Universidade

D. Combeau, Polices américaines

Fabula - Xov, 19/04/2018 - 10:31
DIDIER COMBEAU Polices américaines Collection La Suite des temps, Gallimard Parution : 12-04-2018 256 p. — ISBN : 9782072730337 Des shérifs mythiques de l'Ouest au NYPD, des Texas Rangers au FBI, les forces de police américaines sont célèbres dans le monde entier. Véritables produits d'exportation promus par la télévision et par le cinéma, elles sont souvent prises pour modèles à l'étranger. Pourtant, si elles ont parfois été créditées de résultats exceptionnels, comme à New York dans les années 1990, elles sont aujourd'hui plus que jamais accusées de brutalité et de racisme institutionnel. Les manifestations de Ferguson et les images d'abus filmés par les téléphones portables ont porté leur réforme au cœur du débat politique américain et en ont fait une des questions les plus clivantes dans l'opinion. Malgré cette centralité, elles sont mal connues du public, surtout hors des frontières des États-Unis. Le présent ouvrage vient de manière synthétique combler cette lacune. Faire la police, enjeu de pouvoir, est aussi faire société. En replaçant l'histoire du maintien de la loi et de l'ordre dans ses déterminants constitutionnels, en étudiant l'image des polices projetée par elles-mêmes, par la fiction et aujourd'hui par les réseaux sociaux, en examinant enfin les attaques dont elles font l'objet et les transformations qui en résultent, Didier Combeau apporte ici un éclairage indispensable à la compréhension des réalités américaines. Lire un extrait… Voir le site de l'éditeur…
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C. Laliena Corbera, Ph. Sénac, 1064, Barbastro. Guerre sainte et djihâd en Espagne

Fabula - Xov, 19/04/2018 - 10:15
CARLOS LALIENA CORBERA , PHILIPPE SÉNAC 1064, Barbastro. Guerre sainte et djihâd en Espagne Gallimard, Collection NRF Essais Parution : 19-04-2018 240 p. — ISBN : 9782072764424 Barbastro est à l’Espagne médiévale ce qu’est la bataille de Poitiers à l’histoire de France : un fait d’armes – une défaite non décisive de troupes musulmanes – qui, au fil des siècles, fut sublimé par un récit national en une date majeure des Croisades et de la Reconquête. Au printemps 1064, une armée de guerriers franchit les Pyrénées, animés, a-t-on dit, par le désir d’en découdre avec l’Autre, à savoir le musulman. Celui-ci a mérité d’être puni puisque, non seulement hérétique, il vient d’occire le souverain aragonais avec lequel plusieurs lignages nobiliaires d’outre-monts ont tissé des liens d’amitié. Les cavaliers fondent sur une petite cité musulmane de la vallée de l’Ebre appelée Barbastro, qu’ils enlèvent avant de la perdre à nouveau l’année suivante. Il ne s’agit plus d’entreprises individuelles et d’une portée limitée, mais d’une expédition de plusieurs milliers d’hommes venus du nord et rejoints par des guerriers normands d’Italie et des contingents catalans. Ces troupes se seraient mobilisées à l’appel du pape : pour nombre d’historiens c'est ici, au pied des Pyrénées, que serait née la «Croisade». Sans doute quelques puissants, sous l’influence d’abbés ou d'évêques, se sentent-ils porteurs d’une mission chrétienne, mais quelques décennies plus tôt encore, des comtes s’étaient entendus avec des Arabes pour attaquer Compostelle, le haut-lieu de la chrétienté hispanique ; quant aux habitants qui peuplent les campagnes ou les bourgades naissantes, ils n’ont qu’une maigre idée de l’Islam et des musulmans. C’est tout autant l’envie de combattre, de vaincre et de conquérir et le désir de s’emparer d’un butin qui animent les combattants. À la manière de Georges Duby dans Le Dimanche de Bouvines , les auteurs déploient toute la richesse de l’histoire événementielle, tant cette bataille sert de révélateur des structures, des cultures et des sensibilités. Bien que peu éclairé par les sources, qu’elles soient arabes ou latines, l’épisode de Barbastro fut gravé dans les mentalités pour devenir, à la manière de Bouvines, «un lieu de mémoire». Voir le site de l'éditeur…
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L'avant-mai ou la chronique de l'imprévu

Cahiers Pédagogiques - Xov, 19/04/2018 - 10:12

Laissez-vous raconter l'effervescence qui a précédé les événements du printemps 68 par un étudiant engagé dans la nébuleuse des organisations étudiantes. La Sorbonne de Mai 68, comme si vous y étiez !

En septembre 1967, je quitte le Lycée Louis-le-Grand qui ne veut pas de moi en khâgne. Le paradoxe est que mes études vont être payées dans des matières où mes résultats étaient insuffisants, car j'ai réussi le concours des IPES [1] ! Je me retrouve à la Sorbonne avec, sans le savoir encore, une année extraordinaire à vivre.

C'est un moment où se multiplient groupes gauchistes et organisations étudiantes : crise du parti communiste avec naissance de l'UJCML (Union des jeunesses communistes marxistes-léninistes, pro-chinoise), organisations trotskistes (FER ou Fédération des étudiants révolutionnaires, JCR ou Jeunesse communiste révolutionnaire, Lutte ouvrière) mais aussi Étudiants socialistes unifiés (ESU) avec une Union des étudiants communistes (UEC) exsangue mais encore vivante. Je n'aurai garde d'oublier Dany Cohn-Bendit et Roland Castro qui fondent le mouvement du 22 mars en 1968 à l'occasion de l'occupation d'une tour de l'université de Nanterre, pour faire libérer l'un des leurs, membre d'un comité Vietnam, et obtenir la libre circulation des garçons et des filles dans les cités universitaires.

Pourtant, « la France s'ennuie » (Viansson-Ponté, Le Monde, 15 mars 1968) : « Ce qui caractérise actuellement notre vie publique, c'est l'ennui. Les Français s'ennuient. Ils ne participent ni de près ni de loin aux grandes convulsions qui secouent le monde, la guerre du Vietnam les émeut, certes, mais elle ne les touche pas vraiment. »

Tout a démarré le 3 mai

Il est bien difficile de réunir plus de 200 à 300 étudiantes et étudiants dans les comités Vietnam. Ainsi, ce 3 mai 1968 où tout [2] a démarré, nous étions un maximum de 200 dans la cour de la Sorbonne réunis pour empêcher les « fachos » d'envahir notre université. C'est quand le Président appelle la police pour nous déloger que nous entendons scander de l'extérieur : « Libérez nos camarades ! » et qu'explosent les premières grenades lacrymogènes…

Comment en suis-je arrivé là ? D'abord sollicité par un militant de la FER, je n'ai pas été convaincu par ses arguments et je suis allé voir les responsables du Groupe de lettres classiques (GLC) qui est une des constituantes de la Fédération des groupes d'études de lettres (FGEL), composante de l'UNEF alors unifiée. C'est mon premier engagement et je suis Brice Lalonde, son responsable d'alors, au point de faire partie des 300 personnes qui ont fondé le Mouvement d'action étudiante qui constituera le noyau du comité d'occupation de la Sorbonne.

Quelques repères pour terminer : il s'agit, déjà, de penser par nous-mêmes, idée développée dans un ouvrage de Michel Tozzi [3] bien des années plus tard, et de ne pas se ranger dans un camp, une organisation ou une idéologie. De plus, nous ne nous limitons pas à une approche corporatiste étudiante : Brice Lalonde et Daniel Cohn-Bendit se convertiront rapidement à une vision politique de l'écologie et renouvelleront radicalement notre projet de société, même si, aujourd'hui, le jugement à posteriori sur l'apport de l'écologie peut être négatif.

Un élément historique amusant : Jacques Sauvageot (ESU), alors vice-président de l'UNEF, vient nous demander des militants pour assurer son « service d'ordre ». Vu la faiblesse de nos moyens, nous ne pouvons que lui donner une réponse négative ! Puis viendront les « événements », mais c'est une autre histoire, c'est l'Histoire !

Richard Étienne
Professeur honoraire en sciences de l'éducation, université de Montpellier

[1] Institut de préparation aux enseignements de second degré. Il était alors proposé aux étudiants de s'engager pour dix ans dans la fonction publique moyennant un salaire versé pendant les années d'études. Heureux temps et belle époque de démocratisation où s'engager pour l'État permettait d'être salarié pour étudier !

[2] En historien, il me faut distinguer les causes lointaines de ce mouvement, qui sont liées au blocage d'une société qui vient de procéder à la décolonisation, et les causes circonstancielles, liées à l'arrestation de quelques dizaines d'étudiants qui a provoqué une réaction spontanée dans le Quartier Latin.

[3] Michel Tozzi, Penser par soi-même. Initiation à la philosophie, Lyon, Chronique Sociale, 2002.

Sur la librairie

Mai 68 et l'école, vus par les Cahiers pédagogiques
Ça ne se veut ni un coup marketing sur le marché de l'édition pédagogique, ni une autocélébration plus ou moins nostalgique du glorieux passé des Cahiers, mais un butinage roboratif dans les archives de notre chère revue : un numéro hors série au format PDF disponible en téléchargement, à l'occasion du 40e anniversaire de Mai.

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L. Flem, La vie quotidienne de Freud et de ses patients (rééd.)

Fabula - Xov, 19/04/2018 - 10:10
La Vie quotidienne de Freud et de ses patients Lydia Flem Seuil, La Librairie du XXIe siècle Date de parution 05/04/2018 23.00 € TTC 336 pages EAN 9782021370751 Lors de sa parution en 1986, le livre de Lydia Flem avait rencontré une large audience. C’était le premier ouvrage d’une jeune femme qui arrivait sur une scène où se bousculaient tant de figures de la psychanalyse en France. Sa venue avait néanmoins retenu l’attention de ceux qui espéraient un renouvellement du langage psychanalytique. Lydia Flem entreprenait non pas « un retour à Freud » mais un cheminement avec lui, à travers un style qui, en un sens, traduit en écriture le geste sensible de Freud prenant l’auteure par le bras dans un rêve qui présage le livre et qu’on lit en ouverture. Dans son ouvrage l’auteure choisit de souligner l’importance de ce que Freud veut dire par « cristallisation des expériences de la vie quotidienne » en adoptant une démarche qui allie histoire et littérature. Car c’est dans son écriture que Lydia Flem éclaire l’entrelacement du sensible et de l’abstrait qui sont au principe de l’élaboration du quotidien comme concept freudien. Lorsque l’écriture n’est pas qu’un moyen, mais le lieu d’une expérience, comme dans le cas présent, elle produit l’écrivain, plus exactement cette sorte d’écrivain qui conduit son lecteur à éprouver le passé comme un présent vivant, parce qu’il a engrangé ce que le savoir historique du moment a établi en le traduisant dans un récit et dans un style. On mesure, dans un après-coup de trente ans, combien ce premier livre d’une jeune auteure (elle avait trente-trois ans) a creusé un sillon dans lequel furent semés d’autres livres dont le quotidien est au cœur du récit, en pensant à Comment j’ai vidé la maison de mes parents (2004), ou bien à La Reine Alice (2011). Voir le le site de l'éditeur…
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Pensée critique, enseignement de l'histoire et de la citoyenneté

Cahiers Pédagogiques - Xov, 19/04/2018 - 09:51

Comme bien d'autres, je suis devenu prof d'histoire parce que ce que j'étais convaincu (et je le suis toujours) que j'allais œuvrer à faire en sorte que la réponse soit oui à la question que pose l'un des auteurs de ce livre : « Apprendre l'histoire peut-il aider les futurs citoyens à intervenir dans le monde comme des agents historiques conscients et critiques ? ». Depuis que je suis formateur d'enseignants, j'entends mes étudiants répondre à la question : « à quoi ça sert d'enseigner l'histoire ? » des choses sur la constitution d'une culture (commune de préférence) d'une part et d'autre part : « ça sert à développer l'esprit critique des élèves ».

