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La traduction à l’épreuve des publications périodiques (Barcelone)

Mér, 13/12/2017 - 18:22
Journées d’étude « La traduction à l’épreuve des publications périodiques : problématiques théoriques et enjeux méthodologiques pour une analyse transnationale à grande échelle» Organisées par l’Universitat Oberta de Catalunya (Estudis d'Arts i Humanitats, projet de recherche MapModern ) et l’Université Paris Sorbonne (Paris IV, Centre de recherche en Littérature comparée) Date : 13 - 14 septembre 2018 Lieu : Universitat Oberta de Catalunya, Tibidabo 39 (salle Josep Laporte), Barcelone Depuis quelques années, les études de traduction ont attiré de plus en plus de chercheurs issus de domaines divers. De la linguistique à la littérature comparée, de la sociologie à l’histoire culturelle, les approches se sont multipliées. C’est cependant depuis une perspective particulière que nous souhaitons aborder la traduction durant ces journées d’étude, celle des publications périodiques. Champ de recherche en plein essor, le monde des revues et des journaux littéraires est interrogé pour saisir l’atmosphère culturelle d’une époque, pour analyser la réception d’œuvres littéraires, pour reconstituer le flux des échanges internationaux et les canaux de transfert des littératures étrangères. Néanmoins l'analyse des traductions éparpillées dans les périodiques et les journaux littéraires reste fragmentaire, tandis qu’une réflexion théorique qui en aborde les enjeux tarde à voir le jour. Pourtant, face aux nombreux projets de numérisation des revues et de création de catalogues numériques, le besoin d’affronter des questions de méthode se fait pressant. Le rôle majeur que jouent les périodiques dans le processus de réception et de transfert des littératures, dans la diffusion d’auteurs et d’œuvres, dans la création de réseaux transnationaux ainsi que dans l’établissement, le renforcement ou bien la mise en cause des hiérarchies culturelles transnationales est indéniable. D’autre part, les publications périodiques ont leurs propres spécificités. Leurs logiques les distinguent du monde du livre, avec lequel elles entretiennent cependant une relation constante. L’hétérogénéité du monde des publications périodiques, regroupant à la fois les journaux, les revues, les suppléments littéraires des quotidiens, etc., nous oblige à faire face aux différences non pas seulement des programmes littéraires, esthétiques voire idéologiques des périodiques, mais aussi de formats, de périodicité, de moyens économiques, de capital social, de canaux de diffusion, du public de référence. Quant à la traduction littéraire, elle est largement présente dans les publications périodiques. Sa pratique se configure comme un phénomène complexe et aux multiples facettes, qui engendre des problématiques à la fois traductologiques, littéraires, politico-sociales et historico-culturelles. Les revues font souvent preuve d’une grande liberté dans la pratique et dans la publication des traductions littéraires. Il suffit de penser aux différentes manières de présenter les traducteurs, dont les noms sont tantôt indiqués, tantôt inconnus; aux rapports avec les textes sources, dont l’indication ne s’avère pas toujours rigoureuse et qui peuvent parfois impliquer l’intervention, inavouée, d’une langue étrangère intermédiaire; aux lieux d’apparition des traductions dans les différentes sections d’une revue, conférant aux textes étrangers des rôles divers et trahissant souvent les mécanismes implicites de la représentation des littératures étrangères et du rapport à l’«autre»; à la présence, ou non, d’un discours théorique sur la traduction qui en accompagne la pratique. Néanmoins, ce phénomène demeure à présent peu exploré du point de vue théorique, tandis que ces traductions sont souvent extrapolées de leur contexte de publication pour être analysées dans leur dimension textuelle, en tant qu’objets autonomes du contexte paratextuel, littéraire, politico-social et historico-culturel dans lequel ils se situent. Ce genre d’analyse tend toutefois à privilégier les traductions signées par des traducteurs connus, qui sont souvent eux-mêmes des poètes ou des écrivains. Elles sont alors abordées dans l’ensemble de l’œuvre de leur traducteur. Ainsi, une canonisation se réalise, qui n’est cependant pas en mesure de rendre compte du flux effectif des traductions ni des implications du transfert des littératures étrangères dans les périodiques. C’est en raison des caractéristiques spécifiques de ces objets que l’étude des traductions dans les publications périodiques nécessite une approche théorique propre et des méthodologies adéquates. Cette journée d'étude vise donc à explorer les enjeux théoriques d’une analyse qui sache restituer ces objets à leur contexte de publication, en articulant ainsi la théorie de la traduction et l’étude des publications périodiques. Les contributions prendront la forme de communications de 20 minutes et proposeront des questionnements théoriques ou méthodologiques, éventuellement à partir de l’étude de cas spécifiques. Plusieurs pistes de recherche pourront être explorées (liste non exhaustive):Méthodologies pour l’étude de la traduction dans les publications périodiques et de leurs rapports avec le monde de l’édition: Peut-on formuler une méthodologie spécifique pour l’étude des littératures étrangères et des traductions publiées dans les revues? Dans ce sens, est-il nécessaire d’envisager une critique des traductions ayant des traits singuliers qui la distinguent de la critique littéraire habituelle ? Ne s’agirait-il d’une tâche collaborative et interdisciplinaire, étant donné le caractère multiculturel et multilinguistique de la traduction comme objet d'analyse?Quels processus détermine le passage de textes traduits d’un périodique au livre? Par quels mécanismes de sélection et de consécration aboutit-on à ce passage ? Que peut-il apporter le prisme de la traduction et des transferts des littératures étrangères à l’étude des rapports entre le monde des périodiques et le monde de l’édition?Comment envisager la récolte et l’analyse d’un nombre significatif de traductions éparpillées dans un corpus vaste de périodiques ?Le rapport quantitatif/qualitatifdans l'analyse des traductions dans les périodiques: Quelles possibilités ouvre l’analyse quantitative pour l’étude des contenus étrangers et des traductions dans les revues? Est-il possible d’élaborer des méthodes d’analyse quantitative de corpus vastes et hétéroclites qui dépassent les résistances opposées par les revues à ce genre d’approches, en raison de leurs caractéristiques spécifiques?Est-il possible de développer des techniques d’étude qualitative des données qui mettent en jeu l’analyse micro-textuel ou close reading , sans laisser de côté le macro-textuel ou distant reading ? De quelles méthodes dispose le chercheur pour étudier conjointement des objets sémiotiques aussi disparates (revues, livres, traductions)?L'approche sociologique/approche herméneutiquedes traductions dans les périodiques:Est-il possible de conjuguer les approches intrinsèques et les approches extrinsèques, les problématiques intertextuelles et les problématiques sociologiques ? Comment peut-on envisager une synthèse entre ces deux approches que l’on considère de moins en moins comme antagoniques? L’étude des traductions dans les revues peut-elle offrir des nouvelles perspectives méthodologiques dans ce domaine?Problématiques liées à la numérisation des revues et à la création de catalogues numériques: Comment la numérisation des revues et l'approche du big data dans les études littéraires ont changé les archives? Comment travailler des grandes masses de donnés regroupant des contenus hétéroclites avec des outils numériques? Quelles sont les possibilités et les limites du numérique et du big data pour l’étude des contenus étrangers et des traductions dans les revues? Quelles résistances opposent les revues aux catégorisations imposées par la création de catalogues numériques? Faut-il aller vers la définition d’une taxonomie? Les projets de numérisation tendent à se concentrer dans les centres, comment les encourager dans les dites "périphéries" à fin d'aboutir à un partage des connaissances et de ressources plus égalitaire ?Méthodes d’analyse des réseaux des revueset perspectives pour une approche transnationale :L’étude des échanges internationaux dans les revues nous mène-t-elle nécessairement vers une approche globale et d’analyse des réseaux? Que révèle l’étude des revues à propos de l’articulation entre le niveau local, régional, national et international? Comment l’étude des revues à une échelle transnationale peut-elle aider à repenser les rapports d’hégémonie et les hiérarchies culturelles internationaux?Modalités de soumissiondes propositions: Les propositions (environs 300 mots), accompagnées des coordonnées et d’une brève notice biobibliographique des auteurs, sont à envoyer avant le 15 février 2018 à Laura Fólica ( lfolica@uoc.edu) , Diana Roig Sanz (dsanzr@uoc.edu) et Stefania Caristia ( stefania.caristia@gmail.com ). Langues de communication : anglais, français, espagnol, catalan. Lors des Journées d’études, un résumé élargi ainsi que les présentations en power point (si nécessaires) devront être rédigés en anglais pour assurer un vif échange entre les participants. La participation aux Journées d’étude est gratuite, mais l’inscription est nécessaire tant pour les intervenants que pour les assistants, le nombre de places étant limité. Les organisatrices prévoient l’édition d’un ouvrage collectif ou d’un dossier spécial dans une revue internationale (par peer reviewed / évalué par des pairs), suite à une sélection des communications présentées lors des Journées d’étude. -------------------------------------------- ------------------------- Bibliographie à titre indicatif: Berman, Antoine, La Traduction et la lettre ou l'auberge du lointain ,Paris, Éditions du Seuil, 1999. Borgman, Christine L., Scholarship in the Digital Age: Information, Infrastructure, and the Internet , Cambridge-Massachusetts-London, The MIT Press, 2007. Bourdieu, Pierre, Les Règles de l’art . Genèse et structure du champ littéraire, Paris, Éditions du Seuil, 1992. Bourdieu, Pierre, «Les conditions sociales de la circulation internationale des idées», Actes de la recherche en sciences sociales 145, (1989) 2002, p. 1-8. Casanova, Pascale, La République Mondiale des Lettres , Paris, Seuil, 1999. De Marneffe Daphné, Entre modernisme et avant-garde. Le réseau des revues littéraires de l’immédiat après-guerre en Belgique (1919-1922), thèse de doctorat, Université de Liège, 2007. Espagne, Michel, Michael Werner, «La construction d’une référence culturelle allemande en France: Genèse et histoire (1750-1914)», Annales 4, juillet-août 1987, p. 969-992. Even-Zohar, Itamar, «The position of translated literature within the literary polysystem», in Poeticstoday , a. 11, n. 1, (1978) 1990, p. 45-51. Genette, Gérard, Palimpsestes .La littérature au second degré ,Paris, Éditions du Seuil, (1982), 1992. Heilbron, Johan, GisèleSapiro(éds.), Traductions: les échanges littéraires internationaux , Actes de la recherche en Sciences Sociales ,144, 2002. Heilbron, Johan, « Towards a Sociology of Translation. Book Translations as a Cultural World System », European Journal of Social Theory 2: 4, 1999, p. 429-444. Hermetet, Anne-Rachel, Pour sortir du chaos. Trois revues européennes des années vingt , Presses Universitaires de Rennes, 2009. ----- «Traduction et revues littéraires: quelques exemples dans l'Europe de l'entre-deux-guerres», Traduction et partages: que pensons-nous devoir transmettre? , Bordeaux, SFLGC, 2015. Iriye, Akira, Global and Transnational History. The Past, Present and Future . London: Palgrave MacMillan, 2012. Jockers, Matthew (2013). Macroanalysis: Digital Methods and Literary History . Springfield: University of Illinois. La Penna, Daniela, Mila Milani, Francesca Billiani (éds.), National dialogues and transnational exchanges across Italian periodical culture, 1940-1960 , Modern Italy , 21 (2), Cambridge University Press, 2016. Meyer, Eric T., Schroeder, Knowledge Machines: Digital Transformations of the Sciences and Humanities . Cambridge, MA: The MIT Press, 2015. Meylaerts, Reine, « Translators and (their) norms: towards a sociological construction of the individual », in Beyond Descriptive Translation Studies: investigations in homage to Gideon Toury , Anthony Pym, Miriam Shlesinger, Daniel Simeoni (éds.). Amsterdam-Philadelphia, John Benjamins, 2008, p. 91-102. Moretti, Franco, Graphs, Maps, Trees: Abstract Models for Literary History , Londres, Verso, 2005. MUS Francis, Karen Vandemeulebroucke, Ben Van Humbeeck, Laurence Van Nuijs, L’étude des revues littéraires en Belgique , COnTEXTES 4, 2008[En ligne]. Risterucci-Roudnicky, Danielle, Introduction à l’analyse des œuvres traduites , Paris, Armand Colin 2008. Sanz Roig, Diana, “Specialization and Institutionalization: The Transnational Professionalization of European Literary Criticism during the Interwar period”. Cultural and Social History , Christopher Laucht (coord. of the special issue). (sous presse). ----- « La Nouvelle Revue Française y Revista de Occidente (1923-1936): un modelo transnacional de crítica literaria », Revista de Occidente , Mai, 384, 2013, p. 70-107. Sapiro, Gisèle, « Réseax, institutions et champ », in Le réseaux littéraires , D. de Marneffe, D. Benoît (dir.), Brussels, ULB/UG, 2006, p. 44-59. Stead, Evanghelia, Hélène Védrine, L’Europe des revues, 1880-1920 , Presses de l’Université de Paris Sorbonne, 2008. Organisation : - Laura Fólica (MapModern, Universitat Oberta de Catalunya): lfolica@uoc.edu - Diana Roig Sanz (MapModern, Universitat Oberta de Catalunya): dsanzr@uoc.edu -Stefania Caristia (CRLC, Paris Sorbonne): stefania.caristia@gmail.com ------------------------------------------------------- International Conference " Translation in periodical publications: theoretical problems and methodological challenges for a transnational study on a large scale" Organised by Universitat Oberta de Catalunya (Estudis d'Arts i Humanitats, MapModern project) and Université Paris Sorbonne (Paris IV, Centre de Recherche en Littérature Comparée) Date : September 13-14, 2018 Venue : Universitat Oberta de Catalunya, Tibidabo 39 (room Josep Laporte), Barcelona In recent years, translation studies have attracted a growing number of researchers from different fields: from linguistics to comparative literature, from sociology to cultural history. In this conference, we propose to approach translation from the specific perspective of periodical publications. Literary journals and newspapers constitute a field of increased research interest that can capture the cultural atmosphere of an era, analyse the reception of literary works, and reconstruct international exchange flows and channels of transfer of foreign literature. Despite this, the analysis of the translations circulating in these publications remains fragmented and the theoretical reflections about this subject are still to take place. Furthermore, given the numerous projects for digitalisation of journals and creation of digital catalogues, it becomes essential to deal with issues of methodological order. The central role that periodicals have in the process of literary reception and transfer, in the circulation of authors and works, in the creation of transnational networks, as well as in the establishment, reinforcement or questioning of transnational cultural hierarchies is undeniable. On the other hand, these publications have specific features and a logic of their own, which differ from book publishing though maintaining a constant relationship with it. Their heterogeneous character, which includes newspapers and magazines, literary supplements, weeklies, etc., confronts us with challenging differences of not only literary, aesthetic or even ideological programs of publications, but also of formats, periodicity, economic resources, and types of public. Literary translation, on the other hand, is widely present in periodicals. Its practice is configured as a complex phenomenon that brings into play translatological, literary, political-social, and historical-cultural problems. Often journals show great freedom in the practice and publication of translation. Suffice it to think about the different ways of presenting translators, whose names are sometimes indicated and others not; the relations with the source texts, whose reference is not always rigorous and which can even be mediated by a third, and often unacknowledged, foreign language; the places where translations appear in the different sections of a journal, which give them different roles and can "betray" the implicit mechanisms of the representation of foreign literatures and their relationship with the "other"; the presence or not of a theoretical discourse on translation that accompanies the translation practice. Despite all this, this phenomenon is still little explored from a theoretical point of view; likewise, translations are often separated from the context of their publication and are analysed in their textual dimension as objects independent of any paratextual, literary, political-social and historical-cultural context. This approach usually favours translations signed by renowned translators, often also poets or writers, and they are studied within the entirety of the works of the translator. This results in a canonization, which fails, however, to account for the actual flow of translations or the implications of the transfer of foreign literature in periodical publications. Due to the specific characteristics of translation in periodical publications, a proper and adequate theoretical-methodological approach is required. This conference aims to review the theoretical issues for an analysis that restores the objects in their contexts of publication, thus combining the theory of translation and the study of periodicals. The papers will be 20-minute communications and will discuss theoretical-methodological questions, possibly based on the study of specific cases. Several lines of research can be addressed (non-exhaustive list):Methodologies for the study of translation in periodicals and their relationship with the world of publishing:Is it possible to formulate a specific methodology for the study of foreign literatures and translations published in journals? In this sense, what features should a criticism of translation have that differentiate it from the usual literary criticism? Shouldn’t it be interdisciplinary, given the multicultural and multilingual nature of translation as an object of analysis?What kind of changes marks the transition of translations from the press to the book? What mechanisms of selection and consecration are put into play? What can the translation and the transfer of foreign literature contribute to the study of the relations between the world of press and that of publishing?How to plan the collection and analysis of data from a significant number of scattered translations in a vast corpus of periodicals?The qualitative and quantitative relationship in the analysis of translations in periodical publications:What possibilities does quantitative analysis open for the study of foreign contents and translations in journals? Is it possible to elaborate methods of quantitative analysis of large and heterogeneous corpora so as to overcome the challenges that journals pose to this type of approach, considering their specific characteristics?Is it possible to develop techniques for a qualitative study that put into play the micro-textual analysis or close reading , without neglecting the macrotextual or distant reading ? What methods does the researcher have to study such varied semiotic objects (journals, books, translations) altogether?Sociological and hermeneutical approaches to translations in periodical publications:Is it possible to combine intrinsic and extrinsic perspectives, intertextual and sociological questions? How to develop a synthesis of both approaches, ever less considered as antagonistic? Does the study of translation in periodical publications offer new methodological perspectives?Problems related to the digitalization of journals and the creation of digital catalogues:How digitalization of journals and big data in literary studies have changed the archives? How to manage large masses of heterogeneous data with digital tools? What are the possibilities and limits of big data and digital approaches for the study of foreign content and translations in journals? What challenges do periodical publications pose to the categorizations given by the creation of digital catalogues? Would it be appropriate to establish a taxonomy? Given that digitization projects tend to concentrate in the centres, how do we encourage their development in the so-called "peripheries" to achieve more equal knowledge and resources?Methods for analysis of networks of periodical publications and perspectives for a transnational approach:Does the study of international exchanges in periodical publications necessarily guide us towards a global approach and network analysis? Does the study of periodical publications shed light on the combination of the local, national, regional and international levels? In what way does the study on a transnational level help reconsider the relations of hegemony and international cultural hierarchies?Submission : An abstract (300 words), the filiation, and a bio-bibliography of the authors should be sent before February 15, 2018 to Laura Fólica (lfolica@uoc.edu), Diana Roig Sanz (dsanzr@uoc.edu), and Stefania Caristia (stefania.caristia@gmail.com). The communication languages are: English, French, Spanish, Catalan. During the Conference, an extended summary as well as power point presentations (if used) should be written in English to ensure the exchange between the participants. Participation in the Conference is free, but the registration of speakers and assistants is necessary, due to the limited number of places. The organizers have planned the publication of a collective work or of a special issue in an international journal (by peer reviewed), after a selection of the dissertations. ---------------------------------------------------------------- Coloquio Internacional " La traducción en las publicaciones periódicas: problemáticas teóricas y desafíos metodológicos para un análisis trasnacional a gran escala" Organizado por la Universitat Oberta de Catalunya (Estudis d'Arts i Humanitats, proyecto MapModern ) y la Université Paris Sorbonne (Paris IV, Centre de recherche en Littérature comparée) Fecha : 13 y 14 de septiembre de 2018 Lugar : Universitat Oberta de Catalunya, Tibidabo 39 (sala Josep Laporte), Barcelona Desde hace años que los estudios de traducción atraen a un número cada vez más grande de investigadores de diversos ámbitos: de la lingüística a la literatura comparada, de la sociología a la historia cultural. En este coloquio nos proponemos abordar la traducción desde la perspectiva específica de las publicaciones periódicas. El ámbito de las revistas y los periódicos literarios es un campo de investigación en pleno auge que permite captar la atmósfera cultural de una época, analizar la recepción de obras literarias, reconstruir los flujos de intercambio internacionales y los canales de transferencia de literaturas extranjeras. A pesar de esto, el análisis de las traducciones diseminadas en dichas publicaciones sigue siendo fragmentario y la reflexión teórica sobre este objeto tarda en aparecer. Asimismo, frente a los numerosos proyectos de digitalización de revistas y de creación de catálogos digitales, resulta urgente encarar preguntas de orden metodológico. El papel central que juegan las publicaciones periódicas en el proceso de recepción y transferencia de literaturas, en la difusión de autores y obras, en la creación de redes transnacionales así como en el establecimiento, refuerzo o cuestionamiento de las jerarquías culturales transnacionales es innegable. Por otro lado, estas publicaciones tienen rasgos específicos y lógicas distintas de la edición libresca, con la cual mantienen, no obstante, una relación constante. Su carácter heterogéneo, que reagrupa tanto a periódicos como a revistas, suplementos literarios, semanarios, etc. nos obliga a afrontar las diferencias no solo de programas literarios, estéticos e incluso ideológicos de las publicaciones, sino también de formatos, frecuencias, recursos económicos o tipos de público. En cuanto a la traducción literaria, esta se halla ampliamente presente en las publicaciones periódicas. Su práctica se configura como un fenómeno complejo, que pone en juego problemáticas a la vez traductológicas, literarias, político-sociales e histórico-culturales. A menudo las revistas dan muestras de una gran libertad en la práctica y publicación de traducciones. Basta pensar en las distintas maneras de presentar a los traductores, cuyos nombres a veces son indicados y otras no; en las relaciones con los textos fuentes, cuya referencia no siempre es rigurosa y que incluso puede estar mediada por una tercera –y a menudo inconfesada– lengua extranjera; en los lugares de aparición de las traducciones en las distintas secciones de la revista, lo cual les confiere diversos roles y que pueden "traicionar" los mecanismos implícitos de la representación de las literaturas extranjeras y de su relación con el "otro"; en la presencia o no de un discurso teórico sobre la traducción, que acompañe la práctica traductora. A pesar de todo ello, este fenómeno sigue siendo poco explorado desde el punto de vista teórico; asimismo, las traducciones suelen separarse de su contexto de publicación y son analizadas en su dimensión textual como objetos independientes de su contexto paratextual, literario, político-social e histórico-cultural. Este tipo de enfoque suele privilegiar las traducciones firmadas por traductores conocidos, a menudo también poetas o escritores. Y se las estudia en el conjunto de la obra de un traductor. De este modo, se realiza una canonización que no logra, sin embargo, dar cuenta del flujo efectivo de las traducciones ni de las implicaciones de la transferencia de literatura extranjera en los periódicos. A raíz de las características específicas de la traducción en las publicaciones periódicas, se impone un enfoque teórico-metodológico propio y adecuado. Este coloquio busca revisar las apuestas teóricas para un análisis que resitúe los objetos en sus contextos de publicación, articulando la teoría de la traducción y el estudio de publicaciones periódicas. Las contribuciones serán comunicaciones de 20 minutos y propondrán cuestionamientos teórico-metodológicos, eventualmente a partir del estudio de casos específicos. Se pueden abordar varias líneas de investigación (lista no exhaustiva):Metodologías para el estudio de la traducción en las publicaciones periódicas y su relación con el mundo de la edición: ¿Es posible formular una metodología específica para el estudio de las literaturas extranjeras y de las traducciones publicadas en las revistas? En ese sentido, ¿qué rasgos ha de tener una crítica de la traducción que la diferencien de la crítica literaria habitual? ¿Acaso esta no deba ser interdisciplinaria, dado el carácter multicultural y multilingüe de la traducción como objeto de análisis?¿Qué procedimientos marcan el pasaje de las traducciones de la prensa al libro? ¿Qué mecanismos de selección y consagración se ponen en juego? ¿Qué puede aportar la traducción y la transferencia de literaturas extranjeras al estudio de las relaciones entre el mundo de la prensa y el de la edición?¿Cómo planear la recogida y análisis de datos de un número significativo de traducciones dispersas en un vasto corpus de publicaciones periódicas?La relación cualitativa y cuantitativa en el análisis de las traducciones en las publicaciones periódicas: ¿Qué posibilidades abre el análisis cuantitativo para el estudio de los contenidos extranjeros y de las traducciones en las revistas? ¿Es posible elaborar métodos de análisis cuantitativo de corpus amplios y heteróclitos que respondan a los desafíos que las revistas plantean para este tipo de enfoques, dadas sus características específicas?¿Es posible desarrollar técnicas de estudio cualitativas que pongan en juego el análisis microtextual o close reading , sin dejar de lado el macrotextual o distant reading ? ¿Qué métodos dispone el investigador para estudiar conjuntamente objetos semióticos tan variados (revistas, libros, traducciones)?Enfoques sociológico y hermenéutico de las traducciones en las publicaciones periódicas:¿Es posible conjugar perspectivas intrínsecas y extrínsecas, problemáticas intertextuales y sociológicas? ¿Cómo desarrollar una síntesis de ambos enfoques, cada vez menos considerados como antagónicos? ¿El estudio de las traducciones en las revistas ofrece nuevas perspectivas metodológicas?Problemáticas ligadas a la digitalización de revistas y creación de catálogos digitales: ¿De qué modo la digitalización de las revistas y el big data en los estudios literarios han cambiado los archivos? ¿Cómo trabajar grandes masas de datos heterogéneos con herramientas digitales? ¿Cuáles son las posibilidades y los límites de lo digital y el big data para el estudio de los contenidos extranjeros y de las traducciones en revistas? ¿Qué desafíos plantean las revistas a las categorizaciones dadas por la creación de catálogos digitales? ¿Sería conveniente establecer una taxonomía? Los proyectos de digitalización tienden a concentrarse en los centros, ¿cómo alentar su desarrollo en las denominadas "periferias" para lograr conocimientos y recursos más igualitarios?Métodos de análisis de redes de publi-caciones periódicas y perspectivas para un enfoque transnacional:¿El estudio de los intercambios internacionales en publicaciones periódicas nos orienta necesariamente hacia un enfoque global y de análisis de redes? ¿Qué elementos ilumina el estudio de las publicaciones sobre la articulación entre los niveles local, nacional, regional e internacional? ¿De qué modo su estudio a escala transnacional ayuda a repensar las relaciones de hegemonía y las jerarquías culturales internacionales?Condiciones para el envío de propuestas: Las propuestas (unas 300 palabras), junto con los datos y una breve biobibliografía de los autores deben enviarse antes del 15 de febrero de 2018 a Laura Fólica ( lfolica@uoc.edu) , Diana Roig Sanz (dsanzr@uoc.edu) y Stefania Caristia ( stefania.caristia@gmail.com ). Las lenguas de comunicación son: catalán, español, francés, inglés. Durante el Coloquio, un resumen ampliado así como las presentaciones de power point (si se emplean) deben redactarse en inglés para asegurar el intercambio entre los participantes. La participación en el Coloquio es gratuita, pero la inscripción de oradores y asistentes es necesaria, debido al número limitado de plazas. Los organizadores tienen prevista la edición una obra colectiva o de un dossier especial en una revista internacional (por peer reviewed ), tras una selección de las comunicaciones presentas en el Coloquio.
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Critiques féministes des savoirs : créations, militantismes, recherches

