Universidade

Solidarity with the Mexican student movement – Demo outside Mexican Embassy!

Demonstrators have taken to the streets in Mexico City and other parts of Mexico in one of the largest shows to date of public anger over government corruption and the probable massacre of 43 college students.

Organised by the National Campaign Against Fees & Cuts and YoSoy132Londres, students in Britain will be demonstrating in solidarity with the Mexican student movement outside the Mexican Embassy at 5pm at 16 St George Street, London W1S 1FD.

 

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Genesis , 39, 2014 : "Avant-dire. La genèse écrite des genres oraux" (G. Philippe, dir.)

Fabula - Lun, 24/11/2014 - 11:55
Genesis , n° 39, 2014 : "Avant-dire. La genèse écrite des genres oraux" Publié sous la direction de Gilles Philippe EAN 9782840509714. Présentation de l'éditeur : Brouillon dont la fonction est de préparer une intervention orale, l’avant-dire est à la parole publique ce que l’avant-texte est au texte publié. Cette livraison de Genesis se propose ainsi d’étudier les documents préparatoires de ces genres oraux formels que retenaient autrefois les anthologies de pièces d’«éloquence»: prédication ou harangue, plaidoyer ou oraison funèbre, discours parlementaire ou plaidoirie judiciaire, conférence savante ou discours de réception, etc. Le déroulé de cette liste semble renvoyer à une époque qui n’est plus la nôtre, et le terme même d’éloquence est tombé en désuétude; il appartient à un monde où la rhétorique s’assumait comme telle. Mais si le mot a vieilli, les pratiques demeurent: cours ou conférence, débat ou interview, témoignage ou plaidoirie…, tous ces genres oraux nécessitent bien souvent une première étape graphique et suscitent des brouillons d’une nature particulière, puisqu’ils ne sont pas – ou pas d’abord – destinés à aboutir à une réalisation écrite. Sommaire Présentation , par Gilles Philippe Enjeux Gilles Philippe , Écrire pour parler. Quelques problématiques premières Rudolf Mahrer , Écrire et parler. Quelques préalables théoriques Guillaume Bellon , Du bon usage de l’archive dans l’édition des genres de l’oral Études Jean Bourgault et Grégory Cormann , «Je ne connais pas Ben Sadok.» La genèse écrite du témoignage de Sartre au procès BenSadok Benedetta Zaccarello , La leçon au Collège de France. Notes sur la transmission orale des savoirs à partir de quelques avant-dire de Valéry, Merleau-Ponty et Foucault Malika Temmar , Oralité et parole philosophante dans les notes de séminaire de Jacques Derrida Entretien Cinthia Meli , Bossuet: currente calamo , viva voce , entretien avec Gilles Philippe Inédits Parler sur le théâtre. Une conférence inédite de Jean-Paul Sartre (1959), présenté par John Ireland Roland Barthes : genèse d’un séminaire inédit, présenté par Maria O’Sullivan Document Jean-Marc Hovasse , Déconstruire pour instruire? Quelques remarques sur une page manuscrite d’un discours de Victor Hugo à l’Assemblée Varia Catherine Viollet , Le Vin de solitude d’Irène Némirovsky: journal de genèse Midori Nakamura , L’Assommoir et Mon voisin Jacques d’Émile Zola: étude comparée de la genèse des personnages secondaires Chroniques Albert James Arnold , De l’importance d’une édition génétique de l’œuvre de Césaire Comptes rendus d’ouvrages Nouvelles d’archives , par Lydie Rauzier 216 p. – illustrations en couleurs – ISBN :978-2-84050-971-4 – 33 € La revue Genesis s'achète en librairie ou aux Presses de l'université Paris-Sorbonne (PUPS) : – en ligne : http://www.pups.paris-sorbonne.fr/catalogue/litteratures-francaises-comparee-et-langue/genesis/39-avant-dire-genese-ecrite-des-genres-oraux – par téléphone : 01 53 10 57 62 – à la librairie des PUPS : 8, rue Danton, 75 006 Paris. Métro Odéon ou Saint-Michel – Abonnement à Genesis : 50€ (particuliers) / 65€ (institutions). – Sommaires des anciens numéros : http://www.item.ens.fr/index.php?id=13696 – Genesis en ligne (à partir du n° 30) : http://genesis.revues.org/ – Pour toute information contacter : lydie.rauzier@ens.fr
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Should parents attend university open days?

Guardian Unlimited: Education - Lun, 24/11/2014 - 11:23

When it comes to open days, many universities run talks aimed at parents. But students don’t always want them there

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A. Fleischer, Sade scénario

Fabula - Lun, 24/11/2014 - 11:20
Compte rendu publié dans le dossier critique d' Acta fabula " La bibliothèque des textes fantômes " (novembre 2014, Vol. 15, n°9): " Pour une histoire du cinéma au négatif " par Jean-Louis Jeannelle. *** Alain Fleischer, Sade scénario Paris : Le Cherche-Midi, coll. "Styles", 2013. EAN 9782749132211. 441 p. Prix 19EUR Présentation de l'éditeur : Dans cet essai brillant, Alain Fleischer nous livre sa lecture de l'un des écrivains français les plus sulfureux. Comme il est cinéaste, Fleischer imagine un scénario possible de la vie du libertin. Il avait d'ailleurs, il y a des années, proposé le rôle de Sade à Marlon Brando qui l'avait accepté. Le film n'avait pas vu le jour à cause des producteurs américains qui étaient réticents. C'est ce scénario même que Fleischer a retravaillé, et qu'il nous livre aujourd'hui sous la forme originale d'un essai dialogué.
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British fear of Islamists and Saudi fears about atheists are two sides of the same coin

Guardian Unlimited: Education - Lun, 24/11/2014 - 10:00
Young people want to know about jihadism – and it’s better that they inquire about it openly, in schools, than elsewhere Continue reading...
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Voyage au Centre de documentation et d'information

Cahiers Pédagogiques - Lun, 24/11/2014 - 09:28

Troisième tome du collectif « Vivre au CDI », recueil de contributions de professeurs documentalistes, ce livre met en évidence les compétences de ces enseignants qui, avec énergie, multiplient les projets et les activités pédagogiques, le plus souvent en collaboration avec leurs collègues de discipline. Favorisant toutes les formes de coopération, ils ont à cœur la réussite de tous les élèves.

