîtres que de classes”. (voir plus bas) La question de la hausse des salaires est abordée par quasiment l'ensemble des candidats. Benoît Hamon se distingue par sa proposition sur la formation continue des enseignants. Chaque année, les enseignants, selon leurs besoins et leur ancienneté, pourraient se voir accorder trois à dix jours de formation par année. 15.000 (sur les 40.000) postes seraient créés pour compenser ces absences. Manuel Valls propose “une formation continue qui en mérite enfin le nom” : un stage obligatoire de trois journées par an, accompagnées d'une semaine de “remise à niveau” tous les trois ou cinq ans.
Benoît Hamon et Sylvia Pinel veulent abaisser l'âge de la scolarité à 3 ans. Le premier réfléchit même à débuter l'instruction dès deux ans, dans les réseaux d'éducation prioritaires (REP), en développant en parallèle la “création d'un service public de la petite enfance ” une proposition identique à celle de Manuel Valls.
Le gros point de la comparaison de ces programmes est surtout la nécessité de continuer à mettre le paquet sur le Primaire en rééquilibrant les dépenses vers ce niveau. C'est aussi ce qu'on retrouve avec le premier bilan d'une des mesures phares du quinquennat de François Hollande en matière d'éducation avec la remise d'un rapport sur le dispositif “Plus de maîtres que de classes” . C'est globalement une réussite nous dit La Croix ou 20minutes.fr . Lancé en 2013, le dispositif « plus de maîtres que de classes » consiste à affecter un enseignant supplémentaire dans les écoles les plus en difficultés pour aider les élèves dans leur apprentissage des fondamentaux (lecture, écriture, calcul). A l'occasion de la remise de ce rapport le mardi 10 janvier, la ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem a souligné ses apports pour le système éducatif et demandé aux recteurs qu' “à l'issue de la prochaine rentrée, toutes les écoles relevant de l'éducation prioritaire soient pourvues d'un maître supplémentaire”. Une manière pour elle de développer encore le dispositif, avant de rendre les clés de la rue de Grenelle. Car à ce jour, 3.220 postes ont été affectés à cette mesure dans les écoles qui accueillant en ville et dans les territoires ruraux, une majorité d'élèves défavorisés ou en difficulté scolaire. “A la rentrée 2017, c'est un effort supplémentaire considérable qui sera fait avec 1.941 nouveaux postes” a t-elle annoncé.
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Mélenchon, Macron et l'école
Hors de la primaire, on s'intéresse aussi à l'éducation.
Jean-Luc Mélenchon promet d'investir des moyens supplémentaires dans l'éducation, avec le recrutement de 60.000 nouveaux enseignants sur l'ensemble du quinquennat. Une mesure prévoit de rendre obligatoire la scolarité de 3 à 18 ans. Au cours des prochaines semaines, le candidat et son équipe vont dévoiler une série de livrets afin d'affiner et de préciser les 360 mesures publiées dans le livre, L'Avenir en commun notamment les conditions de leur mise en œuvre. On attend donc les propositions plus précises sur ce sujet.
Quant à Emmanuel Macron, il tenait samedi 14 janvier un meeting sur l'éducation à Lille dans un Zénith de 5000 personnes... Il développe aussi ses idées dans le domaine avec une interview dans le Courrier Picard . Il propose de “diviser par deux le nombre d'élèves par classe en CP et CE1 dans les zones prioritaires”. Dans l'interview (qu'on retrouve aussi dans La Voix du Nord) il se dit aussi “favorable à une plus grande autonomie des établissements scolaires, en particulier des collèges et des lycées. L'autonomie pédagogique, aujourd'hui, est limitée. Il faut la renforcer. Il faut donner plus de latitude aux responsables des établissements pour répondre aux difficultés du terrain, y compris en matière d'affectation des professeurs. » ”. Et il ajoute : “Il faut à la France un sursaut en matière d'éducation. On peut rattraper notre retard en dix ans”.
Le programme d'Emmanuel Macron semble, sur ce thème, avoir du mal à se démarquer. Pour certains, il y a un air de déjà vu pour d'autres une parenté avec L'école de demain de Jean-Michel Blanquer (Ed. Odile Jacob). Et d'autres feront remarquer qu'il sera difficile de faire comme si, il ne s'était rien passé dans le domaine de l'éducation depuis cinq ans...
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ZEP
Les manifestations des professeurs et élèves de lycées qui demandent le maintien du label "ZEP", comme garantie de moyens pour les établissements prioritaires, continuent à travers la France.
Une pétition signée par près de 300 universitaires et chercheurs en sciences humaines appelle à soutenir la publication d'une carte élargie des établissements dans des zones défavorisées assortie d'un label unique et contraignant en termes de moyens. On pourra lire aussi une tribune d'une enseignante marseillaise dans L'Obs
Dans un communiqué de presse , le collectif “Touche pas ma Zep” évoque “les stratégies de la ministre” et ses “annonces fumeuses” ainsi que son refus de recevoir une délégation. Le collectif propose une solution à la ministre de l'Éducation Nationale : celle de publier un décret. Il “définirait une carte élargie des lycées en éducation prioritaire assortie d'un label unique et contraignant en termes de moyens” et “garantirait également la pérennité des indemnités et bonifications dont bénéficient les personnels de ces lycées
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Butinages
Pour finir, comme à l'habitude, quelques lectures et liens glanés au cours de cette semaine.