Le grand mérite de cet ouvrage est de mettre en cause deux évidences qui sous-tendent ces réponses : la première est celle qui voudrait qu'il suffise de parler d'esprit critique pour que nous soyons d'accord sur ce dont il s'agit. La seconde évidence serait que l'esprit critique découle de l'apprentissage de l'histoire comme par percolation, comme si l'histoire était en soi une leçon d'esprit critique. C'est donc aux deux questions : l'esprit critique, de quoi s'agit-il ? et développer l'esprit critique, oui, mais comment ? que se sont tout d'abord attelés les participants d'un symposium tenu à Montréal en 2015 dont ce livre est la publication. De Chicoutimi (Etienne Bouchard) à Lausanne (Nadine Fink), de l'école primaire (Benoit Falaize) aux articles universitaires sur les usages du cinéma dans le secondaire en Amérique du Nord (Marc-André Ethier, David Lefrançois) en sept courts chapitres, le panorama est large.

Didacticiens et enseignants d'histoire, les auteurs ne prétendent pas annexer toute pédagogie de l'esprit critique à cette noble discipline, mais ils refusent également d'envisager l'esprit critique comme une compétence transversale qui se construirait de la même façon quels que soient les objets disciplinaires abordés. C'est bien de l'esprit critique dans les pratiques de l'histoire qu'il s'agit et c'est donc dans la spécificité de la démarche historienne que les auteurs cherchent à le définir. François Audigier revient sur les fondements de la « méthode historique » telle que l'avaient formalisée à la fin du XIXe siècle Charles Victor Langlois et Charles Seignobos, plusieurs auteurs appuient leurs travaux sur les « quatre euristiques » du didacticien américain Sam Wineburg : « lecture approfondie des documents, recherche des sources, contextualisation, corroboration ». Matthieu Gagnon offre une définition synthétique : « La pensée critique est une pratique évaluative et justificative fondée sur une démarche réflexive, autocritique, voire autocorrectrice impliquant le recours à différentes ressources (connaissances, habiletés de pensée, attitudes, personnes, informations, matériel) dans le but de déterminer ce qu'il y a raisonnablement lieu de croire (conceptions épistémologiques) ou de faire (intervention d'ordre méthodologique et éthique) en considérant attentivement les critères de choix et les diversités contextuelles ».

Ce livre montre aussi, par la pluralité de ses auteurs et par l'écriture conjointe de plusieurs articles, tout l'intérêt du travail conjoint entre chercheurs en didactique et enseignants qu'illustre par exemple le passionnant article de Didier Cariou et Sylvain Laube, dans lequel les auteurs, s'appuyant sur un solide appareil théorique (théorie du milieu didactique), nous font entrer de plain pied dans une classe de collège qui même l'enquête autour des choix d'acteurs de la construction d'un pont tournant à Brest en 1861. A travers cette enquête collective les élèves sont censés faire l'expérience de l'exercice critique à travers le dévoilement des complexes jeux d'acteurs et de contexte. Mais l'analyse fine des interactions entre les enseignants et les élèves montre comment les habitudes scolaires des uns et des autres contribuent à freiner l'émergence de cette pensée critique. On mesure la distance entre les intentions et les effets, entre l'affirmation générale « l'étude de l'histoire forme l'esprit critique » et l'observation des moments particuliers, contextualisés, où cela n'est plus une évidence. Peut-être est-ce aussi révélateur des limites de recherche en didactique, d'analyses au plus près des pratiques, qui observent les effets des gestes d'enseignement et d'apprentissage dans le court terme et appréhendent plus difficilement ce qui se construit de façon plus labile dans le long terme.

Une série de contributions est consacrée à la question des pratiques sociales de l'histoire qui proposent des discours sur le passé (cinéma et jeux vidéo) en s'alimentant, plus ou moins, à des savoirs savants. Plusieurs auteurs regrettent que les usages ordinaires du cinéma en classe soient dominés par l'illustration et la critique limitée souvent à la recherche de l'erreur (du bouton de guêtre…) et proposent des approches qui s'intéressent aux rapports que les élèves entretiennent avec les images filmées et la fiction. Vincent Boutonnet s'intéresse au jeu Assassin's Creed et aux rapports ambigus à la vérité et au concept de Révolution qui s'y joue à travers une analyse fine de l'épisode de la partie de thé de Boston (16 décembre 1773) qu'il propose d'exploiter en classe, non pour illustrer l'épisode historique mais pour conduire les élèves à réinterroger leurs représentations.

Voila donc un livre que devrait intéresser non seulement les enseignants et formateurs d'histoire mais tous ceux qui se préoccupent du développement de la pensée critique. On y trouvera des pistes de travail et des mises en gardes salutaires comme celle qu'énonce l'excellente préface de Michel Fabre : « L'esprit critique comme la problématisation peuvent être dissolvants s'ils ne prennent garde au fait que le doute repose sur des certitudes au moins provisoires sur lesquelles s'appuyer », et c'est également à lui qu'on laissera le dernier mot : « ce qui distingue fondamentalement une pensée critique, c'est l'aptitude à douter de soi, à se remettre en question, à s'ouvrir aux objections des autres, à les prendre au sérieux et à se rendre au meilleur argument ».

Yannick Mével

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L'esprit de mai

Cahiers Pédagogiques - Xov, 19/04/2018 - 09:37

Assumons le fait que notre recension ne sera pas impartiale. Hervé Hamon est un vieil ami des Cahiers, il nous propose de temps à autre un joli billet du mois (comme dans le numéro 545) et certains se souviennent de sa belle intervention à nos Rencontres d'été à propos de son ouvrage Tant qu'il y aura des élèves. Plus encore, il achève son ouvrage en citant parmi les fruits de mai 68 et sources d'espoir le travail pédagogique que j'ai mené dans mon collège creillois qu'il a pu observer à vingt ans d'intervalles pour ses livres et son documentaire TV. Et on reconnaitra notre mouvement pédagogique dans la référence au « travail en réseau avec des centaines de pédagogues, praticiens et chercheurs de terrain » sur lequel s'appuie ce travail. Citons aussi ce passage : « très loin de Finkielkraut, de l'inénarrable Brighelli, etc. tous s'obstinent à former les enfants du monde populaire, et y parviennent ».

Mais au-delà, je ne crois pas manquer à l'objectivité en louant l'écriture de ce livre, où la vigueur du style n'élimine pas la rigueur d'analyse et le sens des nuances et où la part du beau récit au ton parfois épique ne nous fait pas tomber pour autant dans la boursoufflure ou le lyrisme excessif. Aussi, même si l'école n'a qu'une place limitée comme thématique autonome- bien qu'il soit beaucoup question du monde étudiant, je ne peux qu'en conseiller la lecture aux enseignants, qu'ils soient anciens élèves ou profs de mai (plus tout jeunes donc), qui ont pu connaitre comme moi l'aventure de Politique Hebdo ou des combats post-soixante huit ou tout au contraire qui en savent fort peu sur toute cette épisode fort de notre histoire nationale.

Hervé Hamon raconte une succession d'événements personnels et généraux, depuis le coup de tonnerre de renoncement à passer l'oral de l'agreg jusqu'aux rencontres du « parisien qui a vécu les barricades » à des publics bretons les plus divers, durant l'été, y compris parfois des agriculteurs peu attirés par la chienlit parisienne, mais sachant parler de la dureté de leur travail.

On retiendra aussi les saines colères de l'auteur, toujours retenues par l'humour toutefois, contre ceux qui accusent mai de tous les maux, le fameux discours de Sarkozy pendant la campagne de 2007 étant un modèle du genre, mais aussi ceux qui opposent le mai des étudiants « petit-bourgeois » au vrai mai, celui des travailleurs. Il égratigne aussi au passage l'idéalisation de la période des dites Trente Glorieuses, qui fait oublier l'atmosphère lourde qui pesait sur notre pays, quand les femmes venaient juste de conquérir le droit à la contraception et quand la vie politique était verrouillée par la domination gaulliste d'un côté, communiste de l'autre, sans parler de la dureté des rapports sociaux dans les entreprises.

On ne sera pas forcément d'accord sur toutes les analyses et appréciations, mais celles-ci sont toujours stimulantes et peuvent même contenir leur propre mise à distance. L'auteur ne prétend pas détenir dans une fiole le fameux « esprit de mai » !

Pour Hervé Hamon, mai fut une fête joyeuse et un adieu à la violence guerrière, malgré des affrontements parfois brutaux (limités toutefois). Qui est héritier aujourd'hui ? Vaste question, mais l'auteur émet des doutes sur certains qui se réclament de la période mais qui en oublient le côté ouvert, tolérant, masqué parfois par la logorrhée marxiste-léniniste ou trotskiste. « La révolution n'est envisageable, chez nous, que si elle est démocratique, ouverte, foisonnante, drôle et progressive. » écrit-il dans une conclusion qu'on a envie de partager.

Jean-Michel Zakhartchouk

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Construire des situations pour apprendre, vers une pédagogie de l'étayage

Cahiers Pédagogiques - Xov, 19/04/2018 - 09:30

Face au constat du « dérèglement pédagogique » et partant du fait que la difficulté scolaire résulte le plus souvent de problématiques de structuration de rapport à l'apprendre, Laurent Lescouarch développe l'idée qu'un changement de regard et de pratiques est nécessaire. Regardant du côté des apprentissages informels et de la coéducation, il plaide pour la construction d'un milieu d'apprentissage différencié et étayant, fondé sur l'interaction. Pour cela, il file tout au long de l'ouvrage la métaphore marine de l'étai et construit l'image d'un enseignant bâtisseur – l'étai étant, sur un bateau, une pièce de charpente servant de soutien.

Mais qu'est-ce qui fait appui aux apprentissages ? L'auteur propose de voir les différents éléments de la situation pédagogique comme autant d'étais à la dynamique d'apprentissage de l'élève et donc de (re)penser les pratiques de classe afin qu'elles participent à construire ce milieu étayant. Entre interactions et guidage, cadrage et accompagnement, tutelle et autonomisation, Laurent Lescouarch envisage une complémentarité réfléchie des postures de l'enseignant.

Dans une troisième partie plus pratique, il donne des pistes pour « concevoir un espace scolaire mieux étayant », en s'appuyant notamment sur une modélisation, sous de forme de tableau, des orientations des étayages, mais surtout en interrogeant le concept de réussite. Réussite scolaire et réussite éducative ne doivent pas être opposées, bien au contraire, il faut construire les apprentissages avec ces deux visées concomitantes. Il propose alors de penser le cadre scolaire selon des modalités d'organisation de l'espace classe différentes, mais également de penser les temps scolaires comme différents espaces à réguler. Pour cela, c'est la posture de l'enseignant qui doit être modifiée : suit donc une réflexion sur l'autorité, la coopération, le travail de groupe et entre pairs. Une dernière sous-partie est consacrée à la différenciation, dont le contenu doit être réenvisagé afin d'être rendu plus efficace. Laurent Lescouarch distingue remédiation hors la classe et différenciation dans la classe et passe en revue les dispositifs efficients : différenciation successive, simultanée, individualisation et plans de travail, personnalisation, développement d'étayages différenciés, cointervention, parce qu'il faut passer d'une « pensée du “sur-mesure” au “prêt-à-porter adapté” ».