La première partie « Art et culture » apparaît la plus riche et la plus stimulante pour les collègues, débutants ou expérimentés : s'appuyant sur les nouvelles instructions relatives à l'éducation artistique et culturelle (histoire des arts, parcours d'éducation culturelle et artistique, référent culture, ateliers artistiques…), une large palette de pratiques artistiques est présentée ici. Si l'on voit bien le lien avec les intérêts personnels des uns et des autres, la mise en œuvre exige cependant des qualités d'organisation souvent invisibles, une inventivité sans faille, un gros travail de communication en interne et à l'externe. Le partenariat va de soi, les liaisons CM2/6e trouvent là une occasion réelle d'exister. Le professeur documentaliste n'hésite pas à se saisir de toutes les opportunités culturelles locales, institutionnelles ou non. Pour ceux qui en doutaient encore, il est bien un passeur culturel, un médiateur. Le CDI, lui, est « le lieu privilégié pour un dialogue des disciplines et pour un apprentissage de la mobilisation de savoirs » (p. 46).

La seconde partie s'intéresse à la formation des élèves à l'usage du numérique, indispensable aujourd'hui : carte heuristique, outils collaboratifs, médias sociaux, Webradio… sans oublier la question des ressources (quel contenu ? quel aménagement du CDI ?). Ici, l'on profite de l'accompagnement personnalisé pour éduquer aux médias et à l'information, là on met en place un « passeport pour internet ».

La troisième partie « Regards croisés sur notre métier » est nettement moins convaincante, même si les expériences contrastées rapportées soulignent l'importance du contexte local auquel le professeur documentaliste, responsable d'un espace dédié, doit systématiquement s'adapter. L'ouvrage gagnerait à aborder cet aspect-là par une réflexion plus théorique et distanciée, en lien avec les débats qui agitent la profession. À travers les récits se dessine en creux un enseignant passionné par son métier, appréciant la liberté pédagogique dont il dispose en l'absence de programmes. Aucune contribution ne réclame des heures d'enseignement fixes, même si certains, dans l'enseignement agricole en particulier, disposent d'horaires contraints avec quelques classes.

Les multiples descriptions d'activités pédagogiques confirment la place essentielle du professeur documentaliste, au collège, en lycée et en LP. Si le concret est à juste titre privilégié et mobilisateur, s'il souligne la vitalité existante, de trop peu nombreuses contributions mettent en avant les compétences documentaires et informationnelles visées à travers tous ces projets. C'est un regret dont une prochaine édition pourrait tenir compte : préciser les notions et savoirs info-documentaires implicites présents, faire plus de place aux références théoriques annoncées dans le sous-titre. Loin des déplorations récurrentes, l'ensemble de la profession pourrait alors se reconnaître dans ce foisonnement pédagogique. Oui, il est possible dès aujourd'hui d'être un professeur documentaliste enthousiaste, imaginatif, impliqué… et au final satisfait de son métier !

Lydie Heurdier-Deschamps

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La méritocratie républicaine. Élitisme et scolarisation de masse sous la IIIe République

Cahiers Pédagogiques - Lun, 24/11/2014 - 09:21

L'école republicaine des années 1970-1920 dont il est question dans ce livre, nous rappelle Jean-François Chanet dans sa préface, « n'était nullement celle de l'égalité des chances ». Et l'auteur, reprenant dans cet ouvrage très documenté des éléments de sa thèse, le montre bien, à partir d'archives du département de la Seine, tout en proposant un tableau nuancé de ce qu'a pu être cette méritocratie scolaire qu'il ne faut ni caricaturer, ni idéaliser.

Oui, la ségrégation était alors forte selon les quartiers parisiens, et l'investissement en matière scolaire avait bien du mal à suivre la progression démographique. Des classes de 40 élèves auraient fait pâlir d'envie certains maîtres d'alors. En fait, les effectifs ne baisseront significativement qu'aux lendemains de la Guerre, pour de bien tristes raisons ! Le recours à l'enseignement mutuel était souvent un pis aller obligatoire, loin de l'image idyllique qui en est parfois présentée. Les conditions de vie d'une grande partie de la population, souvent misérables, rejaillissent sur l'école et un inspecteur du primaire nous dépeint une vision très noire de la nouvelle société urbaine qui entraine « une diminution de la responsabilité morale ».

Une partie très intéressante du livre concerne les relations entre les enseignants et les familles populaires, souvent difficiles. Un inspecteur conseille le « tact » dont il faut user dans les quartiers ouvriers et de « répondre aux propos plus ou moins grossiers qui peuvent être adressés au maître par le calme, une attitude convenable, par des paroles d'homme bien élevé. »

Le taux d'échec des élèves reste très fort, malgré des progrès qui amèneront peu à peu une moitié de classe d'âge au niveau du certificat d'études. Les élèves les plus en difficultés se retrouvent nombreux dans les petites classes, vraiment surchargées. Là se situe l'origine du redoublement : dégager les plus grandes classes au profit des meilleurs élèves. Et une mère d'élève se plaint des institutrices qui « se dévouent pour quelques élèves bien doués, travailleurs et se désintéressent complètement des autres. » Certes, l'école parvient à dégager une élite, correspondant aux besoins en main d'œuvre plus qualifiée, mais c'est souvent au détriment d'une grande partie des élèves. En même temps, cet élitisme n'est guère contesté. L'auteur note que « le rôle du fonctionnement de l'institution scolaire dans les inégalités internes à l'école élémentaire, confusément appréhendé par les administrateurs de la Seine, n'est pas conçu comme un problème nécessitant un débat public. »

