Universidade

Bourse de doctorat "The power of Wonder" (Bâle)

Fabula - Mér, 17/01/2018 - 19:51
Poste de doctorant(e), Séminaired’études françaises, Université de Bâle Le programme de recherche Sinergia The Power of Wonder. The Instrumentalization of Admiration,Astonishment and Surprise in Discourses of Knowledge, Power and Art ,soutenu par le Fonds national suisse de la recherchescientifique (FNS), étudierale rôle et l’emploi de l’admiration, de l’étonnement et de la surprise dans descontextes scientifiques, sociétaux, politiques et esthétiques, et ce de lapremière modernité à nos jours. Ce programmeréunira une équipeinterdisciplinaire de chercheurs rattachés aux universités de Zürich (Prof. Dr.Mireille Schnyder), Bâle (Prof. Dr. Nicola Gess et Prof. Dr. Hugues Marchal) etFreiburg i. Br. (Prof. Dr. Ulrich Bröckling), et il s’appuieraentreautres sur les travaux déjà menés au sein du projet FNS-Sinergia Poetik und Ästhetik des Staunens ( http://www.staunen-projekt.com ). Le nouveauprojet, qui débutera ses activités en mai, implique le recrutement de septdoctorant(e)s en études germaniques, en études françaises et en sociologie. Dans ce cadre, un poste dedoctorant(e) en littérature, rattaché à la chaire de littératurefrançaise moderne de l’université de Bâle (Prof. Hugues Marchal) , est misau concours, avec prise de fonction au1ermai 2018 (ouselon accord) et pour une duréede financement de 4 ans . La thèse devra interroger les phénomènes d’instrumentalisationde la surprise à des fins de déstabilisation et leur représentation au sein dela littérature française, si possible dans le roman réaliste du 19esiècle, dans uneperspective associant poétique du récit, histoire culturelleet réflexion sur les liens entre littérature et stratégie – que cette stratégiese donne à penser en relation directe avec l’activité militaire ou dans uneacception plus large. Ladétermination précise du sujet est flexible et auralieu en concertation avec le directeur de thèse. Le ou la doctorant(e) conduirases propres recherches tout en prenant part à des séminaires communs aux autresjeunes chercheursdu projet, ainsi qu’aux différentes activités du programmeSinergia (réunions, ateliers, colloques, etc.). Profil attendu Les candidats doivent avoir obtenu, ou être en voie devalider (au plus tard à la prise de fonction), un diplôme de Master ouéquivalent, avec une note élevée, en littérature française, francophone oucomparée, ou dans un domaineproche. Ils doivent être intéressés par l’idée demener leur recherche dans un environnement interdisciplinaire, être prêts à élaborerune thèse dans le cadre du programme esquissé ci-dessus et avoir de solidescompétences enlangue française (niveau native oun ear native ), ainsi qu’en allemandet en anglais. Le doctorat sera inscrit à l’université de Bâle. Modalités de candidature Le dossier doit être envoyé en un seul fichier PDF, jusqu’au28 février 2018, à cette adresse : hugues.marchal@unibas.ch . Il comportera :un CV,une copie des diplômes,le mémoire de Master (ou unchapitre rédigé de 25 pages au moins),une brève lettre demotivation,une esquisse du projet dethèse envisagé (10 pages max.),deux lettres derecommandation. Les entretiens de sélection des candidats retenus aurontlieu à Bâle, aux environs du 16 mars. Pour plus d’informations, veuillez contacter leProf. Hugues Marchal, hugues.marchal@unibas.ch Lien vers le Séminaire d’études françaises de Bâle : https://franz.unibas.ch/nc/home/ Lien vers l’école doctorale de littérature de Bâle : https://dslw.philhist.unibas.ch/doktorat/literaturwissenschaft/
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C. Huchard, J.-C. Ternaux (dirs.), Calliope et Mnémosyne - Mélanges offerts à Gilbert Schrenck

Fabula - Mér, 17/01/2018 - 19:39
Calliope et Mnémosyne - Mélanges offerts à Gilbert Schrenck, sous la direction de Cécile Huchard, Jean-Claude Ternaux,Paris, Classiques Garnier, coll. Rencontres, 2017 EAN : 9782406061342 407 pages Prix : 48 € En écrivant sur des auteurs et des thèmes qui lui sont chers, les amis et collègues rendent hommage à Gilbert Schrenck. Les études réunies se répartissent en deux parties : Agrippa d’Aubigné et la littérature protestante d’une part, Pierre de l’Estoile et les mémorialistes d’autre part. Table des matières
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J.-J. Hamm, Approches de Stendhal

Fabula - Mér, 17/01/2018 - 19:37
Jean-Jacques Hamm, Approches de Stendhal, Paris, Classiques Garnier, coll. Études romantiques et dix-neuviémistes, 2018 EAN : 9782406065012 361 pages Prix : 49 € Cet ouvrage présente des études d’œuvres, de thèmes, de l’écriture. Son corpus est l’ensemble de la production stendhalienne, des tentatives théâtrales aux textes autobiographiques. Ce livre s’inscrit dans une poétique des textes, cherche à dégager des invariants du monde de Stendhal. Table des matières
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M. Bertrand, P. Glaudes, É. Sorel (dirs.), Barbey d’Aurevilly et l’âge classique