Une dernière partie propose d'élargir la focale afin de faire évoluer le milieu d'apprentissage : repenser les formes de l'évaluation, conscientiser des interventions dans les interactions avec les élèves, favoriser la conceptualisation des enfants et clarifier le contrat pédagogique, car « il faut sortir de l'illusion sclérosante d'une pédagogie parfaite pour penser une pédagogie plus ouverte ». L'auteur balaie d'abord les différentes théories de l'erreur et de l'évaluation, avant d'aborder l'autoévaluation et la coévaluation, vers un évaluation positive. Entre directivité et non-directivité, il s'agit bien de s'adapter aux besoins des élèves. Cela passe également par un contrat plus clair, soutenant le compréhension des implicites des savoirs scolaires et par l'acquisition de stratégies propres à construire la réflexivité des apprenants. Beaucoup d'exemples et de pistes de réflexion jalonnent cette partie, très dense et profitable pour tout enseignant lui même engagé dans une démarche réflexive. Enfin l'auteur envisage une troisième voie éducative, pour dépasser la juxtaposition des temps de l'enfant : parce que la forme scolaire n'est qu'une manière d'apprendre, il faut penser un accompagnement global à la scolarité. Cette coéducation, incluant le périscolaire (sous ses aspects de la culture, de l'animation et des loisirs) et les parents, amène aussi à envisager autrement les devoirs.

Un ouvrage, appelé à devenir une référence, très bien documenté (beaucoup de tableaux, diagrammes, zooms sur des dispositifs) – à la fois synthétique et pratique.
Pour finir citons l'auteur : « nous apprenons dans un environnement qui fait étayage, sert de point d'appui parce qu'il propose un cadre, offre des ressources et permet des interactions supports d'apprentissage. L'enseignant est donc comme un artisan maçon en situation d'élaborer des structures provisoires, des étais, qui vont permettre de soutenir la construction des savoirs de l'enfant pour lui permettre de se développer ».

Laurence Cohen

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L'école des années noires

Cahiers Pédagogiques - Xov, 19/04/2018 - 09:23

L'ouvrage est sous-titré : « Une histoire du primaire en temps de guerre », mais à vrai dire la partie consacrée aux années Vichy, donc les vraies « années noires » ne concerne que moins de la moitié du livre. On aurait aimé en savoir plus sur les politiques éducatives du régime de Pétain, avec les variations selon les ministres et les périodes (Carcopino ou Abel Bonnard, ce n'était pas forcément la même chose, au-delà de valeurs communes détestables), , sur ce qui se passait dans les classes sur le plan pédagogique, à travers des témoignages. Peut-être les documents manquent-ils, mais on peut ressentir quelque frustration du coup. L'auteur reconnait par exemple la difficulté à répondre à la question : « l'école a-t-elle protégé les enfants juifs ? » quand les archives semblent surtout garder des traces de sauvetages ou de protection (page 159-162).

En fait, ce qui frappe est sans doute la continuité de l'école, au-delà des changements de régime. Pour les autorités locales, il s'agissait, depuis la déclaration de guerre jusqu'aux lendemains de la Libération de résoudre d'immenses problèmes matériels : manque de moyens, de personnel (les mobilisés d'abord, puis les prisonniers de guerre), gestion devant prendre en compte les différences entre zone occupée et zone dite improprement « libre ». Une phrase d'un inspecteur primaire en juillet 40 est significative : « l'heure n'était pas propice aux initiatives pédagogiques particulières ; mais l'école a voulu faire sienne la devise des Pays-Bas : Je maintiendrai. Elle a maintenu. » Et même si beaucoup de rapports tendent à montrer que l'administration « maitrise la situation », des inquiétudes apparaissent : crise du recrutement, baisse de niveau des maîtres, délabrement de certaines écoles en dehors des grandes villes. On note aussi des innovations, curieusement dans la continuité des réformes de Jean Zay (ce que ce dernier souligne dans son magnifique ouvrage de captivité, Souvenirs et solitude), ainsi l'introduction d'activités sportives et manuelles, qui restent cependant peu pratiquées (pages 99 à 104).

Comme nous l'avons dit plus haut, une grande partie du livre est consacré au « rétablissement de l'école républicaine » après la Libération, même si l'auteur montre souvent la continuité des dix années étudiées(voir par exemple les pages consacrées à la naissance d'une inspection médicale scolaire, pages 251 à 258.) Il faut désormais réparer les dégâts en même temps que restaurer les valeurs républicaines. « Défi dantesque de la reconstruction des écoles », souci pour la santé des enfants souvent altérée par des années de privation, et toujours ce souci constant que la « machine » fonctionne. Une inspectrice note qu'il s'agit aussi de rétablir une certaine sérénité chez les enfants (« détruire dans l'esprit de l'enfant la certitude que la brutalité, le lucre, la rapine gouvernent le monde. »)

Un dernier chapitre aborde la question d'une école « nouvelle » qui préparerait mieux l'avenir. Question qui intéresse tout particulièrement notre revue, née d'une aspiration au changement, même si en l'occurrence il concernait le second degré, qui n'est pas abordé dans ce livre. Un sous-chapitre s'intitule significativement « Le consensus consumé sur les braises de la guerre scolaire » et un autre « Les hussards broient du noir ». Autant de signes d'un découragement des forces innovantes. Pourtant, avec le rapport Langevin-Wallon, des « appétits réformistes » s'expriment, parfois de façon audacieuse : un enseignant plaide pour « qu'un agrégé [ait] la possibilité de se consacrer, s'il le désirait, au développement de l'enseignement du premier degré ». Mais le professeur Lablénie doit constater avec amertume : « nous avions espéré une révolution, c'est une restauration qu'on nous a peu à peu imposée. La grande rénovation de l'enseignement que nous préconisions s'est enlisée dans des réformes de mandarin. »

Dans sa conclusion, l'enseignant d'Histoire qu'est Matthieu Devigne, note ceci à propos de ses consultations d'archives et qui résume au fond les grandes lignes du livre : « À rebours d'une histoire tragique, épique et exaltée de la guerre, je fus le plus souvent confronté à la banalité d'un quotidien dont la rudesse de l'époque a teinté l'ordinaire. »

Si on peut regretter parfois la dispersion et un certain désordre dans l'exposé des différents aspects d'une période peut-être trop vaste, on trouvera un grand intérêt à consulter un ouvrage qui s'appuie sur des réalités et non sur une construction mythologique qui encenserait l'école « résistante » ou au contraire la vouerait aux gémonies pour sa soumission au nouvel ordre vichyssois. On a bien besoin de ce travail patient d'archiviste pour mieux connaitre l'histoire de notre école

Jean-Michel Zakhartchouk

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Entrée dans le sup - Aéroergastère, 18 avril 2018

Sauvons l'université - Xov, 19/04/2018 - 09:23

Cette année avec ParcourSup, le débat est électrique, sélection/pas sélection, orientation/pas orientation, remise à niveau, « OUI SI », reproduction sociale, mérite républicain, échec en 1er cycle…

J'ai un avis sur la question, mais ce n'est pas l'objet du billet d'aujourd'hui. La question que je pose ici, c'est :

Qu'est-ce que veulent les bacheliers ?

Par cette question, j'entends « quelle est leur filière préférée, dans laquelle ils voudraient être acceptés en priorité ». C'est donc une analyse de la demande, au sens des sciences économiques.

Cette analyse de leur demande doit nous dire des choses sur leur vision de leur projet d'avenir, intellectuel et/ou professionnel.
Elle doit aussi nous dire des choses sur leur représentation de nos filières universitaires, celles qu'ils plébiscitent et celles qu'ils boudent.
Enfin, elle doit nous renseigner sur l'adéquation entre cette demande des étudiants et l'offre de formation de l'enseignement supérieur français, considérée de manière macroscopique.

Les données

Dans ParcourSup, les futurs-bacheliers ne hiérarchisent plus leurs vœux, comme c'était le cas avec APB. Ils ont très certainement un ordre de préférence en tête, mais ils ne l'expriment pas explicitement sur le portail informatique. Pas possible, donc, d'analyser leurs priorités cette année. Mais le ministère publie sur son site les données APB détaillées des années antérieures. Les dernières disponibles sont celles de 2016. On les trouve ici. Sous l'hypothèse simplificatrice que les préférences des bacheliers ne changent que peu (ou lentement), on peut s'en servir pour avoir une idée globale de la demande des étudiants.

Analyse

Cette analyse se focalise sur les vœux formulés par les nouveaux bacheliers (hors réorientations). Ils recensent donc les aspirations initiales des étudiants. L'inclusion des souhaits de réorientations introduirait en effet un biais dans l'analyse. Par exemple, si un étudiant qui n'a pas obtenu son premier vœu l'année de son bac réitére celui-ci en demandant une réorientation au bout d'un an, ceci a pour effet d'augmenter les vœux dans les filières déjà très demandées.

En 2016, il y a eu 585 668 nouveaux bacheliers qui se sont inscrits dans APB : 61 % dans la filière générale, 22% dans la filière technologique et 17% dans la filière professionnelle.

Leurs premiers vœux vont majoritairement vers les filières sélectives, BTS, IUT, CPGE et autres, représentant 61% des premiers choix des bacheliers. La PACES recueille 7% des premiers vœux, tous bacheliers confondus.

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Journée d'études : "Une alliance adultère" : scène historique et poème dramatique ou le théâtre sans la scène (1747-1833) (Besançon)

