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Le paysage universitaire remodelé autour de vingt-cinq grands pôles - Nathalie Brafman et Benoît Floc'h, Le Monde, 24 juillet 2014

Sauvons l'université - Dom, 27/07/2014 - 01:45

C'est l'autre réforme territoriale. Le paysage universitaire français sera dorénavant structuré autour de 25 pôles seulement. Le 23 juillet, après un an de vives controverses, les établissements d'enseignement supérieur arrivent au terme du délai fixé par la loi du 22 juillet 2013 aux universités et grandes écoles pour conclure des regroupements et réformer leur gouvernance.

A lire sur le site du Monde (abonnés).

>> Lire notre analyse : La création de méga-universités suscite craintes et tensions

« Cela n'a pas été un sentier semé de pétales de roses », reconnaît Geneviève Fioraso. Face à la résistance d'une partie de la communauté universitaire, la secrétaire d'Etat à l'enseignement supérieur a perdu quelques plumes dans l'opération. Reste qu'à quelques exceptions près, chacun a bouclé son projet dans les temps, quitte à se contenter d'une lettre d'intention détaillée.

Vingt-cinq regroupements, c'est moins que l'objectif fixé il y a un an – 30 –, mais bien plus que le projet porté par la précédente majorité. Le gouvernement de François Fillon prévoyait la création de 10 méga-universités capables de jouer dans la cour des grands au niveau international. La gauche préfère moins concentrer l'effort et estime que 25 pôles sauront tout aussi bien apparaître dans les radars de Shanghaï. Car l'enjeu est là : selon la doxa, les établissements français doivent grimper dans le fameux classement établi depuis 2003 par l'université chinoise Jiao Tong.

LOGIQUE DE RASSEMBLEMENT

Sur les 25 regroupements, 20 ont opté pour le statut de communauté d'universités et d'établissements (Comue). Les cinq autres ont choisi la voie – moins contraignante – de l'association. Certains établissements sont d'ores et déjà allés plus loin en fusionnant.

La logique de rassemblement est ancienne. Depuis 2006, les pôles de recherche et d'enseignement supérieur (PRES), puis les initiatives d'excellence ont contribué à structurer le paysage universitaire. Mais les Comue vont plus loin : de nouveaux contrats de site seront signés avec l'Etat. Le 16 juillet, Mme Fioraso a ainsi présidé la ratification de quatre d'entre eux : Sorbonne Paris Cité (Sorbonne-Nouvelle, Paris-Diderot, Paris-XIII, Sciences Po…), mais aussi Paris Sciences Lettres (Paris-Dauphine, l'Ecole normale supérieure…), Sorbonne-Universités (Paris-Sorbonne, Université Pierre-et-Marie-Curie…) et Paris Lumières (Paris-VIII, Paris-Ouest-Nanterre).

Ces contrats, d'une durée de cinq ans, sont censés décrire la stratégie sur laquelle la Comue s'engage. En contrepartie, l'Etat alloue des postes. Ainsi, ces quatre Comue parisiennes se partageront 179 postes. « L'Etat contractualise avec les Comue, et c'est une force, estime Mme Fioraso. C'est ce qui fragilisait les PRES. »

« DES UNIVERSITÉS DE RECHERCHE D'UN TYPE NOUVEAU »

Cette redistribution des cartes « est une étape dans la continuité, relève Jean-Yves Mérindol, président de Sorbonne Paris Cité. Nous pourrons réaliser ensemble des projets que, seul, chaque établissement ne pouvait envisager avec une égale ampleur ou rapidité. Nous allons par exemple ouvrir une antenne commune à Buenos Aires ou à Sao Paulo, travailler sur la pédagogie numérique, etc. »

« L'université est la seule structure intelligible à l'échelle du monde, explique Philippe Boutry, président de Panthéon-Sorbonne. Il faut créer les conditions d'une recomposition du paysage de l'enseignement supérieur public sous la forme d'universités de recherche d'un type nouveau. » Son université est engagée dans la Comue Hautes études Sorbonne Arts et métiers (héSam), qui comprend aussi ESCP Europe, EHESS, l'ENA… La marche vers l'union a été laborieuse. Mais les membres de l'héSam espèrent conclure leur accord d'ici quelques jours, jeudi 24 juillet peut-être. Il aura tout de même fallu deux médiateurs pour arranger tout le monde.

Il a fallu, dans ces négociations, ménager les susceptibilités de chacun. L'Université de Bordeaux, qui regroupe Bordeaux-I, Bordeaux Segalen et Montesquieu-Bordeaux-IV, a ainsi décidé, le 18 juillet, de reporter à l'automne le vote des statuts de la Comue Aquitaine. Objectif : garantir à l'établissement une place en rapport avec son poids. En taille, il dépasse de très loin les cinq autres membres de la future Comue (dont Bordeaux-III et l'université de Pau).

>> Lire aussi : La fusion des universités d'Aix et de Marseille rationalise leur patrimoine immobilier

Les personnels administratifs et les enseignants-chercheurs se sont, dans de nombreuses universités, opposés à la création des Comue, vues comme une strate supplémentaire. « Ce n'est pas cela, réaffirme Mme Fioraso. Ce n'est ni une strate administrative supplémentaire ni une façon de mutualiser pour faire des économies, c'est exactement l'inverse. »

« LES COMUE SONT DES CORPS VIVANTS »

Tout le monde n'en est pas convaincu. Le groupe Vernant (qui regroupe anonymement des universitaires) écrit, le 21 juillet, sur Twitter : « On mesurera sous peu les conséquences désastreuses de ces restructurations bureaucratiques pour les étudiants. »

Pendant de longues semaines, le débat sur l'utilité de créer ces mastodontes s'est déroulé sur la place publique. La tension était forte en Ile-de-France, mais pas seulement. Assemblées générales, motions, pétitions, demandes de moratoire… Les opposants ont fait entendre leur voix. A Paris-Ouest-Nanterre, il s'en est fallu de peu que le projet avec Paris-VIII capote.

>> Lire également : La nouvelle fronde des enseignants-chercheurs

Lors de la signature, le 16 juillet, des quatre premiers contrats de site, les présidents sont revenus sur cette période de négociation. « Ce jour met fin à une phase difficile, intense, complexe et très dense », a déclaré Thierry Tuot. Le président de Sorbonne-Universités a ajouté qu'il n'était pas question d'effacer l'histoire de ses onze membres. « Les Comue sont des corps vivants, insiste Mme Fioraso. Ce qu'un décret fera, un autre pourra le faire évoluer. Mais ce ne seront pas non plus des bastions. Tous les partenariats en réseaux seront maintenus. »

En attendant, l'instance représentative et consultative de la communauté universitaire au ministère a voté contre les statuts de quatre Comue : Paris Sciences Lettres, Sorbonne Universités, Sorbonne-Paris Cité et Paris-Saclay. « On parie que cela ne changera rien ? », a aussitôt tweeté Sandrine Clavel, professeur à l'Université Versailles - Saint-Quentin-en-Yvelines.

Image MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

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MOOC : le ministère donne les clés de FUN - Sophie Blitman, EducPros, 22 juillet 2014

Sauvons l'université - Dom, 27/07/2014 - 01:31

Le ministère de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur a lancé un appel à manifestation d'intérêt pour déléguer la gestion de la plate-forme FUN (France université numérique) à des établissements. Les pré-dossiers doivent être envoyés d'ici le 24 juillet 2014. S'il était prévu que l'État qui a initié le projet passe ensuite la main, les candidats à la reprise ne se bousculent pas.

A lire sur le site EducPros.

Lancée en grande pompe à l'automne 2013 par Geneviève Fioraso, la plate-forme de MOOC FUN (France université numérique) sera à l'avenir gérée directement par des établissements. Tel est l'objet de l'appel à manifestation d'intérêt (AMI) envoyé aux écoles et universités mi-juillet 2014. D'après le texte, l'objectif est de "stabiliser et inscrire dans la durée FUN-MOOC, au service de l'ensemble de la communauté de l'enseignement supérieur et de la recherche, en confiant son pilotage, son portage et l'animation de la communauté de ses producteurs et de ses usagers à un groupement d'établissements" (plusieurs Comue - Communauté d'universités et établissements - par exemple).