Fabula - Mér, 17/01/2018 - 19:35
Barbey d’Aurevilly et l’âge classique, sous la direction de Mathilde Bertrand, Pierre Glaudes, Élise Sorel,Paris, Classiques Garnier, coll. Rencontres, 2018 EAN : 9782406061779 351 pages Prix : 48 € Barbey d’Aurevilly, dans sa critique comme dans son œuvre romanesque, voue à l’âge classique une passion paradoxale que ce volume étudie jusque dans ses contradictions. Table des matières
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P. Zard, De Shylock à Cinoc - Essai sur les judaïsmes apocryphes

Fabula - Mér, 17/01/2018 - 19:34
Philippe Zard, De Shylock à Cinoc - Essai sur les judaïsmes apocryphes, Paris, Classiques Garnier, coll. Perspectives comparatistes, 2018 EAN : 9782406068297 618 pages Prix : 44 € L’essai explore les avatars littéraires du signifiant juif : Shakespeare, Lessing et Joyce rencontrent l’énigme du « Juif charnel » ; un singulier front judéo-chrétien se forme en 1943 pour la défense du Décalogue ; de Kafka à Perec, des écrivains expérimentent des manières inédites de « judaïser ». Table des matières
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D. Millet-Gérard, Le Tigre et le Chat gris - Vingt études sur Léon Bloy et Joris-Karl Huysmans

Fabula - Mér, 17/01/2018 - 19:32
Dominique Millet-Gérard, Le Tigre et le Chat gris - Vingt études sur Léon Bloy et Joris-Karl Huysmans, Paris, Classiques Garnier, coll. Études romantiques et dix-neuviémistes, 2017 EAN : 9782406070931 455 pages Prix : 53 € Ces vingt articles consacrés à Bloy et Huysmans s’intéressent essentiellement à la relation, dans leurs œuvres respectives, entre le catholicisme et l’art : conception de la Beauté, de l’écriture, rapport à la Bible et à la tradition, réflexion sur le symbolisme. Table des matières
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F. Toto, L. Simonetta, G. Bottini (dir.), Entre nature et histoire - Mœurs et coutumes dans la philosophie moderne

Fabula - Mér, 17/01/2018 - 19:31
Entre nature et histoire - Mœurs et coutumes dans la philosophie moderne, sous la direction de Francesco Toto, Laetitia Simonetta, Giorgio Bottini,Paris, Classiques Garnier, coll. Constitution de la modernité, 2017 EAN : 9782406071624 366 pages Prix : 49 € Cet ouvrage analyse le rôle des mœurs et des coutumes dans les discours philosophiques modernes et dans l’interrogation des classiques sur la subjectivité, le statut de la morale, la constitution et les limites de la souveraineté. Table des matières
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G. Le Chevalier, La Pratique du spectateur - La médiation des regards dans le théâtre de Thomas Corneille

Fabula - Mér, 17/01/2018 - 19:29
Gaël Le Chevalier, La Pratique du spectateur - La médiation des regards dans le théâtre de Thomas Corneille,Paris, Classiques Garnier, coll. Lire le XVIIe siècle, 2017 EAN : 9782406060376 405 pages Prix : 48 € Fondée sur l’œuvre dramatique de Thomas Corneille, cette étude considère, après une réflexion sur les relations qu’entretiennent l’optique et la scène, les moyens dramaturgiques qui permettent d’instituer le spectateur comme tel, puis de l’accompagner dans la compréhension et l’interprétation du texte. Table des matières
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Revue de presse du mercredi 17 janvier 2017

Cahiers Pédagogiques - Mér, 17/01/2018 - 18:09

Des polémiques bien sûr autour des réformes, de l'apprentissage, du bac, du supérieur. en bonus quelques ressources.

L'apprentissage et l'orientation

Hier, le Café pédagogique indiquait : Les régions emportent l'orientation scolaire et l'apprentissage. “" Les fils du dialogue sont renoués" a déclaré Hervé Morin, président de l'Association des régions de France (ARF) à la sortie d'une rencontre décisive avec le premier ministre le 15 janvier. Selon l'ARF, non seulement les régions restent pilotes pour l'apprentissage mais elles emportent l'orientation scolaire.”

Mais c'est pas si simple, et le Café pédagogique du jour remarque, Orientation : Recadrage entre régions et Etat. “Alors qu'au soir du 15 janvier l'Association des régions de France publiait un communiqué annonçant que " le Premier ministre et le ministre de l'Education nationale ont donné leur accord pour que l'orientation puisse être confiée aux Régions", le 16 janvier les propos de l'ARF sont plus prudents. S'il semble bien que l'Etat et les régions se sont mis d'accord pour que celles ci aient la main sur l'apprentissage, l'orientation scolaire reste visiblement un point sensible où l'Etat s'engage avec précaution. Pour F Bonneau, vice président de l'ARF, interrogée par le Café pédagogique, il est question maintenant de nouvelles discussions avec l'Etat.”

Débat : apprentissage, comment faire mieux ?En appelant à une « révolution copernicienne », la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a placé la réforme de l'apprentissage sur le terrain culturel et sociétal. Il s'agit d'imposer l'apprentissage, dans l'inconscient collectif, comme une « voie d'excellence » vers l'emploi.
Le souffle que l'exécutif ambitionne de donner à une de ses réformes clés inspirera-t-il les débats qui agitent les régions tout autant que l'ensemble des acteurs du système ?
” par Laurent Aléonard, Directeur académique de l'EMLV, Pôle Léonard de Vinci – UGEI. Réflexions surtout centrées sur l'apprentissage dans le supérieur.