Pour Jérome Krop, il s'agit bien de remettre à sa juste place l'école républicaine du « bon vieux temps ». Ni excès d'honneur, ni indignité. Elle a permis la diffusion d'une culture scolaire et l'émergence d'une élite davantage issu des milieux populaires, à coup d'incitations diverses (récompenses, classements…). Mais elle a laisse sur le bord du chemin un très grand nombre d'élèves, à une époque où en même temps l'absence de chomage de masse permettait d'éluder la question de l'échec scolaire.
Un éclairage historique très étayé qu'on ne peut que recommander aux nostalgiques de tout poil qui ne savent pas toujours de quoi ils parlent…

Jean-Michel Zakhartchouk

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Un prof a changé ma vie

Cahiers Pédagogiques - Lun, 24/11/2014 - 09:13

Demander à des « personnalités » ou célébrités d'évoquer ce que des professeurs ont pu leur apporter, comment ils ont eu une incidence sur un parcours de vie, c'est devenu quasiment un genre littéraire.
A l'occasion, les interviewés donnent leur avis sur l'école d'hier et souvent d'aujourd'hui, avec une dominante nostalgique sous-jacente ou explicite dans la plupart des cas. Cet ouvrage dû au rédacteur en chef de Télérama, ce magazine très lu par les enseignants, ne déroge pas à la règle. Vingt chapitres pour donner la parole à des représentants du monde littéraire, économique ou artistique, aussi divers que François Pinault, Aurélie Filipetti ou Muriel Mayette, sans oublier l'inévitable Finkielkraut qui fait l'éloge de cet exercice un peu absurde qu'était le thème latin !

On sent la plume du pro du journalisme tout le long du livre, agréable à lire, mais qui nous intéresse davantage lorsque sont évoquées des figures ordinaires d'enseignants de primaire ou de lycée que lorsqu'il est question de grandes figures de l'Université ou du monde artistique, qui ont été des « maîtres » un peu spéciaux (le philosophe Lévinas, le critique de théâtre Bernard Dort ou l'avocat Henry Torres). On passera sur les couplets rétro et sur certains clichés sur les « hussards noirs » et autres « maîtres sévères mais justes », on se désolera de certains couplets bien conventionnels sur l'école actuelle, même si on aurait pu craindre pire. Consternant de voir ce cher Denis Podalydès qui, après avoir pourtant fustigé une école traditionnelle où on « recevait passivement un monde qui nous préexistait » et qui transformait Maupassant en quelque chose d'ennuyeux (« mots passés ») rejette de façon simpliste, sans bien savoir de quoi il parle vraiment, les « compétences » confondues sans doute avec un enseignement programmé sans âme…

Quelques pages nous touchent davantage. Nicolas Hulot cherchant vainement ce maître qui l'aurait influencé positivement (et du coup, il va hors école aller du côté de Théodore Monod). Ou Sophia Aram parlant d'un lycée d'exception au climat apaisé, où « chacun participait à la vie de l'établissement » (à Trappes) ou encore Agnès Desarthe qui découvrait que les enseignants ont un corps avec les cours de madame Barbéris et sa jupe de cuir courte.

Ce genre de livres peut avoir le mérite de montrer la complexité des « influences » que peuvent exercer des professeurs, sans que ceux-ci en soient bien conscients. Je me souviens de ces réponses très contrastées de jeunes profs en formation lorsque je leur demandais d'évoquer des enseignants « motivants » (les mots-clé pouvaient être soit « rigueur, structuration », soit (au contraire ?) « fantaisie, non-conformisme »
Mais le danger est d'oublier l'aspect « reconstruction du passé » auquel certains interviewés font cependant allusion et de faire porter toute la focale sur le charisme et le rôle d'un individu (et bien sûr une Danielle Sallenave en profite pour pourfendre ceux pour qui enseigner n'est pas d'abord un art, mais un métier qui s'apprend), de négliger le nécessaire professionnalisme, le travail d'équipe, l'importance des formes de travail.

Le but du livre n'est sans doute pas de traiter les questions de l'école d'aujourd'hui, mais on sait combien certains sont champions dans l'instrumentalisation de tout document qui opposerait une école d'autrefois mythifiée à celle d'aujourd'hui, la première ignorant soi-disant l'illettrisme ou le non-respect des maîtres, ce qui est bien sûr historiquement faux. Autant d'obstacles pour repenser l'enseignement actuel, qui n'est pas pour autant ce « pelé, ce galeux » d'où viendrait tout le mal ! Et où tous les jours des professeurs font un peu « changer la vie » de certains de leurs élèves.

Jean-Michel Zakhartchouk

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La fin de l'école, l'ère du savoir-relation

Cahiers Pédagogiques - Lun, 24/11/2014 - 09:06

La fin de l'école, l'ère du savoir-relation, titrent François Durpaire et Béatrice Mabilon-Bonfils. Les références à des travaux de recherche incitent à prendre au sérieux ce qui relève plus de la prospective que de la polémique.

On l'aura aisément compris, c'est le procès d'une certaine école qui est instruit à charge. Il s'agit d'argumenter le passage « du paradigme de l'école conçue au milieu du XIXe siècle autour d'un triptyque "maître, tableau, manuels" à un nouveau, qui reste à définir » (p. 173). Car la « forme scolaire » actuelle, c'est-à-dire une organisation indifférenciée et fondée sur l'élève moyen, produit des effets néfastes dans une société de l'information. Il est grand temps de reconnaître que nous sommes entrés dans une autre ère pour reprendre le terme privilégié par les auteurs.