Fabula - Xov, 19/04/2018 - 07:56
«Une alliance adultère»: scène historique et poème dramatique ou le théâtre sans la scène (1747-1833) Une journée d’études sera organisée sur les scènes historiques et les poèmes dramatiques, à Besançon, le vendredi 25 janvier 2019, à la maison natale de Victor Hugo. Les communications seront publiées dans les Cahiers d’études nodiéristes . PRESENTATION Lorsqu’il publie en décembre 1832 Spectacle dans un fauteuil , Musset donne comme intitulé générique «poème dramatique» à «La Coupe et les Lèvres», pièce qui ouvre le recueil. Ainsi, au moment où le spectacle devient l’épicentre du genre dramatique (ce que marquent l’importance des didascalies et la volonté d’auteurs comme Hugo d’être également les metteurs en scène), le poème dramatique choisit, presque à contre-courant, de refuser la représentation, donc le «progrès». Quand le président Hénault publie en 1747 François II , tragédie destinée à la lecture, il a pour sa part l’ambition de renouveler l’écriture de l’histoire, et non celle du théâtre. D’autres auteurs, comme Mercier, s’essaient par la suite à la composition de pièces de théâtre à lire, ou de poèmes dramatiques portant sur des sujets historiques ou contemporains. Toutefois, malgré des essais en la matière de Roederer, il faut attendre 1826 pour que les scènes historiques triomphent, avec la publication des Barricades de Vitet. Le succès est tel que l’auteur propose une trilogie, avec en 1827 Les États de Blois et en 1829 La Mort de Henri III . Les scènes historiques deviennent alors un genre à la mode, à la toute fin de la Restauration et au début de la monarchie de Juillet. La passion pour l’histoire trouve ainsi l’une de ses voix. Charles Nodier partage profondément cet intérêt; il rédige des Souvenirs et portraits (Renduel, 1833) à caractère historique et la même année tente une «étude historique», Le Dernier banquet des Girondins dans la préface de laquelle on lit: «L’idée m’était […] venue, comme à tout le monde, que la manière la plus vive et la plus saisissante de présenter des personnages historiques était de les mettre en scène dans une circonstance solennelle de leur vie, et de leur faire parler, selon les traditions qui nous en restent, le langage qu’ils ont dû tenir alors.» (Ch. Nodier, Le Dernier banquet des Girondins , in Œuvres complètes , Paris, Renduel, 1833, p. 9). Malgré cet engouement, la scène ou étude historique s’avère éphémère éphémère, et lorsque Vitet rédige Les États d’Orléans en 1848 les scènes historiques ne sont plus de saison. Gobineau propose à la fin du siècle des vendanges tardives avec ses scènes consacrées à la Renaissance. De nombreux auteurs, tels Lemercier (avec sa Panhypocrisiade en 1819) et Mérimée (déjà auteur en 1825 du Théâtre de Clara Gazul ) avec La Jaquerie (1828), exploitent les potentialités de la scène historique et plus largement du théâtre destiné à la lecture, comme l’est le poème dramatique. Avec le succès d’ Henri III et sa cour de Dumas, en 1829, sur la scène du Théâtre-Français, le genre connaît une rude concurrence et va s’essouffler au début de la monarchie de Juillet. Qu’est-ce qui justifie ce refus de la représentation, ce choix qui tient d’un entre-deux à définir, puisque ces deux «genres» ou «sous-genres» empruntent une forme théâtrale, tout en la refusant? Les propositions pourraient concerner l’un des sous-genres ou tenter de les réunir sur le plan esthétique. Notre journée d’études se propose ainsi de considérer deux genres, scènes historiques et poèmes dramatiques, dans différentes perspectives. Il serait intéressant d’éclairer les genèses de ces œuvres, en abordant la question du rapport au contexte de création et aux sources, sans négliger la question de la censure. Quel est l’enjeu politique d’une scène historique par exemple? Les auteurs sont-ils si fidèles qu’ils le prétendent à la vérité historique? Il serait intéressant en particulier d’étudier comment les auteurs de scènes historiques entendent se démarquer du drame historique. Un autre axe pourrait porter sur les périodes et les personnages retenus par les auteurs. Deux périodes sont en effet privilégiées: les Guerres de Religion au XVI e siècle et la période révolutionnaire avec la geste napoléonienne comme prolongement. Le Moyen Âge retient également l’attention de certains auteurs. Comment expliquer ces choix? Il serait aussi utile de considérer la place des scènes historiques et poèmes dramatiques dans les productions théâtrale et poétique des XVIII e et XIX e siècles. La scène historique et le poème dramatique appartiennent-ils vraiment à l’histoire du théâtre, en l’absence de représentation sur scène? Quelle a été leur influence sur la composition et la représentation des pièces jouées? On sait que George Sand a fait offrande de six scènes à Musset en lui laissant le loisir d’en faire ce que bon lui semble, et que c’est le point de départ de la genèse de Lorenzaccio . En outre, quelles relations scènes historiques et poèmes dramatiques entretiennent-ils? Dans quelle mesure y a-t-il fécondation réciproque, si l’on songe par exemple à l’influence de La Henriade de Voltaire sur les scènes historiques? Enfin, la poétique à l’œuvre dans les scènes historiques et les poèmes dramatiques mérite de retenir notre attention. Les principes de création ne sont pas les mêmes, selon que l’on considère les œuvres de Roederer, de Vitet ou de Musset, en particulier. De manière générale, il serait fructueux de mettre en évidence à l’occasion de cette journée la diversité des scènes historiques et des poèmes dramatiques, genres plus riches qu’on ne l’imagine souvent, et trop souvent négligés par les études universitaires et les histoires littéraires. Bref, de montrer la fécondité de «cette alliance un peu adultère du drame et de l’histoire» qu’évoque Nodier dans Le Dernier banquet des Girondins , dont Georges Zaragoza a démontré la théâtralité. Alliance du théâtre, de l’histoire et du poème dans le cas d’œuvres comme «La Prison», que Vigny date de 1821. La question se pose bien: où est le théâtre lorsque l’œuvre n’est pas destinée à la scène? COMMUNICATIONS Date limite pour proposer une communication: 1 er juillet 2018 Propositions (avec titre, résumé en 5 à 10 lignes et brève présentation de l’auteur de la proposition) à transmettre aux personnes suiivantes: stephane.arthurhugo@laposte.net et georges.zaragoza@wanadoo.fr BIBLIOGRAPHIE : Stéphane Arthur, «La représentation du XVI e siècle dans le théâtre de la période romantique: des scènes historiques au drame romantique», Studi francesi , anno LV-fasc. II, maggio-agosto 2011, p. 335-345. Stéphane Arthur, «De Gain-Montaignac à Hugo: sur un précurseur méconnu des romantiques», La Quête de la beauté , Mélanges en l’honneur de Lise Sabourin, Paris, Honoré Champion, 2016, p. 255-269. Jean-Louis Backès, Le Poème narratif dans l’Europe romantique , Paris, PUF, collection « Écriture », 2003. Olivier Bara, « Poèmes dramatiques. Dialogue et vérité dans les deux premiers recueils de Musset. Poèmes dramatiques: dialogues et vérité dans les deux premiers recueils de Musset», Nov 2010, France. Champion, p. 235-249, 2012. Michele H. Jones, Le théâtre national en France de 1800 à 1830 , Paris, Klincksieck, 1975 Sylvain Ledda, «Théâtre et scènes historiques», Le théâtre français au XIX e siècle, sous la direction de Hélène Laplace-Claverie, Sylvain Ledda et Florence Naugrette, «L’avant-scène théâtre», 2008, p. 94-123. Jules Marsan, La Bataille romantique , Genève, Slatkine Reprints, 2001 (réimpression de l’édition de Paris, 1912-1925). Isabelle Meehan, «Théâtre et Histoire à la veille de la révolution de Juillet. L’exemple d’un genre négligé, les scènes historiques», in «Les genres de l’hénaurme siècle», Papers from the 14 th annual colloquium in Nineteeeth-Century French Studies, Michigan Romance Studies , 1989, vol. 9, p. 33-47. Daniele Maira, Renaissance romantique. Mises en fiction du XVI e siècle (1814-1848) , Genève, Droz, 2018. Jean-Marie Thomasseau, «Ludovic Vitet et l’École de l’impossible théâtre», Impossibles théâtres XIX e -XX e siècles , Éditions Comp’Act, 2005, p. 15-25. Georges Zaragoza, « Le Dernier Banquet des Girondins de Charles Nodier: une alliance adultère», Nodier, cent cinquantième anniversaire de sa mort , EUD, 1998.
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Commémorer 1968 ?

Fabula - Xov, 19/04/2018 - 07:30
COLLECTIF Commémorer Mai 68? Ouvrage collectif de Jean-Paul Aron, Antoinette Fouque, Annie Le Brun, Gilles Lipovetsky, Pierre Nora, Jean-Paul Sartre et de Philippe Sollers. Préface de Sophie Doudet Collection Folio Le Forum (n°6479), Gallimard Parution : 19-04-2018 128 p. — ISBN : 9782072786402 « Dans cette anthologie, Mai 68 apparaît sous une forme paradoxale : intense et insignifiant, vivant et disparu, haï et regretté, utopie réaliste qui demande l'impossible, phénomène contradictoire qui agrège tous les imaginaires du temps sans jamais s'y limiter. Mais sa force réside encore aujourd'hui dans cette force de subversion et cette capacité de saper tout ce qui croyait pouvoir durer et qui, depuis, se sait provisoire. Une brèche fut ouverte. Mai aura cette année cinquante ans. L'âge des pères qu'il giflait, l'âge largement dépassé de la génération à laquelle il a donné son nom. Le temps de métamorphoser à force de discours la plaie en cicatrice.» — Sophie Doudet. Voir le site de l'éditeur…
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The world of work is changing. We need more adult education, not less

Guardian Unlimited: Education - Xov, 19/04/2018 - 07:30

The Open University crisis exemplifies the UK’s failure to support adult learning. It’s time to seek inspiration elsewhere

The current crisis at the Open University illustrates how public support for adult learning has gone so badly wrong in the UK. For nearly half a century, the OU has served a unique role in British educational life, complementing face-to-face learning in place-based institutions with distance education. While the 2012 tuition fees rise increased budgets for most universities, they have been disastrous for the OU, Birkbeck and others serving part-time mature students.

But the crisis in adult higher education participation is not limited to specialist institutions. Step by step, opportunities for adults to learn have been eroded. First, the 100-year tradition of university extra-mural departments aimed at adults closed one by one. Second, state funding for mature students to study at the same level or below their highest qualification went out of the window. Meanwhile, widening participation strategies were concentrated more and more on school leavers. Then the fees rise devastated mature and part-time study, especially at sub-degree level. And once the student number cap was lifted, most universities opted for the easily administered full-time young entrant over the less tidy part-time adult.

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M. Blanchot, Mai 68, révolution par l'idée

Fabula - Xov, 19/04/2018 - 07:27
MAURICE BLANCHOT Mai 68, révolution par l'idée Édition de Jean-François Hamel et Éric Hoppenot Collection Folio Le Forum (n°6478), Gallimard Parution : 19-04-2018 160 p. — ISBN : 9782072786358 « Au printemps 1968, dans les rues de Paris, une révolution de la révolution a donc eu lieu, juge Blanchot, qui nous invite à vivre et à penser les luttes politiques hors de tout horizon d'une prise de pouvoir, en accord avec l'injonction marxienne à "la révolution en permanence". » — Jean-François Hamel et Éric Hoppenot. Voir le site de l'éditeur…
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S. Pickford, Le voyage excentrique. Jeux textuels et paratextuels dans les écrits de voyage, 1760-1850

Fabula - Xov, 19/04/2018 - 07:23
Le voyage excentrique Jeux textuels et paratextuels dans les écrits de voyage, 1760-1850 Susan Pickford Préface de Marie-Françoise Cachin Première édition Éditeur ENS Éditions Support Livre broché Nb de pages 262 p. Bibliographie . ISBN-13 9791036200021 Support PDF Nb de pages 265 p. Bibliographie . ISBN-13 9791036200038 La période 1760-1850 voit l'émergence, puis le déclin d'un sous-genre nouveau: le récit de voyage excentrique. Ces voyages dans une chambre, dans mes poches, en zigzag… jouent tant avec les codes narratologiques du voyage classique qu’avec sa mise en livre, déployant notamment des extravagances paratextuelles et typographiques qui problématisent la place de l’ouvrage dans un circuit de communication de plus en plus dominé par le paradigme industriel. Si Laurence Sterne, qui lance cette mode avec Tristram Shandy et le Voyage sentimental, revendique sa célébrité littéraire, pour ses imitateurs Xavier de Maistre et Rodolphe Töpffer il s’agit de maintenir leur automarginalisation dans un champ auctorial de plus en plus sous le signe de la « littérature industrielle » (Sainte-Beuve). Ancrée dans une double tradition de la narratologie française (Lejeune, Genette) et l’histoire du livre anglo-saxon (Robert Darnton), cette étude retrace le trajet de cet épiphénomène éditorial de ses origines à sa disparition avec le triomphe du paradigme industriel dans la production livresque, mettant ainsi en lumière la métamorphose non seulement d’un genre littéraire, mais du champ auctorial et éditorial dans lequel il s’inscrit. Sommaire : Préface Introduction Chapitre 1. Vers un pacte du récit de voyage Cerner les limites du genre Le récit de voyage : un genre mensonger ? La structure narrative du récit de voyage : intrigue logique ou articulation spatio-chronologique ? Le rôle de la description : susciter un effet de « présence idéale » Chapitre 2. Rompre le pacte. Le texte excentrique Définitions et diffusion d'un concept L'expression littéraire de l'excentricité Pratiques de l'excentricité littéraire : jeux paratextuels Réactualiser la métaphore de l'ex-centricité L'espace du récit Pratiques de l’excentricité littéraire : la digression Pratiques de l’excentricité littéraire : citations et listes Chapitre 3. Laurence Sterne et les débuts du voyage excentrique Sterne et le voyage satirique Sterne et la philosophie lockéenne Distorsions de la perception spatio-temporelle dans Tristram Shandy et le Voyage sentimental Les excentricités typographiques Chapitre 4. Xavier de Maistre : voyager dans une chambre Les premiers écrits L’excentricité sternienne dans les voyages maistriens Le voyage immobile : les avatars littéraires de Xavier de Maistre Chapitre 5. Métamorphoses de l’excentricité : Rodolphe Töpffer et les Voyages en zigzag La préhistoire des Voyages en zigzag Le contexte éditorial des premiers Voyages en zigzag Les Voyages en zigzag à partir de 1832 : les albums de la deuxième génération Les années 1840 : les Voyages en zigzag montent à Paris Conclusion Annexe 1. Voyages autour d'espaces réduits ou atypiques dans l'édition francophone, 1795-1900 Annexe 2. Éditions et traductions des Voyages en zigzag de Rodolphe Töpffer, 1825-2016 Bibliographie Table des illustrations et tableaux * Voir le site de l'éditeur…
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F. Fourquet, Penser la longue durée. Contribution à une histoire de la mondialisation