Mér, 13/12/2017 - 15:15
APPEL À COMMUNICATIONS – COLLOQUE 2018 «CRITIQUES FÉMINISTES DES SAVOIRS: CRÉATIONS, MILITANTISMES, RECHERCHES» Ce colloque est organisé par le collectif Arpège-EFIGIES Toulouse et aura lieu les 17 et 18 mai 2018 à l’Université de Toulouse Jean Jaurès (Maison de la Recherche – Salle F417). Cet appel s’adresseaux jeunes chercheur·se·s(doctorant·e·s, post-doctorant·e·s, docteur·e·s, masterant·e·s), auxcollectifs et associations non universitaires, aux artistes militant·e·s et militant·e·s créatrice·eur·s et aux autres personnes de la société civile concernées par la thématique. Dans les années 1970, les critiques énoncées par des mouvements militants et des universitaires à l’encontre du savoir scientifique ont permis la formulation des théories des «savoirs situés». Selon Sandra Harding (1986, 1991), Donna Haraway (1991) ou encore Patricia Hill Collins (1990), la construction de «savoirs situés» doit permettre non seulement d’expliciter les biais du point de vue masculin, de classe supérieure, blanc, eurocentré et cis-hétérocentré à partir duquel sont, pas seulement mais majoritairement, produits les savoirs scientifiques. Il s’agit ensuite de favoriser l’émergence de nouveaux savoirs, des savoirs situés, à partir desquels les rapports de domination pourront être mis en évidence pour être ensuite déconstruits. La posture réflexive que chacun·e est invité·e à avoir sur son expérience et sur l’impact que celle-ci a sur sa production scientifique doit fournir les ressources pour critiquer et renouveler la pensée produite par les dominants, tout en prenant conscience de ses propres privilèges (McIntosh, 1989 ; Kebabza, 2009). Loin de constituer un frein à la progression de la connaissance, les théories du positionnement ( standpoint : Harding, 1986) permettent de produire une «objectivité forte» et de visibiliser des savoirs et des sujets historiquement invisibilisé·e·s. Depuis, les théories du positionnement ont été alimentées, notamment à l’aune du développement des perspectives intersectionnelles (Dorlin 2009 ; Bentouhami 2015 ; Collins et Bilge 2016) et féministes décoloniales (Mohanty, 1986, Espinosa-Miñoso, 2010, 2014), aussi bien dans le champ universitaire que militant, qui de plus se rejoignent et s’entremêlent parfois. En tant qu’association de jeunes chercheur·se·s situé·e·s à l’intersection de ces champs, nous souhaitons participer à la production et à la mise en valeur de ces savoirs à travers ce projet construit sur deux années. Le premier volet de ce projet, qui s’est déroulé les 29 et 30 mars 2017, concernait les critiques féministes des savoirs appliquées aux corps et à la santé. Nous nous concentrons cette année sur les créations artistiques (arts vivants et visuels) et littéraires. Nous souhaitons valoriser les savoirs habituellement invisibilisés de personnes qui produisent en marge des normes dominantes en vigueur dans les espaces de création artistique et culturels. *** Les théories et les actions militantes féministes ont profondément contribué à remettre en cause les canons artistiques et les discours universalistes sur les créations artistiques et littéraires en révélant l’idéologie patriarcale et eurocentrée qui en définissait les contours (Pollock 1999, Zabunyan, 2007,Dumont, 2011, Planté, 1989) et ont ainsi contribué à en modifier l’épistémologie. De plus, en incorporant les enjeux féministes à leurs pratiques, les créatrices et créateurs élargissent et redéfinissent les notions d’art et de littérature en remettant en cause les hiérarchies, en menant une déconstruction du mythe du génie créateur mais aussi en opérant une rupture avec l’impératif formaliste moderniste ou encore, par exemple, en rapprochant leurs objets du politique. À partir de leurs propres perspectives sur l’art et sur la société, ces créatrices et créateurs repensent, selon des modalités différentes à chaque période et à chaque expérience, les créations comme un levier de transformation de la réalité et de luttes contre les rapports de domination (classisme, cis-hétérocentrisme, racisme, sexisme, etc.), comme un mode d’autodétermination et de réinvention, mais aussi comme un moyen de faire entendre les voix des groupes minorisés. En parallèle, les champs des représentations (images, performances…) et de l’écrit sont mobilisés par des militant·e·s féministes pour leurs capacités à agir sur l’identification, l’imaginaire et le sensible. Ces personnes construisent des discours critiques qui déjouent les stéréotypes et combattent les oppressions, ce qui souligne la porosité des frontières entre les pratiques féministes artistiques et militantes qui se nourrissent mutuellement. L’art, et plus largement les activités créatrices, sont aussi utilisé·e·s dans des buts pédagogiques. De nombreux blogs d’écriture ainsi que des bandes dessinées et des documentaires permettent une relecture de l’histoire comme discipline féministe, ou tendent vers une prise de conscience sur des thématiques féministes précises (le harcèlement, la discrimination à l’emploi, etc.). De plus, les fonctions émancipatrices de l’art sont adoptées par certaines associations afin de faciliter la libération de la parole et/ou la (re)construction après un traumatisme.Ainsi, cet appel à communication souhaite également engager une réflexion sur des pratiques pédagogiques peu usuelles dans le champ scientifique (vulgarisation, supports alternatifs, etc.) dans une perspective de décloisonnement des savoirs. *** AXES Il s’agit de propositions non exhaustives. Toute proposition de communication sur le thème de ce colloque sera étudiée avec attention même si elle ne correspond pas pleinement à ces différents axes. De plus, les réflexions portées lors de ce colloque valorisent les échanges interdisciplinaires et militants et ne demandent donc pas une inscription universitaire et/ou disciplinaire spécifique. Axe 1 – Relecture critique et historique de la constitution des champs artistique et littéraire Cet axe propose une relecture critique à la fois des histoires des arts et de la littérature, mais aussi de la constitution des champs artistiques où les sociabilités sont formées par et pour les hommes cisgenre. Il s’agit d’en souligner les modalités d’exclusion, qui croisent des rapports sociaux de sexe mais aussi de classe et de race. Pour exemple, Martine Reid, dans son ouvrage Des Femmes en littérature , a bien montré comment l’institution littéraire au cours des 18e et 19e siècles a classé les auteurs en fonction de leur sexe pour exclure les autrices. Christine Planté, dans son ouvrage La Petite soeur de Balzac avait en 1989 évoqué la peur ressentie par les hommes de voir un domaine dit «masculin» inclure des femmes. La chercheuse avait mis en évidence le processus de naturalisation de l’infériorité féminine mis en œuvre par des groupes d’hommes pour justifier l’exclusion des «femmes-auteurs». Quant à l’historienne de l’art Linda Nochlin, dans son article pionnier «Pourquoi n’y a-t-il pas eu de grandes artistes femmes ?» (1971), elle analysait des conditions de la création artistique afin de mettre en exergue les mécanismes historiques et culturels d’exclusion des femmes du champ de l’art (en ne leur permettant pas de travailler à partir du nu par exemple, et en les cantonnant aux arts «mineurs» comme l’aquarelle). Elle rejette l’idée d’un «génie artistique» qui échapperait aux femmes, et propose une réécriture de l’histoire de l’art sous l’angle du féminisme, à savoir une histoire de l’art incluant les artistes femmes. On peut également songer aux conditions matérielles nécessaires à la production d’une œuvre d’art: un espace à soi et du temps sont nécessaires, ce dont n’ont pas toujours disposé les femmes, comme le montrait Virginia Woolf dans Une chambre à soi (1929). Dans plusieurs de ses écrits, dont «Feminist interventions in the histories of art» (1988), l’historienne de l’art Griselda Pollock a mis au jour le discours idéologique patriarcal sous-jacent à l’écriture de l’histoire de l’art. Dans Differencing the canon (1999), elle proposait de repenser l’histoire de l’art et le canon à partir des apports du féminisme et des études décoloniales. Pour ces chercheuses, il ne s’agissait pas uniquement d’ajouter des plasticiennes parmi le canon artistique, mais bel et bien de transformer ce dernier pour se débarrasser de ses fondements discriminants. Il s’agit donc ici de se demander, par exemple, comment les champs artistique et littéraire ont été affectés par les théories et pratiques militantes féministes, mais aussi en quoi l’écriture des histoires des arts et de la littérature, et les manières de montrer l’art, ont été impactées par les féminismes dans une recherche d’élaboration d’un savoir non-excluant et contre-hégémonique. Dans une perspective de recherches plus contemporaines, on peut aussi se demander comment les pensées décoloniales et queer alimentent les réflexions pour repenser l’écriture des histoires des arts et de la littérature dans une approche de décentrement des savoirs. Axe 2 – Stratégies de résistances : Artivisme, pratiques créatives et artistiques subversives Les processus d’exclusion dévoilés, il devient alors possible, dans une perspective intersectionnelle, de mettre en évidence les stratégies de résistances passées et présentes et plus ou moins subversives, mises en œuvre par les exclu·e·s pour contourner ou contrer l’hégémonie masculine ainsi que les autres rapports de domination dans le champ concerné afin d’imposer et de faire accepter leurs œuvres. Quelles sont les stratégies créatives de luttes contre les oppressions ? De quelles manières les artistes, les auteur·e·s et les militant·e·s ont nourri les discours et les combats féministes par l’écrit, le visuel et la performance? Pour la littérature, cela peut aller de l’usage du pseudonyme masculin jusqu’aux amitiés féminines littéraires par exemple. On peut également questionner la construction d’une niche littéraire «par et pour les femmes», avec le développement d’une catégorie littéraire ( chick lit ) considérée dévalorisante tant pour les auteures que pour les lectrices. On peut également s’intéresser aux critiques de l’androcentrisme dans certains champs de la création par des actrices de ces champs, comme par exemple le développement de collectifs de créatrices de BD qui ont dénoncé l’invisibilisation des femmes en tant que groupe social dans l’organisation et la sélection du festival d’Angoulême en 2017. En outre, cet axe propose de s’intéresser aux usages politiques du corps, aux performances et pratiques créatives et artistiques ayant une visée politique. Citons par exemple le travail de Regina José Galindo ou plus largement de Mujeres Creando, d’ORLAN, l’exposition MASCULIN/MASCULIN pour dénoncer l’exclusivité des nus féminins dans l’art (Musée d’Orsay) et les actions des Guerrilla Girls. Le théâtre contemporain peut aussi être interrogé en tant que forme politique mettant en cause la construction des genres et des rapports de domination comme l’analyse notamment Muriel Plana dans Théâtre et féminin : identité, sexualité, politique (2012). Axe 3 – Faire science féministe autrement : pédagogies, féminismes et pratiques créatives/artistiques Cet axe propose de mettre en valeur les processus de valorisation et de (re)découverte des artistes et créatrice·eur·s effacé·e·s et oubli·é·e·s par l’histoire ou encore méconnu·e·s, notamment dans une démarche cyberféministe. C’est le cas du groupe AWARE, de la bloggeuse de «Raconte-moi l’histoire» ou encore de l’initiative en ligne «L’Histoire par les femmes». Par ailleurs, il peut aussi s’agir de s’intéresser à la mobilisation de supports variés ou la mise en œuvre de démarches inusuelles dans l’exercice scientifique (films, photographie, méthodes participatives) dans une approche féministe scientifique. Plusieurs supports de création sont ainsi utilisés dans la recherche ou dans le milieu associatif dans une perspective pédagogique. Les bandes dessinées sont ainsi employées comme moteurs de prise de conscience sur certains sujets. Citons à titre d’exemples le traitement du harcèlement de rue avec Le projet crocodile de Thomas Mathieu ou Les séducteurs de rue de Léon Maret et Mélanie Gourarier, de la charge mentale par la bédéiste Emma, ou encore de l’anatomie et les préjugés qui entourent la sexualité par Liv Strömquist dans L’origine du monde. Citons encore le documentaire d’Héloïse Prévost, «Femmes rurales en mouvement» ou celui d’Amandine Gay intitulé «Ouvrir la voix». Cet axe propose aussi d’inclure une réflexion sur la création artistique dans son utilisation à des fins féministes de soin et/ou d’émancipation individuelle et collective: que ce soit directement par les expériences d’art-thérapie menées dans la résolution des troubles alimentaires, notamment par l’art-thérapeute québécoise Janie Pomerleau, ou par l’utilisation de la vidéo dans une perspective de libération de la parole par des associations luttant contre les violences faites aux femmes par exemple. *** MODALITÉS DE PARTICIPATION Les propositions de communication, rédigées en français, doivent nous parvenir en format .pdf et doivent contenir les informations suivantes : – Nom, Prénom – Statut et/ou rattachement institutionnel s’il y a lieu – Adresse mail de(s) l’auteur·e(s) – Titre envisagé de la communication – Résumé d’une page maximum Les propositions de communication doivent être envoyées au plus tard le31 janvier 2018en affichant en objet du mail : Nom, Prénom et « Colloque Arpège-EFiGiES » à : atelierarpege.efigies@gmx.fr Le titre du fichier envoyé doit s’intituler comme suit: NOMPrénom.ColloqueArpège-EFiGiES. Le colloque se déroulera les17 et 18 mai 2018à l’Université de Toulouse II-Jean Jaurès (Maison de la Recherche, Salle F417). Les participant·e·s seront informé·e·s de la sélection des propositions par mail fin février. Pour toute information complémentaire, merci de contacter les responsables scientifiques du colloque : atelierarpege.efigies@gmx.fr Pour en savoir plus sur les activités de l’atelier Arpège-EFiGiES Toulouse : https://efigiesateliers.hypotheses.org/category/efigies-toulouse *** BIBLIOGRAPHIE INDICATIVE Howard S. Becker, Les mondes de l’art . Paris, Flammarion, 1988. Laura Cottingham, Combien de ‘sales’ féministes faut-il pour changer une ampoule ? Antiféminisme et art contemporain . Lyon, Tahin Party, 2000. Christine Detrez, Les femmes peuvent-elles être de Grands Hommes ? , Paris, Belin, coll. « Egale à égal », 2016. Fabienne Dumont, Des sorcières comme les autres : artistes et féministes dans la France des années 1970 , Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2014. Fabienne Dumont (dir.), La Rébellion du « Deuxième sexe »: l’histoire de l’art au crible des théories féministes anglo-américaines , Dijon, Les presses du réel, 2011. Cecilia Fajardo-Hill et Andrea Giunta (dirs.), Radical Women: Latin American Art , 1960-1985 , Los Angeles, Hammer Museum, 2017. Phoebe Farris (dir.), Women Artists of Color: A Bio-Critical Sourcebook to 20th Century Artists in the Americas , Westport, Greenwood Press, 1999. Agnese Fidecro , Stephanie Lachat, Profession créatrice: la place des femmes dans le champ artistique , Editions Antipodes, Lausanne, 2007 Géraldine Gourbe, Charlotte Prévot, « Art et féminisme : un no man’s land français ? » L’homme et la société , n° 158 « Féminismes. Théories, mouvements, conflits », 2006. Amelia Jones, Erin Silver (dirs.), Otherwise: Imagining Queer Feminist Art Histories , Manchester, Manchester University Press, 2016. Julia Kristeva, « Le temps des femmes », in Cahiers de recherche des sciences de textes et documents , n°34/44, 5, 1974, p.5-19. C.T. Mohanty, « Under Western Eyes: Feminist Scholarship and Colonial Discourses », Feminist Review , 30, p. 61‑88, 1988. Camille Morineau (dir.), Elles@centrepompidou: artistes femmes dans la collection du Musée national d’art moderne, centre de création industrielle , Paris, Centre Georges Pompidou, 2009. Linda Nochlin, Femmes, art et pouvoir , trad. Oristelle Bonis, Nîmes, Éditions Jacqueline Chambon, 1993. Delphine Naudier, Brigitte Rollet (dir.), Genre et légitimité culturelle. Quelle reconnaissance pour les femmes ? , Paris, L’Harmattan, 2007. Peggy Phelan et Helena Reckitt (dirs.), Art et féminisme , Paris, Phaidon, 2005. Muriel Plana et Frédéric Soumac (dirs.), Esthétique(s) queer dans la littérature et les arts. Sexualités et politiques du trouble , Dijon, Éditions universitaires de Dijon, 2015. Muriel Plana, Théâtre et féminin : identité, sexualité, politique , Dijon, Editions universitaires de Dijon, 2012. Christine Planté, La Petite Sœur de Balzac. Essai sur la femme auteur , Le Seuil, 1989. Christine Planté, « La place des femmes dans l’histoire littéraire : annexe, ou point de départ d’une relecture critique ? », Revue d’histoire littéraire de la France , 2003, n°3, vol. 103, p. 655-668. Griselda Pollock,“Feminist Interventions in the Histories of Art”. In Vision and Difference: Femininity, Feminism and the Histories of Art . London, Routledge, 1988. Griselda Pollock, Differencing the Canon: Feminist Desire and the Writing of Art’s Histories . London & New York, Routledge, 1999. Martine Reid, Des femmes en littérature, Paris, Belin, Coll. «L’Extrême contemporain», 2010. Elvan Zabunyan, « Histoire de l’art contemporain et théories féministes : le tournant des années 1970 », in Séverine Sofio, Perin Emel Yavuz et Pascale Molinier (dirs.), « Genre, féminisme et valeur de l’art », Cahiers du Genre , 2007, n° 43. Séverine Sofio, « Histoire de l’art et études genre en France : un rendez-vous manqué ? » in Daniela Mondini (dir.). Inscriptions-Transgressions. Histoire de l’art et études genre . Zürich, Peter Lang Verlag, 2007. Monique Wittig, Les guérillères , Paris, Editions de Minuit, 1969.
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Esthétique et éthique de la brièveté dans les créations contemporaires. Approches brachypoétiques (Abidjan)