Quelle argumentation pour soutenir cette thèse au delà des traditionnels apports de l'éducation nouvelle et des travaux en psychologie cognitive qui sont d'ailleurs évoqués dans l'ouvrage ? C'est le numérique et son impact sur l'instruction qui tissent une toile de fond reprise à Michel Serres : après la révolution de l'écriture et celle de l'imprimerie, la petite poucette sur les écrans des tablette numériques et des smartphones (téléphones mobiles à écran interactif) entraîne une déqualification, voire une disqualification, du maître comme porteur de savoir, du tableau comme support de la leçon et du manuel comme ressource en termes de savoirs.

Les auteurs connaissent et détaillent les raisons de la perversion d'un modèle a priori gratuit et ouvert à toutes et à tous, internet, en une machine à engranger des profits. Le GAFA (Google-Apple-Facebook-Amazon), ce sont les trois mousquetaires d'une globalisation dans laquelle ce qui est fourni « gracieusement » permet de récupérer des données comportementales stratégiques. Il faut dans un sursaut citoyen connaître et combattre « le tyran techno-libéral » (p. 40 et 240) en mettant en place une « école étendue » ou plutôt une « école extensive » (p. 173). La première serait une extension par les moyens numériques (« apprendre avec le numérique ») alors que dans la seconde l'école est le support mobile (« apprendre le numérique ») et la voie d'accès à tout le savoir. Mais tout le savoir est-il mobilisable sur internet ?

Ce livre contient de nombreuses affirmations et analyses avec lesquelles le lecteur ne peut que manifester son accord. Puis, viennent quelques objections. Ainsi, à la p. 43, il est question de « l'absence d'un modèle politique d'éducation porteur de ce changement ». Or l'article 1 de la loi de 1882 confie à l'autorité parentale le choix de l'institution ou des personnes en charge de l'instruction obligatoire. Car c'est elle et elle seule qui est obligatoire. Philippe Meirieu et Marc Guiraud l'ont rappelé en 1997 avec la préconisation de rendre l'école obligatoire qui reste d'actualité. C'est un fruit de la guerre scolaire entre l'église catholique et l'État qui fait que l'éducation demeure l'apanage des parents et non de la nation. Et nous tenons là une des principales objections à une vision développée (et partagée par les auteurs ?) d'un scénario qui aboutit à la fermeture des dernières écoles en 2037 (p. 144 et 148). L'école est un construit de l'histoire, un compromis entre le familial et le social. Elle ne peut donc se réduire à une forme ou à une autre. Dans les années 1960, la radio scolaire devait instruire l'Afrique et, dans les années 1980, les nano-réseaux allaient inexorablement précipiter la victoire de Mc Luhan sur Gutenberg. On sait ce qu'il est advenu de ces volontés d'instruire sans la présence physique du maître et en faisant l'impasse sur la réunion des apprenants dans un temps et dans un lieu prévus pour cela.

Une deuxième objection tient à l'absence de description de l'école telle qu'elle existe dans sa diversité. C'est sans doute une des contraintes liées à l'ambition du projet mais quelques assertions comme celle portant sur « un nombre croissant de décrocheurs » sont infirmées par les travaux des chercheurs. François Dubet a établi, bien avant la révolution numérique, les effets de l'introduction massive d'une culture libérale dans les murs d'établissements pensés comme des lieux de formation d'une élite. C'est d'ailleurs un des moments les plus passionnants de ce livre qui en comporte de nombreux : les pages 189 à 210 nous mettent en présence du « retour du lieu », de nouvelles configurations à imaginer et mettre en place pour réussir une éducation réellement libératrice.

Autrement dit, le lieu-école est promis à un bel avenir : après la boutique du ludus grammaticus que l'on peut encore voir à Ostie, après l'école-cloître avec sa cour centrale, après l'école-caserne, vient le temps des « établissements qui favorisent le vivre-ensemble » (p. 200). Cette partie de l'ouvrage préfigure d'autres travaux qui porteront sur ce point essentiel d'une école qui continue à se développer parce qu'elle s'ajuste à de nouvelles fonctions et à de nouvelles missions. Une autre controverse peut être envisagée sur le « vivre-ensemble » qui semble privilégié sur « l'apprendre-ensemble » (même s'il est évoqué mais avec moins d'insistance) dans des lieux, des groupements et avec des dispositifs reconçus en fonction de la technologie, certes, mais également de l'activité qu'y mènent les apprenants.

Enfin, la remise en cause du « lire, écrire, compter » et la proposition iconoclaste du « lire, écrire, computer » (p. 127) d'Éric Bruillard cache une autre trilogie de l'école contemporaine dont seulement certains aspects semblent traités ici : projeter, communiquer, évaluer. Ces trois verbes, ces trois injonctions faites à l'école, agissent comme organisateurs d'un curriculum caché qui peut être rapproché de la « distinction » telle que Bourdieu l'a présentée. Le premier verbe, projeter, est explicitement développé en pages 181 et 182 sous la forme de « projets pédagogiques collectifs à tous les niveaux d'enseignement » et se traduit sous le sigle d'APP (approche par projets et par problèmes). On peut admettre que communiquer recoupe partiellement la notion de savoir-relation (bien que nous lui préférions reliance, utilisé également, qui porte sur les notions, les pratiques et les personnes). En revanche, la place réservée à l'évaluation déçoit dans la mesure où elle semble réduite au rôle de « gouvernail supranational des systèmes éducatifs » (p. 98) et assimilée à des « outils de mesure » (ibid.). Un renversement serait pourtant attendu en raison du sujet de ce livre : le passage du constat global à l'action locale. Dans ce cas, les compétences d'évaluateur sont au cœur de l'action humaine. Il s'agit de savoir piloter, c'est-à-dire apprécier les résultats mais aussi les procédures et processus de son action, individuelle ou collective, afin d'en déterminer l'efficience, la pertinence et la cohérence puis de procéder en temps réel mais aussi, éventuellement, a posteriori aux rectifications nécessaires décidées par l'acteur qui redevient alors auteur.