Fabula - Xov, 19/04/2018 - 07:19
Penser la longue durée Contribution à une histoire de la mondialisation François FOURQUET La Découverte Postface de Robert BOYER Collection : Sciences humaines Parution : avril 2018 ISBN : 9782707199669 Nb de pages : 328 ISBN numérique : 9782348035562 Depuis les années 1980, le phénomène de la mondialisation a été tellement commenté qu’il semble impossible qu’une vision nouvelle puisse se faire jour. C’est pourtant ce défi que François Fourquet a brillamment relevé dans cet ouvrage posthume, présentant les outils d’analyse des étapes de l’unification du monde. Empruntant aussi bien aux économistes et aux philosophes qu’aux historiens ou aux psychanalystes, il y révèle une pensée originale permettant de remettre en perspective le moment actuel de la mondialisation par rapport à l’évolution du monde sur la longue durée. À la suite des thèses de Fernand Braudel sur l’économie monde, François Fourquet analyse l’évolution de l’« écomonde ». Il se démarque ainsi radicalement des économistes qui voient le monde comme une agrégation de nations : s’inspirant de Marcel Mauss, il le considère comme un phénomène social total, dont les nations ne sont que des parties, échouant souvent à maîtriser des flux qui les traversent. Fourquet montre enfin que si les hommes « accumulent la richesse et la puissance pour eux-mêmes ou pour leur nation, c’est le monde qui s’enrichit et devient puissant, dense, unifié et mondialisé. L’humanité semble poursuivre un but commun à travers ses divisions et ses guerres : son unification, la mondialisation du monde ». D’où sa conclusion optimiste sur l’unification du monde, avec le triomphe possible de la « religion de la démocratie et des droits de l’homme ». Outre la préface de Christian Chavagneux, qui montre l’importance de la « méthode Fourquet », cet essai est utilement complété par un article de l’auteur, « Le rapport international est toujours dominant », adressé à l’économiste Robert Boyer, et par la réponse de celui-ci : un échange illustrant superbement la passion du dialogue avec ses pairs qui animait François Fourquet. * François Fourquet (1940-2016), économiste, a été enseignant-chercheur à l’université Paris-8 de 1994 à 2009 et codirecteur du LED (Laboratoire d’économie dionysien). Il est notamment l’auteur de Les Comptes de la puissance. Histoire de la comptabilité nationale et du Plan (Recherches, 1980) et de Richesse et puissance. Une généalogie de la valeur, XVI e -XVIII e siècles (La Découverte, 1989, 2002). Voir le site de l'éditeur… * Avertissement, par Alain de Toledo Préface. La méthode Fouquet, par Christian Chavagneux Les trois socles Une question de méthode Remerciements Introduction. La mondialisation, un mouvement propre au monde Qu'est-ce que la mondialisation ? Le monde, un tout vivant Un monde intelligent : l'intention de l'humanité est inconsciente Le monde est à la fois subjectif et objectif, fluide et « intelligent » Le récit des grands moments de l'histoire du monde. 1. Éléments et structures du monde Le monde paraît composé de structures autonomes : des sociétés nationales à l'économie-monde L'émergence du concept d'« économie-monde » La notion d'économie-monde met en valeur la circulation, le commerce, les villes Le dualisme homme/monde et le quasi sujet 2. Une théorie de la richesse mondiale La richesse est un produit mondial « nationalisé » par la répartition De la théorie de la richesse mondiale à la théorie de la valeur mondiale La mondialisation de l'intelligence collective 3. Le captage de la richesse mondiale Le pouvoir, « essence » de la société Richesse et puissance, c'est la même chose Le captage de la richesse mondiale Le captage se fait par attraction grâce aux foyers de richesse/puissance et de civilisation 4. Le dualisme État/marché ou État/capitalisme Les multiples figures du pouvoir Une thèse princeps : l'État fait partie du capitalisme Les dix visages du capitalisme 5. Le dualisme État/religion Politique et religion, une même réalité subjective Une religion laïque : la démocratie et les droits de l'homme (DDH) Le communisme, une hérésie religieuse de la religion de la démocratie et des droits de l'homme 6. La question majeure des lieux et moments intensifs de l'histoire Le problème : comprendre le passage historique d'une structure à l'autre Les limites de l'histoire structuraliste L'effervescence sociale, une énigme de la science sociale Conclusion. La fin des guerres de civilisation Les guerres de civilisation sont des guerres de religion à l'échelle du monde Déclin de l'Occident ou transmission du sceptre du monde ? Annexe 1. Leadership mondiale et tolérance. La Chine, encore à demi totalitaire, est incapable d'imposer son autorité Annexes 2 et 3. Tableaux d'une histoire de l'économie mondiale de l'an 1 à 2001 Le rapport international est toujours dominant Voir le monde comme un ensemble Le régime international dans la théorie de la régulation Une théorie de l'économie-monde Une théorie du pouvoir mondial La dialectique unité économique/division étatique Une interprétation de la mondialisation moderne : 1) 1815-1946 2) 1947-1989 : la guerre froide coupe le monde en deux Conclusions Postface. Vertus et limites d'une histoire globale de la mondialisation : un dialogue entre François Fourquet et la théorie de la régulation, par Robert Boyer Un livre iconoclaste, synthèse d'une trajectoire intellectuelle Penser la mondialisation Et si le capitalisme était à l'origine d'une nouvelle mondialisation ? Les vecteurs de la mondialisation L'évolution des relations entre le national et mondial : la nécessité d'une analyse située dans le temps et l'espace Une autre analyse des relations internationales Comment expliquer les moments de mutation ? Le changement de régime sociopolitique au coeur de la théorie de la régulation Redécouvrir et lire François Fourquet Bibliographie.
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Perspective: actualité en histoire de l’art , 2019 – 1 : Pays nordiques

Fabula - Xov, 19/04/2018 - 07:03
(english version below) Perspective: actualité en histoire de l’art , 2019 – 1 Pays nordiques Poursuivant son projet de publier des numéros thématiques, Perspective: actualité en histoire de l’art s’associe pour la première fois au Festival de l’histoire de l’art et consacrera son volume 2019 – 1 à l’espace scandinave (Danemark, Suède, Norvège, Finlande, Islande, Groenland et Îles Féroé). Après le Maghreb, Perspective se détourne une nouvelle fois de l’État-nation au profit du territoire ; il s’agira d’en interroger l’étendue et les spécificités en tant que construction culturelle et historique dont les contours ont fluctué au cours du temps. À rebours de toute approche endogène ou essentialiste, la thématique sera considérée à l’aune des représentations, des récits et des imaginaires qu’elle a nourris au travers des échanges entretenus avec le reste de l’Europe, voire du monde. La construction d’une mythologie nordique sera ainsi interrogée dans toute son épaisseur historique, culturelle et politique : dans quelle mesure a-t-elle inspiré la création artistique de ce territoire, des manuscrits évhéméristes au romantisme en passant par les sagas nordiques? Comment une telle mythologie s’articule-t-elle à la «percée moderne» qui, dès les années1870, contribua à l’émergence d’une scène littéraire et artistique nordique propulsant un certain nombre d’artistes vers une renommée mondiale? Dans quelle mesure a-t-elle contribué à forger une identité nordique et quel rôle cette dernière a-t-elle joué dans la fabrique d’esthétiques nationalistes? Comment cet imaginaire s’adosse-t-il à un culte d’une nature idéalisée et quelle pertinence a-t-il aujourd’hui dans un contexte d’exploitation intensive et d’épuisement des ressources naturelles? Ces quelques questionnements n’entendent en rien épuiser la thématique. Les sujets relatifs aux œuvres d’art et au patrimoine, à l’histoire de l’architecture, de l’urbanisme, à l’archéologie, à la muséographie, à la danse, au design, à la musique, à la photographie, au cinéma, voire au théâtre, sont les bienvenus à condition qu’ils soient envisagés au prisme de l’histoire de l’art, d’une part, et qu’ils s’inscrivent dans la ligne éditoriale de Perspective qui publie des articles (25000ou 45000signes) offrant des bilans historiographiques sur des questions qui font l’actualité de la discipline dans ou sur le territoire envisagé, d’autre part. Perspective prenant en charge les traductions, les projets seront examinés par le comité de rédaction du numéro quelle que soit la langue. Prière de faire parvenir vos propositions (un résumé de 2000 à 3000signes et une biographie de 2 ou 3lignes) à l’adresse de la rédaction (revue-perspective@inha.fr) avant le 25mai 2018. Les auteurs des articles retenus seront informés de la décision du comité avant la fin juin, tandis que les articles seront à remettre le 1 er décembre 2018 pour une parution en mai 2019. La rédaction de Perspective : actualité en histoire de l’art Pour en savoir plus, consultez la page de la revue sur le site de l’INHA et parcourez Perspective en ligne: www.inha.fr – https://journals.openedition.org/perspective/ // Perspective : actualité en histoire de l’art, 2019 – 1 Nordic countries Continuing with its project of publishing thematic issues, Perspective: actualité en histoire de l’art – joining for the first time with the Festival of Art History – will dedicate its 2019 – 1 issue to the Scandinavia (Denmark, Sweden, Norway, Finland, Iceland, Greenland and the Faroe Islands). After the Maghreb, Perspective once again moves beyond the nation-state to consider a more expansive territory. This issue will be devoted to an examination of the territory’s extent and specificities as a cultural and historical construct whose contours have fluctuated over time. In contrast to an endogenous or essentialist approach, the themes will be considered in light of the representations, the narratives and imaginations it has nourished through exchanges with the rest of Europe and the world. The construction of Nordic mythology will thus be considered in all its historical, cultural and political aspects: to what extent has it inspired the artistic creation of the region, from the euhemeristic manuscripts to Romanticism by way of the Nordic sagas? How does this mythology relate to the “modern breakthrough” that, since the 1870s, contributed to the emergence of a Nordic literary and artistic scene that propelled a number of artists to world renown? To what extent has it helped to forge a Nordic identity and what role has it played in the creation of nationalist aesthetics? How is this imagination grounded in a cult of an idealized nature and what relevance does it have today in the context of intensive exploitation and depletion of natural resources? The few questions listed above are not intended to exhaust the theme. Topics related to works of art and heritage, history of architecture, urbanism, archeology, museology, dance, design, music, photography, cinema, or even theater are welcome, provided that they are examined, on the one hand, through the prism of art history and, on the other, that they conform to the editorial policy of Perspective , which publishes articles (25,000or 45,000characters) offering historiographical assessments of current issues in the discipline on or in the region under study. Since Perspective will take care of translations, all projects will be examined by the editorial board, regardless of the language of submission. Please submit your proposals (2,000-3,000character summary and a 2-3line biography) to the editorial address (revue-perspective@inha.fr) by May 25, 2018 . Authors of selected articles will be informed of the committee’s decision by the end of June. Full texts of accepted contributions will need to be sent by December1, 2018 for publication in May 2019. The editorial board of Perspective: actualité en histoire de l’art For additional information, visit the journal’s page on the INHA website and browse Perspective online: www.inha.fr – https://journals.openedition.org/perspective/
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Mobilisations en cours… màj 19 avril 2018

Sauvons l'université - Xov, 19/04/2018 - 07:00

Jeudi 19 avril 2018 14h00 : Journée nationale de grève et de manifestation dans les universités, Stop aux violences et au mépris ! Départ 14h00 de Montparnasse.

