Fabula
Stipendiary Lecturer (3ans), Oxford, Wadham College
WADHAM COLLEGE, OXFORD
FIXED-TERM STIPENDIARY LECTURESHIP IN FRENCH
Wadham College seeks to appoint a fixed-term 9-hour Stipendiary Lecturer in French from October 2012 to September 2015 to support the work of the College’s Tutorial Fellow in French, Professor Christina Howells.
The lecturer will be based at Wadham College and will be required to give nine hours per week of tutorials during the eight weeks of full term, taking a share in the teaching of the first-year literature and commentary papers in collaboration with Professor Howells. For the Final Honours School students, the lecturer will be expected to teach 18th century literature, as
well as literature from at least one, and preferably two, other centuries: 16th, 17th, 19th, 20th. Preference may be given to an Early Modern specialist. The lecturer will also be expected to carry out the normal duties of a College tutor, including setting and marking collections (internal termly examinations), writing reports and discussing them with students at end-of-term meetings, assisting with admissions, and sharing responsibility for the pastoral care of undergraduate students. There might be an opportunity to undertake some Faculty teaching or other inter-collegiate duties for which there would be additional remuneration.
The successful candidate will have a doctorate in French and should be actively undertaking research. S/he should be an experienced tutor and will be expected to demonstrate strong teaching skills and appropriate teaching range in their application.
The stipend will be on a scale from £18,390 - £18,938 for the year, subject to revision in line with national adjustments to University teachers' salaries, and the position is superannuable under USS. The lecturer will have use of a room for teaching, possibly shared, and will be entitled to four meals a week during term-time (weeks 0-9 inclusive) free of charge.
She/he will also be entitled to apply for conference/ research funds of up to £300 a year.
Further particulars, including information about how to apply, are available at www.wadham.ox.ac.uk . The closing date for applications is noon Friday 15 June 2012
Categorías: Universidade
Sandrine Dubel et Alain Montandon (dir.), Mythes sacrificiels et ragoûts d'enfants
MYTHES SACRIFICIELS ET RAGOÛTS D’ENFANTS
Sous la direction de Sandrine Dubel et Alain Montandon
Presses universitaires blaise Pascal, Collection Mythographies et sociétés , mars 2012, 496 p.
ISBN 978-2-84516-519-9. 20 € pour l’édition papier (diffusion : C.I.D.)
ISBN 978-2-84516-520-5. 12 € pour le pdf (diffusion : www.lcdpu.fr)
Le sacrifice et la dévoration de l’enfant, de ses propres enfants, représentent les formes de violence les plus transgressives qui puissent se concevoir. Le sacrifice infanticide pervertit doublement l’ordre du monde: entre les hommes, entre ceux-ci et les dieux. En explorant les principales expressions mythiques de cette forme de violence commise par les parents sur les enfants, de leurs formulations antiques jusqu’à leurs transformations et actualisations contemporaines, ce volume ouvre un champ d’interrogation propre à nourrir la réflexion sur l’enfance engagée par notre société
TABLE DES MATIÈRES
Avant-goût, par Sandrine DUBEL
I. Archeétypes antiques et réécritures : les scandales du ventre
- Abraham et Isaac : sacrifice ou pas ? De la lecture à la lettre du texte (Marie-Christine GOMEZ-GÉRAUD)
- Des enfants avalés : ventres et progeénitures divines dans la Théogonie hésiodique (Christine HUNZINGER)
- Un repas qui reste en travers de la gorge : l’exemple des enfants de Cronos (Charles DELATTRE)
- La dévoration de Pélops : de l’infanticide au modèle politique et social (Anne GANGLOFF)
- Aux origines mythiques de l’Arcadie. La symbolique du sacrifice d’Arcas par Lycaon (Christine KOSSAIFI)
- Itys : tué par sa mère, mangé par son père. La victime dans le mythe figuré de Térée et Procné au 5e siècle av. J.-C (Ludi CHAZALON)