L'importance de ce livre, sa richesse, qui n'a pu qu'être effleurée, le recommandent à la lecture car nous manquons de ces grandes synthèses qui prennent position sur des points essentiels. Il est urgent de dépasser les discours enthousiastes ou funestes sur les effets du numérique qui vit lui-même plusieurs vies et plusieurs morts successives afin d'alimenter des controverses sur sa place et les limites qu'on peut lui assigner. Cet ouvrage le fait au risque d'être démenti dans les années ou les mois qui viennent et c'est ce courage qui en fait l'intérêt.

Richard Etienne

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The Guardian view on Ofsted’s reports: exam results are not the only measure of a school’s success

Guardian Unlimited: Education - Lun, 24/11/2014 - 07:00
Making sure schools fit their students for the society they will live in is part of the inspector’s job Continue reading...
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Claude Schvalberg (dir.), Dictionnaire de la critique d'art à Paris, 1890-1969

Fabula - Lun, 24/11/2014 - 06:59
Référence bibliographique : Claude SCHVALBERG (dir.), Dictionnaire de la critique d'art à Paris, 1890-1969 , Presses universitaires de Rennes, collection "Critique d'art", 2014. EAN13 : 9782753534872. Préf. de Jean-Paul Bouillon Ce premier Dictionnaire de la critique d’art à Paris, 1890-1969 (39€) comprend près de six cents notices, dont trois cents détaillées, sur les principaux auteurs qui ont œuvré dans le champ de la critique d’art à Paris entre 1890-1969. Le cadre chronologique est délimité, d’un côté, par l’émergence, dans l’ultime décennie du XIXe siècle, d’un nouveau type de critique d’art en lien avec la floraison des «petites revues» symbolistes et par la création de deux grandes revues littéraires et artistiques, le Mercure de France et La Revue blanche ; de l’autre côté, par la disparition, au cours des années 1960, de toute une génération d’auteurs ayant marqué le monde de l’art depuis une quarantaine d’années. En France, la critique d’art de cette période, qui se distingue de l’esthétique et de l’histoire de l’art contrairement à l’Allemagne ou l’Italie, est exercée principalement par des journalistes, des écrivains, des poètes, mais aussi par des artistes, des historiens d’art, des diplomates ou encore des hommes politiques. L’ouvrage s’intéresse essentiellement aux critiques, professionnels ou non, qui ont commenté la peinture, la sculpture, les arts graphiques et la photographie –dans une moindre mesure le cinéma–, mais ni l’architecture, ni les arts décoratifs. Se voulant avant tout un instrument de travail pour la recherche, mais également un outil documentaire pour un public relativement large, le dictionnaire comporte, pour chaque auteur faisant l’objet d’une entrée détaillée, des éléments biographiques précis, une bibliographie, des indications concernant l’iconographie et la mention des fonds d’archives lorsqu’ils existent. L’ouvrage comprend également un certain nombre d’articles thématiques sur les éléments essentiels à la constitution historique du champ de la critique d’art (galeries, musées, expositions, édition d’art, etc.), ainsi qu’une chronologie qui recense les principaux événements liés à la critique d’art et les écrits sur l’art publiés en volume. Dans ce travail, ont en effet été privilégiés les auteurs ayant publié des recueils de critique d’art en volume, une tradition amorcée au XIXe siècle, mais poursuivie au cours du siècle suivant, et notamment dans une perspective historiographique, à l’époque où la critique d’art commence véritablement à faire l’objet d’éditions et d’études systématiques. Trois autres parties complètent la chronologie: un répertoire des principales collections et séries sur l’art publiées entre 1890 et 1970, un index des périodiques, enfin un index général des noms propres, dans lequel sont répertoriés tous les artistes et les auteurs cités dans le dictionnaire et ses annexes. Claude Schvalberg , chercheur indépendant, ancien élève de l'Ecole nationale des Arts décoratifs, est libraire spécialisé en Histoire de l'art à l'enseigne de "La Porte Etroite", depuis 1975. Il a consacré, avec le concours d'une cinquantaine de spécialistes, de nombreuses années de recherche à l'élaboration de ce dictionnaire.
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L'œuvre inclassable