"Le but n'est pas du tout de se désengager", assure la rue Descartes, soulignant qu'il "était prévu dès le départ que les acteurs gèrent eux-mêmes la plate-forme, ce qui est la meilleure manière de se l'approprier". Reste que l'appel a surpris les établissements, qui ne s'attendaient pas à ce que le transfert de gestion ait lieu si tôt.

Des "réponses succinctes" sont attendues d'ici le 24 juillet 2014, avant un "retour des dossiers précisant les propositions des groupements" le 24 septembre. Suivront les auditions des candidats, la décision finale étant annoncée pour la semaine du 17 novembre pour une reprise de la plate-forme début 2015.

Prudence des établissements

Outre ce calendrier un peu estival, l'AMI suscite des interrogations au sein de la communauté. Si plusieurs établissements, surtout franciliens, sont a priori intéressés par le pilotage de FUN, ils demeurent prudents tant qu'ils ne savent pas combien cela leur en coûtera. Une inconnue de taille car le modèle économique de la plate-forme, et plus largement des MOOC, est loin d'être défini aujourd'hui.

"L'État maintiendra son engagement financier conséquent sur FUN à la même hauteur", affirme-t-on au secrétariat à l'Enseignement supérieur et à la Recherche. Soit environ une dizaine de personnes, auxquelles pourra s'ajouter un "soutien dans le cadre des appels à projets".

Nombre d'acteurs se montrent néanmoins réservés, à l'instar de Jean-Yves Mérindol, à la tête de Sorbonne Paris Cité. "Nous sommes très engagés dans la production de MOOC. Nous en avons lancé 10 et en prévoyons une vingtaine d'autres d'ici 18 mois, mais il n'y a pas pour nous d'enjeu de périmètre à être ou non dans le consortium. Nous avons avant tout besoin que la plate-forme fonctionne", estime-t-il, pragmatique, alors que la Comue n'a pas encore décidé si elle ferait partie du cercle des administrateurs ou des "usagers intéressés".

« Il n'y a pas pour nous d'enjeu de périmètre à être ou non dans le consortium. Nous avons avant tout besoin que la plate-forme fonctionne » (J-Y. Mérindol)

Il s'agit aussi de voir comment seront utilisées les données récoltées dans le cadre des MOOC. L'AMI précise qu'une "stratégie de mise à disposition des données devra être proposée par le groupement que ce soit auprès des établissements utilisateurs ou dans le cadre d'une politique d'open data".

C'est à Saclay que la réflexion semble la plus avancée : "il est logique que la Comue la plus importante en termes de recherche, par ailleurs très impliquée dans le numérique, fasse partie de la gouvernance de FUN", explique Dominique Vernay, président de la FCS (fondation de coopération scientifique), qui a d'ores et déjà fait part de son intérêt pour la gestion de la plate-forme.

Ainsi prête à mettre la main au portefeuille, la future université Paris-Saclay entend, en contrepartie, "peser sur les stratégies d'utilisation et la définition des règles de fonctionnement". Et d'évoquer l'éventuelle "création d'espaces dédiés" où l'UPS pourrait mettre en avant ses MOOC sous sa propre marque. Une possibilité parmi d'autres, car l'avenir de FUN reste à imaginer.

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Grandes écoles de management : vers plus d'autonomie - Le Figaro Etudiant, 22 juillet 2014

Sauvons l'université - Dom, 27/07/2014 - 01:11

Le projet de loi Mandon sur la simplification de la vie des entreprises, examiné lundi à l'Assemblée nationale, doit permettre à un certain nombre de grandes écoles de changer de statut, et de devenir ainsi plus autonomes.

A lire sur le site du Figaro.

Un nouveau statut, baptisé Établissement d'enseignement supérieur consulaire (EESC), et surtout davantage de libertés en matière de gestion. C'est ce que prévoit le projet de loi Mandon sur la simplification de la vie des entreprises pour un certain nombres d'établissements, aujourd'hui rattachés aux chambres de commerce et d'industrie (CCI). Les grandes écoles de commerce et de management françaises (HEC, ESSEC, ESCP, etc.), directement concernées, devraient ainsi obtenir le droit d'établir un bilan financier propre, d'accroître leurs possibilités d'emprunt ou encore de diversifier la composition de leurs instances dirigeantes. Un autour indéniable dans la compétition farouche que se livrent les écoles de management au niveau mondial.

Dans le détail, l'article 28 du texte de loi « ouvre la voie à la création, par les chambres de commerce et d'industrie (CCI), d'entités autonomes de droit privé dédiées à la gestion de leurs écoles d'enseignement supérieur (EES) ». Les raisons évoquées se rejoignent : « modernisation », « simplification », nécessité d'une « souplesse de gestion ». Un constat sur lequel Pierre-Antoine Gailly, président de la CCI d'Ile-de-France, tombe d'accord. « Trop de choses remontent dans mon bureau parce que, juridiquement, je suis le mandataire social ultime. Pourtant Bernard Ramanantsoa, le directeur d'HEC, possède toutes les compétences pour signer lui-même les contrats ! » confiait-il dernièrement à l'EducPros, dans une interview.

De nouvelles réserves « dans un contexte de compétition exacerbée »

Si cette volonté de changement aboutissait, les écoles pourraient être gouvernées par un conseil de surveillance ou d'administration incluant des étudiants, des chefs d'entreprise ou encore du personnel académique. Une manière d'encourager « la signature d'accords de toutes nature avec d'autres institutions d'enseignement, étrangère le cas échéant, mais aussi avec des entreprises, des mécènes, et plus généralement, l'ensemble des acteurs économiques » explique Pierre-Antoine Gailly aux Echos. A l'heure actuelle, le président de la chambre juge les écoles « bridées », à l'image de l'établissement d'HEC dont le conseil est uniquement composé d'élus de la CCI Paris-Ile de France (CCIP).

Dans la gestion quotidienne de l'établissement, le texte de loi autoriserait aussi la création d'un « board » à l'anglo-saxonne avec un comité stratégique restreint, un comité des finances et des comptes pour l'utilisation de fonds propres. « Une autonomie de fonctionnement qui donne, selon l'ex-directeur du Moulin Rouge, de nouvelle marges de manœuvres ». A contrario, certains syndicats y voient une privatisation déguisée malgré l'assurance, dans le texte, d'un certain nombre de limites.

Avec 51 % du capital, les CCI garderont le « contrôle »

Essentielle, la première barrière de contrôle concerne la propriété du capital. La chambre concernée conservera au minimum 51 % des parts, et - s'évitant la possibilité d'une minorité de blocage - aucun actionnaire minoritaire ne pourra en détenir plus de 33 %. « Nous ne vendons pas les bijoux de famille » tentait de rassurer, en plaisantant il y a quelques jours, le président de la CCIP. Non moins importante, l'interdiction formelle d'une distribution de dividendes : « S'agissant d'établissements d'enseignement dont la vocation n'est pas la recherche de profits par les actionnaires, le bénéfice distribuable au titre d'un exercice donné sera porté automatiquement en réserves » précise le texte.

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Sélection : il y a du tirage à l'université - Véronique Soulé, Libération, 15 juillet 2014

Sauvons l'université - Dom, 27/07/2014 - 01:06

Mêlant affluence de bacheliers et baisses budgétaires, les facs, qui ne peuvent choisir sur dossier, en viennent à tirer au sort les candidats. Un système décrié, mais qui reste légal.

A lire sur le site de Libération.

Imaginons : vous êtes passionnée de science politique. Parisienne, vous avez demandé la licence de Paris-I. Mais il y a énormément de demandes, et vous n'avez pas été tirée au sort. Vous aurez certainement plus de chances à Angers… Ou alors, vous pouvez vous inscrire en droit et tenter de passer en science politique en deuxième année, sur dossier.

Sportive, vous habitez Bordeaux et rêvez de devenir coach en entreprise. Mais vous n'êtes pas prise en première année de Staps (sciences et techniques des activités physiques et sportives) à Bordeaux. La licence n'a que 150 places. Et vous n'avez pas été tirée au sort… Vous pouvez vous rabattre sur l'université de Pau, qui en a 240. Il va falloir déménager.