Le bac et sa réforme

Réforme du bac : Tout ça pour ça…. ? Philippe Watrelot sur son blog. “Les auditions de la commission Mathiot concernant la réforme du bac sont maintenant terminées et le rapport devrait être rendu public, nous dit-on, à la fin du mois de janvier ou au début du mois de février.
Il sera temps alors de réagir à ses propositions et plus encore de voir ce que le Ministre en fera.
Mais, dans l'attente, la lecture des informations émanant de ces dernières auditions me font, pour l'instant, m'interroger : “tout ça pour ça ?”
.”

La réforme du BAC en période de soldes : la casse du lycée public et du BAC en marche !Dans le plus grand secret et le silence des médias des milliardaires, le régime Macron s'attaque au lycée et à la réforme du BAC. Une réforme du BAC et du Lycée dont les détails devraient être finalisés d'ici la fin du mois de janvier, mais en réalité une réforme écrite de longue date. Une réforme du BAC en période de soldes qui prépare de fait la casse du lycée et est la poursuite au niveau de l'enseignement secondaire de l'entreprise de casse sociale lancée avec les lois Macron, El Khomri et ordonnances loi travail d'une part et la mise en place de la sélection à l'entrée de l'enseignement supérieur et de l'Université.” par le Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

Réformes du bac et du 1er cycle : la modularisation et l'individualisation sont-elles transposables au lycée ? (débat AEF) Par Julie Lanique. "Quel rôle pour le bac dans l'accès 1er cycle ? Quel calendrier des épreuves ? Vers un lycée modulaire et une individualisation des parcours des élèves ? Tels sont les thèmes qui ont été abordés lors de la table ronde organisée par le groupe AEF à l'occasion du salon Postbac le 12 janvier 2018, qui était intitulée "Comment la réforme du bac peut-elle répondre aux nouvelles conditions d'accès à l'enseignement supérieur ?" François Germinet (CPU), Thierry Terret, recteur de l'académie de Rennes, et Bénédicte Durand, doyenne du collège universitaire de Sciences Po, plaident pour des systèmes plus individualisés. A l'inverse, Philippe Tournier (SNPDEN-Unsa), estime qu'il s'agirait d'un "lycée des rêves", et Valérie Sipahimalani (Snes), pense qu'un enseignement par modules "éparpillerait" les élèves. Tous deux défendent le modèle pédagogique de la classe.”

Le Supérieur et Parcoursup

Parcoursup : ce qui change et pourquoi ? sur le site du gouvernement “himself”. “Parcoursup, la nouvelle plateforme d'admission dans l'enseignement supérieur, a été lancée le 15 janvier par le Gouvernement. Tout ce qu'il faut savoir pour avoir les idées claires.”

Parcoursup : une start-up lance un cours en ligne pour s'y retrouver dans les nouvelles règles d'accès à l'université. "Comment s'y retrouver et choisir son orientation post-Bac sur Parcoursup, la nouvelle plateforme d'inscription dans l'enseignement supérieur ? Une start-up propose un mooc, un cours en ligne, Trouvetavoie.net, ouvert à tous et gratuit."

Présenté également par l'Etudiant TrouveTaVoie, un MOOC pour vous aider à réussir votre orientation. “Vous êtes en première ou en terminale ? Ce nouveau MOOC, produit par l'ESSEC Business School en partenariat avec Didask et l'Etudiant, et avec le soutien de la Région Île-de-France, vous aidera à construire, étape par étape, votre projet d'orientation. Visite guidée.” TrouveTaVoie.

La réforme APB va-t-elle priver les bacheliers pro et technologiques d'université ? Par Anthony Cortes. “La plateforme Admission-Post-Bac enterrée, c'est au tour de Parcoursup de prendre le relai. En place depuis ce lundi 15 janvier, elle est soupçonnée d'instituer une "sélection déguisée" à l'université. Et les premiers à en payer le prix pourraient être les bacheliers issus de filières professionnelles et technologiques.”

Avec Parcousup, le gouvernement instaure la sélection ! Grève le 1er Février !Par Jean-marc B sur son blog. “Dès lundi, une dizaine de lycées ont bloqué dans le pays pour protester contre la mise en place de cette réforme. Ils montrent la voie à suivre ! Le 1er février, une date de mobilisation est appelée par l'intersyndicale de l'enseignement supérieur. Alors, tous et toutes en grève le 1er février pour obtenir l'abrogation de cette réforme dévastatrice !”

Une intersyndicale contre Parcoursup. “Neuf organisations, des syndicats enseignants comme la Fsu, la Ferc Cgt, la Fnec FO et la fédération Sud Education, des organisations lycéennes comme le SGL, l'UNL et l'UNL SD ainsi que l'UNEF, condamnent la nouvelle procédure d'orientation et dénoncent la sélection à l'entrée de l'université. Pour elles la mesure va engendrer "d'interminables listes d'attente".”

Olivier Rollot sur Le Monde : Toujours plus d'étudiants. Mais où s'inscrivent-ils ? Qui sont-ils ?C'est LE défi des années à venir et il dépasse de loin la question du fonctionnement d'APB. Comment recevoir toujours plus d'étudiants dans un système déjà largement dépassé ? Avec 44 800 nouveaux étudiants cette année (58 900 si on prend en compte les doubles inscriptions des élèves de CPGE) et 225 000 en cinq ans, l'enseignement supérieur français connaît un essor inégalé depuis maintenant dix ans. En ce début d'année 2018 profitons-en pour faire le point.”

Sélection à l'université : de la reproduction sociale à l'exclusion. Par Leïla Frouillou, Maître de conférences en sociologie, université Paris Nanterre et Julie Le Mazier, Docteure en science politique. "La nouvelle plate-forme « Parcoursup » pour l'orientation post-bac prétend assurer une place à tous les élèves dans l'enseignement supérieur. Une nouveauté qui cache le manque de moyens des universités et qui oblige les élèves à devenir les auto-entrepreneurs de leur avenir."