Fabula - Dom, 23/11/2014 - 21:21
L’Œuvre inclassable Colloque transversal et international organisé par le CEREdI (EA 3229) à l’Université de Rouen les 12 et 13 novembre 2015. Responsables : Marianne Bouchardon, Michèle Guéret-Laferté. Contacts mariannebouchardon@yahoo.fr, michele.gueret-laferte@orange.fr Comité scientifique : Mario Armellini (Université de Rouen), Jean-Claude Arnould (Université de Rouen), Damien de Carné (Université de Nancy), Jean-Louis Jeannelle (Université de Rouen), Florence Naugrette (Université de Paris IV-Sorbonne) Julien Piat (Université de Grenoble), Claudine Poulouin (Université de Rouen). L’accès au texte implique, en principe, la médiation de catégories situées entre l’œuvre singulière et la littérature en général. La connaissance de ces «généralités intermédiaires» (Antoine Compagnon) détermine chez le lecteur un horizon d’attente, qui oriente sa réception de l’œuvre, lui permet d’en mesurer la part de convenance et d’écart par rapport à un ensemble de lois, de règles, de contraintes, d’en apprécier les ressemblances et les dissemblances avec les autres œuvres qui relèvent du même ensemble. Existe-t-il donc des œuvres inclassables? Qui échappent à toutes formes de catégorisation médiatrice ? Qui prennent en défaut toutes possibilités taxinomiques? Y a-t-il des textes tels qu’aucun filtrage architextuel ne puisse venir réguler la relation entre l’auteur et le lecteur? Envisager cette question dans une perspective diachronique, du moyen âge à nos jours, revient sans doute à retracer les modalités de sa progressive dissolution. A mesure, en effet, que s’inversent les rapports entre littérarité et généricité (cf. Dominique Combe, Les Genres littéraires , Hachette, 1992), que la pureté le cède au mélange, au métissage, à l’hybridation comme principe privilégié de création, que la transgression systématique des codes relaie leur stricte observation comme critère d’appartenance à la sphère du littéraire, la notion d’œuvre inclassable bascule de l’oxymore vers la tautologie. Tandis que la parfaite adéquation aux principes canoniques de sa classe demeure le trait distinctif de la production paralittéraire, œuvre inclassable et œuvre littéraire apparaissent désormais comme deux formules synonymes. Afin de tendre vers une théorisation de ce phénomène, ce colloque s’efforcera notamment : - De définir les différentes catégories auxquelles se soustrait l’œuvre repérée comme inclassable: s’agit-il de classes formelles reconnaissables à l’application d’une règle, de classes généalogiques fondées sur un lien de dérivation hypertextuelle, de classes analogiques issues de ressemblances thématiques (cf. Marielle Macé, Le Genre littéraire , GF-Flammarion, 2004)? - De distinguer les propositions théoriques de classement offertes, par exemple, par les divers systèmes des genres, des constatations pratiques auxquelles invitent les productions effectives d’une époque, les unes et les autres ne se recouvrant qu’exceptionnellement. - De faire le départ entre fait d’écriture et fait de lecture dans le refus d’inféodation de l’œuvre individuelle à un modèle général. Car si l’auteur peut certes tenter de se soustraire à tous les modèles définis et identifiables, le lecteur saurait-il, pour sa part, lire, comprendre, interpréter en dehors de toute tentative de catégorisation? Peut-on lire une œuvre sans la classer– ne fût-ce qu’en postulant son appartenance à la sphère de la littérature ? Les propositions de communication (3000 signes) sont à renvoyer aux deux adresses mariannebouchardon@yahoo.fr, michele.gueret-laferte@orange.fr avant le 30 avril 2015 .
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"Crises de lisibilité" ( LHT , n° 15)

Fabula - Dom, 23/11/2014 - 20:38
Crises de lisibilité Numéro dirigé par Jan Baetens (Université de Leuven): jan.baetens@arts.kuleuven et Eric Trudel (Bard College): trudel@bard.edu La question de la lisibilité, inséparable de l'existence de textes jugés historiquement illisibles mais aussi des évolutions dans les pratiques de lecture, est loin d'être une question simple. Un texte est techniquement lisible si, dans un contexte donné, rien ne s'oppose à sa compréhension. Il est psychologiquement, éthiquement, idéologiquement lisible si, de nouveau dans un contexte donné, il procure plaisir et approbation. Comme les analyses de Laurent Jullier dans le domaine du cinéma l'ont démontré dans Qu'est-ce qu'un bon film? , les rapports entre ces deux types de lisibilité et l'illisibilité à laquelle ils s'opposent, peuvent conduire certains cinéphiles à donner une prime (de plaisir) à ce qui provoque l'ennui ou la résistance chez d'autres spectateurs. En littérature, des phénomènes analogues jouent également: trop de lisibilité cognitive nuit à la lecture; inversement, une complexité technique moins immédiatement lisible peut constituer un défi séduisant. De plus, les questions de lisibilité et d'illisibilité sont fortement liées au déroulement temporel de la lecture et de la relecture (à force de relire, on peut «mieux lire» et certains textes programment des lectures successives, tandis que d'autres suscitent des effets d'illisibilité croissante). Ainsi la frontière – souvent mouvante – entre lisible et illisible, à condition de l'aborder dans une perspective qui soit non pas essentialiste mais fonctionnelle et contextualisée, peut-elle servir de point de départ pour interroger à neuf la dynamique des faits littéraires, production et réception confondues. L'objectif de ce numéro n’est pas de recenser un corpus d’auteurs réputés difficiles, ni de privilégier une approche sémiotique de l’illisible (ce travail a déjà été bien fait) ou de s’interroger sur les «effets» de celui-ci. Il s’agira plutôt d'élargir les débats très récents sur la place de l'illisibilité conçue comme véritable stratégie dans l'écriture contemporaine (voir L'Illisibilité en questions ), afin de mener une double réflexion, à la fois conceptuelle et historique , sur les enjeux qui inévitablement accompagnent certains moments de l’histoire littéraire où la tension entre lisibilité et illisibilité s’impose dans le champ littéraire français, en prose comme en poésie. Les propositions retenues porteront sur l’un ou l’autre des moments ponctuant l’histoire de l’illisible jusqu’à aujourd’hui. C’est bien par exemple à un moment précis (la mort de Victor Hugo) que s’ouvre pour Mallarmé – l’épisode est célèbre – une «exquise crise, fondamentale » telle qu’il déclare, lorsqu’on l’accuse d’hermétisme, que «des contemporains ne savent pas lire – sinon dans le journal». Les avant-gardes historiques placèrent elles aussi, on le sait, la lisibilité au cœur de leur préoccupations stratégiques, jusqu’à se montrer coupables d’une «Terreur» qui inquiétait gravement Jean Paulhan, car elle menaçait la possibilité même du sens et de l’expression. Plus récemment, le poète Christian Prigent affirmait: «je suis de ces écrivains qu’on dit difficiles, voire illisibles. Ce n’est pas être en mauvais compagnie» ( Une erreur de la nature , POL, 1996), voyant là une manière de résister à la littérature de son temps, laquelle lui tombe «vite des mains» et lui est elle-même, «d’une certain façon»… illisible. On pourra également s’interroger sur l’illisibilité après coup d’œuvres qui ne le furent pas toujours. L’enseignement de Rabelais (et d’autres grandes figures du canon national) illustre un autre aspect de notre problématique: les efforts des critiques et universitaires pour rendre lisible un texte et un auteur qui ont cessé de l’être «dans le texte» et qui sont illisibles sans appareil critique et peut-être même sans «traduction». Ainsi en est-il aussi, autres exemples, du roman baroque foisonnant et interminable (pensons à L’Astrée , d’ailleurs «réécrit» en 1989 par Michel Chaillou) ou d’œuvres de Tony Duvert et Gabriel Matzneff (pour ne nommer qu’eux) publiés il y a trente ou quarante ans et dont la lisibilité, choquante peut-être, mais néanmoins évidente à l’époque, l’est beaucoup moins pour nous aujourd’hui. Les textes soumis devront être adressées avant le 1 er mars 2015 aux adresses suivantes: laure.depretto@gmail.com et jeannelle@fabula.org. Ils seront évalués de manière anonyme, conformément aux usages de la revue. La version définitive des textes sélectionnés sera à remettre au plus tard le 1 er septembre 2015 .Éléments de bibliographie Roland Barthes (1982). L’Obvie et l’obtus , Seuil. Matei Calinescu (1993). Rereading , Yale UP. Michel Deguy, (2009). De l’illisibilité , publie.net Craig Dworkin (2003). Reading the Illegible , Northwestern UP. Antoine Emaz (2009). Cambouis , Seuil. Rita Felski (2009). «After Suspicion». In Profession .Philippe Hamon (1979). « Narrativité et lisibilité ». In Poétique , n° 40. Vincent Jouve, dir. (1999), L'Illisible , La Lecture littéraire , n° 3. Laurent Jullier (2002). Qu'est-ce qu'un bon film? , La Dispute (édition revue 2012). Bénédicte Gorrillot et Alain Lescart, dir. (2014). L'Illisibilité en questions , PU du Septentrion. Liliane Louvel et Catherine Rannoux, dir. (2006). "L'illisible", La Licorne , n° 76. Jean Paulhan (1941). Les Fleurs de Tarbes , Gallimard. Benoît Peeters (1984). "Échafaudages", in B. Magné (dir.), Perec. Colloque de Cerisy , Paris P.O.L. Alan C. Purves (1991). The Idea of Difficulty in Literature , SUNY P. Ricard Ripoll, dir. (2005). Stratégies de l’illisible , PU Perpignan. Georges Steiner (1980). On Difficulty, and Other Essays , Oxford UP.
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Dossier "Neuvième art 2.0" : 49-956 ou la démoralisation de la jeunesse - Autour de la loi du 16 juillet 1949