Les licences « à capacité limitée », affichant un nombre maximum de places en première année, se sont multipliées ces derniers temps. Et avec elles, leur corollaire : le tirage au sort des candidats à ces formations trop prisées, confié au serveur Admission Post-Bac (APB). Une pratique bizarre et discutable, qui renvoie à une équation très française : l'université doit accueillir tous les bacheliers qui le demandent avec interdiction de sélectionner, mais sans que l'Etat n'augmente les moyens alloués en proportion, et l'injonction de diminuer l'échec en première année ainsi que l'obligation de mieux insérer les étudiants professionnellement.

Tout a commencé avec l'éducation physique

Si l'on excepte la médecine - la Pages, première année commune aux études de santé - qui a depuis longtemps des plafonds d'effectifs, les licences « à capacité d'accueil limitée » avec tirage au sort ont pris leur essor il y a six ou sept ans dans la filière Staps (lire ci-contre), devenue très en vogue. Le nombre de candidats a explosé. Or, les équipements ne sont pas extensibles et les mesures de sécurité sont strictes. Inquiètes devant un tel afflux, les universités ont commencé à demander aux rectorats de fixer des limites maximales d'étudiants dans les filières trop demandées. Le recteur transmet alors le chiffre aux ingénieurs du serveur APB. Une fois les vœux des étudiants connus, le logiciel tourne, en respectant certains critères : les demandes issues de l'académie et les premiers vœux sont servis en premier. S'il reste encore des places, le tirage au sort intervient.

Certaines universités préfèrent les bonnes vieilles méthodes : elles ouvrent les inscriptions trois jours. Premier arrivé, premier servi. D'autres le refusent au nom d'une priorité académique. « Nous avons rejeté cette pratique, explique Wolfgang Sabler, de l'université de Picardie. Face à un afflux, nous préférons organiser de nouveaux groupes. Car la priorité dans l'académie est d'augmenter le nombre de bacheliers poursuivant dans le supérieur. »

Une ampleur difficile à mesurer

L'an dernier, 25 des 50 licences de Staps affichaient des capacités limitées, selon Didier Delignières, en charge de la licence à Montpellier-I. Mais les situations sont très variables. Bordeaux ne proposant que 150 places, les candidats risquent fort de jouer leur avenir à la roulette. Avec 650 places, Montpellier leur laisse beaucoup plus de chances.

Récemment les associations d'enseignants-chercheurs de science politique ont protesté contre le tirage au sort pour entrer dans leur licence. Une pratique à laquelle ils ont dû se résigner à contrecœur, faute de moyens pour répondre à la demande. Les autres filières touchées sont très diverses - éco-gestion, langues étrangères appliquées, arts du spectacle, information-communication, psychologie, etc., ainsi que des parcours spécifiques à l'intérieur d'une licence.

Il y a aussi un phénomène de propagation. Dès lors qu'une université fixe des capacités maximales à une licence, les autres facs ressentent la pression des candidats recalés. Et sont incitées à adopter, à leur tour, des plafonds. C'est ce qui est arrivé à Montpellier-III, qui en instaure dans six licences à la rentrée. « En cinéma, explique sa présidente, Anne Fraïsse, Bordeaux ne prend que 60 étudiants. Du coup, l'an dernier, nous en avons accueilli une centaine supplémentaire, dépassant les 600. Et notre taux de réussite s'est effondré, à 30% en première année. »

Un problème de « fluctuations » selon le ministère

« Il faut le reconnaître : le système ne sait pas répondre à des fluctuations d'étudiants pouvant aller jusqu'à 10% dans certaines formations », explique-t-on au ministère de l'Enseignement supérieur. Mais on se veut rassurant, arguant du fait, qu'au finale, chacun trouve sa place, avec une pointe de fatalisme : « Ce choix aléatoire est gênant, mais dans le cadre de la loi qui interdit la sélection, les juges ont tranché : seul le tirage au sort est légal. » A l'avenir, alors que certains réclament des critères pour départager les candidats, les choses ne devraient pas évoluer : « Ce type de débat n'est pas à l'ordre du jour. » En clair, le gouvernement n'a aucune envie de s'attaquer à un sujet tabou, une ligne rouge pour les principales organisations étudiantes.

Un problème financier selon les universités

Pour les universitaires, l'Etat leur demande toujours plus, mais sans accorder davantage de moyens. Et ces licences surchargées avec tirage au sort ne sont que l'illustration de l'absence de vision et de choix sur l'enseignement supérieur : alors que la France vise 50% de diplômés, quel rôle veut-on faire jouer à l'université, minée par les déficits depuis l'autonomie ?

« Le système est arrivé à ses limites, estime Anne Fraïsse, il faut regarder les vrais problèmes et cesser d'utiliser l'université pour masquer le chômage, avec des étudiants qui ne viennent pas pour étudier mais pour avoir la sécurité sociale. Il faudrait parler aussi de l'inadéquation de certains bacs. J'ai vu un bac pro Métiers du froid s'inscrire en LEA anglais-espagnol. Il a zéro de chance de réussite, mais nous n'avons rien à dire. »

Une sélection déguisée pour les étudiants

« Mettre des capacités limitées peut se justifier, mais on se demande aussi parfois si ce n'est pas de la sélection déguisée », explique Julien Blanchet, le président de la Fage, seconde fédération étudiante. Si l'on ajoute les licences sélectives, qui recrutent sur dossier et portent souvent sur des doubles diplômes exigeant des niveaux de langues étrangères, il estime que plus de la moitié des formations sont touchées par des formes insidieuses de sélection. Il prône à la place une meilleure orientation des bacheliers, mais sans toucher à sa sacro-sainte liberté de choisir.

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Apprentissage dans le supérieur : bien mais peut mieux faire ! - Danièle Licata, EducPros, 21 juillet 2014

Sauvons l'université - Dom, 27/07/2014 - 00:56

Si l'apprentissage dans l'enseignement supérieur tire les chiffres de l'alternance vers le haut, des freins puissants sont encore à lever pour atteindre l'objectif de 250.000 apprentis du supérieur d'ici à 2020. Le point avec le dernier rapport du Conseil national de la formation professionnelle tout au long de la vie.

A lire sur le site EducPros.

Où en est l'apprentissage dans l'enseignement supérieur ? C'est la question à laquelle a répondu le ministère de l'Éducation nationale avec le CNFPTLV (Conseil national de la formation professionnelle tout au long de la vie) dans un rapport paru en juin 2014. Premier constat à l'heure où sont annoncés des chiffres inquiétants sur le nombre de contrats signés : "La hausse des effectifs d'apprentis depuis plusieurs années est entièrement due à l'augmentation des niveaux supérieurs, dont la part est passé de 17% en 2004 à 31% fin 2012."

Le cap des 120.000 apprentis dans l'enseignement supérieur a été franchi en 2013. 18% des apprentis du supérieur préparent un DUT, 38% une licence professionnelle, 21% un master professionnel, 10% un master, et 9% sont en formation d'ingénieurs.

+111% en sept ans

La poussée la plus remarquable concerne les diplômes de niveau I et II (bac+2 à bac+4), le nombre de diplômés alternants étant passé de 23.531 en 2004-2005 à 55.693 en 2011-2012. Soit un bond de 111%. "L'engouement grimpe au rythme des diplômes", précisent les auteurs de l'étude. La palme revient au diplôme d'ingénieur avec ses 180 cursus différents (+6.930 apprentis, soit +97 %) et au master (+8.195 apprentis, soit +273 %).

L'apprentissage serait-il alors un ascenseur social ? "Certainement", assure le rapport. Il permet à des jeunes souvent issus de milieux modestes de poursuivre leurs études tout en travaillant. Ce mode de formation a permis à certains d'accéder à des diplômes auxquels ils auraient dû renoncer s'ils n'avaient pu bénéficier d'un salaire facilitant leur autonomie financière.

Mais ce dispositif de formation est aussi et surtout "un excellent tremplin pour un emploi durable dans l'entreprise". Selon la dernière note de la DEPP (Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance), 65% des jeunes apprentis ont trouvé un emploi sept mois après la fin de leur apprentissage. Pour les diplômés de BTS, ce chiffre atteint 78%, et 77% pour les diplômés alternants de niveau I et II.