19 AVRIL

Aix-en-Provence : Campus Saint Charles (Marseille - Sciences et ALLSH) bloqué « jusqu'au retrait de la loi ORE ». Campus Schuman (Aix- ALLSH) bloqué (mais les examens ont lieu dans d'autres bâtiments). Campus Luminy (Marseille - Sciences) bloqué
Amiens : 550 étudiants de l'Université de Picardie Jules Verne réunis aujourd'hui en Assemblée Générale.
Avignon : L'amphi AT02 d'Avignon est occupé. Que l'auto-blocage administratif n'empêche pas d'aller en AG…
Lille Sciences Po : AG face à SciencePo Lille, bâtiment bloqué depuis ce matin.
Nanterre : AG en plein air…

Paris : 7 sites universitaires bloqués ou occupés : * Commune Libre de Tolbiac : (Paris 1 - centre PMF) bloquée et occupée jusqu'au retrait de la loi ORE (1800 pers. en AG). AG des personnels a voté la grève depuis lundi 9 avril * Paris 1 Saint-Charles : bloquée et occupée depuis le 6 avril * Institut de géographie : fermé administrativement depuis 2 semaines par peur d'une AG * La Sorbonne (P1/P4) : occupation et expulsion le 12 avril. Fermée administrativement * Paris 3 Censier : bloquée et occupée depuis le 9 avril (AG 1000 personnes) * Paris 4 Clignancourt bloquée et occupée * Paris 4 Malesherbes : une manif anti-blocage a provoqué la fermeture administrative de la fac * Paris 5 Henri Piéron (Boulogne) : fermée administrativement après une tentative de blocage jeudi 12 avril * Paris 7 (Grands Moulins) : Fermée administrativement après le déblocage par les flics le 12 avril * Paris 8 (Saint-Denis) : Bloquée et occupée (2 bâtiments) * Nanterre : Bloquée et occupée partiellement depuis mardi 10 avril (800 personnes). Entièrement bloquée le 16 avril. Blocage reconduit le 17 avril par une AG de 1500 personnes. AG des personnels a voté la grève à partir de mardi 10 avril * EHESS : bloquée et occupée en journée depuis mardi 10 avril * Sciences Po : bloquée - bâtiment du 27, rue Saint-Guillaume

Strasbourg : 8h30 : Deux bâtiments à l'Unistra restent bloqués : le Patio et le Nouveau Patio. Cours et examens sont suspendus au Patio, sauf les examens qui vont être relocalisés. Les étudiants concernés sont informés via leur ENT.
Une AG de 120 personnels (la première de cette ampleur depuis des années) a permis l'adoption de 11 motions :

Entre 500 et 600 étudiants et lycéens ont convergé avec les cheminots Place de la gare. 3000 au départ, certainement entre 4 et 5000 ensuite. Vidéo de la jonction étudiants/lycéens/cheminots.

18 AVRIL

Angers : AG de plus de 500 personnes aujourd'hui.

Rennes 2 : les étudiants sont présents au rassemblement des postiers pour leur 100e jour de grève.

Strasbourg : 8 bâtiments du campus central (dont le Palais U et le bâtiment de la présidence) sont bloqués après que les étudiants déménageurs se sont affairés de 6 à 8h. Pas d'intervention des CRS. Mais dans la nuit une soixantaine de militants de droite et d'extrême-droite avaient procédé à un déblocage de presque tous les bâtiments. L'UNI était présente. Mais aussi des membres de l'Action française qui ont apposé des auto-collants que des membres de l'UNI décollaient pour signifier qu'ils ne cautionnent pas l'AF. Ce qui ne les a pas empêchés d'oeuvrer ensemble au déblocage...

17 AVRIL

Aix-en-provence : le campus Schuman (fac de lettres) d'AMU est bloqué par les étudiants, au début de la 1e semaine d'examens.

16 AVRIL

Aix-Marseille : avant chaque partiel, motion lue par les autres enseignants mobilisés à Aix-Marseille Université contre la loi ORE.

Nanterre : toute la fac bloquée, partiels annulés : un 20/20 politique à tous.
Rennes 2 : AG à 12h30. Plus de 3500 personnes !

Strasbourg : AG à 10h30 Strasbourg - PATIO (qui est de nouveau bloqué).
Récit de Pierre Dubois
Paris 1 : AG à Tolbiac à 10h, Amphi N. Les étudiant.e.s et personnels mobilisés semblent en cours d'organisation pour bloquer la totalité des centres délocalisés de Paris 1 (centres Malher et René-Cassin, Institut de géographie, Maison des sciences économiques (MSE) et le 17 rue de Tolbiac seront fermés demain, mardi 17 avril, toute la journée).

La BIS est fermée jusqu'à nouvel ordre.

14 AVRIL

Toulouse : Pétition (par le Collectif des personnels mobilisés de l'UT2J, scandalisés par l'appel à demi-mot à avoir recours aux forces de l'ordre contre les personnels et étudiant mobilisés.)

L'Université ne mérite pas ça - Appel de l'Université Toulouse - Jean Jaurès


Tolbiac : 19h, Fête de soutien aux cheminots

13 AVRIL

Tolbiac

Marseille
Blocage complet du campus Saint-Charles (sciences)

Lyon 2
Expulsion policière de l'occupation de l'université Lyon 2 qui avait voté le blocage illimité et l'occupation de nuit hier. 1 occupant a été frappé plusieurs fois à la tête.

12 AVRIL

Paris 1 : Motion adoptée par l'AG des personnels administratifs et enseignant

L'assemblée générale des personnels de l'université Paris réunie le 12 avril 2018 au centre PMF a réuni plus de 100 personnes et a adopté les motions suivantes :
La grève des personnels est reconduite jusqu'au 21 avril inclus.
Non tenue des examens jusqu'au retrait de la loi ORE.
Prise en compte du seul contrôle continu pour les épreuves programmées avant les vacances de printemps.
Soutien à la motion votée lors de l'AG du Département des langues

Tours : 4 lycées bloqués (Balzac : 3e jour de blocage ; Paul-Louis Courier, Grandmont, Vaucanson), manif à 2000 personnes, essentiellement des lycéen.ne.s
Nanterre :
AG des personnels (motion à télécharger dans son intégralité ci-dessous)

Nanterre 12 avril

Nous sommes l'université. On nous menace, on nous brutalise et on nous ment.
Dans ce contexte, l'activité de l'université ne peut pas suivre son cours normal.

Aussi, nous personnels mobilisé-es, avons voté à l'unanimité la grève jusqu'à la prochaine assemblée générale mardi 17 avril 2018.

Nous votons ce jour l'annulation des examens et la validation automatique avec la note politique de 20/20. Nous appelons les collègues à faire de même et appelons à des assemblées générales extraordinaires de tous les départements et UFR, afin que tous les collègues puissent être consultés démocratiquement.


Voir aussi le communiqué de la FERC-Sup CGT et du SNESUP à la page « Violences »

Paris :
Suite à l'AG interfac, 400 personnes occupent la #sorbonne. La police est devant mais d'autres manifestants aussi. Sous les parapluies les étudiants à l'extérieur et l'intérieur de La Sorbonne chantent « Le temps est pourri, le gouvernement aussi ». Les portes sont toujours closes. Devait s'y tenir une AG inter-universités !

L'occupation vient d'être votée à l'unanimité suite au refus permanent du rectorat de laisser rentrer les étudiant.e.s. La fac demeurera occupée jusqu'à ce que l'AG puisse se dérouler dans les conditions revendiquées.
Après 8 heures d'occupation, les flics sont entrés, ont frappé les étudiants et les ont évacué.
"Après trois heures de négociations infructueuses" avec eux, le recteur a requis l'intervention des forces de l'ordre "avec regret" selon son cabinet.

Convergence Nanterre, Tolbiac, Cheminots à Saint-Lazare à 14h30.

Strasbourg
Assemblée générale à 700 aujourd'hui à Strasbourg.
Listes des votes : Ne plus accepter l'UNI en AG : adopté à la majorité. Bloquer le Nouveau Patio en illimitée : adopté à l'unanimité, même les antiblok d'hier.
Banalisation des cours & examens le 19/04 : adopté à l'unanimité.

Marseille : fac de sciences, site Saint-Charles totalement bloqué (seul un amphi était occupé depuis une semaine)

AMiens
Réunis en AG, les étudiants de l'Université Picardie Jules Verne Amiens ont voté pour le blocage du campus le 19 avril, jour de manifestation des cheminots.

Paris 5
AG de 80 étudiants (dont les 10 Fage acoquinés avec la présidence), 15 EC et Biatss. Motions classiques à une large majorité. Vote du blocage du site de Boulogne -> fermeture par l'administration avant occupation.

Nanterre : énorme AG, avec cheminots et postiers. Et profs de lycée. Et Clémentine Autain. Jonction à 14h30 gare Saint-Lazare avec les cheminots.

Lyon 2
AG de 500 personnes. 535 voix pour la reconduction du blocus, 198 contre et 28 neutre.

Brest
Action « chaises vides » ce matin à la fac Segalen. Une chaise = 10 lycéen-nes qui ne seront pas admis-es à l'Université !

Paris 7 Denis Diderot
Contre la sélection, en soutien à #NDDL, aux cheminot.e.s, contre les politiques du gouvernement, la Halle aux Farines de Paris 7 bloquée aujourd'hui par les étudiants qui avaient mis poubelles et barrières devant les entrées filtrées depuis plusieurs jours déjà par le service de sécurité de la fac. Quelques paisibles CRS sont arrivés puis visiblement l'administration a fermé elle même le site jusqu'à… samedi.

Grenoble :
1500 étudiant.es en AG sur le campus de #Grenoble pour le 4ème jour d'occupation !

11 AVRIL

Paris 1 Tolbiac
Plus de 2500 personnes réunies à Tolbiac aujourd'hui pour soutenir l'occupation menacée d'expulsion et les autres facs mobilisées.

Metz
Le blocage de l'UFR SHS a été voté par l'AG du Saulcy.

Nanterre

Motion des personnels de l'université Paris Nanterre, le 11 avril 2018
Le 9 avril 2018, le président de l'université Paris Nanterre, M. Jean-François Balaudé, a requis l'intervention de la police sur le campus et à l'intérieur des bâtiments de notre université, où se tenait une Assemblée Générale d'étudiants mobilisés contre la loi Orientation et Réussite des Etudiants (loi ORE) et le dispositif ParcourSup.

En présence de dizaines de membres du personnel, également réunis en Assemblée Générale pour la même raison, les CRS en très grand nombre ont brutalisé tous les étudiants, en ont interpellé et menotté plusieurs, placés ensuite en garde à vue pendant 24 heures.

M. Jean-François Balaudé a tenté après coup de justifier sa décision en prétextant que des individus non identifiés (une vingtaine, qui devient ensuite une trentaine dans un deuxième communiqué présidentiel) avaient fait irruption dans nos locaux. Il est avéré qu'il s'agit au mieux d'une lourde et impardonnable erreur d'appréciation, plus probablement d'une inacceptable manipulation politique, tous les témoignages attestant que les personnes rassemblées, violentées et arrêtées ce jour-là relevaient à un titre ou à un autre des activités légitimes de notre établissement.

Depuis les faits, M. Jean-François Balaudé ne cesse de répéter sa version, contredite par les images filmées pendant l'intervention des CRS et par l'identité désormais avérée des sept personnes interpellées.

Rappelant qu'il est de la prérogative exclusive des présidents d'université de convoquer l'intervention des forces de l'ordre sur les campus (franchise universitaire), nous, enseignants, enseignants-chercheurs, personnels administratifs, personnels techniques, BIATSS de l'université Paris Nanterre, réunis ce mercredi 11 avril en Assemblée Générale sur le campus :

* exigeons la démission de la présidence de notre établissement de M. Jean-François Balaudé, qui s'est rendu irrévocablement indigne du mandat électif que notre communauté lui avait confié ;

* exigeons l'abandon immédiat de toute poursuite contre les sept personnes interpellées le 9 avril.