Mér, 13/12/2017 - 15:14
Colloque international Esthétique et éthique de la brièveté dans les créations contemporaines. Approches brachypoétiques Université Félix Houphouët-Boigny (Brachylogia Côte d’Ivoire), 23, 24 août 2018 Appel à communications Aujourd’hui, vu les constantes mutations opérées dans notre monde contemporain, il est d’un grand intérêt, comme le stipule Mansour M’henni, «d’approfondir l’analyse de la société (…) du point de vue qui nous [permet] de saisir les déterminants, les motivations et les implications» sous-jacentes à une nouvelle tendance privilégiant la structuration globale de ses composantes et de ses expressions autour de la petitesse. En effet, souligne-t-il encore, «les microstructures existent en nous et avec nous, nous interpellent et conversent avec nous». Ainsi, force est d’admettre désormais que ce qui relevait du genre mineur affublé d’une étiquette négative, revêt, en réalité, grâce peut-être à de nouvelles approches de la brièveté, une importance avec laquelle il faudra désormais compter pour comprendre notre monde moderne. Terme générique et flou, la brièveté a cependant une étroite parenté avec des notions voisines et pourrait être définie selon Alain Montandon comme une «attitude morale et art de vivre qui renonce aux digressions pour une concision qui est la marque d’une pensée ferme, établie, tranchante». Ainsi « ce qui s’énonce [ou se crée] brièvement peut être le fruit et la moisson de beaucoup de pensées longuement méditées». On imagine alors l’importance de la brièveté dans toute démarche de création, tous domaines confondus. De ce fait, la brièveté se concevrait comme une poétique, en droite ligne du concept de «brachypoétique» initié par M’henni, une façon d’être et de faire commandant l’économie de l’œuvre créée. On est ainsi dans la continuité de l’idée de manière telle que développée par Gérard Dessons à propos de la création artistique, en étroite articulation au volet éthique qui fait de la «manière brève» (G. Dessons) une logique intellectuelle et affective déterminant une façon d’être. Faire bref dans sa création, c’est donc faire montre d’une «attitude» créatrice de la pensée suggérant «une manière de vivre». Partant donc de cette affirmation de Gérard Dessons, largement partagée à présent, que «notre époque nourrit un intérêt particulier pour la parole brève, qu’elle considère comme marque de la modernité», et dans la perspective de ce que M’henni appelle «la brachylogie générale» (deuxième volet de la Nouvelle Brachylogie, après la brachypoétique), nous pensons pouvoir inviter à prolonger la pensée et à approfondir l’analyse de cet aspect important de la modernité, à partir d’un corpus étendu à la littérature, à l’expression artistique (peinture, musique, architecture, numismatique, artisanat, industrie des nouveaux gadgets), aux sciences (toutes spécialités confondues), aux expressions numériques de la nouvelle technologie (depuis déjà le télégramme et la sténographie, jusqu’aux messages SMS, aux statuts sur facebook, aux clips, aux spots audiovisuels, aux discours publicitaires et journalistiques), etc. Eu égard à toutes ces informations et ces pratiques en rapport avec la notion de la brièveté, il est établi clairement et incontestablement que nous appartenons visiblement à une ère de la brièveté généralisée qui ne dit pas son nom et dont il nous reste seulement à prendre conscience avec un sens de la cohérence dans la diversité, dit encore M. M’henni. D’où ce colloque international qui s’inscrit dans la pluridisciplinarité pour souligner autant que possible l’ampleur de l’imbrication de la notion de brièveté dans la manière d’être de la «nouvelle humanité», justifiant peut-être l’initiation, par M’henni, d’une nouvelle brachylogie à partir d’une relecture moderne de la pensée de Socrate. Le présent argumentaire du colloque nous semble porter déjà un ensemble de pistes de recherches; mais celles-ci sont à prendre à titre de suggestions et n’excluant nullement d’autres axes envisagés tant qu’ils sont en rapport avec la problématique proposée. Les propositions de communications comprenant le titre de la communication, le nom de l’intervenant, son institution de rattachement, un résumé d’une dizaine de lignes sont à envoyer aux adresses suivantes (les deux à la fois) cool_mouss70@yahoo.fr et saran.cissoko@univ-man.edu.ci avant le 20 février 2018. La confirmation des propositions retenues par le comité scientifique est prévue pour 15 mars 2018 au plus tard. Chaque communication dure 15 minutes et la langue de communication reste le français. Les textes des communications retenues doivent parvenir au comité d’organisation avant la tenue du colloque, soit avant le 30 juin 2018 pour faciliter la publication des actes du colloque en novembre 2018 . Bibliographieindicative: Croizy-Naquet et alii, Faire court. L’esthétique de la brièveté dans la littérature du Moyen Ages , Paris, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2011 Barthes Roland, Le Degré zéro de l’écriture , Paris, Seuil, 1972 Dessons Gérard, La voix juste. Essai sur le bref , Paris, Manucius, 2015. Mansour M’Henni, Le retour de Socrate , Tunis, Editions Brachylogia, 2015 / Paris, L’Harmattan, 2017 (2° éd.). Mansour M’henni (éd.), Repenser la brachylogie pour une Nouvelle Brachylogie. Actes des trois premiers séminaires des études brachylogiques , Tunis, Latrach, 2016 Montandon Alain, Les formes brèves, Paris, Hachette, 1992. Montandon Alain, Formes brèves et microrécits, dans « Les Cahiers de Framespa [En ligne], 14|2013, mis en ligne le 06 mars 2016. Roukhomovsky Bernard, Lire les formes brèves , Paris, Nathan, 2001 - Les frais d’inscription s’élèvent à 30000 f CFA soit 50 Euros (£). - Le voyage de chacun (e) des intervenant(e)s au Colloque ne sera pas pris en charge par les organisateurs de la manifestation. Cependant pour ce qui est de l’hébergement des informations seront données plus tard au moment de la confirmation effective de la participation au colloque (coût de l’hôtel, des tarifs préférentiels). NB: une faveur particulière aux membres de la CIREB est en étude. COMITE SCIENTIFIQUE Membres Côte d’Ivoire Jean-Marie Kouakou, Professeur, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire, ; Lézou Dago Gérard, Professeur, Titulaire de la Chaire Unesco, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire, ; Coulibaly Adama, Professeur, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire, ; -Traoré Bruno François, Professeur, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire, ; -Bedé Damien, Professeur, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire, ; -Coulibaly Daouda, Professeur, Université Alassane Ouattara de Bouaké, -Coulibaly Moussa, MC, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire, -Konan Yao Lambert, MC, Université Alassane Ouattara de Bouaké, -Léon Yepri, MC, Ecole Normale Supérieure d’Abidjan, Côte d’Ivoire -Touré Fatoumata Épse Cissé, MC, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire Membres hors Côte d’Ivoire -Marc Gontard, Professeur émérite de linguistique française-Université de Rennes2- France -Gérard Dessons, Professeur des Universités en langue et littérature française-Université de Paris 8 - France -Martine Renouprez, Professeur à l’Université de Cadix-Espagne -Magi Petrillo, Professeur à l’Université Parthenope de Naples-Italie -Catherine Gravet, Professeur à l’Université de Mons-Belgique -Marc Bonhomme, Professeur émérite de linguistique française-Université de Berne- Suisse -Sanae Ghouati, Professeur à l’Université Ibn Tofail Kénitra-Maroc -Mansour M’Henni, Professeur émérite-Université Tunis El Manar-Tunisie -Abderrahman Tenkoul, Professeur à l’Université Ibn Tofail Kénitra-Maroc -Marc Hersant, Professeur de littérature française, Université Sorbonne Nouvelle Paris 3, FIRL, "Formes et idées de la Renaissance aux Lumières".-Université d’Amiens-France COMITE D’ORGANISATION Tous les membres de la Brachylogia Côte d’Ivoire
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E. Berglund Hall,F. Chevillot,E. Hoft-March, M. Peñalver Vicea (dir.), Cixous after/depuis 2000