« Les systèmes scolaires sont encore peu enclins à inciter les jeunes à une orientation positive vers l'apprentissage »

Les raisons ? D'abord, la loi Seguin du 23 juillet 1987, qui a ouvert la voie à l'apprentissage dans l'enseignement supérieur, a concouru sérieusement à l'amélioration de l'image de l'ensemble de l'apprentissage. Mais surtout, la formation s'est mieux adaptée aux besoins des entreprises au cours des dernières années. "L'ouverture de l'enseignement supérieur à l'apprentissage depuis 1990 a permis à la fois d'élargir la palette des métiers accessibles à l'apprentissage, de constituer de nouvelles formations adaptées au marché du travail mais également de contribuer à la performance du système universitaire", analysent les auteurs de l'étude.

Trouver une nouvelle manière d'enseigner

Reste des freins à faire sauter pour atteindre l'objectif fixé par le gouvernement de 250.000 apprentis dans le supérieur d'ici à 2020. Au-delà des obstacles financiers pour les entreprises (baisse des subventions des régions, baisse des fonds de la professionnalisation transférés par les OPCA...), d'autres résistances, pédagogiques, culturelles et organisationnelles, tout aussi puissantes, persistent.

"Malgré l'amélioration de son image, l'apprentissage reste encore, aussi bien dans les familles que dans certaines équipes pédagogiques, associé aux premiers niveaux de qualification", notent les auteurs. À cela s'ajoute la peur de la dévalorisation du diplôme. "Les savoirs académiques et ceux appliqués aux situations professionnelles sont bel et bien deux savoirs complémentaires et l'un ne nuit pas à l'autre, insiste l'étude, qui déplore le peu de visibilité de l'apprentissage dans le système d'orientation. Les systèmes scolaires sont encore peu enclins à inciter les jeunes à une orientation positive vers l'apprentissage."

Une "pédagogie de l'alternance" reste encore à mettre en œuvre pour répondre à la mixité des publics, même si de nombreuses expérimentations ont été menées. "L'apprentissage permet de former autrement, et ainsi de mieux répondre à la diversification des publics étudiants. Car tous les jeunes n'apprennent pas de la même manière. Ils présentent des profils diversifiés, tant dans leur style cognitif que dans leurs motivations et leurs ressources", analysent les auteurs.

Le chantier est donc loin d'être terminé. Pour les auteurs, les pistes sont nombreuses : dimensionner l'alternance à l'échelle européenne et internationale pour en faire un véritable atout, mais aussi diagnostiquer les besoins à venir afin de créer les filières pédagogiques adaptées.

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Cancers à l'INSA : sauvons la recherche - Pièces et main d'oeuvre, 23 juillet 2014

Sauvons l'université - Dom, 27/07/2014 - 00:49

Mardi 15 juillet 2014, nous avons révélé l'épidémie de cancers qui frappe le personnel scientifique de l'Institut national de science appliquée (INSA) de Lyon. [1] Cette information, étayée par une note interne d'un laboratoire, déclenche une série d'articles dans la presse et affole la direction de l'INSA. Laquelle ordonne à ses employés de ne pas parler aux journalistes, et charge sa responsable de communication, Caroline Vachal, de produire les éléments de langage afin d'éteindre l'incendie.

A lire sur le site Pièces et main d'oeuvre.

N'étant pas journalistes, nous pouvons discuter avec des personnels de l'INSA. Voici ce que racontent ceux que nous avons rencontrés.

L'affaire des cancers tombe mal pour l'INSA, empêtré dans des problèmes financiers si graves que les accusations de malversations volent entre ex-responsables. [2] Dans les 21 laboratoires de l'institut, on nous décrit une ambiance de travail « atomisée », où chacun travaille sur sa « brique de recherche » dans son bureau, jalousant les publications des collègues. On ne se parle pas. Ceux du CNRS mangent dans leur cantine à part. Les chercheurs du labo informatique n'ont découvert qu'il y a deux jours la maladie de leurs collègues. Rien que de banal en milieu scientifique.

La rumeur concernant des cas de cancers enfle depuis le printemps 2014. Sans doute en raison de la maladie d'un chercheur, dont l'épouse également chercheuse à l'INSA est morte du cancer quelque temps auparavant. Le mari et la femme, cela devient voyant, et cela délie les langues. Soudain, on s'aperçoit que neuf personnes, de 27 à 55 ans, ont été touchées depuis une dizaine d'années. Cancer du sein, de l'utérus, du poumon, des testicules, etc. Un thésard resté trois ans et revenu après son post-doc, la petite trentaine, par exemple. Les victimes ont toutes travaillé au sous-sol du bâtiment Blaise Pascal de l'INSA. Là où se trouve la plateforme de microscopie du CLYM, mais pas seulement. D'après nos témoins, la salubrité des locaux pourrait être en cause. On signale notamment des remontées d'eau suspectes dans ce bâtiment construit en 1957.

Les nanomatériaux étudiés sur place ? Nul ne sait si leur manipulation sous vide aurait pu donner lieu à des dispersions dans l'air. D'après l'enquête diligentée par Algade, un organisme de contrôle spécialiste de la mesure de la radioactivité et de la radioprotection, les microscopes électroniques de la plateforme n'émettraient pas de rayonnements ionisants. Bref, selon la direction, le lien de causalité entre une exposition professionnelle et cette épidémie mortelle ne serait pas avéré. Et les syndicats ? « Ils mangent avec les patrons », disent nos interlocuteurs. Aucun communiqué syndical n'a paru sur cette série de cancers. L'emploi n'a pas d'odeur. Et le Comité hygiène, sécurité, conditions de travail ? Il est invisible. Et la médecine du travail ? Depuis lurette, les chercheurs de l'INSA n'ont plus droit qu'à une visite médicale tous les cinq ans. S'ils la ratent, ça fera dix ans. De quoi développer des tumeurs incognito. Et les chercheurs passés par le sous-sol maudit et partis ailleurs ? Certains, ex-collègues des malades, disent qu'ils ne feront pas d'examens médicaux. Surtout ne pas montrer de crainte, et plus encore, ne pas croire et laisser croire que des activités scientifiques seraient dangereuses. Ce serait faire le jeu des obscurantistes.

Dans une société cancérigène où le destin normal est de mourir du cancer, puisque les poisons infestent l'eau, l'air, les sols, l'alimentation, les chercheurs de l'INSA ne constituent pas une exception ; et d'ailleurs, les cancérologues ne manquent jamais de rappeler les causes « multifactorielles » de ces maladies – ce qui revient à exonérer toutes les causes particulières et repérées.

Depuis que la vérité a éclaté à l'INSA, nulle assemblée générale, nul mouvement de protestation, nulle affiche, nul tract, n'a dénoncé cette hécatombe. Au contraire, certains ont profité du désistement des rares craintifs pour prendre leurs créneaux d'utilisation des microscopes au sous-sol – avant l'interdiction d'accès finalement décidée par la direction.

On disait autrefois qu'un vrai mineur devait « voir son sang » sept fois par jour. Pourquoi les chercheurs adoptent-ils la fierté morbide de qui se tue au travail ? Entre déni et course à la carrière, il faut voir dans ce mépris de soi, dans cette perte de l'instinct de conservation, l'aliénation et la soumission de ceux qui, après des années d'études, se croient l'élite et placent leur ambition au-dessus de leur vie. Et qui, selon nos témoins, ressassent le mantra de leur ministre Geneviève Fioraso : « Si ce n'est pas nous, ce sont les Américains et les Chinois qui le feront ».

Publish and perish. À l'INSA comme au CEA, il faut sauver la recherche.

[1] Voir Epidémie de cancers à l'INSA de Lyon.

[2] Voir ici.

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Los indios de Palestina, por Gilles Deleuze y Elias Sanbar

Paquidermo - Sáb, 26/07/2014 - 19:16

Fragmento de una conversación entre el filósofo francés Gilles Deleuze y el historiador palestino (y traductor de Mahmud Darwix al francés) Elias Sanbar. Se publicó en el diario Libération el 8-9 de mayo de 1982.

Gilles Deleuze. [...] Los palestinos no están en la situación de otros pueblos colonizados, sino que han sido evacuados, desterrados. Tú insistes, en el libro que estás preparando [Palestine 1948, l’expulsion], en la comparación con los pieles rojas. En el capitalismo se dan dos movimientos muy diferentes. A veces se trata de mantener a un pueblo en su territorio, hacerle trabajar, explotarlo para acumular un excedente: lo que suele llamarse una colonia; otras veces se trata de lo contrario, de vaciar un territorio de su pueblo para dar un salto adelante, aunque tenga que importarse mano de obra del extranjero. La historia del sionismo y de Israel, como la de América, tiene que ver con esto último: ¿cómo crear un vacío, cómo evacuar a un pueblo? [...]