Ressources

Redoublement : Un choix politique plus que pédagogique ?"Bien que la littérature sur le redoublement soit plutôt pléthorique, nous considérons au terme de cette analyse que, contrairement à l'idée reçue, la recherche a encore beaucoup de progrès à faire. En attendant, il nous semble important d'arrêter de prétendre que la Science détient la vérité sur le sujet et qu'elle plaide de manière unanime pour le passage obligatoire plutôt que pour le redoublement... Le choix consistant à privilégier l'un ou l'autre doit donc fonder pour l'instant sa légitimité sur des bases autres que scientifiques, en l'occurrence des bases politiques". Quelques mois après la décision ministérielle d'autoriser le redoublement, Hugues Draelants livre une mise au point précieuse sur une question controversée dans une Note publiée par la FCPE. Pour lui les dernières recherches mettent à égalité redoublement et passage automatique en ce qui concerne leur (in)efficacité. La question devient politique entre le choix de l'école sélective ou d'une école qui abandonne la logique méritocratique.”

Sur eduveille de l'IFE, Olivier Rey présente deux documents :
Petite chronologie des dispositifs liés à la recherche en éducation depuis 20 ans
Un Conseil scientifique de l'éducation est mis en place aujourd'hui par le Ministre. L'occasion de rappeler brièvement certaines initiatives institutionnelles concernant directement ou indirectement la recherche en éducation qui ont marqué les 20 dernières années.
Et La sensibilisation des enseignants aux recherches améliore les résultats scolaires ? Ce n'est pas si évident… pour Olivier Rey. “En Angleterre comme un peu partout, on estime dans les communautés scientifiques et éducatives que l'on dispose aujourd'hui d'un certain nombre de résultats suffisamment robustes pour améliorer l'apprentissage. On se rend compte, en revanche, que la plus grande partie des enseignants connaissent mal ces résultats et rencontrent des obstacles pour se les approprier.
C'est pour surmonter ce problème que l'Education Endowment Foundation a lancé depuis trois ans une série d'études visant à expérimenter les différentes façons de partager les résultats de la recherche avec les enseignants. Différents degrés de dissémination de ces résultats ont été testés, de la familiarisation la plus superficielle jusqu'à l'engagement d'enseignants dans des séminaires de travail visant explicitement le transfert de résultats de recherches dans les pratiques d'enseignement. Ces études ont été menées avec l'objectif de mesurer l'efficacité de ces différents processus : les résultats scolaires des élèves (en fin d'école primaire) provenant d'écoles avec intervention des chercheurs ont été comparés avec ceux d'écoles sans intervention (groupe contrôle).
” Mais petite déception…. à lire la suite dans ce texte.

Lettre ouverte au ministre de l'Éducation nationale de la France à propos de l'interdiction des téléphones par Marc-André Girard (@magirard), Directeur du secondaire au Collège Beaubois. Doctorant en administration de l'éducation. Conférencier et auteur du livre : « Le changement en milieu scolaire québécois »

Education : Blanquer brandit la science contre l'idéologie par Jacques Billard. "La désignation par Jean-Michel Blanquer de Stanislas Dehaene, chercheur en sciences cognitives, à la tête du Conseil scientifique consultatif fait partie, on peut le supposer, d'un vaste plan de rétablissement de l'Éducation nationale à partir de l'enseignement primaire. La méthode ? On en appelle à des experts ayant pignon sur rue, comme Cédric Villani pour les mathématiques ou Boris Cyrulnik pour les écoles maternelles."

Bernard Desclaux

Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 541 - Les tâches complexes à la loupe
Dossier coordonné par Christophe Blanc et Florence Castincaud
décembre 2017
Depuis l'instauration du socle commun et l'incitation des enseignants à mettre en œuvre des « tâches complexes » dans leurs classes, on assiste à un foisonnement de propositions, personnelles et institutionnelles. Un dossier pour poursuivre la réflexion et nous aider à faire des choix pédagogiques et didactiques plus pertinents.

N° 540 - Voie professionnelle : (r)évolutions en
cours

Dossier coordonné par Sabine Coste et Nicole Priou
novembre 2017
La rénovation de la voie professionnelle engagée en 2009 a modifié les représentations sur les études initiales et la façon d'envisager les inégalités scolaires. Les caractéristiques sociales des jeunes scolarisés dans la voie professionnelle se sont, elles aussi, modifiées. Entre « diplôme bradé » et « émancipation sociale », quel état des lieux ?

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Costa Rica makes two years of pre-primary education compulsory

Internacional de la Educación - Mér, 17/01/2018 - 17:47
Education International has welcomed the move by Costa Rica to make two years of pre-primary education mandatory before primary school in an effort to achieve the United Nations’ Sustainable Development Goal on education.
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Appel de Strasbourg contre la sélection à l'université - 16 janvier 2018

Sauvons l'université - Mér, 17/01/2018 - 17:03

Rassemblés ce 16 janvier 2018 à l'université de Strasbourg* pour débattre de la loi
relative à l'orientation et à la réussite des étudiants (ORE), nous, personnels de
l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche, parents d'élèves, étudiant.e.s et lycéen.ne.s, demandons au gouvernement :

1. le retrait du projet de loi ORE ;
2. le maintien du baccalauréat comme diplôme national et 1er grade universitaire,
avec des épreuves terminales et anonymes ;
3. le libre accès de chaque bachelier.e à une formation universitaire de son choix ;
4. un plan d'urgence qui attribue les moyens humains et financiers nécessaires à
l'accueil de tou.te.s les futur.e.s bachelier.e.s et au bon fonctionnement des
services publics de l'éducation de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Face à un gouvernement qui bafoue l'état de droit en obligeant les personnels des
lycées et des universités à mettre en place une réforme qui n'est pas adoptée par la
représentation nationale, nous appelons les fonctionnaires du secondaire et du
supérieur à refuser la logique de la sélection en mettant des avis positifs sur tous les
voeux des lycéens
.