Fabula - Dom, 23/11/2014 - 20:32
Dossier "Neuvième art 2.0" : 49-956 ou la démoralisation de la jeunesse - Autour de la loi du 16 juillet 1949 Ensemble d'articles réédités par le site, novembre 2014. La loi du 16 juillet 1949 réglementant les publications destinées à la jeunesse a soixante-cinq ans. Jamais abolie, elle fait toujours partie de l’arsenal législatif français. Ce dossier reprend les articles parus dans Neuvième Art No.4 en janvier 1999, ainsi qu’un choix de textes provenant de l’ouvrage dirigée la même année par Thierry Crépin et Thierry Groensteen On tue à chaque page! (éd. du Temps/Musée de la bande dessinée). Sommaire des articles Bibliographie (octobre 2014) par Catherine Ternaux
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R. Daumal, L. Pierre-Quint, Correspondance 1927-1942

Fabula - Dom, 23/11/2014 - 20:31
Correspondance 1927-1942 René Daumal, Léon Pierre-Quint Billy Dranty (Préfacier), Bérénice Stoll (Annotateur) DATE DE PARUTION : 15/01/14 EDITEUR : Ypsilon Editeur ISBN : 978-2-35654-030-0 EAN : 9782356540300 PRÉSENTATION : Broché NB. DE PAGES : 372 p. Exhumer la figure de Léon Pierre-Quint, personnage complexe injustement oublié, critique littéraire et éditeur majeur de la première moitié du vingtième siècle et démystifier la légende inepte du "sage" ou de l'"ange" dont est entachée l'image de René Daumal, l'un des hommes, certes poète, les plus radicalement lucides que l'entre-deux guerres ait connu - voilà le mérite de cette correspondance inédite. Des balbutiements du Grand Jeu aux années noires de la 2e guerre mondiale, ce ne sont pas moins de 180 lettres, ici dévoilées, qui témoignent des échanges entre le très attentif directeur-passeur des éditions du Sagittaire, et un René Daumal du quotidien qui n'a "pas d'autre gagne-pain qu'écrire, réviser, traduire, corriger des épreuves, rédiger des "prières d'insérer", etc., en tirant fréquemment la langue", et qui dans l'envoi de sa Guerre sainte écrit : "A Léon Pierre-Quint / qui avidement en chacun / cherche la / Pierre angulaire / et / la Quint e-essence / et le lieu / où les Solitudes se rencontrent".
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Swamp or success: your school is being racially profiled

Guardian Unlimited: Education - Dom, 23/11/2014 - 20:29

Ofsted’s rush to tackle extremism in education is symptomatic of a political frenzy born of hatred.