Elias Sanbar. Somos unos expulsados peculiares porque no nos han desplazado a tierra extranjera sino hacia la prolongación de nuestro hogar. Se nos ha desplazado a tierra árabe, donde no solamente nadie piensa en que nos disolvamos sino que esta mera idea les parece una aberración. Me refiero, en este punto, a la inmensa hipocresía de algunas afirmaciones de Israel que reprochan al resto de los árabes el no habernos “integrado”, cosa que en el lenguaje israelí significa “hecho desaparecer”… Quienes nos han expulsado han comenzado súbitamente a preocuparse por cierto racismo árabe contra nosotros. ¿Significa esto que no debemos afrontar las contradicciones de ciertos países árabes? Desde luego que no, pero estos enfrentamientos no procedían en absoluto del hecho de que fuéramos árabes, eran casi inevitables porque éramos y somos una revolución armada. Somos algo así como los pieles rojas de los colonos judíos de Palestina. A sus ojos, nuestra única función consistiría en desaparecer. En este sentido, es cierto que la historia del establecimiento de Israel es una repetición del proceso que dio lugar al nacimiento de los Estados Unidos de América. [...]

El movimiento sionista no movilizó a la comunidad judía de Palestina en torno a la idea de que los palestinos iban a marcharse en algún momento, sino en torno a la idea de que el país estaba “vacío”. Desde luego, hubo algunos que, al llegar, constataron lo contrario y así lo escribieron. Pero el grueso de esta comunidad funcionaba teniendo en frente a unas personas a quienes frecuentaba a diario físicamente, pero como si no estuviesen allí. Esta ceguera no era física, nadie podía engañarse en primera instancia, todo el mundo sabía que aquel pueblo allí presente estaba “en trance de desaparición”, todo el mundo se daba cuenta también de que, para que esa desaparición pudiera llevarse a cabo, hacía falta funcionar desde el principio como si ya hubiese ocurrido, es decir, “no viendo” nunca la existencia de los otros, que sin embargo estaban más que presentes. Para tener éxito, el vaciamiento del territorio debía partir de una aniquilación “del otro” en la propia mente de los colonos.

Para alcanzar ese resultado, el movimiento sionista apostó fuerte a una visión racista que hacía del judaísmo la base misma de la expulsión, del rechazo del otro. Recibió una ayuda decisiva de las persecuciones europeas que, emprendidas por otros racistas, le permitían encontrar una confirmación de su propio enfoque.

Creemos, además, que el sionismo ha aprisionado a los judíos y los mantiene cautivos de esta visión que acabo de describir. Digo intencionadamente que les mantiene cautivos y no que les ha mantenido cautivos en cierto momento. Digo esto porque, pasado el holocausto, su punto de vista ha evolucionado y se ha convertido en un seudoprincipio “eterno” que exige que los judíos sean en todo lugar y en todo tiempo el Otro de las sociedades en que viven.

Ahora bien, no hay ningún pueblo, ninguna comunidad que pueda aspirar ―afortunadamente para ellos― a ocupar inmutablemente esta posición del “Otro” rechazado y maldito.

Hoy día, el Otro del Oriente Próximo es el árabe, el palestino. Y es a este Otro constantemente amenazado con desaparecer al que las potencias occidentales, derrochando hipocresía y cinismo, piden garantías. Por el contrario, somos nosotros quienes necesitamos garantías contra la locura de las autoridades militares israelíes. [...]

—————

Gilles Deleuze, Dos regímenes de locos. Textos y entrevistas (1975-1995), traducción de José Luis Pardo, Valencia, Pre-Textos, 2007.

Apprendre en arts avec le numérique

Cahiers Pédagogiques - Sáb, 26/07/2014 - 15:03

Education musicale, arts plastiques, arts appliqués : ces enseignements artistiques sont à la croisée de plusieurs chemins. Ils font l'objet de disciplines spécifiques de la maternelle au supérieur, mais rencontrent souvent d'autres matières, d'autres lieux.

Comment utiliser le numérique dans les enseignements artistiques ? C'est la question que voudrait aborder ce hors série numérique. Il ne s'agit pas de présenter des outils, mais de se concentrer sur l'apport (ou non) du numérique aux enseignements artistiques et à l'apprentissage. Ce numéro pourrait y contribuer en présentant vos réflexions, mais surtout en partageant vos pratiques, vos expériences.

Nous souhaitons rassembler des contributions autour de trois thématiques.

1 Le numérique dans la création artistique avec les élèves

Le numérique a-t-il favorisé de nouveaux modes de production artistique ? Avec quel outil (ordinateur, tablette...) ?
Quelle place pour le numérique dans la conservation, la présentation des productions ?

2 Le numérique pour les élèves : quels impacts sur l'apprentissage ?

Quelles compétences sont plus particulièrement développées chez les élèves ?
Comment le numérique peut-il favoriser l'accès aux oeuvres, aux techniques, aux langages ?
Quel est l'effet sur l'engagement de l'élève, sur sa motivation ?
Quelles réussites, quels échecs ? Pourquoi ?

3 Le numérique du côté des professeurs : quel impact sur les enseignants ?

Comment le numérique modifie-t-il la pratique d'enseignement (préparation du cours, déroulé, évaluation) ?
Quels nouveaux dispositifs de classe ?
Quelles sont les limites ? Les difficultés ?

Première étape : contactez-nous dès maintenant pour nous proposer un sujet d'article, en 4 ou 5 lignes. Vous préciserez la forme de votre contribution (reportage, récit, retour d'expérience, paroles d'élèves, interview, etc.). Prévoyez des photographies de productions, de vos cours.
Deuxième étape : une fois le sujet validé, nous vous proposerons une date limite de rendu de votre article (6000 signes maximum).

Au plaisir de vous lire !

Isabelle Bougault,isabelle.bougault@cahiers-pedagogiques.com
Alexandra Rayzal, alexandra.rayzal@cahiers-pedagogiques.com

Categorías: Educación, Universidade

J.-L. Lagarce, Mes projets de mises en scène

Fabula - Sáb, 26/07/2014 - 14:09
Mes projets de mises en scèneJean-Luc Lagarce,Les Solitaires intempestifs,ISBN : 978-2-84681-225-2Date de parution : 01-07-2014Nombre de pages : 96 p.Metteur en scène, Jean-Luc Lagarce rédigeait des notes d’intention pour présenter ses projets de mises en scène. Au-delà de leur aspect utilitaire, ces textes sont non seulement une vision dramaturgique du spectacle qu’il envisageait mais aussi une vision du monde, de son monde, que son écriture nous transmet comme un écho à ses propres pièces.Tous ces textes réunis dans le présent volume ont été écrits bien avant leur réalisation, parfois des années auparavant et certains resteront lettres mortes auprès de potentiels producteurs.Ils sont le témoin de l’histoire d’un désir de la scène mais aussi l’affirmation d’une écriture qui, au fil des années, peut paraître s’éloigner de son objet (décrire le projet) mais qui nous transmet, encore aujourd’hui, une pensée théâtrale originale sur laquelle le temps n’a pas de prise.Ces textes sont précédés d’un entretien inédit, réalisé par Jean-Michel Potiron, dans lequel Jean-Luc Lagarce évoque son travail de mise en scène et notamment la place essentielle de la dramaturgie et de la langue.
Categorías: Universidade

Portuguese Science: Chronicle of Death Foretold

Universities in crisis - Sáb, 26/07/2014 - 07:10

Helena Carreiras, Senior researcher, Center for Research and Studies in Sociology, ISCTE, Lisbon, Portugal

The Portuguese government decided to overhaul the national science structure by submitting all research centers to a massive evaluation procedure that was commissioned by FCT, the national science funding agency, to the European Science Foundation (ESF). Yet, the procedure went astray and public scandal has ensued. Unfair evaluations due to gross factual mistakes, inconsistent scores, inappropriate panel constitution, unethical statements in experts’ reports and lack of awareness about the Portuguese scientific system, as well as neglect to the track record of the R&D units, have been widely reported. Half of the research units have been excluded at the end of the first evaluation stage (154 out of 322). Contradicting official announcements, the public unveiling of the contract between FCT and ESF revealed that such exclusion was a prerequisite.