Dans une tribune parue dans Le Monde , Nathalie Mons propose de rendre l'école plus juste en s'attaquant en urgence aux cent collèges ghettos de France. Pour cela, “la mise en place de politiques locales de mixité, qui doit être volontariste, s'impose dans un cadre national.

La lecture d'une note de la DEPP nous apprend que les enseignants sont davantage exposés aux risques psychosociaux que les autres populations, notamment que les cadres du privé. Cette étude, qui mérite vraiment d'être lue, décrit en creux les caractéristiques du métier d'enseignant. Lucien Marboeuf, sur son blog, en tire un billet très intéressant et nous rappelle, tout comme un article de VousNousIls que les enseignants souffrent surtout de l'isolement. Selon les auteurs de l'étude, cela s'explique par “un manque de soutien hiérarchique et entre collègues

Daniel Herrero est un rugbyman bien connu, ancien entraineur de Toulon. On sait moins qu'il a enseigné vingt ans, en lycée et en Staps. Les Cahiers Pédagogiques ont voulu lui demander quelle était sa vision de ce métier qu'il a aimé, afin qu'il communique un peu de son énergie et de son enthousiasme humain à une profession parfois lasse et morose et donc solitaire. Il nous donne sa vision du travail d'équipe et du collectif : “S'unir dans la compétence, un beau rêve cependant, ensemble on est plus forts et qu'il n'en manque pas un à l'appel ! Le sens de l'équipe, c'est « ne te fais pas de souci, on est là ». ” Et il conclut par ce bel hommage aux enseignants : “je suis plein d'admiration pour les professeurs, ces traceurs de routes qui ont choisi à la fois le sommet et le chemin le plus difficile pour y arriver

Bonne Lecture...

Philippe Watrelot


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Zygmunt Bauman obituary

Guardian Unlimited: Education - Dom, 15/01/2017 - 13:45
Professor of sociology at Leeds University who analysed the refugee issue and the rise of rightwing populism as a ‘crisis in humanity’

In a book published in 2000, the Polish-born sociologist Zygmunt Bauman, who has died aged 91, deployed a metaphor since taken up by the anti-globalisation movement around the world. Liquid Modernity analysed the disappearance of the solid structures and institutions that once provided the stable foundations for well-ordered modern societies, and the consequences for individuals and communities.

Bauman, professor of sociology at Leeds University (1971-91, and then emeritus), argued that our “liquid modern” world was unable to stand still and keep its shape for long. Everything seems to change – the fashions we follow, the events that catch our attention, the things we dream of and the things we fear. An increasing polarisation between the elite and the rest, our growing tolerance of ever-expanding inequalities, and a separation between power and politics remained constant themes in his writings – in all he produced more than 60 books. As the state and the market vie for supremacy within the space of global capitalism, the fate of poor and vulnerable people assumes particular importance. As he put it: “When elephants fight, pity the grass.”

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