Nous appelons les responsables de formation, les élus des composantes et des
conseils centraux des établissements d'enseignement supérieur à user de tous les
moyens légaux qui permettront de faire barrage à une réforme qui institue le tri social
comme instrument de paupérisation du service public d'enseignement et de recherche
.

Nous nous adressons aux lycéen.ne.s, étudiant.e.s, parents d'élèves, personnels des
lycées et de l'enseignement supérieur ainsi qu'à leurs organisations représentatives
pour qu'ils mettent tout en oeuvre pour obtenir le retrait du projet de loi.

Adopté à l'unanimité des présents, moins trois NPPV

*Réunion-débat initiée par les organisations suivantes : FCPE 67, CGT Educ'Action, SNTRS-CGT,
SES-CGT, SN-FO-LC, SNPREES-FO, SupAutonome-FO, SNETAA-FO, SNEP-FSU, SNES-FSU, SNESUPFSU,
SNUEP-FSU, SUD Éducation, Solidaires Étudiant.es

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I. de Charrière, Trois femmes (éd. C. Jaquier)

Fabula - Mér, 17/01/2018 - 15:29
Trois femmes Isabelle de Charrière Claire Jaquier (éditeur scientifique) Date de parution : 19/10/2017 Editeur : Infolio Collection : Microméga ISBN : 978-2-88474-954-1 EAN : 9782884749541 Nb. de pages : 206 p. Sous la Révolution française, trois Françaises émigrées vivent en Allemagne, dans l'épreuve d'une situation qui bouleverse tous leurs repères. Emilie est une jeune fille noble, qui se retrouve orpheline et sans fortune, accompagnée de sa servante, Joséphine. Constance, femme d'expérience, veuve et riche, s'installe auprès d'elles et les aide à s'adapter à une réalité sociale étrangère. Un récit alerte, des dialogues vifs et pleins d'humour, des situations cocasses contribuent à faire de Trois femmes un roman gai, qui n'en est pas moins philosophique. Lucide plus que quiconque sur la nature sociale des inégalités, Isabelle de Charrière confie à trois femmes déplacées le soin de faire sentir, par-delà leurs aventures, leurs amours et leurs projets, le grand souffle des Lumières qui ébranle les catégories instituées de rang et de qualité, les préjugés relatifs à l'origine, à la naissance, au sexe ou à la couleur de peau. Isabelle de Charrière (1740-1805), née Isabella van Tuyll, a vu le jour au château de Zuylen, aux Pays-Bas, dans une famille d'ancienne noblesse. Elle épouse en 1771 Charles-Emmanuel de Charrière, issu d'une famille noble du Pays de Vaud : le couple s'installe à Colombier, près de Neuchâtel. Isabelle de Charrière excelle dans le roman, le théâtre, le pamphlet politique, ainsi que dans l'écriture épistolaire. Voir le site de l'éditeur…
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Communiqué de l'AG des personnels et étudiants de Paris 1 réunie le 16 janvier 2018

Sauvons l'université - Mér, 17/01/2018 - 13:32

A la suite de la CFVU du 9 janvier, l'assemblée générale s'est prononcée contre la remontée des critères et des attendus dans le cadre de ParcourSup.

Elle rappelle que contrairement à ce qui a été affirmé dans un certain nombre de messages à destination de la communauté universitaire de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, la non remontée de critères par une filière n'empêche pas la mise en ligne des formations de l'université sur ParcourSup ! L'offre de formations a été accréditée par le ministère qui ne peut en aucun cas la faire disparaître.

Elle rappelle en outre, l'incertitude totale sur ce que sera le contenu de cette réforme qui n'est même pas votée, ainsi que la décision qu'a prise la CFVU de Paris 1 le 9 janvier 2018 de ne remonter ni attendus ni critères et ce dans toutes les disciplines.

Dans ces conditions, l'assemblée générale et les organisations syndicales signataires demandent que le point relatif à la question des critères de sélection des étudiants soit retiré de l'ordre du jour du Conseil d'administration de Paris 1 qui se réunira ce jeudi 18 janvier 2018 et qu'aucun vote n'intervienne sur cette question.

Nous agirons pour que soient respectées les instances démocratiques élues de notre université.

Motion votée à l'unanimité moins une abstention

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Bullying is still rife in schools. Here's how teachers can tackle it

Guardian Unlimited: Education - Mér, 17/01/2018 - 13:01

The most effective interventions for bullying involve the pupils themselves – and build empathy between those affected

Many people will know what it feels like to be bullied. Despite a wealth of research and well-meaning interventions at a local level, bullying is still a common problem in UK schools (pdf) – and associated with depression, anxiety and even suicide.