Some of the best research centers, according to FCT previous assessments, have failed the very first stage of evaluation. Consequently, they will be deprived of public sponsorship and many are doomed to extinction. Centers such as CIES-IUL (Centre for Research and Studies in Sociology) of ISCTE-University Institute of Lisbon, the Center of Linguistics of the University of Oporto, the Center of Physics of the University of Minho (CFUM) and the Instituto de Telecomunicações (IT), that had been consistently ranked among the best in their areas, are now downgraded, their scientists demoralized, as merit standards have been turned upside down.

During the first stage, there has been neither personal contact between the evaluators and the research centers nor are there independent instances of appeal. This means that research and institutions are being judged remotely by almighty judges without the chance of being heard before the sentence or appealing it afterwards.

In the case of CIES-IUL, a center that until now has always been classified as excellent and a leading research institution on migration and inequalities, the evaluation report claimed that these topics “are exhausted” in both Portugal and Europe. This statement is not as much erroneous as it is a scientific absurdity. Yet, this is just one of the too many blunders that pervade the evaluation process.

The Portuguese government is about to kill between one third and one half of its research system, which has taken years to build. This means the firing of hundreds of scientists with no place to go in Portugal. Science, fairness and national development are all victims on an equal footing. And yet, it is not completely clear whether this is the result of purposeful strategy or plain incompetence.

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Secret student: six things I'd never dare tell my teacher

Guardian Unlimited: Education - Sáb, 26/07/2014 - 07:00
'I would prefer to get my work marked by a teacher than Joseph Barker who has been picking his nose for the last half an hour'
If your pupils would like to write for the Guardian, take a look at Blogging Students Continue reading...
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E. Alloa & S. Kristensen (dir.), Témoignage & survivance

Fabula - Ven, 25/07/2014 - 16:56
Témoignage et survivanceSous la direction d'Emmanuel Alloa & Stefan KristensenGenève : MētisPresses, coll. "Imprescriptible", 2014.EAN 9782940406791.362p.Prix 28EUR.Présentation :Comme nul autre, le 20 e siècle aura été marqué par l’expérience génocidaire et les exterminations de masse. Ces événements ont imprimé une marque indélébile dans l’histoire de l’humanité, et ont suscité pour cette raison une réflexion inédite qui tente de prendre la mesure de l’expérience de l’extermination de groupe. Que signifie être la cible d’un plan d’extermination du groupe auquel on appartient ? Comment y survit-on ? Quelles sont les oreilles pour entendre un tel témoignage ? De quoi témoigne-t-on lorsqu’on a passé par la sujétion la plus ultime ? Peut-on produire une preuve de cette expérience ? Les textes réunis dans ce volume tentent d’indiquer des réponses à ces questions, afin de commencer à mieux cerner cette figure à la fois aporétique et incontournable qu’est le témoin à l’époque de la survivance .Emmanuel Alloa est maître de conférences au département de philosophie de l’Université de Saint-Gall et Senior Research Fellow au Pôle national de recherche eikones (Bâle). Ses travaux portent notamment sur la phénoménologie allemande et française, la théorie des images et la représentation de l’extrême. Responsable du séminaire L’image-témoin au Musée du Jeu de Paume, il a dédié un certain nombre de textes à la question du témoignage et de ses formes visuelles.Stefan Kristensen est collaborateur scientifique à l’Université de Genève et chercheur auprès de la Fondation Alexander von Humboldt, à la Clinique de psychiatrie de l’Université de Heidelberg. Ses travaux se situent au croisement de la philosophie, de l’esthétique et de la psychiatrie. Il a publié un grand nombre d’études sur les questions liées à la perception, au témoignage et à la théorie de l’image, ainsi qu’à l’autisme et à la schizophrénie.Avec des contributions de Hülya Adak, Janine Altounian, Marie-Aude Baronian, Catherine Coquio, Alexandre Dauge-Roth, Pascal Delhom, Geoffrey Hartman, Robert Harvey, Sybille Krämer, Marie-José Mondzain, Marc Nichanian, Soko Phay-Vakalis, Jean-Philippe Pierron, Régine Waintrater et Sigrid Weigel.
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BICEP2, "modes B", Univers primordial, Cosmologie... (III)

La Science au XXI Siècle - Ven, 25/07/2014 - 15:13

Quelle est la situation réelle dans le domaine de la Cosmologie, un mois après la publication dans Physical Review Letters de l'article récent de la collaboration BICEP2 « Detection of B-Mode Polarization at Degree Angular Scales by BICEP2 » ? La situation sur le plan expérimental et phénoménologique est nettement différente de celle annoncée en mars dernier suite à la diffusion de la version arXiv:1403.3985v1 du même article. Il est à présent explicitement admis par la collaboration BICEP2 elle-même que la totalité du signal détecté, et initialement plaidé comme une preuve de l'inflation cosmique, pourrait en réalité être dû à des

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Birmingham Students Housing Co-op on a solution to exploitative landlords

Guardian Unlimited: Education - Ven, 25/07/2014 - 15:09
An interview with Helena Dunnett-Orridge, founding member of Birmingham Student Housing Co-operative on bringing student co-ops to the UK Continue reading...
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L'inconvenance

Fabula - Ven, 25/07/2014 - 14:46
Colloque « L’inconvenance »EA 4593 CLARE-Université Bordeaux-MontaigneUniversité Bordeaux-Montaigne, les 18-19-20 mars 2015Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine, salle Jean BordeAPPEL À COMMUNICATIONCette notion recouvre divers champs que nos analyses pourront appréhender: sociologique, esthétique, linguistique, imaginaire, anthropologique.Si l’on peut d’abord penser que l’inconvenance des discours, des comportements et des formes artistiques relève d’un jugement désuet, attaché à des critères révolus, on s’aperçoit que notre société ne cesse d’être agitée par cette question, qu’il s’agisse de caricatures heurtant des convictions religieuses, d’œuvres artistiques accusées d’être en délicatesse avec les convenances relevant du domaine moral ou politique. Cette notion mérite donc d’être réexaminée, car, et c’est un truisme de le rappeler, l’art n’est pas délié des préoccupations éthiques et politiques d’une société.L’inconvenance ne peut se penser qu’en rapport à une entité, elle contrevient à une valeur, à une norme, elle est de l’ordre de la perturbation, voire de la transgression, elle se démarque des conventions qui sont cependant nécessaires à son expression. Elle implique un rapport de tension entre la manifestation d’une singularité, d’une spécificité et un groupe constitué. Elle suppose donc d’être contextualisée.En effet, cette notion permet d’interroger les codes sociaux, moraux, esthétiques dont se dote une nation, ou une communauté, d’en revisiter les normes et les pratiques. L’inconvenance a partie liée avec l’irrespect de l’ordre établi, et donc avec un rapport à l’autorité politique ou artistique dont elle se distingue et se démarque. Elle peut être pensée comme une aire de jeu, de questionnement, de mise en doute et en cause du convenable.On pourra s’interroger sur les moyens, les formes, les genres, les langages utilisés pour inquiéter les normes d’une communauté, et par là-même analyser les représentations de l’autorité, de la norme, du pouvoir, construites par l’œuvre, et celles que s’en fait l’artiste.Les contours exacts de l’inconvenance restent aussi à discuter: réside-t-elle dans la réception plus que dans la production, éventuellement involontaire? Si l’inconvenance est intentionnelle, ne pourrait-t-elle avoir une fonction ludique, constituer une sorte de jeu qui opère une saillie dans un habitus partagé et implicite, sans volonté de déconstruction comme la radicalité de la provocation ou de la transgression pourrait le désirer. L’inconvenance, portée à sa limite extrême, ne risque-t-elle pas de verser dans le ridicule (voir le film éponyme) ou dans le scandale (O. Wilde), les normes conventionnelles se rigidifiant d’autant?Tout au contraire, n’a-t-elle pas des vertus émancipatrices (Montesquieu, Beaumarchais, Sade) dans un regard réellement subversif projeté sur le monde et sur l’art? L’inconvenance pourrait alors signifier l’affirmation d’une irréfragable liberté détachée des conventions et des convenances. Elle serait donc consubstantielle à la créativité et à l’élaboration d’une forme neuve et originale. Serait-elle alors le ferment d’une consécration ultérieure de l’œuvre d’art? Elle peut aussi devenir une distinction d’artiste et être affirmée au nom d’une valeur supérieure de l’art (Flaubert, Baudelaire, Zola, Céline, Genet revendiquent l’inconvenance au nom d’une forme de morale de l’art rejetant toute littérature anesthésiante). À ce titre, ne serait-elle pas constitutive de l’ ethos de tout artiste? Ne peut-elle relever également de l’identité de communautés artistiques se réclamant des marges?On pourra notamment envisager:-le rapport de la marginalité et du groupe,-la notion de canon et d’écart esthétique, la novation en art et sa réception vs les académismes,-la question des manifestes esthétiques,-les motifs de l’inconvenance (ex.: langages, matérialité du corps, transgression des normes et formalisme),-la représentation du convenable, la question des rites, la désacralisation,- les formes de l’inconvenance, genres et marques (détournement, pamphlet, le grotesque, la satire…),-l’inconvenance comme arme idéologique,-l’argent et l’art: une inconvenance?-la critique d’art et la question de l’inconvenance.Modalités de soumissionLes propositions de communications accompagnées d’un court argumentaire seront à envoyer avant le 1 er octobre à:Béatrice Laville beatrice.laville@u-bordeaux-montaigne.frFlorence Plet-Nicolas flonicoplet@free.frhttp://clare.u-bordeaux-montaigne.fr/index.php/colloques-manifestations/appels-a-contribution/342
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Les écrivains critiques dramatiques au vingtième siècle