Adopté à l'unanimité moins deux abstentions le 11 avril par l'Assemblée Générale, réunissant 150 membres du personnel de l'université Paris Nanterre.

Paris 8
AG de plus de 1000 personnes cet après-midi.

Lille 2 : boycott des partiels
+ de 50% des Licence 1 sciences Po + de 60% des L2 sciences Po + de 60% des L3 sciences Po + de 90% des Master 1 sciences Po Des dizaines de droit et d'AES.

Strasbourg
Intervention des CRS à 6h15 après déblocage des bâtiments pendant la nuit effectué par des membres de l'UNI et du Bastion social
* de 6h30 à 7h30 ballade en centre ville de 140 étudiants direction gare mais jeu du chat et de la souris avec CRS
* retour campus et tentative de blocage du lycée Marie Curie mais intervention des CRS
* poursuite du groupe d'étudiants par les CRS dans un centre commercial
* replis sur Campus, entrée dans un bâtiment avec alarme incendie (ATRIUM)
* prise du bâtiment Le Bel pendant 15 mn : alarme incendie désactivée par direction et portes fermées.
Ça n'est pas fini. L'administration bloque la fac ! Manifestations des étudiants. Du coup l'administration vient de fermer tous les bâtiments. Pas de cours…

AG de 2h30 devant le Patio, toujours fermé. Pas loin du millier de présents.
Trois votes après de très nombreuses prises de parole dont deux VP et pas mal de membres de l'UNI, vulgaires et violents dans le langage, acclamés par deux cents étudiants en moyenne :
demande retrait de la loi ORE : majoritairement pour à 80 % (pas de décompte précis)
participation à la manifestation du 19 avril : idem
blocage du Patio : 430 contre et 420 pour. Récit circonstancié ici.
Le décompte a dû être fait deux fois et a duré très longtemps.
Bref, de très nombreux étudiants opposés au blocage sont opposés à la loi.

Lyon 2
Le Campus Porte des Alpes est entièrement bloqué ce matin. L'ensemble des activités est donc suspendu sur ce campus qui restera fermé pour la journée.
Le site de Lyon 2 Bron est totalement bloqué, assemblée générale à 10h30.

Rennes 2
Plus de 2000 étudiants ont voté le blocage de l'université hier.

10 AVRIL

En Ile de France, 8 antennes de facs sont bloquées : Tolbiac, St Charles (Paris 1), Paris 3 (Censier), Paris 4 (Clignancourt), Paris 6 (Jussieu), Paris 8, Nanterre (P10), EHESS.

Nanterre

Plus de 600 étudiants en AG ce matin.

L'EHESS est bloquée ce matin

Paris 1
Le centre Cassin et l'Institut de géographie sont fermés. Pour rappel, il n'y a ni cours, ni TD dans les centres Saint-Charles et Pierre-Mendès-France. Les bibliothèques de ces centres seront également fermées, même celle du 5e arrondissement.

Blocage de Paris 3 - Sorbonne Nouvelle. AG de ce matin ci-dessous

Strasbourg : ce matin, en plus du Patio, les étudiants ont bloqué le Portique (Lettres/Arts et Staps + bibliothèque+ service informatique) et l'Escarpe (grands amphis
et Ecole de journalisme). Une compagnie de CRS est arrivée en renfort hier soir à Strasbourg. Reportage sur Rue89

Une app-carte interactive dans Libération [1]


Carte diffusée par l'ASES (il en manque encore, par exemple, Limoges, Nice…)

occupe ta fac

"Occupe ta fac", une belle série graphique d'Olivier Long, Paris 1.

• Aix en provence

5 avril : l'AG des étudiants d'Aix-en Provence (enfin !)décidel'occupation des deux principaux amphithéâtresd'Aix-Marseille
L'article de La Marseillaise le 5 avril

• Bordeaux

Semaine 4 del'université libre de Bordeaux : programme !

Blocage le 22 et occupation toujours en cours à Bordeaux 2 depuis la première intervention policière.


• 3 avril : « emplois du temps substitutifs » proposés aux étudiants.
manifestation avec les cheminots et les postiers à 10h 30
14h : conférence : la politisation des femmes avant le vote et une autre histoire du suffrage (Magalie Della Suda, chercheuse et prof en sociologie politique)
18h intervention des cheminots
21h cache cache ?

• 4 avril
manfestation/rassemblement 10h30 à Pey Berland contre la loi Asile et Immigration https://www.facebook.com/events/190996134849984/
conférence 15h30 : Walid Salem (directeur de publication de rue 89 Bordeaux) : " Comment lutter contre la désinformation

• Dijon

5 avril entretien sur le blocage du 4 avril.

3 avril : 12h30 : rassemblement esplanade Érasme, déambulation sur le campus 17h30 : Assemblée Générale, en salle 202 occupée.

Reportage de France 3 Bourgogne sur les raisons de l'occupation d'une salle à l'UB.

À partir du 26 mars 2018, des moments d'organisation contre la Loi Vidal auront lieu tous les lundi à 12h30 devant l'amphi Proudhon. Le 26, ce sera notamment l'occasion de répondre à l'appel à manif contre les attaques policières et fascistes sur les facs.
Occupation de la MSH par les étudiants cet après-midi (28 mars).
Depuis le 29 mars, la salle 202 du bâtiment Droit-Lettres sert de base d'organisation pour la lutte contre la Loi Vidal.

Le Soviet du Département d'Histoire de l'Université s'exprime
quant à l'emploi de la force à la fac lorsqu'il s'agit d'agitation politique :

"Nous, enseignants et étudiants du Département d'Histoire de l'Université de Bourgogne réunis en Conseil, exprimons notre indignation devant l'intervention policière aussi inutile que disproportionnée qui a eu lieu au sein du bâtiment droit-lettres de l'université le vendredi 16 mars 2018.
A l'occasion du discours de la ministre de l'enseignement supérieur devant la conférence des Présidents d'université, d'importants moyens policiers étaient rassemblés. Des étudiants exprimant légitimement leur opposition aux réformes en cours se sont vus poursuivis dans les couloirs par plusieurs dizaines de policiers, rompant avec tous les usages comme avec l'idée que nous nous faisons de l'université. Le président Alain Bonnin porte la responsabilité de ces actes qui attentent gravement à la liberté d'expression constitutive de l'institution universitaire.
Nous exigeons que la présidence s'explique sur cette situation, et prenne l'engagement explicite de ne plus recourir à la force contre les membres pacifiques de la communauté universitaire. Nous refusons la banalisation du recours à des forces de l'ordre et à des vigiles alors que l'université fonctionne normalement. Un refus de sa part mettrait gravement en cause la légitimité d'un pouvoir de plus en plus manifestement fermé à toute discussion.
En tout état de cause, nous resterons extrêmement vigilants face aux menaces qui pèsent sur ce qui constitue le cœur même de notre mission commune : la fonction critique
."

Le site DIJONCTER est en cours.

• Lille

5 avril : blocage depuis jeudi matin d'un campus de l'université (campus de Moulins)

Occupation puis expulsion par les flics d'un amphi à Lille 3, blocage de l'IEP le 22, lundi 26 une AG qui se tenait à Lille 2 a été attaquée par des fafs, en réponse les participant-e-s à l'AG sont partis en manif sauvage dans les rues de la ville jusqu'à 22h.

Manifestation des étudiants : l'université Lille 2 fermée le 28 mars par “prévention”. (France-info)

• Limoges

• Après un début poussif de la mobilisation en octobre, les choses se sont accélérées fin janvier, avec des AGs plus massives, des barrages filtrants et une bataille de tags dans le campus. Voir sur La Bogue.
• 3 avril : fac bloquée, AG à 14h

• Lyon2

3 avril : vote de l'occupation du grand amphi de Lyon 2.

22 mars : blocage du campus des Quais à Lyon 2.

• Montpellier

Blog de Montpellier contre la réforme ORE

Université libre, critique et ouverte à tou.te.s

Très grosse AG de 3000 personnes à Montpellier 3 hier 27 mars, occupation active votée à une très large majorité (après un vote écrasant pour une occupation d'une semaine. Des cours substitutifs sont mis en place depuis 15 jours.

La fac de droit et de science politique rouvre le 3 avril. Voir communiqué de la présidence au bas de ce document.

Historique de la mobilisation par un enseignant de Montpellier

•Nancy

Une salle du campus Lettres SHS est occupée depuis plusieurs mois par des étudiants opposés à la loi ORE. Des activités (information, débat, projections, repas conviviaux) s'y tiennent tous les jours.
Le campus est bloqué depuis jeudi 22 mars. Le 28 mars s'est tenue une AG d'environ 1000 personnes pendant presque quatre heures. Les débats, contradictoires, se sont tenus dans une ambiance tendue mais sans heurts.
La reconduite illimitée du blocage a été votée par plus de 600 personnes. Les opposants au blocage ont totalisé environ 340 voix.

6 avril
À Nancy, une assemblée générale de plus de 1 200 étudiants de la faculté de lettres et de sciences humaines a voté, jeudi, la poursuite du blocage du campus qui entre ainsi dans sa troisième semaine. Lors d'une autre AG sur le site du Saulcy à Metz, environ 250 étudiants ont voté le blocage à compter de vendredi du bâtiment d'arts-lettres-langues

• Nantes

3 avril : AG de 1300 étudiant-e-s. Blocus illimité voté à 700 voix contre 550. Probablement la plus grosse AG à la fac de Nantes depuis près de 10 ans.
Mise à jour en continu des infos .

Campus de lettres et sciences humaines bloqué le 22 mars, AG de 600 personnes. Après déblocage par la présidence dans l'après-midi, le blocus a repris vendredi 23 mars. Les revendications dépassent la question de la sélection puisqu'il s'agit aussi du droit des migrants qui occupaient un bâtiment de la Fac. Le 27, 1000 personnes en AG.

Article Ouest France sur l'occupation de la fac de droit.

• Nice

7 avril : 350 etudiants à l'AG en fac des sciences ce midi (50 à la contre-AG organisée par la direction & UNI-FAC. Le mouvement ne s'essouffle pas. Le blocage de 2 jours aura permis aux étudiants de prendre conscience de la situation.

Un collectif de lutte contre la casse de l'enseignement supérieur regroupant des syndicats de l'enseignement supérieur de Nice (FSU06, Solidaires étudiant-e-s Nice, CGT educ'action et bientôt d'autres) s'est constitué : il s'agit de sauve ta fac 06.

Près de 200 Personnes qui se sont réunies le 30 mars pour se prononcer sur le sujet des réformes ORE et de la création de diplômes d'établissement privés. Les étudiants et étudiantes ont ainsi voté pour la motion émise par Sauve Ta Fac 06, voir ici ( 8 abstentions, 6 votes contre, 100 votes pour ) et le blocage de l'université Valrose, le mardi 3 avril ( 10 abstentions, 10 votes contre, 102 votes pour )

Pétition : « Non aux masters payants à Nice »
Le texte à signer concerne le coût des masters labellisés Idex de l'université de Nice [2] (notamment les masters BOOST et MARRES qui remplaceront les options ‘environnement' du master de biologie actuel quasi gratuit).
3 avril : Un campus de Nice bloqué par des étudiants opposés à la réforme de l'université

• Normandie

Les universités de Rouen et Caen en partie bloquées « contre la sélection et la répression ».
A Caen le bâtiment occupé sur l'université a été évacué par la police en toute fin d'après-midi du 28 mars 2018.

A Mont St Aignan (Université de Rouen), bâtiments bloqués les 28 et 29. Blocage reconductible voté.

Au Havre, un court blocage.

Paris• IEP

6 avril : environ 240 personnes en AG à l'IEP de Paris, c'est un début !