Related: Why onlookers hold the key to standing up to bullies

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Literary Networks and Digital Media in Contemporary African Literatures ( Postcolonial Text , 2018)

Fabula - Mér, 17/01/2018 - 12:27
Call for papers Literary Networks and Digital Media in Contemporary African Literatures Postcolonial Text , Double Guest Issue 13:3 & 13:4, 2018 The aim of this double guest issue is to examine the notion of network(s) in relation to literary production on the African continent. As a theoretical tool, the notion refers to a complex system of interconnected individuals or institutions, one that often transcends physical borders and that is hard to delineate due to its ever-evolving and shifting nature. If one tends to focus on points of contact or connections, gaps and disconnection are also key in the architecture of a network. Literary networks developed in Africa and its diaspora in the early 1950s and 1960s, usually around university centers (Makerere, Ibadan, Nsukka), found means of expression through printed periodicals ( Black Orpheus , Transition ) and brought together writers and artists in clubs or collectives ( Mbari Club in Nigeria, ChemChemi Creative Centre in Kenya). Linked to Pan-Africanism and the will to develop and promote African writing on the continent, Anglophone networks connected with writers from the Harlem Renaissance and the Négritude movement, thus extending over continental and linguistic borders. Through events such as Writers' Conferences, organized on the continent and in metropolitan capitals, key issues facing African writers were debated and discussed. Thus, African literary networks can be read as both the products and the producers of forms of literary sociability (the University, clubs, conferences) but also as budding literary institutions that published collective works (periodicals) and, in some cases, became publishing houses, giving shape to emerging local literary fields. If most periodicals from those years have either stopped publication ( Black Orpheus ) or been delocalized away from the continent ( Transition ), the early 2000s saw the rise and development of a network of literary magazines and infrastructures all over the continent ( Kwani? , Saraba , Bakwa , Chimurenga , Jalada ), most of which are linked to digital platforms and networks. The development and rise of the Internet, of social media (Twitter, Facebook) and blogs has indeed offered new platforms and now represent a space where aspiring writers can meet and exchange, fostering new “virtual” networks, which are in varying degrees disconnected from geographical locations. They also offer new possibilities for the emergence of new voices and less formalized genres (Facebook fiction, writers' blogs). However, digital platforms often work hand in hand with print media and literary events (workshops, festivals). Among the questions this issue seeks to explore are the following: How have new technologies altered the way in which literary networks are built, function and evolve? How do those online networks develop to span national, transnational and global spaces?How can their connections and disconnections be mapped, and what does this new geography tell us about contemporary literary sociability and the relationship between African literature and World literature at large? How do these digital literary practices involve shifting relations to African languages and readerships? What type of imagined communities to they contribute to fostering? How does digital production function in relation to print, and to processes of legitimization and canonization? How are notions such as Pan-africanism, nationalism, or cosmopolitanism explored and redefined through such networks and their literary outputs?Can genealogies and (dis)continuities of African literary networks be mapped out across the longue durée of African literary production? How are those networks linked to forms of literary activism? What new thematic and generic directions do they explore? What new theoretical tools are required to read such networks and the literary works they produce? Submission Procedure and Calendar: 300-word abstracts, along with a short bio-bibliography should be submitted to Aurélie Journo ( aureliejourno@hotmail.fr ) by 9 March 2018 . After acceptance, full-length articles (6,000 to 8,000 words with Works Cited) should be submitted for review by 29 June 2018 . Authors are requested to follow Postcolonial Text guidelines: http://postcolonial.org/index.php/pct/about/submissions#authorGuidelines .
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P. Paré-Rey, "Les éditions des tragédies de Sénèque conservées à la Bibliothèque nationale de France (XVe-XIXe s.)"

Fabula - Mér, 17/01/2018 - 12:26
Référence bibliographique : Pascale Paré-Rey, "Les éditions des tragédies de Sénèque conservées à la Bibliothèque nationale de France (XVe-XIXe s.)", L'Antiquité à la BnF, 2018. Pascale Paré-Rey, "Les éditions des tragédies de Sénèque conservées à la Bibliothèque nationale de France (XVe-XIXe s.)", in L’Antiquité à la BnF , 17/01/2018, https://antiquitebnf.hypotheses.org/1643 Cet article présente les premiers résultats d’une recherche plus large, entreprise dans le cadre d’une Habilitation à diriger des recherches, qui portera sur l’histoire des éditions des tragédies de Sénèque, depuis la princeps (Ferrare, 1478) jusqu’à l’édition de F. Leo (Berlin, 1878-1879). Le corpus d’étude compte au total 29 éditions, parues sur quatre siècles, mais inégalement réparties: trois éditions pour le XV e s., dix pour le XVI e s., sept pour le XVII e s., deux pour le XVIII e et sept pour le XIX e siècle. Les éditions présentes à la BnF sont au nombre de 17, soit presque deux tiers de la documentation. L'article présente chacune d’elles, avec un bref commentaire sur ce qui constitue l’un des principaux intérêts de l’édition en question. Pour contacter, soumettre un article à l'Antiquité à la BnF, écrire à: blogantiquite@bnf.fr
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De l´héroïne mythique á l´héroïne en haillons. Métamorphoses du genre épique dans l´écriture des femmes des Amériques et de l´aire ibérique (dir. Assia Mohssine)