- Intus habes quem poscis : l’infanticide dans les Métamorphoses d’Ovide, entre identité et altérité (Hélène VIAL)
- Le traitement du sacrifice d’Iphigénie chez Rotrou et Racine: de « l’adorable merveille » à l’impossible « machine » (Sabine GRUFFAT)
- Le festin de Thyeste. Reprises et variations sur la scène européenne du 18e siècle (Sylvie HUMBERT-MOUGIN)
- D’Iphigénie à la Fiancée de Corinthe : l’infanticide sacrificiel chez Goethe ((Markus WINKLER)
II. Histoires de bouche : de la chair du conte à l’origine du livre
- Différenciation et indifférenciation dans le conte-type 720 « Ma mère m’a tué, mon père m’a mangé » (Daniel ARANDA)
- « Nous aimons mieux que ce soit Monsieur qui nous mange » : le conte-type 327 (Les enfants chez l’Ogre) en Europe, Afrique du Nord et Afrique de l’Ouest (Martine COURTOIS)
- Ça sent la chair-texte : quand le repas cannibale est évité. Réécritures de la figure du poucet (Lorine BOST)
- Boire le sang de l’innocence (à propos d’un conte d’Hoffmann) (Alain MONTANDON)
- Sacrifices et Expositions fantastiques : de la chair au livre (Éric LYSØE)
- Enfants sacrifiés, enfants tués, enfants mangés dans les littératures africaines francophones (Liana NISSIM)
III. Pratiques, fantasmes et idéologies: vers une rhétorique de l’infanticide
- La consécration des jeunes filles à Artemis et le retour d’Iphigénie de la Tauride à Brauron (Giuseppina Paola VISCARDI)
- Ménécée, un héros très discret. Réflexions sur le sacrifice dans les Phéniciennes d’Euripide (Anne DE CREMOUX)
- La part du féminin et du masculin dans l’infanticide: des realia aux représentations tragiques (Athènes, époque classique) (Aurélie DAMET)
- Le tyran et les enfants de la cité (Stavroula KEFALLONITIS)
- Quand les pères désirent la mort de leurs fils et que les mères les accueillent dans leur lit. Catulle, la crise de la République romaine et l’épilogue du carmen LXIV (Jean-Pierre DE GIORGIO)
- Des ragoûts d’enfants dans les orgies dionysiaques ? La recette d’une légende (Stéphanie WYLER)
- Les agapes tecnophages, une élaboration littéraire « païenne » dans la première littérature chrétienne latine ? (Stéphane SOLIER)
- « Ton sang retournera où tu as pris le laict » : la figure de la mère cannibale, du siège de Jérusalem au siège de Paris (Flavius Josèphe, Jean de Léry, Simon Goulart, Agrippa d’Aubigné) (Mathilde BERNARD)
- Médée et Atrée revisités : la reprise des mythes grecs de l’infanticide dans les histoires tragiques aux 16e et 17e siècles (Nicolas CREMONA)
Résumés/abstracts
Categorías: Universidade
"Littératures transnationales: se mettre dans les écritures des autres" "
La revue de Littérature hispanique Cuadernos de Aleph invite tous les chercheurs de ce domaine à participer au cinquième numéro monographique intitulé:
Littératures transnationales: se mettre dans les écritures des autres .
1. Les imaginaires de l'autre: partagés, assumés ou transformés.
2. Représentations des autres à la mode en littérature hispanique.
3. Association et collaboration entre écrivains de différentes nations: de la paternité littéraire partagée au collectif, de la glose au blog.
4. Production et réception: autour des lieux d'échange.
5. Solidarités hispaniques: dans l'humanité, la dénonciation et l'identité.
6. Littérature de voyages: l'expérience de l'éloignement.
7. Une langue commune: défense des localismes face à la colonisation/globalisation.
Les articles devront être inédits, être rédigés en espagnol et devront respecter les normes d'édition que vous trouverez dans notre page web www.cuadernosdealeph.com. Les articles devront être envoyés avant le 15 novembre 2012 à l'adresse cuadernosdealeph@gmail.com. Il faudra joindre un résumé en anglais et en espagnol ainsi qu'un maximum de cinq mots clés en anglais et en espagnol.
Le Comité éditorial en collaboration avec le Comité scientifique, réunira les articles et les révisera pour la postérieur publication en format électronique au long du premier trimestre de 2013.