• Paris 1. Tolbiac

10 avril Charles Soulié, Maître de conférences en sociologie à l'Université Paris VIII et spécialiste des politiques universitaires, interviendra dans le cadre de l'université ouverte de Tolbiac mardi 10 avril de 16h à 18h (amphi à préciser) autour du thème : « Idées d'université et contre révolution managériale ».

5 avril AG à St Charles (arts plastiques de P1) blocage voté à l'immense majorité

4 avril, le programme de Tolbiac Université Ouverte : cliquez sur l'icône ci-dessous.

Invités à la Commune libre de Tolbiac

2 avril AG étudiant.e.s cheminot.e.s à Tolbiac. Amphi plein. Comme dit le président sur France Culture : "je crois que le mouvement est en train de prendre !"

Synthèse de la mobilisation de Tolbiac sur Tendance Claire

Témoigner autant que faire se peut. Voilà près de deux mois que les étudiant.es de Tolbiac centralisent les luttes de Paris 1 contre la sélection à l'université. La fac, surnommée "Tolbiac la Rouge" depuis des décennies, a certes été occupée quelques soirs depuis le début de cette lutte, mais jamais avec autant de succès. Tout au long du week-end dernier, les corporations étudiantes, majoritairement sexistes et racistes, ont communiqué massivement contre l'occupation reconductible de Tolbiac à compter de ce lundi 26 ; occupation votée lors de la dernière assemblée générale. Malgré leur présence massive à l'assemblée générale d'hier matin, qui a rassemblé au plus fort près de 900 personnes dans un amphi N plein, ces associations n'ont pas pu défaire cette occupation par le vote. Certain.es attribuent ce succès au contexte de solidarité avec les étudiant.es de Montpellier.
Beaucoup ont en effet été décidé.es à rejoindre le combat contre la sélection après cette agression fasciste. Pour d'autres, étudiant.es boursier.es, le blocage était la condition sine qua non de leur mobilisation, afin de ne pas être pénalisé.es par l'université. Dès lors, on s'est organisé.es. Des ateliers sont préparés afin de proposer des alternatives positives à Parcoursup et aux problèmes liés à l'enseignement supérieur. Un autre atelier propose une formation à la prise de parole pour les femmes et minorités de genre. On parle de futur, de possibilités. A 21h, la fac n'est plus remplie que par des occupant.es, qui sont près d'une centaine. On regarde le film Pride, on joue au Loup Garou, ou à la PS3. Ce matin le réveil était chaleureux.
Quelque chose de grand se prépare. © LaMeute - Graine

***• Sorbonne-Université (Paris-IV)

Paris ce mercredi 4 avril par des opposants à la loi sur les nouvelles modalités d'accès à la fac. La faculté de Lettres de Sorbonne-Université (Paris-IV) est fermée mercredi, "suite à des blocages d'étudiants", a indiqué la direction de l'établissement, précisant que pour le moment, il s'agissait de son seul site bloqué. Fermeture totale du campus Clignancourt.

Communiqué du comité de mobilisation, envoyé aux étudiants ce matin [4 avril] à 10h :

Contrairement aux informations communiquées par l'administration, le centre Clignancourt de Paris IV est ouvert aujourd'hui. Nous organisons la tenue d'espaces de travail dédiés aux étudiant-e-s qui désirent travailler dans le calme, et négocions activement l'ouverture de la Bibliothèque Universitaire et de plusieurs salles de cours à laquelle l'administration se refuse pour le moment.

***• Paris 8

3 avril : blocage

•Pau

• Blocage de la fac les 21 et 22 mars, plus de 200 étudiant-e-s à la manif du 22 ce qui est important pour une ville comme Pau.
3 avril : « La mobilisation des étudiants se poursuit par le blocage de la fac de lettres de Pau. Une AG est prévue ce mercredi midi. » (La République des Pyrénées)

•Poitiers

Un amphithéâtre est occupé par les étudiants depuis la semaine dernière.

•Rennes

9 avril : Dès 5h30, l'université a été bloquée par 200 étudiant·e·s contre le projet de loi ORE.

Grosse mobilisation depuis plusieurs mois sur le campus de Rennes 2. AG massives, blocages totals récurrents. Le 22 mars, le bâtiment de la présidence de Rennes 2 a été bloqué, ainsi que l'IEP (science-po). Suivi de la mobilisation sur expansive.info. L'amphi B7 a été réoccupé.

• Strasbourg

Le 9 avril : Patio bloqué depuis 7h30. AG prévue à 10h30 en extérieur. Pique-nique à 12h. RG présents, nombreux vigiles, des journalistes en nombre.
Tension à certains moments avec des anti-bloquage (UNI, Bastion social ?).

Le 4 avril les étudiant.e.s de l'université de Strasbourg ont été violemment expulsé.e.s du Palais universitaire par les CRS.
Auparavant, ils avaient rédigé la motion suivante (à télécharger en pdf.)

Lorsque tout…

« Lorsque tout sera privé, nous serons privé.e.s de tout. »

Le 5 avril : Communiqué de l'Intersyndicale

IS strasbourg 5 avril
• Toulouse

•Bilan d'une semaine agitée.
•Nouvelle AG au Mirail le 29 mars : 1000 personnes : *reconduite de la grève * reconduite du blocage jusqu'au 03/04 * création d'une commission tripartite (50% d'étudiant-es) pour statuer sur les modalités de tenue des examens * manifestation unitaire avec les cheminot-te-s le 03/04.
3 avril : Université Jean-Jaurès : le blocage reconduit jusqu'au vendredi 6 avril

• Tours

L'AG de l'Université de Tours (3 avril) a voté l'occupation de 3 jours reconductible. Ainsi, une nouvelle AG se tiendra vendredi afin de reconduire, ou non, cette occupation. Cela signifie que ce soir et demain soir, nous, étudiant-e-s vivrons au sein de l'université.

Une AG vendredi 6 après-midi pour décider du maintien ou non du blocage du site des Tanneurs. Celui-ci a finalement été levé par 194 voix « contre », et 168 « pour ».

• Témoignage d'un universitaire en grève à Clermont-Ferrand

Y en a marre plus généralement de cette administration centrale formée à l'ENA ou à Science po qui ne cesse de pondre des règlements absurdes pour réguler une université dans laquelle ils n'ont jamais mis les pieds. Inadmissible !

Y en a marre que les enseignants-chercheurs se fassent élire à la tête des universités et des conseils de fac sur des programmes de maintien du service public et se comportent, dès qu'ils sont élus, comme des petits chefs zélés faisant appliquer à toute force des réglementations qui cassent le service public. Honteux !

Y en marre de l'indigence des ressources humaines. Un universitaire se plaint de harcèlement auprès de sa DRH demande la protection juridique en novembre, en mars on lui répond, par oral, que la meilleure solution est encore qu'il se fasse arrêter ! Consternant !

Y en a marre que des gestionnaires aient pris le contrôle de l'administration des universités. Marre d'être pris pour des voleurs et des fraudeurs qui doivent sans cesse remplir une paperasse toujours plus importante alors que les frais remboursés sont toujours plus maigres et les délais de remboursements toujours plus long. Marre aussi de vivre dans la seule organisation où l'on demande de ne plus engager aucun frais à partir du 15 novembre pour pouvoir établir le bilan comptable ! De qui se moque-t-on ? Est-ce que l'on demande aux cadres de Michelin d'arrêter toute dépense pour des raisons comptables ? Délirant !
Lire la suite ici.

[1] Ah ! ils ont des moyens, les bougres…

[2] Vous savez, bien sûr, d'où vient not' bonne ministre !

Categorías: Universidade

Soutiens à l'opposition à la loi ORE et à ParcourSup ! Avril 2018

Sauvons l'université - Xov, 19/04/2018 - 05:00

•19 avril : Communiqué de l'Acireph (Association pour la Création d'Instituts de recherche sur l'Enseignement de la Philosophie) sur l'accès à l'enseignement supérieur

L'ACIREPh affirme le caractère républicain et démocratique de l'école, de la maternelle à l'université. Pour cette raison, elle s'élève contre la loi relative à l'orientation et à la réussite des étudiants (ORE) et critique les modifications qu'apporte le dispositif Parcoursup dans l'accès des bacheliers à l'enseignement supérieur.

Les fiches avenir ne demandent plus seulement aux enseignants de Terminale de se prononcer sur les résultats scolaires passés de leurs élèves, mais de se livrer à des pronostics sur leurs « capacités à réussir » et d'autres compétences transversales qui concernent un avenir par définition imprédictible. L'ACIREPh juge illégitime parce qu'impossible cette procédure qui va au-delà du rôle de conseil des professeurs et demande que l'on s'en tienne au bilan des résultats scolaires des élèves. Pour la suite

•19 avril : dans Nanterre bloquée, "la nourriture est fournie gracieusement par des commerçants de la ville ou achetée avec les dons."

C'est dans Libération.

•18 avril : "Contre la loi ORE – Déclaration commune des membres du Conseil d'Administration de QUESTES"

"Les membres du Conseil d'Administration de l'association Questes tiennent à exprimer leur opposition à la loi Orientation et Réussite des Étudiants (ORE), telle qu'elle a été votée le 9 mars 2018. Préparée trop rapidement et en l'absence de toute concertation réelle avec le monde universitaire, cette loi fait actuellement l'objet de vives critiques émanant autant des étudiant.e.s que des personnels de l'université. Si elle procède d'une volonté louable et nécessaire de réformer en profondeur l'université, et notamment les modalités d'entrée, nous estimons qu'elle se trompe autant sur les problèmes identifiés que sur les solutions qu'elle prétend apporter." Pour lire la suite

• 12 avril : "Réunis en assemblée générale, ce jeudi midi, les portuaires CGT du Grand port maritime de Marseille et de Fluxel, ont voté à l'unanimité une motion de soutien aux étudiants, condamnant « les agressions policières » et « les propos de la Ministre de la culture [1] ».

C'est dans La Marseillaise.

DOCKERS

• 12 avril : Des membres d'écoles françaises à l'étranger et d'instituts français de recherche à l'étranger ont signé ce texte soutenant les mouvements en cours dans l'université française.
"Les réformes du secondaire, du baccalauréat et de l'entrée à l'université ne peuvent qu'accroitre les inégalités déjà en pleine expansion en France. En tant qu'enseignants et chercheurs, nous nous sentons concernés par les luttes en cours et nous soutenons nos collègues et nos étudiants qui subissent aujourd'hui la répression du gouvernement."

Cliquer sur les icônes pour agrandir !


[1] Selon le journal qui reproduit pourtant fidèlement un tract "condamnant les propos de la ministre de l'éducation Mme Vidal stigmatisant les étudiants gauchistes"

Categorías: Universidade

Teachers in UK report growing 'vocabulary deficiency'

Guardian Unlimited: Education - Xov, 19/04/2018 - 00:00

Problem exists throughout primary and secondary school, leading to lower self-esteem and negative behaviour

Teachers are encountering increasing numbers of children with stunted vocabularies – haunting many pupils from primary to secondary school – and they fear “vocabulary deficiency” will hold them back educationally and socially.

In response some schools said they had adopted approaches such as highlighting pupils’ use of informal words such as “innit” and encouraging them to improve and widen their use of language.

Continue reading...
Categorías: Educación, Universidade

Ministers under fire as student loan interest hits 6.3%

Guardian Unlimited: Education - Mér, 18/04/2018 - 19:08

Use of RPI figure condemned as students in England, Wales and Northern Ireland face rise

Ministers are facing renewed criticism over university funding after an increase in student loan borrowing costs using a “flawed” measure of inflation. The interest rate on loans for students in England, Wales and Northern Ireland will rise by up to 6.3% from September, up from the current 6.1% for anyone who started studying after 2012.

The change is a consequence of the increase in the retail price index (RPI) for last month to 3.3% from 3.1% in March a year ago. The government links the interest rate on student loans to the RPI reading for March each year, plus 3%.

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Categorías: Educación, Universidade
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