Fabula - Ven, 25/07/2014 - 14:43
APPEL À CONTRIBUTIONSColloque«Les écrivains critiques dramatiques au vingtième siècle»21-22 mai 2015Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3Au dix-neuvième siècle, nombreux sont les poètes et romanciers qui se font critiques dramatiques dans les journaux et les revues. On connaît les cas de Théophile Gautier et de Gérard de Nerval à La Presse , de Théodore de Banville au Corsaire-Satan , d’Alphonse Daudet au Journal officiel de l’Empire puis de la République , d’Émile Zola au Bien public . Alors que le phénomène s’accentue au vingtième siècle, les travaux manquent sur le sujet. Les historiens de théâtre mettent l’accent sur les revues. Les critiques sont les oubliés de la recherche.Le colloque sur les écrivains critiques dramatiques au vingtième siècle qui se tiendra les 21-22 mai 2015 à l’université Sorbonne nouvelle Paris 3 dans le cadre de l’UMR 7172 (THALIM) vise à explorer un vaste champ laissé jusqu’ici en jachère.Seront pris en considération les écrivains, poètes, romanciers ou auteurs dramatiques, à qui des journaux ou des revues ont confié le soin de rendre compte des spectaclrs théâtraux. La liste est longue (et non restrictive) des auteurs pouvant faire l’objet de communications.Dans l’entre-deux guerres: Marcel Achard et Alfred Savoir à Bonsoir , Henri Béraud au Mercure de France , Edmond Sée à L’Œuvre , Paul Léautaud au Mercure de France puis aux Nouvelles littéraires , Edouard Bourdet à Marianne , Henri Béraud Mauurice Rostand au Soir , Colette, dans trois périodiques, Nozière à L’Avenir …Sous l’Occupation: Maurice Rostand à Paris-Midi , Charles Méré à Aujourd’hui , Henri-René Lenormand à Panorama , Henri Ghéon à Voix françaises …Après la guerre, Gabriel Marcel aux Nouvelles littéraires , Jean-Jacques Gautier au Figaro , Jean-Jacques Bernard à L’Aube , Thierry Maulnier, dans plusieurs périodiques, Jean Tardieu à Action , Georges Neveux puis Audiberti à Arts , Elsa Triolet aux Lettres françaises , Jacques Laurent et Roger Nimier dans la presse hussarde, Claude Roy à la NRF, Bertrand Poirot-Delpech au Monde …On laissera donc de côté les critiques qui n’ont été que critiques (Robert Kemp, Pierre-Aimé Touchard, Georges Lerminier, Pierre Marcabru), de même ceux qui, quand ils ont été polygraphes, n’ont pas été écrit de poésie ou de fictions (Henry Bidou, Robert Kemp) ou qui n’ont pas insisté dans cette voie (Benjamin Crémieux, Lucien Dubech, Gilles Sandier) mais aussi ceux qui ont abandonné la création quand ils sont devenus critiques (Jacques Lemarchand). On réservera enfin à un autre colloque les metteurs en scène devenus critiques, si prestigieux aient été André Antoine, Lugné-Poe, Jacques Copeau. Le fait d’être poète ou romancier ou homme de théâtre a-t-il des conséquences sur le geste critique? A l’inverse, la pratique de la critique influe-t-elle sur leur œuvre d’un écrivain?Comment ces critiques se sont-ils situés par rapport au théâtre d’art et au théâtre commercial ? Ont-ils été éclectiques, misonéistes ou philonéistes?Les propositions de communications sont à envoyer à Jeanyves Guérin ( Jeanyves.guerin@univ-paris3.fr ) avant le 1 er décembre 2014 .Comité scientifique :Pascale Alexandre-Bergues (Paris Est Marne-la-Vallée / LISAA),Jeanyves Guérin (Sorbonne nouvelle Paris 3 / THALIM),Marie-Claude Hubert (Aix-Marseille / CIELAM),Marie-Madeleine Mervant-Roux (CNRS / THALIM).
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Carmen Lyra: Palestina en el juego imperialista (1947)

Paquidermo - Ven, 25/07/2014 - 14:30

:: Carmen Lyra ::

La cuestión de Palestina es una brasa que Bevin y Truman tratan de quitarse de la propia mano para echarla en la palma del otro. Bevin dice que la decisión del Presidente Truman para que 100 MIL judíos fuesen admitidos en Palestina no ha sido otra cosa que un golpe político en la campaña de 1946:

La prensa inglesa dice que el manejo del problema de Palestina por el gobierno Laborista ha sido un “fracaso ignominioso así en el caso de que se considerara aceptable que el problema es insoluble”. El “Manchester Guardian” habla de que mientras Inglaterra ha dejado entrar en su territorio a gran cantidad de polacos – no ha admitido judíos ni los ha dejado entrar en Palestina. El “New Cronicle” recuerda que hace 30 años que el Balfour prometió un Hogar Nacional a los judíos y se refiere a la responsabilidad de [inserción] inglesa en este asunto.

La famosa justicia británica que tanto se parece a un embudo con lo ancho para el imperialismo inglés y lo angosto para todo lo demás, está en entredicho ante el mundo. Entretanto envuelta en olor a petróleo, en Palestina reina el terror; centenares de soldados ingleses están cayendo en una lucha que tan mal parado deja el nombre inglés ante el mundo y miles de judíos sin hogar vagan por los mares y tierras como el Judío Errante de la leyenda.

Antecedentes

La historia que el imperialismo británico ha escrito en Palestina es muy sucia, y abunda en traiciones al pueblo árabe y al pueblo judío. La Declaración Balfour de 1917 es uno de los tantos documentos en que los ingleses prometen ayuda al pueblo judío para “el establecimiento en Palestina de un hogar nacional”. Años después la Comisión Peel barrió del documento las frases de conmiseración y declaró que lo estatuido allí era una medida de guerra que tenía objeto de conseguir el apoyo del pueblo judío. Y Winston Churchil hizo saber que nunca habían sido las intenciones de Gran Bretaña hacer de Palestina el hogar nacional de los judíos.

Tierra de intrigas

No es por casualidad que esta faja de tierra que es Palestina se haya vuelto un lugar de revuelta y de confusión. En Palestina se encuentran la civilización occidental y la oriental y el centro de la línea vital del imperio británico. Es la cabeza de puente del Canal de Suez y llave de la ruta marítima hacia la India y de las colonias británicas del Oriente y del Sur y un centro estratégico de la aviación. El petróleo de Irac corre por tubería que sale al Mediterráneo por el puerto de Haifa el gran puerto de Palestina que es también la base naval británica más importante en el Mediterráneo. He aquí el gran interés de la Gran Bretaña por mantener su dominio en Palestina.