Fabula - Mér, 17/01/2018 - 12:25
Référence bibliographique : De l´héroïne mythique á l´héroïne en haillons. Métamorphoses du genre épique dans l´écriture des femmes des Amériques et de l´aire ibérique (sous la direction d´Assia Mohssine), Revista Épicas, numéro spécial n° 1, Sergipe, 2018, EAN13 : ISSN2527080X. DE L’HÉROÏNE MYTHIQUE À L’HÉROÏNE EN HAILLONS. Métamorphoses du genre épique dans l’écriture des femmes des Amériques et de l’aire ibérique L’intitulé de ce numéro de RevistaÉpicas dévoile d’emblée le double principe heuristique – l’épique et le gender - sur lequel repose notre approche des productions épiques de la contemporanéité écrites par les femmes des Amériques et de l’aire ibérique. L’objectif étant de mettre en dialogue la dynamique du genre épique avec le gender et voir la manière dont les écrivaines ont pu participer à la métamorphose du genre. Certes, l’approche en termes de genre littéraire a pris en compte la question de l’essoufflement ou la pérennité du genre épique, son anachronisme ou sa vitalité mais elle a peu abordé la transformation ou le possible glissement de l’épique vers l’écriture romanesque et encore moins la manière dont celle-ci exploite les procédés du registre épique. En ce sens, ce volume nous permettra d’amorcer une réflexion épistémologique transdisciplinaire sur la notion d’héroïcité en tant que catégorie esthétique resignifiée, tant dans l’épopée réinventée que dans les œuvres en prose écrites sur un mode de vision épique.
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Sélection à l'université : de la reproduction sociale à l'exclusion - Leïla Frouillou & Julie Le Mazier Libération, 17 janvier 2018

Sauvons l'université - Mér, 17/01/2018 - 12:11

La nouvelle plate-forme « Parcoursup » pour l'orientation post-bac prétend assurer une place à tous les élèves dans l'enseignement supérieur. Une nouveauté qui cache le manque de moyens des universités et qui oblige les élèves à devenir les auto-entrepreneurs de leur avenir.

Le « plan étudiants » du gouvernement n'est pas simplement une énième réforme des universités érodant le service public d'enseignement supérieur, engloutissant des personnels désormais habitués à appliquer dans l'urgence, le chaos et la pénurie de moyens des mesures iniques tant pour eux que pour les jeunes qu'ils sont supposés accueillir. C'est un tournant, qui détruit le droit à l'éducation. L'enseignement supérieur produisait déjà des effets massifs de reproduction des inégalités sociales. Au lieu de les combattre, ce plan le fait basculer vers un système d'exclusion de certaines catégories, majoritairement issues des classes populaires, hors des études supérieures.

Le plan étudiants est présenté comme un ajustement technique, qui fait passer d'une plateforme d'accès à l'enseignement supérieur, Admission post-bac (APB), à une autre, Parcoursup. Il s'agit selon le gouvernement d'améliorer l'orientation, donc la réussite des étudiants, les « mauvaises orientations » étant rendues responsables de l'échec en première année universitaire, plus sûrement imputable au manque de moyens alloués aux établissements. Dans les faits, il met en place une sélection, voire une exclusion de certains lycéens.

Découragement, autocensure et auto-exclusion

D'ores et déjà, il sacrifie une classe d'âge, celle des élèves actuellement en terminale. Ceux-ci doivent se familiariser en même temps que leurs enseignants à une nouvelle version du système, émettre dix vœux, produire des lettres de motivation, en situation de complète incertitude, avec peu de chances de maîtriser les critères selon lesquels on les laissera ou non accéder à certaines formations. A chaque étape de leur parcours, les élèves les plus fragiles sont susceptibles d'être découragés. Les conseils de classe émettent des avis sur leurs projets. Les formations du supérieur doivent publier des « attendus », conditions supposément requises pour y réussir, favorisant l'autocensure et en fait l'auto-exclusion.

Le plan étudiants constitue également un énorme surcroît de travail pour les personnels des universités qui seront chargés d'examiner leurs candidatures, en prenant en compte non seulement le dossier scolaire mais aussi des éléments annexes comme les lettres de motivation ou des expériences de stage. Le gouvernement joue double jeu, promettant aux lycéens et à leurs parents un examen qualitatif de tous les dossiers, tout en rassurant les universitaires sur la mise en place d'algorithmes locaux pour les trier automatiquement en fonction des notes. Comment classer autrement en deux semaines les milliers de dossiers qui arriveront dans les formations universitaires ?

Vers un marché de l'enseignement supérieur

L'urgence et les difficultés techniques masquent cependant l'enjeu politique crucial de cette réforme. Le simple fait d'ouvrir les dossiers de celles et ceux qui souhaitent entrer à l'université constitue de fait une mise en place de la sélection. La définition d'attendus, conditions pour être admis à l'université, abolit le dernier espace d'ouverture des possibles de poursuite d'études qui existait au milieu de formations sélectives toujours plus nombreuses. En favorisant la mise en concurrence des étudiants comme des formations, plus ou moins sélectives parce que plus ou moins attractives, ce plan acte la mise en place d'un marché de l'enseignement supérieur. Chaque lycéen, autoentrepreneur de son parcours scolaire, doit faire en sorte de se faire recruter par une formation. Parallèlement, le gouvernement accroît la différenciation des formations et des parcours, avec des licences, et bientôt des lycées, à la carte. Avec pour conséquences une hiérarchisation et une ségrégation accrues, protégeant toujours plus les circuits de formation des élites, qui bénéficient de financements importants.

La saturation des capacités d'accueil dans un contexte de croissance démographique parachève le dispositif. Alors que, depuis 1968, la loi garantissait l'accès de tout bachelier aux études supérieures, les universités pourront à présent refuser les candidatures les moins bien classées une fois atteint un seuil fixé au préalable. Un autre choix était possible : la dernière explosion en date du nombre de bacheliers s'était traduite en 1991 par le plan U2000, créant huit nouvelles universités dont quatre en Ile-de-France. Aujourd'hui, le gouvernement choisit une option qui se traduira par une exclusion des bacheliers scolairement les plus faibles.