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W. Bouchakour, "Journalisme et littérature : plumes à deux faces"

Fabula - Dom, 23/11/2014 - 20:27
Walid Bouchakour, "Journalisme et littérature : plumes à deux faces" Article paru sur le site du journal "El Watan", le 22 novembre 2014. "(...) Les contraintes d’économie et d’efficacité de l’écriture journalistique ne sont pas sans rappeler celles des poèmes à forme fixe d’antan ; à la différence qu’il ne s’agit pas là d’impératifs purement esthétiques, mais d’un effort constant pour forger un langage au plus près des faits. La littérature moderne, en prise avec la réalité, n’a pas manqué d’emprunter aux techniques journalistiques. Cela est particulièrement notable chez des écrivains américains du siècle dernier, à l’exemple de Dos Passos ou de Truman Capote, auteur du «roman» De sang-froid : récit véridique d'un meurtre multiple et de ses conséquences, entièrement basé sur des faits réels. Un siècle avant, Balzac s’intéressait déjà de près au monde de la presse et préparait ses romans avec des notes et des entretiens à la manière des enquêtes journalistiques. Ces liens entre journalisme et littérature existent donc bel et bien et ils sont particulièrement visibles en Algérie où beaucoup d’écrivains, d’hier et d’aujourd’hui, ont aussi exercé le métier de journaliste à un moment de leur carrière ou durant tout leur parcours, en parallèle à leur production littéraire. Les exemples ne manquent pas et ce cas est quasiment la norme, de Kateb Yacine à Kamel Daoud en passant par Tahar Djaout. (...) La presse culturelle se focalise trop sur l’auteur (le people !), celui qui attire le plus grand nombre, et peu importe s’il est bon ou mauvais écrivain». L’espace réservé à la littérature et, plus généralement, à la culture reste insuffisant car considéré «pas très rentable», déplore Mefti. Les écrivains estimeront toujours que la littérature n’est pas assez bien lue et la presse pas assez bien écrite. Ces deux sphères, si proches et si lointaines l’une de l’autre, n’ont pourtant pas fini de cohabiter et de dialoguer." Lire l'article dans son intégralité
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R. Daumal, (Se dégager du scorpion imposé)

Fabula - Dom, 23/11/2014 - 20:26
(Se dégager du scorpion imposé) René Daumal DATE DE PARUTION : 01/06/14 EDITEUR : Eolienne ISBN : 978-2-911991-41-7 EAN : 9782911991417 FORMAT : Poche PRÉSENTATION : Broché NB. DE PAGES : 128 p. Ce livre présente les premiers textes, inédits, de René Daumal (1908-1944), simpliste, mi-génie mi-tête brûlée, futur grand rival d'André Breton et fondateur, avec Roger Gilbert-Lecomte, de la revue Le Grand Jeu. On retrouvera également ici ses autres textes majeurs de la période 1924-28, qui avaient été publiés dans Poésie noire, poésie blanche, Lettres à ses amis, les dossiers H, René Daumal ou le retour à soi et la revue Port-des-Singes. Le tout constitue une édition attendue des textes de jeunesse de l'auteur.
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G. Lyon-Caen (dir.), La Critique de cinéma à l'épreuve d'Internet

Fabula - Dom, 23/11/2014 - 20:23
Gilles Lyon-Caen (dir.), La Critique de cinéma à l'épreuve d'Internet Montpellier : Editions L'Entretemps, 2014. 80 p. EAN 9782355391903 15,50 EUR Présentation de l'éditeur : Où va la critique ? « À sa perte, j’espère », ironisait Valéry. La cinéphilie connaît une évolution si complexe qu’elle infuse l’exercice critique. On sait que chaque jour se créent des communautés critiques. On sait moins quel est ce spectateur en prise avec un outillage sans cesse renouvelé. Aujourd’hui se font écho une critique installée et un lecteur qui devient contributeur, acteur du débat. Pourquoi et comment écrire sur le cinéma ? Reformuler le statut de la critique, alors qu’elle n’est jamais autant apparue aussi éparpillée, c’est concevoir un ensemble de discours critiques. À quel niveau la critique de cinéma a été confrontée, ces dix dernières années, à l’urgence croissante d’une ouverture de son espace ? En quoi écrire sur le cinéma signifie plus que jamais négocier avec le rythme du monde et de ses images ? Table des matières : Préambule. La place du critique de Gilles Lyon-Caen La fin des idéaux L’âge chimérique de la cinéphilie d'Antoine de Baecque Deux ou trois notes sur la critique en 2012, qui deviennent vingt petits points d’interrogations d'U.T. Devenirs de la critique L’art délicat de la critique de François Bégaudeau Après le collectif, ou de la critique et ses nouveaux usages de Jérôme Dittmar Un modèle à inventer Du ciné-fils voyageur au cyber-critique. Du planisphère à Google de Fabien Alloin Petite virée en territoire critique de Simon Lefebvre Arrière-plans: un monde d’images de Sidy Sakho
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Y. Frémy, Mémoires Inquiètes : De Rimbaud à Ernaux

Fabula - Dom, 23/11/2014 - 20:16
Yann Frémy, Mémoires Inquiètes : De Rimbaud à Ernaux Paris : L'Harmattan, coll. "Academia", 2014. 294 p. EAN 9782806101839 (EAN Ebook format Pdf : 9782806107435) 29,50 EUR (version numérique : 23,99 EUR) Présentation de l'éditeur : Le lien qui unit un être au passé revêt plusieurs formes. Si le romantisme a souvent converti ce rapport en déploration, il en va autrement de la modernité. Rimbaud, Verlaine et Krysinska vont, à travers leur expérience du vers, mettre en œuvre des stratégies de sortie de crise. Plus tard, Queneau, Malle et Sainsily réactivent les thèmes du passé pour les reverser en principe de nouveauté artistique. Ainsi pourra-t-on sans doute « sauver quelque chose du temps où l'on ne sera plus jamais ». Yann Frémy est co-rédacteur en chef de Parade sauvage , revue d’études rimbaldiennes (Éditions Classiques Garnier) et co-directeur du séminaire annuel «Verlaine/Rimbaud» (organisé à l’Université Paris III-Sorbonne nouvelle et à l’Université Paris IV-Sorbonne) .
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