Y mientras la importancia de Palestina es cada día más vital para el imperio Británico, se intensifica el movimiento de independencia en Egipto, en Siria y Líbano, en el Irac y en el Irán. Los pueblos se han cansado de las traiciones y engaños que les han hecho la civilización europea y su actitud de rebeldía es cada vez más decidida. Entre tanto el imperio Británico hace lo posible por convertir el Cercano Oriente en un centro de intriga antisoviética y en un trampolín para una guerra contra la URSS.

No es de extrañar que después de terminada la Segunda Guerra Mundial, Inglaterra siguiera enviando allí sus tropas y que haya empleado todas sus “mañas” para mantener divididos a los árabes y a los judíos. “Dividir para reinar” ha sido la consigna del imperialismo a través de muchos años.

En ninguno de los países en donde el imperialismo ha sentado sus reales, se conoce la democracia pero ni por el forro. Allí no hay parlamentos y los pueblos son gobernados por verdaderos dictadores y oficiales británicos. Tanto judíos como árabes pagan tributos para el sostenimiento de la burocracia inglesa que se les ha montado sobre la espalda y para mantener las tropas que los tienen atemorizados. Los monopolios ingleses y norteamericanos, – sobre todo las compañías petroleras – gozan de todos los privilegios de que gozan las compañías imperialistas en sus colonias.

América en Palestina

Los grandes intereses imperialistas al encontrarse en Palestina, han provocado una situación que ha debilitado la fuerza del imperialismo británico el cual había venido reinando allí sin competidores. En un reporte de la Asociación de Política Exterior, titulado “Palestina y el papel de Norteamérica en el Oriente Medio”, leemos: “LOS ESTADOS UNIDOS HAN LLEGADO A ESTAR ÍNTIMAMENTE ENVUELTOS EN LOS ASUNTOS DEL ORIENTE MEDIO, Y PALESTINA ESTÁ SITUADA EN EL PURO CORAZÓN DE LA ÁREA ESTRATÉGICA… ES EVIDENTE POR LO TANTO, QUE LA REVOLUCIONARIA PALESTINA, EMERGE COMO UN PROBLEMA MUNDIAL Y CUALQUIER DIRECCIÓN QUE EL TOMEN LOS ESTADOS UNIDOS DEBE SER SEGUIDA TOMANDO EN CUENTA UNA POLÍTICA NUESTRA, ESPECIALMENTE CON RESPECTO A GRAN BRETAÑA Y A RUSIA”.

El imperialismo yanqui se ha ido metiendo en el Mediano Oriente, a expensas de la Gran Bretaña. Esta política puede haber enriquecido a unos cuantos dirigentes árabes, pero ha levantado obstáculos ante el camino de liberación de estos pueblos.  Hay lugares como Eaudi Arabia, en donde las Compañías petroleras americanas tienen concesiones exclusivas, lo que significa no sólo control de los campos petrolíferos sino de las bases aéreas, puertos, ferrocarriles, etc. En Palestina, en Turquía, en Egipto, Siria y Líbano, los intereses del imperialismo yanqui están ligados con los del imperialismo británico y francés, a través de Iraq Petrolium Company. Además el imperialismo yanqui como en el Convenio Shinwell-Ickes en 1945 – ha obligado a Gran Bretaña a cederle petróleo y concesiones en bases aéreas y bien conocidos son los intereses de la Standard Oil en el Medio Oriente. Y como éste hay otros casos. Los mismos zionistas, que son los judíos que están al frente de este movimiento pro-Hogar Nacional Judío, no han sido ajenos a esta cuestión. En 1945 la Organización Zionista de América organizó ‘una conferencia que fue dirigida por hombres de negocios americanos para ofrecer una oportunidad a los comerciantes e industriales de América de informarse sobre las posibilidades que Palestina y Medio Oriente te daban de aumentar, en la post guerra facilidades comerciales a los Estados Unidos’. Es lógico que la Gran Bretaña no ha visto con buenos ojos que otra potencia se le meta en sus dominios a hacerle competencia. Sin embargo, dada su difícil situación económica, su necesidad de pedir préstamos a Estados Unidos, la han obligado a ver con desmayados ojos la intromisión del imperialismo yanqui en Palestina y Medio Oriente.

El Partido Comunista de Palestina ha dicho que “EL IMPERIALISMO YANQUI QUE LUCHA CONTRA CHINA, QUE DEFIENDE A FRANCO, QUE NOMBRA NAZIS EN ALTOS PUESTOS OFICIALES EN ALEMANIA, QUE TOLERA EL ANTISEMITISMO EN AMÉRICA Y NO LO DECLARA ILEGAL, NO PUEDE SER UN ALIADO DE LA COMUNIDAD JUDÍA EN PALESTINA”.

La política Zionista

La estrategia del imperialismo en el Medio Oriente es la de crear antagonismos entre árabes y judíos. Y ante esta política los árabes y los judíos al dividirse y pelear unos con otros le hacen el juego al enemigo. Desde la Declaración de Balfour, los zionistas se han conducido como si creyeran que de verdad los ingleses iban a cumplir su palabra. Y los zionistas conectados con los Estados Unidos han ayudado a allanar el camino, en el Medio Oriente, al imperialismo yanqui. Muchos líderes zionistas han tratado de convencer a los ingleses de que los intereses de estos se hallarían mejor servidos por una gran comunidad judía en Palestina. EN UNA PALESTINA DOMINADA POR LOS ÁRABES -HA DICHO UNO DE ESTOS LÍDERES- LA GRAN BRETAÑA TARDE O TEMPRANO SE VERÁ FORZADA A ABANDONARLA, ASÍ COMO HA TENIDO QUE HACERLO CON EGIPTO. MIENTRAS DOMINADA POR LOS JUDÍOS, SIGNIFICA UNA ALIANZA CORDIAL POLÍTICA ENTRE EL PUEBLO JUDÍO Y EL INGLÉS”.

Dentro de Palestina hay dos pueblos: el judío y el árabe y no podrá haber libertad para uno sin libertad para el otro. La lucha por la liberación de Palestina es parte de la lucha de los países semicoloniales del Medio Oriente contra el imperialismo británico y el yanqui. Es imperativo que sea removida en Palestina la principal fuente de peligro: el Mandato inglés que el imperialismo yanqui ayuda a sostener. Ambos imperialismos han tratado de evitar que el problema de Palestina fuese llevado al Consejo de Seguridad de las Naciones Unidas porque este paso significaría hacer un escándalo que no conviene alrededor de la política seguida por Gran Bretaña y Estados Unidos en el Medio Oriente. Ni el imperialismo Británico ni el Yanqui, están a favor del pueblo judío o el pueblo árabe. Ambos imperialismos lo que necesitan es el petróleo y  las posiciones estratégicas que les ofrece Palestina.

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Artículo publicado el sábado 8 de marzo de 1947 en el Periódico Trabajo de Vanguardia Popular.

M. Bastid-Brugière (dir.), Une autre émergence ? Puissance technique et ressorts culturels en Inde et en Chine

Fabula - Ven, 25/07/2014 - 13:05
Une autre émergence ? Puissance technique et ressorts culturels en Inde et en ChineSous la direction de Marianne Bastid-BrugièreParis: Hermann, coll. " Débat public ", 2014EAN 978705688820154 p.Prix 22EURPrix de souscription (16,50EUR) proposé jusqu'à la date de parution, voir le site de l'éditeur Présentation de l'éditeur:L’émergence de la Chine et de l’Inde depuis vingt ans n’est-elle qu’une émergence économique ? Derrière l’élan continu de la croissance économique, n’y a-t-il pas des ressorts internes, encore trop méconnus ? Dans quel état d’esprit les populations y vivent elles le bouleversement des modes de vie ? Quelles expressions les changements en cours trouvent-ils dans les représentations, les sentiments, l’imaginaire des habitants ? Avec quels espoirs et quelles ambitions ? De la créativité technique à la création littéraire, cet ouvrage explore les forces humaines mobilisées par les deux grandes puissances asiatiques du XXI e siècle, et recherche la dynamique profonde de leur émergence.
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15 ways to make your mark as a volunteer

Guardian Unlimited: Education - Ven, 25/07/2014 - 12:34

Volunteers, recruiters and NGOs give advice on turning a placement or internship into a development career

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