Ce n'est pas la première fois qu'un gouvernement tente de bloquer l'accès des classes populaires aux lieux d'études, synonymes d'accès aux emplois les plus stables, valorisés et rémunérateurs, par l'instauration de la sélection à l'entrée de l'université. Ce fut le cas avant 1968, et encore en 1986. Chaque fois, une grève d'ampleur dans les lycées et les universités a permis l'abandon des projets. Aujourd'hui de nouveau, nous sommes à la croisée des chemins. Il est encore temps de refuser de prendre celui de la sélection.

Leïla Frouillou Maître de conférences en sociologie, université Paris Nanterre , Julie Le Mazier Docteure en science politique

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Question d'actualité au gouvernement du groupe CRCE sur Parcoursup - 16 janvier 2018

Sauvons l'université - Mér, 17/01/2018 - 12:00

Par Fabien GAY, Sénateur de Seine-St-Denis.

La mise à jour que tous attendaient : la réponse du premier ministre !!

Monsieur le Président,
Monsieur le Ministre/Madame la ministre, Mes cher(e)s collègues,

Les lycéennes et les lycéens peuvent accéder, depuis hier, au portail Parcoursup qui remplace le dispositif Admission Post Bac (APB). Ils pourront prochainement mettre en ligne les dossiers qui seront examinés par les universités en fonction d'attendus qu'elles élaborent en ce moment.

Par ces attendus, en dehors de tout cadre légal, plusieurs universités demandent aux candidats des lettres de motivation, des justificatifs de stage ou encore des diplômes comme le BAFA. Elles ont parfaitement compris le sens de votre projet de loi sur « l'orientation et la réussite des étudiants » et mettent en place une sélection drastique que vous n'assumez pas politiquement.

Tout se passe donc comme si les dispositions de votre loi étaient appliquées avant même d'avoir été discutées par la haute assemblée qui en débattra les 7 et 8 février prochains. Nous vous demandons solennellement, Madame la ministre, de respecter les prérogatives constitutionnelles de notre assemblée et de sursoir sans délais à l'application d'une loi qui n'a pas été ni examinée, ni encore loin de là, votée. Le Sénat doit être respecté.

Dans le cas contraire, notre groupe se réserve la possibilité de déférer devant les juridictions administratives les actes des universités qui seraient contraires aux dispositions du code de l'éducation tel qu'il s'applique aujourd'hui.

La réponse du premier ministre demain (quel suspens insoutenable !)

M. Édouard Philippe, Premier ministre . - Oui, nous remplaçons le dispositif connu sous le nom d'APB. Vous évoquez une sélection qui ne dirait pas son nom. Cette sélection, elle existait hier, elle existe encore aujourd'hui. Les IUT, les classes préparatoires sont des filières sélectives. Dans les filières non sélectives, la sélection se fait par l'échec, de 60 % de ceux qui s'inscrivent en première année et n'obtiennent pas la licence en quatre ans. Cette sélection par l'échec est due à un défaut d'orientation. Il a été choisi il y a quelques années de procéder par tirage au sort, solution injuste et scandaleuse...

M. Jean-Paul Émorine [1]. - Oui.

M. Édouard Philippe, Premier ministre. - Vous vous souvenez de l'émotion des Français, lorsqu'ils ont découvert l'an dernier l'extension du tirage au sort. Nous avons décidé de créer un dispositif qui informe au mieux les lycéens sur leurs compétences et leurs chances de réussite. Ceux-ci connaissent très exactement les attendus pour réussir dans la filière choisie. S'ils n'ont pas le niveau, les universités devront leur indiquer un parcours qui leur correspond. C'est plus d'information pour une meilleure orientation et plus d'accompagnement.

Nous avons ouvert la plateforme hier, non pas pour les inscriptions, mais pour que chaque lycéen puisse la connaître.

Les lycéens auront jusqu'au 13 mars pour formuler dix vœux d'accès à l'enseignement supérieur. Les résultats arriveront en mai et personne ne sera laissé au bord du chemin. D'une procédure, voire d'un tirage au sort, mécaniques, nous progressons vers une orientation qui prenne en compte l'ensemble des demandes. Je crois que c'est un progrès et vous pourrez en débattre, au Sénat, en février : nul doute que ce sera un beau débat ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM, ainsi que sur plusieurs bancs du groupe Les Indépendants et sur quelques bancs du groupe UC)

M. Fabien Gay. - Monsieur le Premier ministre, vous n'avez pas répondu sur la méthode. Je le regrette. Sur le fond, nous avons toujours refusé la sélection, tout comme le tirage au sort. Il faut un milliard d'euros d'investissement pour apporter une solution aux 40 000 nouveaux bacheliers qui arrivent à l'université. (Applaudissements sur les bancs du groupe CRCE)

[1] Sénateur LR de Saône-et-Loire —depuis 1995, tout de même— avant il était député ("en même temps" Lemairiste).

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Why do black students quit university more often than their white peers?

Guardian Unlimited: Education - Mér, 17/01/2018 - 11:56

Black students are 1.5 times more likely to drop out than their white and Asian counterparts. Understanding why is vital

Kaya is one of a worrying number of black higher-education students who have failed to make it to graduation day. A recent study found that 10.3% of black students quit university early in England, compared with 6.9% for the student population as a whole.

“I had so many racially-tinted, miserable experiences at my university,” says Kaya, who has asked the Guardian not to use her real name. “My male housemate used to say the ‘n-word’ in front of me, bragged about the fact he’d once racially abused a man in a club, and was so aggressive when I asked him to stop. Yet when I told my university counsellor, she said I couldn’t know for sure if my housemate was actually racist ... that I needed to live and let live.”

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