Mér, 13/12/2017 - 15:10
Référence bibliographique : Elizabeth Berglund Hall,Frédérique Chevillot,Eilene Hoft-March etMaribel Peñalver Vicea (dir.), Cixous after/depuis 2000 , Brill | Rodopi, collection "Francopolyphonies", 2017. EAN13 : 9789004349421. Prix:€99,00 /$114.00 volume bilingue (anglais-français) Les essais dans Cixous after/depuis 2000 , réunis sous la direction de Hall, Chevillot, Hoft-March et Peñalver Vicea, portent sur les événements des années 2000 à 2015 qui ont marqué la vie et l’écriture d’Hélène Cixous : le don de ses archives à la Bibliothèque Nationale de France, son retour en Algérie, la mort de son ami Jacques Derrida, le 40e> anniversaire de la publication du « Rire de la Méduse » et enfin, les dernières années et la mort de sa mère Ève. Les essais explorent un mouvement important de l’œuvre d’Hélène Cixous qui comprend une interrogation incessante sur le corps, le langage, la différence et la sexualité mais qui se tourne également vers le deuil, la souffrance, la vieillesse et la mort. The essays in Cixous after/depuis 2000 , edited by Hall, Chevillot, Hoft-March, and Peñalver Vicea, center on the events from 2000 to 2015 that mark Hélène Cixous’s life and writing: the donation of her archives to the Bibliothèque Nationale de France, her return to Algeria, the death of her friend Jacques Derrida, the 40th anniversary of her essay “Le Rire de la Méduse,” and finally, of greatest import in her work of the 21st-century, the last years and death of her mother Eve. The essays explore an important movement in Hélène Cixous’s oeuvre as it shifts its focus not away from questions of the body, language, difference, and sexuality, but to include a broader engagement with mourning, suffering, aging, and death. Table des matières: Préface   Christa Stevens Notes on Contributors Introduction   Elizabeth Berglund Hall and Eilene Hoft-March 1 Escaping Matter: The Fonds Cixous as Virtual Archive   Laura Hughes 2 D’une poétique nouvelle de la réécriture   Anicet Modeste M'besso 3 Haunting Correspondences and Elemental Scenes: Weaving Cixous after Derrida   Megan C. MacDonald 4 À la recherche des intertextes proustiens dans l’oeuvre récente d’Hélène Cixous   Catherine Phillips 5 Transtasting : An Essential Movement toward La Chose Algérie   Corinne D. Mann 6 Du cimetière Saint-Eugène à Alger   Catherine Mavrikakis 7 Une contre-lecture de Ciguë ou la mise à mort de la mère en mots   Frédérique Chevillot 8 « J’ai mal à ma mère » : de l’amour à la mort ou le travail du deuil prématuré   Maribel Peñalver Vicea 9 Reversals and Revirements : The Mother in extremis   Mairéad Hanrahan 10 The Paraphenomena of Revirements   Eilene Hoft-March 11 Sur-écoute : l’écriture supplémentaire   Nadia Setti 12 The Laugh of the Mother: Traces of Humor in Hélène Cixous’s Recent Fictions   Elizabeth Berglund Hall 13 Pussy: The Feline and the Feminine in Cixous's L' Amour même dans la boîte aux lettres   Natalie Edwards 14 Uncanny Intertextuality: Hélène Cixous and Peter Ibbetson   Metka Zupančič Index
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Étude de lettres , n° 305 : "Voir et lire l'Afrique contemporaine. Repenser les identités et les appartenances culturelles" (Chr. Le Quellec Cottier et I. Wyss)

Mér, 13/12/2017 - 15:00
Référence bibliographique : Étude de lettres , n° 305 : "Voir et lire l'Afrique contemporaine. Repenser les identités et les appartenances culturelles" (Chr. Le Quellec Cottier et I. Wyss), , 2017. Étude de lettres , n° 305 (2017/3-4) Voir et lire l'Afrique contemporaine. Repenser les identités et les appartenances culturelles Edité par Christine Le Quellec Cottier et Irena Wyss Qu’est-ce donc que Voir et lire l’Afrique contemporaine dans notre monde globalisé où les appartenances culturelles et les identités figées sont contestées par les artistes et mises en cause par la critique internationale? Il importe de prendre acte des catégories de représentation et de leurs enjeux, qu’ils soient portés par un regard sur ou depuis l’Afrique, afin de mettre en perspective des productions et des réceptions diverses. Ce numéro d’Etudes de Lettres consacré à l’Afrique dans le monde associe dans ce but plusieurs champs disciplinaires (littérature, anthropologie, cinéma) et donne la parole à une auteure et une photographe. SOMMAIRE Christine Le Quellec Cottier et Irena Wyss - Avant-propos (p. 7-14) Regards littéraires Dominique Combe - Sylvie Kandé, le «texte métis» de la poésie (p. 15-30) L’hybridité, chez Sylvie Kandé, désigne autant la matière que la forme de ses recueils. Cet article éclaire les différentes significations que cette notion prend pour la poète: celle de la diversité de voix convoquées et mêlées (poètes, artistes, historiens et penseurs d’horizons différents); celle du métissage des corps dans Lagon, lagunes; ou celle des gestes quotidiens liés à d’autres mouvements – Gestuaire – appartenant au temps de la colonisation. Entre les continents et les identités, la poésie de Sylvie Kandé navigue telle une pirogue, symbole majeur dans La quête infinie de l’autre rive, épopée en trois chants. Elara Bertho et Ninon Chavoz - Anacondas et serpents de mer: paradoxes d’un «érotisme noir» chez Yambo Ouologuem et Abdoulaye Mamani (p. 31-56) Partant des propositions formulées par Joseph Tonda, nous proposons d’examiner le devenir de l’érotisme noir dans les imaginaires médiatiques et littéraires contemporains. Nous interrogerons notamment deux jalons méconnus de la littérature érotique africaine, en revenant sur les textes contemporains de Yambo Ouologuem (Les mille et une bibles du sexe) et d’Abdoulaye Mamani (Shit et Les divagations d’un nègre hippy). L’examen de leur potentiel subversif conduira à suggérer la définition d’une «écriture contre», qui se définirait à la fois par l’opposition à l’horizon d’attente (post)colonial et par un dialogue suivi avec les bibliothèques occidentales. Isabelle Chariatte - L’autodétermination dans les romans d’In-Koli Jean Bofane – droit de réponse à la violence postcoloniale (p. 57-82) Si le concept historique et politique de l’autodétermination a surtout été pensé pour la décolonisation, il se prête encore comme instrument de réflexion et d’analyse pour étudier à plusieurs niveaux du récit les romans d’In-Koli Jean Bofane: dans cet article, l’autodétermination sera, d’abord, repensée par rapport aux questions de souveraineté et de bonne gouvernance formant le contexte des intrigues interrogeant sous un nouvel angle les répercussions du passé sur le présent, les implications de la globalisation sur le Congo. Puis, pour les personnages victimes de la violence postcoloniale, l’autodétermination enclenche des stratégies non occidentales leur permettant de s’affranchir d’un pouvoir oppresseur. Enfin, l’autodétermination définit la posture de l’écrivain africain qui recourt à de multiples catégories de pensées et de procédés linguistiques et littéraires bouleversant ainsi les habitudes du lecteur. Irena Wyss - Métissage mémoriel chez les écrivains de la migritude: Kétala de Fatou Diome et Mémoires de porc-épic d’Alain Mabanckou (p. 83-100) Cet article propose d’étudier comment Kétala de Fatou Diome et Mémoires de porc-épic d’Alain Mabanckou, deux romans de la «migritude» parus en 2006, mettent en scène la mémoire; par ailleurs, il montrera que l’usage de la prosopopée, commun aux deux oeuvres, permet de donner une voix à des figures muselées et de recourir à différentes traditions littéraires pour proposer un véritable métissage mémoriel. Boniface Mongo Mboussa - Pour une relecture dynamique de Senghor (p. 101-112) La réflexion qui suit s’intéresse au cheminement de la pensée de Senghor au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Loin de l’image du colonisé aliéné que certains intellectuels ont véhiculée durant plusieurs décennies, il s’agira de mettre en évidence à quel point les réflexions critiques et esthétiques de Senghor, trop souvent négligées, ont permis la progressive affirmation d’un réalisme africain, détaché du moule esthétique et politique qui imprégnait le discours français à ce moment-là. Il s’agit donc de clarifier un parcours qui s’est achoppé aux concepts antithétiques de la raison et de l’émotion, «gros mots» devenus signes d’une polarité ontologique indéfendable. Regards d’expériences Jehanne Denogent - Photographies d’Afrique: déjouer les clichés. Entretien avec Flurina Rothenberger et cahier de photographies (p. 115-144) Photographe suisse ayant grandi en Côte d’Ivoire, Flurina Rothenberger (*1977) a suivi sa formation à la Haute École d’arts de Zurich et, depuis 2004, travaille en tant qu’indépendante sur des sujets liés au continent africain. En 2004, son premier livre I don’t know where I am going, but I’m on the way, publié aux Éditions Patrick Frey, documente la vie quotidienne de plusieurs Africains établis à Zurich. Sa deuxième publication, I love to dress like I am coming from somewhere and I have a place to go, a été conçue par le bureau de graphisme Hammer et publié par le même éditeur en 2015. Le livre regroupe des photographies prises sur le continent africain entre 2004 et 2014. En 2015, Flurina Rothenberger et sa collègue Franziska Kristensen fondent l’association KLAYM qui propose des formations à des photographes et graphistes de pays africains. Chaque workshop donne lieu à un numéro de NICE, magazine réalisé par les jeunes photographes, écrivains et artistes du lieu de production. F. Rothenberger est lauréate de plusieurs prix, notamment le Swiss Design Award; elle expose régulièrement en Suisse et à l’étranger. Roberto Zaugg - Travelling and writing between England and Nigeria. An interview with Noo Saro-Wiwa (p. 145-154) Travelling is at the very heart of Noo Saro-Wiwa’s work as a writer and, in many ways, of her life. Born in Port Harcourt, she grew up in England and studied in London and New York. She has worked as a journalist (The Guardian, The Independent, The Financial Times, The Times Literary Supplement and Prospect magazine…) and as a travel guide author (Lonely Planet, Rough Guide). In her award-winning first book, Looking for Transwonderland. Travels in Nigeria (2013), she offers fascinating insights into the diversity and contradictions of Africa’s most populous country, while narrating a very personal journey through her homeland and her family’s history. On April 6, 2017, she gave a talk at the University of Lausanne, discussing the persistence of biases affecting the representation of Africa in literature and journalism as well as the many challenges one faces when writing about this continent in the 21st century. Natalie Tarr - The language of justice: when the colonial past is invited into the courtroom (p. 155-172) Dans les tribunaux au Burkina Faso seule la langue française est admise, tel un héritage du colonialisme. Comme les justiciables, dans leur grande majorité, ne parlent pas cette langue officielle, ils ont besoin d’un interprète. L’interprétariat a une longue histoire en Afrique, mais le rôle de l’interprète n’a jamais été aussi mal défini qu’aujourd’hui. L’emploi du français, qui «s’invite» dans les tribunaux du Burkina, est analysé ici comme une continuation du passé colonial et le retour étonnant d’une célèbre figure littéraire. Regards cinématographiques Benoît Turquety - Ici et ailleurs: les productions vidéographiques nigérianes, cultures et techniques en réseaux (p. 175-194) Cet article s’intéresse aux conditions d’émergence et de diffusion, au début des années 1990, d’une réelle industrie de production de films de fiction au Nigéria marquant une rupture avec la production africaine. En utilisant la vidéo plutôt que la pellicule qui impliquait une forte dépendance vis-à-vis de l’Occident, le centre de production prolifère, mêle différentes cultures et formes et s’émancipe peu à peu. Anaïs Clerc-Bedouet - Destination paix du Nigérian Ola Balogun pour le CICR: un élargissement des perspectives sur la représentation de l’Afrique (p. 195-218) Pionnier du cinéma nigérian, le réalisateur Ola Balogun est mandaté en 1988 par le Comité international de la Croix-Rouge pour tourner un documentaire qui prendra le titre Destination paix. Balogun se différencie des autres réalisateurs ayant oeuvré pour le CICR depuis 1921 par ses origines: il n’est pas européen, mais africain, plus exactement nigérian. Destination paix présente les actions du CICR dans différents pays dont le Salvador, la Thaïlande, l’Éthiopie, la Somalie, le Zimbabwe et le Nigéria, son pays natal. À ce dernier, Ola Balogun consacre une séquence de six minutes dont la forme contraste fortement avec le reste du film. Cet article montrera que le réalisateur utilise ces six minutes pour représenter, de manière assez inattendue, tout du moins pour le CICR, une «Afrique telle qu’elle existe réellement», représentative de sa propre vision en tant qu’intellectuel. Bi Kacou Parfait Diandué - Crise culturelle et figures postcoloniales du religieux dans le cinéma africain (p. 219-234) Cet article montrera l’instabilité de la figure du religieux dans l’Afrique postcoloniale. Le film Au nom du Christ du réalisateur ivoirien Roger Gnoan M’Bala est le lieu de proclamation d’un faux prophète noir, caricature d’une société en perdition religieuse que l’on dirait abandonnée de ses dieux ancestraux. Lauréat de l’Étalon de Yennenga, Grand Prix du Fespaco en 1993, Au nom du Christraconte les dérives du colonialisme dans l’exploitation pervertie du christianisme et dans l’implosion des croyances traditionnelles africaines. De là, le religieux postcolonial figure une hétérogénéité étrange, origine d’interprétations loufoques qui créent réinterprétation et surenchère des religions coloniales importées. Le cinéma comme la littérature abordent le syncrétisme culturel des pays dominés comme une forme de résistance à l’invasion totale du colonial. Autant les transformations syncrétiques du culturel sont perceptibles comme une profanation du sacré africain, autant elles se déclinent comme la robustesse des structures anthropologiques des civilisations conquises, plusieurs fois millénaires. Pour conclure Christine Le Quellec Cottier - Poétique et histoire littéraire: quand l’éthos donne le ton (p. 237-254) La réception des fictions proposant un imaginaire associé à une ou des Afriques – continentale ou diasporique – est encore fortement dépendante d’une histoire littéraire marquée par des catégories calquées sur le modèle français et souvent fixées par l’origine d’un auteur. Ces critères doivent se renouveler, car ils ne permettent plus de tisser un lien cohérent entre une production née, dans la cadre de la littérature francophone, au début du XXe siècle, et celle de notre XXIe siècle naissant. La proposition vise à modifier les repères de classification en exploitant la scène énonciative des textes, avant d’envisager un retour à l’axe du temps. * Voir le site de la revue… Pour acheter le numéro… Pour s'abonner à la revue… * Numéro en ligne deux ans après sa parution…
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Présences ovidiennes

Mér, 13/12/2017 - 14:59
Appel à contribution Pour le colloque "Présences ovidiennes", organisé les 8, 9 et 10 novembre 2018 à la MSH de Clermont-Ferrand par le Centre de Recherches sur les Littératures et la Sociopoétique (CELIS, EA 4280 – Université Clermont Auvergne) et le Centre de recherches André Piganiol-Présence de l’Antiquité sous la direction de Rémy Poignault et Hélène Vial Présentation : Ce colloque se définit comme le point d’orgue des manifestations qui, en France, en Europe et dans le monde, ont célébré en 2017 le bimillénaire de la mort d’Ovide; il en constitue à la fois le prolongement et la mise en perspective. Il se propose en effet, trente-sept ans après le colloque «Présence d’Ovide» organisé à Tours par Raymond Chevallier et dans le même cadre, celui du Centre de recherches André Piganiol-Présence de l’Antiquité, de dresser un bilan de l’évolution de la présence ovidienne, ou plutôt des présences ovidiennes, pendant ces dernières décennies où Ovide a à la fois si fortement occupé le champ de la recherche et si abondamment nourri l’art sous toutes ses formes; bilan qui se veut ancré plus largement dans une réflexion allant de l’époque d’Ovide jusqu’à nos jours. Le colloque se développera selon quatre axes:Il s’agira d’abord de retracer l’histoire de la lecture critique d’Ovide , à la lumière des manifestations scientifiques de l’année 2017 et, plus largement, des années 1980-2017, mais en prenant en compte cette histoire dans sa totalité, depuis les textes écrits par Sénèque le Rhéteur et Quintilien;Nous consacrerons ensuite une séquence à l’évolution des traductions d’Ovide au fil des siècles, convergeant vers la question «Comment traduire Ovide aujourd’hui?», plusieurs traducteurs étant appelés à témoigner de la nature spécifique de leur travail sur un auteur déjà tant de fois traduit;Un troisième temps portera sur l’histoire de la réception littéraire d’Ovide , envisagée dans toute son étendue chronologique, depuis l’Antiquité jusqu’aux réécritures contemporaines de l’œuvre ovidienne;Enfin, une ouverture intellectuelle en même temps que géographique sera proposée, puisqu’un dernier volet, accueilli matériellement par l’un ou l’autre des deux châteaux auvergnats très ovidiens de Villeneuve-Lembron et de Chareil-Cintrat –et donnant donc au colloque un fort ancrage local que les trois premiers volets auront d’ailleurs pu contribuer à esquisser–, portera sur la présence de l’œuvre d’Ovide dans les arts –peinture et sculpture, mais aussi danse, cirque, etc.– depuis l’Antiquité jusqu’aux variations les plus contemporaines. Les actes du colloque feront l’objet, comme ceux de «Présence d’Ovide» en 1982, d’une publication dans la collection «Caesarodunum» du Centre de recherches André Piganiol-Présence de l’Antiquité. Informations : Les propositions de communication (titre et résumé), accompagnées d’une brève biobibliographie, sont à adresser avant le 15 janvier 2018 à Rémy Poignault (remy.poignault1@orange.fr) et Hélène Vial (hlnvl@free.fr).
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Vie théâtrale et vie artistique dans la France de la Renaissance

Mér, 13/12/2017 - 14:52
Appel à communication : Vie théâtrale et vie artistique dans la France de la Renaissance (1480-1610) Bibliothèque nationale de France, 22 novembre 2018 Présentation : Les textes et les documents français du XVI e siècle témoignent d’une intense activité théâtrale. Non seulement ils constituent une source capitale pour l’étude de la tradition médiévale (la grande majorité des farces est par exemple conservée dans des écrits du XVI e siècle), mais ils révèlent plusieurs expérimentations à la croisée d’influences européennes: création d’un théâtre à l’antique, développement de formes d’inspiration italienne, initiatives commerciales, évolution du statut du comédien, etc. Or cette vie théâtrale entretient des liens étroits avec de nombreuses œuvres artistiques contemporaines. Comme l’ont montré Emile Mâle et les travaux parfois opposés qu’il a suscités, représentations théâtrales et arts visuels s’influencent réciproquement; l’installation des comédiens italiens donne naissance au genre du portrait d’acteurs et introduit comme ailleurs en Europe de nouveaux motifs décoratifs. A l’occasion de la publication de l’ouvrage Le théâtre à Paris au XVI e siècle de Guy-Michel Leproux (Institut d’histoire de Paris, 2017) et de la présentation de l’exposition Pathelin, Cléopâtre, Arlequin: les visages du théâtre dans la France de la Renaissance (Musée national de la Renaissance, Château d’Ecouen, 17 octobre 2018 – 29 janvier 2019), cette journée d’étude se propose donc de faire dialoguer les approches littéraires, historiques et esthétiques. Cela permettrait non seulement de mieux comprendre le langage dramatique renaissant et les représentations artistiques qui y sont associées, mais aussi d’envisager le fonctionnement proprement «intermédiatique» (Rose-Marie Ferré) du phénomène théâtral et d’explorer ses processus de création et d’interprétation. Sans partis pris méthodologique ou chronologique restrictifs, l’objectif de cette manifestation est néanmoins de favoriser des contributions qui mettent en relation différentes disciplines ou différents objets (document, texte dramatique, objet, œuvre graphique…), ou, à défaut, dont la démarche permet cette mise en relation. La journée d’étude sera suivie de la représentation dans le Grand Auditorium de Cléopâtre captive (1553) d’Etienne Jodelle, compagnie Oghma, mise en scène Charles di Meglio. Informations : Les communications auront une durée de 20 mn chacune, suivie d’une discussion de 10 mn. Les propositions de 2500 signes (espaces compris) maximum sont à envoyer au comité d’organisation avant le 28 avril 2018 : muriel.barbier@culture.gouv.fr ; olivier.halevy@univ-paris3.fr ; guy-michel.leproux@ephe.sorbonne.fr . Elles seront accompagnées d’un bref curriculum vitae indiquant les fonctions exercées et les principales publications. Comité d’organisation : Muriel Barbier, conservateur du patrimoine, Musée national de la Renaissance-château d’Ecouen ; Olivier Halévy, maître de conférences, Université Paris 3 – Sorbonne nouvelle ; Guy-Michel Leproux, directeur d’études, École Pratique des Hautes Études. Comité scientifique: Le comité d’organisation ainsi que Thierry Crépin-Leblond, directeur du Musée national de la Renaissance-château d’Ecouen et Darwin Smith, directeur de recherche, CNRS (Lamop).
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Skén&graphie , n°5, " Juste la fin du monde , de Lagarce à Dolan"

Mér, 13/12/2017 - 13:30
Référence bibliographique : Skén&graphie , n°5, " Juste la fin du monde , de Lagarce à Dolan", Presses universitaires de Franche-Comté, collection "Annales Littéraires de Franche-Comté", 2018. EAN13 : 9782848676098. Skén&graphie n°5, Coulisses des Arts du spectacles et des scènes émergentes, dirigé par Pascal Lécroart et Julia Peslier, dossier critique " Juste la fin du monde , de Lagarce à Dolan" coordonné par Pascal Lécroart et Alexis Leprince, Besançon, Presses Universitaires de Franche-Comté/Annales littéraires de Franche-Comté, 2018.236 pagesPrix public : 12 eurosPrix d'appel à soucription : 10 euros, jusqu'au 15 janvier 2018 ----------------- Présentation du numéro « Juste la fin du monde est un concentré exemplaire du cas Lagarce […] Cela a été dit et redit: Lagarce joue avec les données de sa propre existence, mais adapte, transforme, à commencer par ses relations familiales qui n’ont jamais connu de rupture.» Le texte est adapté à son tour par Xavier Dolan, le film obtient la palme d’or à Cannes. Tout entier consacré à l’œuvre de Jean-Luc Lagarce, ce numéro revient sur l’œuvre et sur son cheminement vers l’écran, donner à lire des inédits, et des entretiens avec ceux qui l’ont approché, afin de rénover le regard sur ce dramaturge étonnant. ------------------- SOMMAIRE É DITO C ARNET CRITIQUE Dossier: Juste la fin du monde , des premiers brouillons à l’adaptation cinématographique Coordonné par Pascal L ÉCROART & Alexis L EPRINCE
 Maryse A DAM -M AILLET , « Ce que signifie “juste” dans Juste la fin du monde » Pierre C HAMBEFORT , « Adieu au récit (?) Des Adieux à Juste la fin du monde : pertinence d’une réflexion sur la poétique » Alexis L EPRINCE , « La genèse de l’intermède : une brèche dans l’écriture de Juste la fin du monde ? » Pascal L ÉCROART , « Approche génétique du régime de disposition textuelle dans Juste la fin du monde » Alina K ORNIENKO , « Juste la fin du mot : l’hybridité de la parole déconstruite dans le théâtre de Jean-Luc Lagarce » Lydie P ARISSE , « Juste la fin du monde : processus d’écriture et négativité du verbe spectral de Jean-Luc Lagarce » Daria B ARDELLOTTO , « Du verbe spectral de Jean-Luc Lagarce aux corps parlants de Xavier Dolan : comment la vérité de l’image ressuscite la parole irrésolue de Juste la fin du monde » « Autour des films vidéo », Entretien avec François B ERREUR , Catherine D EROSIER - P OUCHOUS et Patrick Z ANOLI ; propos recueillis
par Pascal LÉCROART & Alexis LEPRINCE CAHIER PHOTOGRAPHIQUE Les Règles du savoir-vivre dans la société moderne de Jean-Luc Lagarce, mise
en scène de Stanislas Roquette, Théâtre de Drame de Saratov (Russie) C ARNET DE LA CRÉATION Inédits de Jean-Luc Lagarce Alexis L EPRINCE , Présentation des inédits Gérard B OUYSSE & Jean-Luc L AGARCE , « Des mensonges , Extraits
 du scénario » Gérard B OUYSSE & Jean-Luc L AGARCE , « Des mensonges , Texte de présentation » Jean-Luc L AGARCE , « Music-hall, Notes sur la mise en scène » C ARNET DES SPECTACLES , DES COMPAGNIES & DES PRO FESSIONNELS Chronique de spectacles Ester F UOCO , « Luca Ronconi metteur en scène de Lagarce : la langue contre l’image » Expérimentation et récit d’expériences « Jean-Luc Lagarce et l’écriture scénaristique », Entretien avec Gérard B OUYSSE , Coscénariste de Des Mensonges ; propos recueillis par Alexis LEPRINCE Traduire le théâtre « Lagarce, d’une langue à l’autre ». Entretiens avec Paulo B ELLOMO , Marcel K ALUNGA & Alina K ORNIENKO ; propos recueillis
par Alexis LEPRINCE -------------------------- Site web de la revue : http://journals.openedition.org/skenegraphie/ Anciens numéros publiés en ligne : - n°4, 2016, avec un dossier critique "Médée à l'opéra" - n°3, 2015, avec un dossier critique "Les Écritures dramatiques et la radio" - n°2, 2014, avec un dossier critique "Paroles de danseurs et de chorégraphes" - n°1, 2013, avec un dossier critique "Des écritures et des plateaux"
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D. Eddé, Edward Saïd. Le roman de sa pensée

Mér, 13/12/2017 - 09:15
Edward Said, le roman de sa pensée Dominique Eddé Date de parution : 20/10/2017 Editeur : Fabrique (La) ISBN : 978-2-35872-158-5 EAN : 9782358721585 Nb. de pages : 227 p. Ce livre traite de la pensée d'Edward Said à travers son imaginaire et sa vie. Emergent au fil des pages les motifs subjectifs de ses choix intellectuels, leur part de cohérence, d'ambivalence, de mixité revendiquée. On y voit comment Said a organisé la rencontre de l'oral et de l'écrit, du classicisme et de l'excentricité, de l'histoire et de l'actualité, de l'effort et du plaisir, comment il a inventé un style. À l'opposé du savoir cloisonné des "experts", il a construit et imposé le sien en tissant les liens qui défendent les différences et les droits au sein d'une vision universelle. D'où L'Orientalisme, foncièrement critique de la domination d'une culture sur une autre et sans indulgence pour l'enfermement et le repli en guise de riposte. Son obsession de la répétition, du retour et de la récapitulation, raconte simultanément son angoisse de l'effondrement et son extrême capacité à la dompter. À partir et au-delà de la Palestine, dans ce voyage au pays plus ou moins conscient de Said, Dominique Eddé partage aussi avec nous une part de l'intimité qui fut la leur. Du XVIIIe au XXe siècle, de Vico à Mozart, Beethoven, Foucault, Adorno, Camus ou Orwell, le voyage met en valeur les signaux de reconnaissance qui attachent Said aux auteurs omniprésents dans son oeuvre. Conrad, en tête. Avec des portraits inédits d'E.M. Cioran, de l'amitié de Said et de Barenboim et un va-et-vient continu d'Edward à Said - les deux pôles de son identité - qui rend compte du mouvement politique et musical de sa pensée. Romancière et essayiste, Dominique Eddé est notamment l'auteur de Pourquoi il fait si sombre ?, Kamal Jann et Le crime de Jean Genet . * On peut lire sur en-attendant-nadeau.fr un article sur cet ouvrage : "Edward Saïd, intellectuel et romanesque" , par Sonia Dayan-Herzbrun
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Raison publique , n° 21 : "Ce que politique veut dire"

Mér, 13/12/2017 - 08:00
Référence bibliographique : Raison publique , n° 21 : "Ce que politique veut dire", , 2017. Raison publique , n° 21 : "Ce que politique veut dire" À partir de quel moment un événement, une situation sociale, une interaction ou une manifestation de la subjectivité, une conduite, un texte ou un style, une œuvre d’art, un discours, une image ou un dispositif matériel/technique, peuvent-ils être qualifiés de politiques? Quelles sont les procédures sous-jacentes à cette qualification? Quel type de rapport entre savant et objet du savoir cette qualification engage-t-elle? Abordé de manière réflexive, ce rapport revêt des allures de paradoxe: l’objet du savoir «politique» est souvent le sujet politique tout court, comme cela est le cas de toutes les résistances à la domination que philosophes, sociologues, anthropologues, historiens et littéraires cartographient dans la vie sociale. Celui qui résiste à un pouvoir, qui s’indigne, qui émet une revendication de justice, n’est-il pas le sujet, en dernière instance, du politique? Par quels processus et par quelles procédures, peut-il faire l’objet d’un savoir? Lire l'éditorial sur le site de la revue… Accéder au sommaire via Cairn… Sommaire : Introduction, par Federico Tarragoni «Philosophie sociale et philosophie politique. Pour une réhabilitation des sources aristotéliciennes de la philosophie sociale contemporaine», par Haud Gueguen «Qu’est-ce qu’on démocratise exactement dans la "démocratisation de la culture"? Éclairages francfortois», par Federico Tarragoni «"Voyez-vous cela, vous autres?" À Athènes, le regard en public», par Noémie Villacèque «Kafka et l’anarchisme», par Michael Löwy «Lacenaire, aux frontières du crime politique (1835-1836)», par Anne-Emmanuelle Demartini «Roman et démocratie: contrat, fiction, diction», par Nelly Wolf «L’iconoclasme, un objet d’histoire politique? Souveraineté et recharge révolutionnaire, 1830-1831», par Emmanuel Fureix GRAND ANGLE «Politique du deuil: entre reconnaissance et invisibilisation. Réfléchir avec Judith Butler sur le deuil public après les attentats du 13 novembre 2015», par Marlène Jouan VARIA «Une théorie politique et faillibiliste de la tolérance», par Laurent de Briey «Démocratie et consentement sexuels», par Bertrand Guillarme «Le roman selon Hans Blumenberg. Utopie d’une fiction du possible», par Sylvie Taussig «Philosophie /et/ Politique de la migration», par Etienne Tassin CRITIQUES «La vie morale au miroir du gangster», par Jean-Baptiste Mathieu – à propos de: Sophie Djigo, L’Éthique du gangster au cinéma. Une enquête philosophique , Rennes, Presses Universitaires de Rennes, coll. «Æsthetica», 2016, 184 pages. «Quel avenir pour l’État-providence? Une leçon américaine», par Jean-Fabien Spitz – à propos de: Jefferson Cowie, The Great Exception and the Limits of American Politic s, Princeton University Press, 2016, 276 pages. «L’épreuve du monde et l’unité du monde: Achille Mbembe, entre Carl Schmitt et Frantz Fanon», par Catherine Coquio – à propos de: Achille Mbembe, Politiques de l’inimitié , Paris, Éditions de la Découverte, 2016, 184 pages.
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Belphégor , n°15 : "Middlebrow"

Mér, 13/12/2017 - 07:57
Belphégor , 15, 2, 2017 Middlebrow sous la direction de Diana Holmes et Matthieu Letourneux http://journals.openedition.org/belphegor/ Sommaire Dossier MiddlebrowDiana Holmes Introduction: European Middlebrow [Texte intégral]Paul Bleton Par tous les moyens: territoire du milieu et champ de forces [Texte intégral]Jean-Marie Seillan «Un genre de roman ni trop haut ni trop bas»: Georges Ohnet et la littérature moyenne [Texte intégral]Erica van Boven The emergence of the middlebrow novel in the Netherlands: the ‘New Novels’ Series of World Library [Texte intégral]Alex Rutten Ambivalent gentleman-thieves and ‘the Dutch Conan Doyle’: British-based detective fiction in the Netherlands at the start of the twentieth century [Texte intégral]Sándor Kálai Cultures moyennes, carrières d’artiste [Texte intégral] (Le cas de Ferenc Herczeg – 1863–1954)Kristin Bluemel Regions, Maps, Readers: Theorizing Middlebrow Geography [Texte intégral]Bram Lambrecht, Pieter Verstraeten et Dirk de Geest Literary Lessons. Knowledge and Genre in Dutch Middlebrow Fiction of the Interwar Years [Texte intégral]Ryanne Keltjens Quality Sells [Texte intégral] International Bestsellers in the Dutch Literary Field around 1936Elke D’hoker et Sarah Bonciarelli Extending the Middlebrow: Italian Fiction in the Early Twentieth Century [Texte intégral]Annamma Varghese From crisis to comfort: contemporary bestsellers and the French Middlebrow’s narrative of recovery [Texte intégral]David Platten Windows of Cognition: Contemporary French Comics and the Cultural Middlebrow [Texte intégral]Laura J. Lee Kemp The middlebrow Spanish Civil War film: a site of mediation between culture and history. [Texte intégral]Isabelle Marc Plaisirs et fictions dans la chanson française [Texte intégral] VariaMatthew Screech The Myth of May 1968 in bandes dessinées. [Texte intégral]Luca Di Gregorio L’ Indian-hater , le scalp et la violence: trajectoire du sauvagisme noir chez Emilio Salgari (1900-1910) [Texte intégral] Compte-rendusVittorio Frigerio Dumas, Alexandre, Correspondance générale, tome II, édition de Claude Schopp [Texte intégral]Chris Reyns-Chikuma Lund, Martin. Re-Constructing the Man of Steel, Superman 1938–1941, Jewish American History, and the Invention of the Jewish–Comics Connection [Texte intégral]Sixtine Audebert Sederholm, Carl H. & Weinstock, Jeffrey Andrew (sous la direction de), The Age of Lovecraft [Texte intégral]Chris Reyns-Chikuma J. Andrew Deman, The Margins of Comics: The Construction of Women, Minorities, and the Geek in Graphic Narrative [Texte intégral]
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M. Dalissier, Héritages et innovations. Merleau-Ponty et la fonction conquérante du langage

Mér, 13/12/2017 - 07:42
Michel Dalissier Héritages et innovations. Merleau-Ponty et la fonction conquérante du langage Genève: MētisPresses, 2017 Collection: ChampContrechamp Essais ISBN: 978-2-94-0563-22-7 Nombre de pages: 208 Présentation de l'éditeur: Scrutant les Recherches sur l’usage littéraire du langage , transcription des notes du cours professé par MauriceMerleau-Ponty au Collège de France en 1953, Michel Dalissier s’emploie à en développer toute l’ampleur. Car ses Recherches , consacrées – comme leur titre l’indique – à un usage bien particulier du langage, mettent en regard de manière inédite philosophie et littérature afin d’en élucider les rapports essentiels. Encore fallait-il en démêler la complexité pour que leur portée et leur richesse soient pleinement saisies. Relevant ce défi, Héritages et innovations montre qu’en s’occupant de littérature Maurice Merleau-Ponty s’occupe aussi bien de métaphysique, supposant qu’en l’usage littéraire du langage œuvre, à plein régime, une fonction conquérante qui enseigne au plus haut point sur l’être et sa constitution. Cet ouvrage met ainsi en évidence l’insuffisance des approches phénoménologique ou ontologique du langage pour saisir les véritables enjeux philosophiques de la création littéraire. Car les sollicitations de l’écriture ouvrent à un champ d’innovations qui à travers la reprise de l’héritage métaphysique en permet le renouvellement. En retour, tout au long de son étude, Michel Dalissier montre avec profondeurà quel point les Recherches offrent une méditationsubtile des grands momentsde l’expérience littéraire et proposent une réflexion déterminante sur le sens de l’écriture, sur la nature de l’écrivain etde son «autre»et sur la vérité que conquiert, en sa réussite, l’usage littéraire du langage. Sommaire Avant-propos et remerciements | 11 Un cours du lundi ? Un cours sur quoi ? Un cours pourquoi ? | 13 H É RITAGES Prologue | 29 Autopoïêsis , fonction,activité, praxis , poésie: la gamme du faire | 31 Fonctions, questions et manièresde faire | 32 La fonction du romancier et le rôledu philosophe | 39 Faire, praxis et action | 44 Poïétique, musicalité et un étrangesyllogisme | 48 Les paradoxes de l’écrivain, en son âme et conscience | 55 Matières hautement paradoxales | 55 La philosophie comme consciencerigoureuse | 60 De Valéry à Stendhal: faut-il choisir ? | 67 L’énigme et la découverte | 68 Sincérité,reconnaissance,monstruosité et autres obscurités | 71 Sartre et l’option métaphysique | 77 La prise de conscience dans l’écritureet son étrangeté catégorielle | 82 Qui écrit ? | 89 Intermède INNOVATIONS Prologue | 99 Le déséquilibre et l’oblique | 103 (Du) passage à la proximitévertigineuse | 103 Expression indirecte et universalitélatérale | 108 La visitation | 114 Qui fait qui ? Qui fait quoi ? Qui en fait trop ? | 119 Un long commentaire de texte | 120 L’auteur, le lecteur et le livre:figures de l’imaginaire | 122 La fonction décevante du langage | 130 Réveil, reprise et intention | 137 La vigilance du corps| 137 Reprendre la parole | 140 L’intention: tractionet métamorphose | 144 Un sacré animal: l’implexe | 149 Les ressources de l’implexe | 151 Apprivoisement, fragmentation,bâtardise et autres implications | 156 Monadologies: qui choisit ? | 165 Spontanéité, improvisationet dextérité | 183 Conclusions Bibliographie | 197
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Châteaux et justice (X e -XXI e siècles) (Périgueux)

Mér, 13/12/2017 - 02:08
Périgueux 28, 29 et 30 septembre 2018 D’emblée, le pouvoir de justice du seigneur peut donner lieu à une approche simpliste voire caricaturale; le château incarnant physiquement ce pouvoir et symbolisant, à souhait, le «méchant seigneur». Qu’en est-il véritablement du Moyen Âge au XIX e siècle? Ce thème a fait l’objet de nombreuses recherches depuis plus d’un siècle, surtout de la part des juristes [1] . Des historiens ont abordé cette question dans des études plus vastes sur les paysans et/ou les seigneurs dans une province particulière [2] . À partir des années 1990, l’étude de la justice seigneuriale a fait l’objet de travaux spécifiques, individuels ou collectifs qui ont permis de réexaminer une institution longtemps décriée. Au début des années 2000, Benoît Garnot et Antoine Follain ont contribué à une réhabilitation raisonnée et argumentée permettant de mieux comprendre ce que la justice seigneuriale représente, du Moyen Âge à la fin du XVIII e siècle, pour le seigneur et le monde rural et urbain [3] . Les Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord [4] proposent, lors de leur colloque 2018, de faire le point, voire d’ouvrir de nouveaux axes de recherche en insistant sur la dimension européenne et/ou comparative: des études sur l’Angleterre, les Espagnes, les Allemagnes seront les bienvenues. Les pistes qui suivent constituent des propositions non exclusives de questionnement: 1: Les origines de la justice seigneuriale: une concessiondu souverain ou une usurpationdes seigneurs? Quelle est la situation durant le Moyen Âge où se développe une «théorie du pouvoir» quidonne au roi la tâche de conserver la paix et la justice. Les juridictions royales les plus modestes (prévôtés, vigueries) étant trop peu nombreuses, le maillage plus serré des justices seigneuriales donne la possibilité d’établir ce dispositif de maintien de la paix. Quelles réalités se cachent derrière ce constat? 2: Pour mieux discerner les pouvoirs de justice du seigneur, il convient de croiser l’étude de la coutume et celle de la pratique des juges dans un lieu donné, dans un moment donné et/ou sur le long terme. 3: Dans tous les cas le droit de justice est un droit important pour les seigneurs, un élément de prestige et de contrôle sur ses vassaux et tenanciers. Le mot seigneurie est souvent assimilé à celui de justice mais quel est son rôle dans la société du Moyen Âgeet des Temps modernes? En effet, la seigneurie est à la fois une forme de propriété privée et un service public qui encadre la vie villageoise comme la paroisse et la communauté d’habitants. 4: On connait la distinction classique entre les trois justices: basse, moyenne et haute. Pour Marcel Marion, elle n’avait plus grand sens aux XVII e et XVIII e siècles. Qu’en est-il en réalité? Il serait intéressant d’observer comment s’articulent ces trois niveaux pour les seigneurs et pour les habitants. L’essor des duchés-pairies aux Temps modernes est-il, par exemple, une simplification, une rationalisation? Qu’en est-il des seigneurs protestants, en particulier hauts justiciers, dans le contenu et l’application des différents édits de pacification de la seconde moitié du XVI e siècle ? 5: Le seigneur ne jugeait plus mais commettait des juges qui n’étaient pas des officiers (art.101 de l’ordonnance de Blois de 1579) et qui devaient avoir les capacités et être agréés par la juridiction royale dont dépendait la seigneurie. L’ensemble de ce personnel a subi aux Temps modernes de sévères critiques dont celle de Charles Loyseau: «La Justice des villages est très mauvaise parce qu’elle est rendue par des gens de peu, sans honneur, sans conscience» [5] . 6: L’étude des lieux où s’exerce la justice seigneuriale présente aussi un intérêt. Y-a-t-il toujours un «tribunal» dans le château ou le village ou faut-il tenir les séances au cabaret ce qui semble faire perdre de la dignité à la justice et au seigneur? Quelle était l’attitude des villageois à ce sujet? Un questionnement du même type concerne la prison. Le seigneur est censé posséder un lieu d’incarcération mais est-ce toujours le cas? Faut-il «tordre le cou» aux cages de fer et autres oubliettes, mythes ou réalités? [6] 7: Quel impact a pu avoir la justice du château sur les justiciables? Est-elle un recours utilisé volontiersou suscite-t-elle méfiance, colère et révolte parfois? 8: La justice du roi fut une autre source de tensions et d’oppositions à la justice seigneuriale. Pour les juristes, la seconde est une délégation de la première. L’essor du pouvoir royal depuis le Moyen Âge jusqu’au XVII e siècle ne pouvait se manifester sans susciter des formes de concurrence voire d’affrontement entre les deux. Au dernier tiers du XVII e siècle des «lois» contraignirent davantage les tribunaux des seigneurs. Mais les ordonnances de 1667 et 1670 n’ont sans doute pas réussi à supprimer la diversité du droit. La justice seigneuriale a pu faire durer localement des usages particuliers en matière civile plus qu’en matière criminelle où la justice du roi s’est davantage imposée. Les années 1770-1789 furent très préjudiciables aux justices seigneuriales à la suite de l’édit de mars 1772et de l’ordonnance de mai 1788. 9: Le 4 août 1789, le système seigneurial était aboli et il n’y avait plus de justice seigneuriale. Mais il fallait au plus vite combler ce vide; ce fut fait avec la mise en place des justices de paix dans chaque canton. Un tel schéma mériterait d’être revisité à partir de cas concrets et suffisamment documentés. Cela oblige à revenir aussi quelques mois en arrière lors de la préparation des États Généraux. Les cahiers de doléances donnent souvent une image partielle et partiale des justices seigneuriales. Les paysans semblaient moins mécontents qu’on ne l’imagine. Proches, assez rapides et peu coûteuses, elles donnaient plutôt satisfaction. L’image de la future justice de paix se profilait dans les esprits et allait se concrétiser assez rapidement (16-24 août 1789). Souvent les nouveaux «juges de paix» furent recrutés parmi les anciens juges seigneuriaux [7] . 10: Pour le XIX e siècle différentes pistes peuvent être envisagées: le bilan des dépossessions de la justice seigneuriale sous la Restauration et la Monarchie de Juillet, la confrontation des châtelains avec les représentants de la justice «républicaine», le destin des juges seigneuriaux devenus juges de paix. Cette magistrature était-elle devenue une affaire de famille, comme sous l’Ancien régime? De quelles manières les châteaux participèrent-ils aux transformations architecturales des anciens lieux dévolus à la justice seigneuriale? Peut-on revenir sur le cas emblématique de la Bastille, prison royale pendant plus de trois siècles? 11: Enfin, pour la période la plus contemporaine, on étudiera avec profit le thème des interprétations romanesques, artistiques, théâtrales ou cinématographiques de l’emprise de cette justice seigneuriale puis des jalons de sa disparition, sans ignorer les derniers sursauts d’une volonté restauratrice d’institutions seigneuriales relayés par les médias. Les propositions de communications (environ 1500 signes), accompagnées d’une brève biobibliographie de l’auteur.e doivent être adressées au plus tard le 30 janvier 2018, par voie électronique, en format Word à Dominique Picco, secrétaire des Rencontres. : dominique.picco@u-bordeaux-montaigne.fr , et Juliette Glikman, secrétaire adjointe, juliette.glikman@orange.fr Ou par voie postale à Dominique Picco, Université Bordeaux-Montaigne, UFR humanités, Département histoire, Campus universitaire, 33607 Pessac cedex [1] Voir, par exemple, Amédée Combier , Les justices subalternes du Vermandois , Amiens, 1885 ; André Giffard Les justices seigneuriales en Bretagne aux XVII e et XVIII e siècles (1661-1791), 1902; Pierre Lemercier, Les justices seigneuriales de la région parisienne de 1580 à 1789, Paris, 1933; Pierre Villard, Les justices seigneuriales dans la Marche, Paris , 1969. [2] Quelques exemples: Pierre de Saint-Jacob, Les paysans de la Bourgogne du Nord au dernier siècle de l’Ancien régime, Paris, 1960; Jean Meyer, La noblesse bretonne au XVIII e siècle, Paris, 1966; Jean Jacquard, La crise rurale en Ile-de-France, 1550-1670, Paris, 1974; Jean‑Marie Constant, Nobles et paysans en Beauce aux XVI e et XVII e siècles, Thèse, Paris IV, 1981; Jean Gallet, La seigneurie bretonne, 1450-1680. L’exemple du Vannetais, Paris, 1983 ; Annie Antoine, Fiefs et villages du Bas-Maine au XVIII e siècle, Mayenne, 1994. [3] Benoît Garnot «Une réhabilitation? Les justices seigneuriales dans la France du XVIII e siècle», Histoire, économie et société, 2005, 24ᵉ année, n°2, p.221-232; François Brizay, Antoine Follain et Véronique Sarrazin (éd.), Les justices de village. Administration et justice locales de la fin du Moyen Âge à la Révolution , Actes du colloque d’Angers, octobre 2001, Rennes, PUR, 2002; Antoine Follain (dir.), Les justices locales dans les villes et villages du XV e au XIX e siècle , Rennes, PUR, 2006. [4] La justice seigneuriale fut parfois effleurée par les Rencontres mais jamais abordé directement. Voir Anne Marie Cocula (dir.), Châteaux et pouvoir. X e -XIX e siècle, Bordeaux, 1996; André Bazzana (dir.), Châteaux et village, Bordeaux, 2003. [5] Charles Loyseau (1556-1627), Discours de l’abus des justices de villages, 1603. Voir aussi les Mémoires des intendants de 1698 et Joseph Renauldon, Traité historique et pratique des droits seigneuriaux, 1765. [6] Christophe Morin , Au service du château. L’architecture des communs au XVIII e siècle en Ile-de-France, Paris, thèse d’histoire de l’art Paris IV, 2008. [7] Jacques-Guy Petit, Une justice de proximité: la justice de paix (1790-1958), Paris, 2003; Guillaume Métairie, Le monde des juges de paix (1790-1838), Paris, 1994 et La justice de proximité: une approche historique, Paris, PUF, 2004
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"Un canular littéraire qui en dit long" ( France inter ,11/12/17)

Mar, 12/12/2017 - 19:00
"Un canular littéraire qui en dit long" - France inter ,11/12/17 https://www.franceinter.fr/culture/un-canular-litteraire-qui-en-dit-long "[Info France Inter] C'est l'histoire de deux amis qui font un pari : Claude Simon, prix Nobel de littérature 1985, serait-il publié aujourd'hui ? Le prix Nobel de Littérature de 1985, Claude Simon , auteur d'une trentaine de livres, serait-il publié aujourd'hui s'il envoyait ses épreuves à une maison d'édition? Deux amis en désaccord sur la question ont voulu en avoir le cœur net. L'un des deux est Serge Volle, un homme discret de 70 ans. Il vit toujours en Ardèche, où il est né, où il cultive son jardin, peint et écrit. À ce jour il a publié trois livres chez un petit éditeur. Il correspond régulièrement avec un ami écrivain très connu dont il ne veut pas dire le nom. Et c’est ainsi que tout a commencé. Serge Volle raconte: "Nous échangions, avec un écrivain très connu, à propos sur la littérature et des maisons d'édition. Il m'écrivait 'aucun éditeur aujourd'hui, n'accepterait de publier Claude Simon'. J'ai voulu m'en rendre compte par moi-même, et j'ai envoyé une cinquantaine de page du livre Le Palace * du Nobel de littérature Claude Simon à 19 éditeurs petits et grands" . 12 refus et 7 non-réponses sur 19 envois Six mois plus tard, sept éditeurs n’ont toujours pas répondu, douze ont refusé. L’un des éditeurs, dont nous tairons le nom, a même écrit: "Les phrases sont sans fin, faisant perdre totalement le fil au lecteur. Le récit ne permet pas l'élaboration d'une véritable intrigue avec des personnages bien dessinés", lit Serge Volle. Aujourd’hui, il est satisfait d’avoir mené à bien sa supercherie: "C'était une manière de sonder un peu la qualité de ceux qui président aux comités de lecture dans les petites et grandes maisons d'édition. Aujourd'hui c'est le concept de livre jetable qui fait fureur". "Proust disait 'avant d'écrire soyez célèbres'" Ça dit aussi que chaque époque a sa littérature. Mais le canular littéraire, lui, se porte bien et ça c'est plutôt bon signe. * Lire les premières pages de Le Palace , publié en 1962 aux Éditions de Minuit "
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Variations et figures de la maison dans les pratiques artistiques (Bordeaux)

Mar, 12/12/2017 - 18:56
Variations et figures de la maison dans les pratiques artistiques La journée d’étude sur le thème de « la maison » se veut transdisciplinaire, associant arts plastiques, design, cinéma, littérature et pourquoi pas géographie, archéologie et urbanisme. A un volet de recherche théorique regroupant des spécialistes dans ces différents domaines, sera adossé un volet artistique avec une exposition de travaux d’artistes et d’étudiants. Quels lieux ou quelles entités appelle-t-on « maison » ? A partir de quand un bâtiment devient-il une maison ? Pourquoi certains lieux que nous avons habités continuent-ils à nous hanter longtemps après que nous les ayons quittés ? De quoi la maison peut-elle être la métaphore ? Quelle conception de « l’habiter » peut-on percevoir dans le plan d’une maison (utopique ou non) ? De quelles manières les artistes, écrivains, cinéastes, s’emparent-ils de ce thème et de ce « motif » ? Plusieurs pistes de réflexions sont envisagées : Maisons, demeures, villas : un programme pour une conception de « l’habiter » Habitation individuelle ou collective, construite par un architecte de renom ou un anonyme, la maison désigne d’abord le bâtiment servant à s’abriter et se loger. Or, le plan, le nombre de pièces et leurs fonctions, les choix des matériaux ainsi que la relation de la maison aux autres bâtiments qui l’entourent, sont autant d’éléments qui reflètent une personnalité (celle de l’architecte ou du propriétaire) aussi bien qu’une époque et un lieu. Le dessin d’une maison témoigne aussi, et peut-être avant tout, de la conception qu’un individu ou un groupe d’individus se fait de « l’habiter », une manière particulière d’envisager le séjour des hommes sur terre. Dans cette première piste de réflexion, le thème de « la maison » sera prioritairement étudié du point de vue de l’architecture et de projets réalisés (des maisons de grands architectes, des maisons de personnes célèbres qui se visitent comme si la demeure était le lieu dans lequel on pouvait le mieux se sentir en contact avec le disparu). Pourront également être envisagés des projets parfois considérés comme « utopistes », tel le familistère de Charles Fourier ou les créations singulières de l’Atelier Van Lieshout. On pourra, enfin, analyser ici des exemples cinématographiques, à l’instar de Mon Oncle de Jacques Tati, dans lesquels la ou les habitations occupent une place prépondérante. La maison au-delà du bâti : imaginaires et rêveries La maison est d’abord un lieu physique mais sa définition excède toujours cet aspect matériel. Comme l’écrit Gaston Bachelard, la maison est en effet « une des plus grandes puissances d’intégration pour les pensées, les souvenirs et les rêves de l’homme. 1 »Les lieux dans lesquels nous nous sentons « chez nous » sont ainsi plus que des lieux, ils nous marquent et nous les marquons de notre empreinte. On pourra ici envisager la façon dont les artistes s’emparent de la thématique de la maison, que ce soit en intervenant sur des bâtiments préexistants qui deviennent des supports riches d’histoires, de symboles et d’imaginaires (Gordon Matta-Clark, Charles Simonds, Pascal Convert, Ernest Pignon-Ernest, Christian Boltanski,…) ou en construisant des œuvres qui peuvent s’apparenter à des maisons et questionnent, en jouant souvent sur des décalages, notre rapport à ce type de bâtiments et, plus largement, à l’espace (Erwin Wurm, Ilya et Emilia Kabakov, Allan Wexler, Rachel Whiteread). Place et regard des femmes sur l’espace domestique En écho à l’exposition Women house qui se tient jusqu’au 28 janvier 2018 à la Monnaie de Paris (commissariat : Camille Morineau), il paraît nécessaire d’envisager le thème de la « maison » en s’interrogeant sur les rapports de domination qui se jouent dans l’espace domestique, généralement perçu comme l’espace privilégié des femmes. De la maison de poupée, à la représentation de la « femme au foyer », en passant par des rapprochements entre la maison et le corps des femmes, les « figures » de la maison apparaissent sous différentes variantes et de manière récurrente dans les pratiques de femmes artistes dont les œuvres pourraient être convoquées et analysées. Dans le domaine des arts plastiques on pense à Louise Bourgeois, Niki de Saint Phalle, Cindy Sherman, etc. En littérature : Virginia Woolf, Annie Ernaux, ou Margaret Atwood… Maisons et abris « de fortune » Un dernier axe permettra d’aborder la question du « mal logement ». De nombreux artistes s’intéressent aux sans-logis et réalisent des abris répondant aux besoins de cette population (Krzystof Wodickzko, Michael Rakowitz,…). Ces créations, dont certains auteurs comme Dominique Baqué 2 remarquent qu’elles soulèvent des questions éthiques, montrent la difficulté de remédier au problème complexe de l’exclusion. Dans cet axe, on peut aussi analyser les territoires des « bidonvilles » et des « favelas », d’un point de vue géographique, sociologique, mais également à travers les projets d’artistes qui s’en sont inspirés (Tadashi Kawamata, Marjetica Potrc, JR). * Les communications dureront une trentaine de minutes . Merci d’envoyer vos propositions de contribution (500 mots) ainsi qu’une courte biographie aux organisatrices de la journée d’étude avant le 31 janvier : Marie Escorne (Université Bordeaux Montaigne) marie.escorne@u-bordeaux-montaigne.fr Barbara Bourchenin (Université Bordeaux Montaigne) barbara.bourchenin@u-bordeaux-montaigne.fr __________________ 1Gaston Bachelard, La Poétique de l’espace, Paris, PUF / Quadrige, 2001, p. 26. 2Dominique Baqué, Pour un nouvel art politique , Paris, Flammarion, 2009.
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Littératures du jeu vidéo (ENS Paris)

Mar, 12/12/2017 - 18:43
Appel à communications Colloque «Littératures du jeu vidéo» ENS Paris vendredi 15 et samedi 16 juin 2018 L'évolution du jeu vidéo peut se lire dans son antagonisme à larigidité immuable de l'écrit, le médium rappelant dans son nom même qu'il est défini par une ludicité, et donc une interactivité a priori antonyme de la littérarité, comme si chaque production vidéoludique devait se positionner sur un axe dont les pôles seraient l'interactivité et la littérarité, en cherchant naturellementà être plus proche du premier pôle que du deuxième. Si les jeux sont probablement moins explicitement écrits et moins « scriptés » qu'à leurs débuts, entre autres grâce à l’évolution technique du médium, le dixième art est pourtant loin de s'être dépouillé de toute présence littéraire. À commencer par la forme la plus évidente d'une littérature du jeu vidéo, avec les adaptations plus ou moins libres de classiques littéraires ( Au cœur des ténèbres devenant Spec Ops : The Line , La Divine Comédie devenant Dante's Inferno , Bioshock multipliant les références critiques à La Grève , les aventures de Sherlock Holmes connaissant d'innombrables itérations...), dont on pourrait se demander quel rapport à la littérature elles explorent ainsi : recherche de légitimité d’un «art mineur» s’appuyant sur un «art majeur»,affirmation au contraire d’une spécificité artistique, iconoclastie amusée à malmener le patrimoine… Mais le livre existant sous une forme matérielle extérieurement au jeu se décline aussi sous d'autres formes, du scénario permettant l'élaboration du jeu, dont on peut questionner la forme et les spécificités génériques (à l'instar des scénarios de films de plus en plus accessibles au public), à la notice ou au « livre du jeu », et aux textes sur le jeu, analyses écrites pouvant elles-mêmes se prêter à l'analyse littéraire. De même que certains youtubeurs se caractérisent par une manière « littéraire » (notamment dans leur sophistication stylistique) de parler du jeu vidéo, il y a sans doute une manière « littéraire » d'écrire sur le médium, qui peut avoir son intérêt propre. Le jeu vidéo peut même devenir livre quand il subit une novélisation, c'est-à-dire une transposition écrite d'une intrigue ou d'un univers vidéoludique. Les franchises Warcraft ou Assassin's Creed ne sont que des exemples notables de jeux dont l'univers a été nettement développé dans des romans, des bandes dessinées... Figer un contenu interactif n'apparaît-il pourtant pas comme une régression du jeu à la narration la plus linéaire, dans des livres qui seraient davantage pensés comme des produits dérivés, moins chers et moins risqués que le développement d'un jeu ? Ou ces productions ambitionnent-elles une qualité narrative et une exploration de problématiques dont le jeu vidéo serait moins capable, à moins de devenir péniblement bavard ? La transmédialité faciliterait-elle alors, selon la logique par exemple analysée par Daniel Peyron, la volonté du jeu à «faire monde», en en développant l’univers sous une forme plus à même d’en poser le cadre? Il existe enfin un livre matériel in-game aux statuts divers, MacGuffin de l'intrigue, simple objet de quête, ou lettres, journaux, romans, essais et manuels divers, prétendument écrits par les personnages de l'univers diégétique et offrantparfois une connaissance encyclopédique de cet univers (songeons aux milliers de pages pouvant être lues dans un Elder Scrolls ) ; livres dont la variété générique (du journal du héros à la somme historique), l'inventivité et le style peuvent faire d'intéressants pendants à la variété et à l'éventuelle qualité des productions littéraires du monde réel. Même les « manuels », dont l'utilité se limite souvent dans les RPG à augmenter les statistiques du joueur, peuvent obéir à certaines logiques : sont-ils liés à la caractéristique qu'il améliore ? sont-ils textuels ou immédiatement assimilés par le personnage ? s'ils apportent des connaissances, celles-ci ne concernent-elles que le monde du jeu ou peuvent-elles donner une leçon transposable dans le monde du joueur, à la manière des livres de recettes que l’on pourrait souvent suivre à la lettre, quand ils ne participent pas à leur manière à l’élaboration du monde diégétique par des ingrédients n’appartenant pas au nôtre. Naturellement, la littérarité peut être appréciée indépendamment de l'objet « livre », que ce soit dans les dialogues, les ambiances, une appréhension particulière du gameplay ... Cet élargissement des perspectives autorise même l'hypothétique constat d'un « retour du littéraire », par exemple dans le retour en grâce de la forme scriptée du point and click ou dans des entreprises plus expérimentales, comme celles cherchant à traduire l'ambiance et la personnalité d'écrivains ( Bientôt l'été « d'après » Marguerite Duras, Californium « d'après » Philip K. Dick...). Il est ainsi même permis de considérer que certains jeux d’ambiance dénués de texte écrit ou dit expriment mieux une «littérarité» qu’un text-RPG! L’observation d’une «littérarité» du jeu vidéo ainsi définie (ou justement à définir) n’est donc pas une manière de prendre parti pour une approche narratologique du jeu vidéo contre une théorie ludologique qui soutiendrait une interactivité exclusive. Malgré la proximité lexicale de ces termes, il est évident que la littérarité n’est pas plus réductible à la narratologie que l’interactivité à la ludologie, mais que l’apparence d’antithèse entre ces deux interprétations et leur usage combiné est une source d’analyses révélatrice et stimulante. Ces pistes de recherche ne sont pas exhaustives, mais toute communication devra s'intéresser à la relation entre le jeu vidéo et la notion de littérarité, notamment à travers les questions de la « valeur » littéraire des textes liés au jeu vidéo, ou aux modalités vidéoludiques de présence du « livre », au sens le plus matériel comme le plus figuré.Dans le cas des analyses particulières de jeux, on privilégiera les propositions cherchant à élargir le propos vers des considérations d'ordre plus théorique. Le colloque se tiendra les vendredi 15 et samedi 16 juin 2018 en salle Dussane, à l’E.N.S. de Paris (45, rue d’Ulm). Les communications dureront 20 minutes, mais un temps plus long pourra être accordé dans le cas de formats particuliers. Les frais de déplacement et d'hébergement des intervenants ne pourront pas être pris en charge. Les propositions de communication d'environ 300 mots devront être envoyées avant le 22 avril 2018, et seront accompagnées d'une courte bio-bibliographie du proposant. Elles seront envoyées aux trois membres du comité scientifique : Paul-Antoine Colombani (Université de Corse Pascal Paoli) paulantoinecolombani@gmail.com Guillaume Grandjean (Université de Lorraine, École Normale Supérieure) ingame.ens@gmail.com Siegfried Würtz (Université de Bourgogne Franche-Comté) siegfried.wurtz@gmail.com
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Images sources de textes / Textes sources d’images (ALLHiS, Saint-Étienne)

Mar, 12/12/2017 - 18:40
Images sources de textes/Textes sources d’images Colloque interdisciplinaire – 18 et 19 juin 2018 – Saint-Étienne Les textes et les images ont eu dans l’histoire des échanges complexes et souvent complexifiants, inventeurs et créateurs de sens. On peut prendre l’exemple de Kairos, dieu de l’occasion, dont la représentation iconique donne lieu dans l’antiquité gréco-latine à plusieurs poèmes et réécritures, récemment étudié par Florence Garambois-Vasquez (colloque ALLHiS «La Traduction comme source de découverte et de création», Université Jean Monnet, 16-18 juin 2016), ou encore les métamorphoses de la licorne à travers les âges sous l’effet des rapports de l’image avec les textes. À ce titre, l’exemple des bestiaires médiévaux est emblématique de la transmission d’une tradition par le biais de la représentation iconographique des vices et des vertus par le biais des caractéristiques animalières dans les édifices religieux et dans les textes, deux vecteurs de transmission qui se nourrissent réciproquement. Les images ont presque toutes un texte oral à leur origine, mais elles suggèrent très souvent des textes et des créations textuelles, voire littéraires. Les relations entre mots et images sont alors complexes entre source et création inspirée, car le statut du texte comme de l’image varie du symbole à la métaphore, à l’icone, voire à l’index. L’image peut résumer une histoire, mais cette histoire n’est pas toujours résumée par le texte, qui peut s’éloigner du hors texte réel pour créer un degré fictionnel supplémentaire. Pour exemple, la comptine du nursery rhyme de la lutte du lion et de la licorne ne résume pas seulement les affrontements de l’Ecosse et de la Grande Bretagne. Elle éclaire la symbolique ayant présidé à l’introduction de la licorne dans les armes de la couronne britannique. Mais elle constitue aussi une création en soi, telle que les enfants l’entendent, bien loin de préoccupations passées de la politique. De la même façon, l’image élaborée sur la source d’un texte opère elle-même des changements riches de sens et d’effets sémiotiques. L’image source de texte, comme le texte source de l’image ouvrent donc des champs de recherches multiples à la fois sur les rapports entre image et texte, mais aussi sur les transpositions de valeurs des signes et du statut de l’œuvre par le biais de cette transposition sémiotique. Les propositions sont à envoyer à Yona Dureau (kinbot@free.fr) et Sandrine Coin-Longeray ( sandrine.longeray@univ-st-etienne.fr ) avant le 31 janvier 2018 .
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E. Bricco (dir.), Le Bal des arts.Le sujet et l’image : écrire avec l’art

Mar, 12/12/2017 - 18:38
Référence bibliographique : Bricco Elisa (éd.), Le Bal des arts.Le sujet et l’image : écrire avec l’art , Quodlibet /Open Edition, collection "Ultracontemporanea", 2017. EAN13 : 9788874629633. Le volume paru en 2015 est en ligne dans une nouvelle édition numérique sur le site de Open Edition. Introductions ElisaBricco De la porosité des frontières ChiaraRolla Art(s) et écriture(s) en prose: la base de données «Ecriture et art» De l'image artistique BernardVouilloux Medea mediatrix Pascal Quignard et la figuralité du médium DominiqueVaugeois Espace historique et espace intime dans l’essai littéraire contemporain sur la peinture (Claude Esteban,L’ordre donné à la nuit) FabienGris Bal des arts, des corps et des histoires: incarnation et figuration dansLes Œuvres de miséricordede Mathieu Riboulet MarcellaBiserni Penser par image: l’Art de Bosch dans la réécriture de Savitzkaya EricaTacchino Frida Kahlo, le Mexique et la peinture au regard des écrivains contemporains Jean-Marie Gustave Le Clézio et Gérard de Cortanze Jean-FrançoisPy Images et Histoire:Les Onze, récit de Pierre Michon, et l’œuvre du peintre Neo Rauch MauriziaMigliorini I romanzi di Melania Mazzucco e la storia dell’arte IsabelleDangy La figure du galeriste dans le roman contemporain De l'image cinématographique MargarethAmatulli Questions de cinéma: Cheyennde François Emmanuel etSupplément à la vie de Barbara Lodende Nathalie Léger DenisMellier Après l’apocalypse: formes visuelles de l’écriture chez Maïa Mazaurette, Céline Minard et Xabi Molia Marie-PascaleHuglo «Entrer dans un art par un autre»: cinématographie de la petite scène chez Roland Barthes et Annie Ernaux NancyMurzilli Effets de projections: l’écriture du sujet par le détour du cinéma AnnieOliver Ecrire «avec» le cinéma JuttaFortin La présence du film muet dans les romans de Camille Laurens De l'image photographique MarinaOrtrudM.Hertrampf Narration et photographie Enjeux intermédiaux dans des photo(auto)biographies et photo(auto)fictions contemporaines: Raczymow – Ronis – Deville ElisaBricco Pratiques d’usage de la photo dans la prose contemporaine BrunaDonatelli Instantané littéraire: les «légendes» de Michel Butor DanièleMéaux Des vues et des paroles «gelées»: un dispositif signé Sophie Calle De l'exposition d'image et d'autres pratiques contemporaines MagaliNachtergael Ecritures plastiques et performances du texte: une néolittérature? Jean-MaxColard L’hypothèse du «roman-exposition» Entretien Sur le rapport entre art et écriture Frédéric Ferney s’entretient avec Nathalie Léger, Arno Bertina, Patrick Chatelier, Christian Garcin
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Tout Saint-Simon (M.-P. de Weerdt-Pilorge, M. Hersant et Fr. Raviez, dir.)

Mar, 12/12/2017 - 18:37
Tout Saint-Simon Sous la direction de Marie-Paule de Weerdt-Pilorge avec Marc Hersant et François Raviez et Christophe Blanquie, Frédéric Charbonneau, Damien Crelier, Arnaud Decroix, Alexandre Dupilet, Jean Garapon, Bruno Guermonprez, Élie Haddad, Philippe Hourcade, Georges Kliebenstein,Sylvain Menant, Delphine Mouquin, Juliette Nollez, Francesco Pigozzo, Malina Stefanovska, Mathieu de Vinha, Christian Zonza Éditions Robert Laffont, collection "Bouquins", Paris, novembre 2017 ISBN : 978-2-221-11573-2, 33 euros Ce volume, conçu comme un « auto-dictionnaire », rassemble les meilleures séquences du vaste tableau de moeurs brossé au fil du temps par un démystificateur sans égal. Proche des plus hauts cercles du pouvoir sans avoir jamais tenu de rôle politique majeur, courtisan critique de Louis XIV, grand admirateur du duc de Bourgogne trop vite emporté par la mort pour pouvoir régner, ami et conseiller malheureux du duc d’Orléans, Saint-Simon est avant tout dans ses Mémoires l’incroyable chroniqueur et historien de la cour de 1691 à 1723. Grâce aux différentes entrées des notices, on accède ainsi aux événements, aux personnages, à l’essentiel de la chronique, à ses caractéristiques d’écriture mais aussi à l’idéologie de Saint-Simon et à sa conception tant politique qu’historique du royaume fondée en partie sur les préséances, la haine des bâtards de Louis XIV qui signe pour lui l’anéantissement de tout ordre. Visionnaire à rebours, Saint-Simon est pourtant immanquablement tourné vers un avenir à construire. On peut encore y goûter ses admirables portraits tout en finesse et en éclatantes singularités individuelles qui ont fait une grande partie de sa réputation, ses piquantes anecdotes, ses océaniques conversations, ses déserts généalogiques, ses perspicaces réflexions et toute une série de notions pour saisir au plus près l’œuvre, traversée de fulminations irascibles et d’accents touchants quand le tragique de la décadence le dispute au comique des situations et des êtres. Saint-Simon, extraordinaire polygraphe, ne laisse pas uniquement à la postérité son grand œuvre les Mémoires , mais aussi un nombre impressionnant de textes politiques, historiques, judiciaires ou autres dont on facilite ici l’accès: lettres extraites de sa correspondance, lettre anonyme, mémoires, suppliques, projets, notes qui correspondent autant à des querelles et polémiques ponctuelles qu’à des lignes de force et des ressassements personnels. De l’âge de 15 ans où il rédige son premier texte connu les Obsèques de la Dauphine Bavière jusqu’à l’année 1753, dans l’antichambre de la mort, où il défend inlassablement les prérogatives des ducs et pairs dans quelques mémoires, Saint-Simon n’a jamais cessé d’écrire. Des textes personnels comme la lettre à Rancé, son testament côtoient des analyses historiques comme le Parallèle entre Henri IV, Louis XIII et Louis XIV, la touchante supplique à Louis XIV dans la Lettre anonyme au Roi ou le vibrant hommage au duc de Bourgogne dans les Collections pour ne prendre que ces quelques exemples. L’occasion est ici donnée de lire des extraits de ces textes trop souvent méconnus, en dehors des Mémoires. Chaque oeuvre, assortie d’une nécessaire mise en situation, permet de saisir, à travers une pensée parfois aride et toujours exigeante, la pépite d’une réflexion ou d’un style. Saint-Simon, sans jamais verser dans la confidence outrancière, livre dans ses textes une vie, une pensée, une idéologie et une écriture dont on ne pourra mesurer la densité et l’intensité qu’à l’aune d’une lecture plurielle. Marginal dans le siècle des Lumières, il appartient cependant pleinement à l’histoire des idées de ce siècle. Si la figure figée du duc et pair semble dominer ses écrits comme la statue du Commandeur dans la pièce de Molière, Dom Juan , en revanche, son écriture incroyablement innervée par les émotions et les passions les plus sensiblesjusqu’à atteindre des sommets extatiques a inspiré bien des auteurs. Au-delà de Proust dont les pastiches de Saint-Simon sont bien connus et dont l’écriture dans À La recherche du temps perdu est véritablement fertilisée par le mémorialiste, bon nombres d’auteurs ont rendu hommage à Saint-Simon. Sainte-Beuve s’extasie: «Si quelqu’un a rendu possible de repeupler en idée Versailles et de le repeupler sans ennui, c’est lui», quand Julien Green évoque la cour comme un «bagne doré» des «ensorcelés» tandis que Taine souligne qu’«avec Shakespeare et Saint-Simon, Balzac est le plus grand magasin de documents que nous ayons sur la nature humaine». Les frères Goncourt assurent: «Il y a trois styles: la Bible, les Latins, et Saint-Simon» quand Montherlant évoque son «style débraillé». Et Stendhal de déclarer: «Les épinards et Saint-Simon ont été mes seuls goûts durables.» C’est finalement ce style, véritable vision du monde, qui fait des Mémoires assortis de tous les autres textes une essentielle œuvre-monde.
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J.-P. Zarader, Malraux. Dictionnaire de l’imaginaire

Mar, 12/12/2017 - 11:25
Jean-Pierre Zarader, Malraux. Dictionnaire de l’imaginaire , Paris : Klincksieck, 2017 EAN9782252040508 336 p. 35,00€ Présentation: André Malraux ne souhaitait pas que les textes publiés, aujourd'hui, sous le titre les Écrits sur l’art soient lus comme une histoire de l’art ou bien comme une esthétique, par refus, sans doute, d’aboutir à une théorie de l’art, à des concepts abstraits et figés, là où les thèmes mêmes de la métamorphose et de l’imaginaire excluent toute pensée systématique. Le « dictionnaire Malraux » conçu par Jean-Pierre Zarader apparaît dès lors comme une gageure: reconstruire sous forme de constellation cohérente les écrits épars de l’auteur du Musée imaginaire, et leur conférer, n’en déplaise à ce dernier, le statut d’une véritable pensée de l’art. Certes, il s’agit bien d’un abécédaire, mais qui, en vertu du mode d’exposition convaincant et séduisant adopté par Zarader, parvient à mettre en évidence ce que celui-ci nomme la « structure » et la « logique interne » des textes. Les « adresses » agencées par ordre alphabétique ne sont pas celles d’un « simple » vocabulaire. Ce sont pour chacune, précise fort justement l’auteur, « de petits essais qui tentent de saisir la pensée de Malraux dans ce qu’elle a de plus méconnu », et font valoir la portée théorique et conceptuelle d’une réflexion exigeante et passionnée sur la création artistique de notre temps. Marc Jimenez
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