La revista de Literatura Hispánica Cuadernos de Aleph invita a todos los investigadores de este ámbito a participar en nuestro quinto número monográfico titulado:
-----------------------------------------------------------------------------------
Literaturas transnacionales: ponerse en las escrituras de los otros.
1. Imaginarios del otro: compartidos, asumidos o transformados.
2. Representaciones de moda de los otros en la literatura hispánica
3. Asociacionismo y colaboración entre los escritores de diferentes naciones: de la autoría compartida al colectivo, de la glosa al blog.
4. Producción y recepción: en torno a los lugares de intercambio.
5. Solidaridades hispánicas: en la humanidad, la denuncia y la identidad.
6. Literatura de viajes: la experiencia del extrañamiento.
7. Una lengua común: no sin mis localismos frente a la colonización/globalización.
Los artículos deberán ser inéditos, estar escritos en español, acomodados a las normas disponibles en nuestra página web www.cuadernosdealeph.com , y enviados, antes del 15 de noviembre de 2012, a la dirección cuadernosdealeph@gmail.com. Junto a ellos, deberá presentarse un resumen, en inglés y en español, y hasta un máximo de cinco palabras claves, también en inglés y en español.
El Consejo Editorial en colaboración con el Comité Científico reunirá los trabajos y los revisará para su posterior publicación en formato digital, durante el primer trimestre de 2013.
Categorías: Universidade
NeMLA 2013 - L’animal, l’humain et le végétal dans le texte postcolonial francophone
NeMLA 44th Annual Convention
March 21-24, 2013
Boston , MA
L’animal, l’humain et le végétal dans le texte postcolonial francophone
(Date limite: le 30 septembre 2012)
L’écologie, l’écopsychologie ou encore l’écophilosophie sont autant de disciplines qui se penchent sur l’écosystème et le rapport que l’Homme entretient avec l’environnement dans lequel il évolue. Une place de plus en plus importante est accordée aux études culturelles et littéraires de l’environnement, particulièrement aux Etats-Unis où la discipline vise une transformation radicale des systèmes conceptuels traditionnels. Aussi l’œuvre de Greg Garrard intitulée Ecocriticism publiée en 2004 par Routledge (Londres, New York), par exemple, constitue l’une des références incontournables de cette discipline qu’est l’écocritique.
Alors que cette dernière s’impose comme une tradition au sein du discours anglo-saxon, les études francophones, plus récemment, se penchent également sur la question et envisagent le monde naturel comme le terrain sur lequel se joue l’ultime résistance postcoloniale. La littérature francophone qui a longtemps utilisé la figure du naturel comme simple allégorie pour décrire le fait humain, s’éloigne également progressivement de cette réduction imposée par le discours impérialiste et la place désormais au centre de sa poétique de la résistance. En effet, le végétal et l’animal sont perçus comme des éléments qui informent et affectent les relations et constructions sociales humaines. Cette littérature cherche à se défaire du discours bucolique et pastoral traditionnel de l’environnement, celui-là même qui a placé l’animal et le végétal dans une logique allégorique réductrice. La discussion se centre alors d’avantage sur l’engagement de la littérature francophone postcoloniale dans l’hybridité et la mobilité des identités par le biais d’une redéfinition des frontières humain-animal, humain-végétal.
Ce panel entend donc explorer l’étendue des relations existantes entre l’homme et l’environnement dans le texte postcolonial francophone contemporain dans son sens le plus large (roman, poésie, film…etc), afin d’imaginer de nouvelles dynamiques modulées hors des discours impérialistes et nationaux. Ce panel appelle à une discussion qui présenterait de nouvelles façons d’appréhender ces communautés «humains» et «non-humains» arbitrairement hiérarchisées par le discours (néo)colonial.
Merci d'envoyer votre résumé de communication (250-300 mots, en français ou en anglais) accompagné d'une courte bio-bibliographie à l'adresse suivante: nadra.hebouche@fandm.edu avant le 30 septembre 2012.
Pour plus d'informations sur la convention NeMLA 2013, veuillez vous rendre à la page suivante: www.nemla.org
Categorías: Universidade
Jules Verne, Voyages extraordinaires (éd. J.-L. Steinmetz)
Jules Verne, Voyages extraordinaires (Les Enfants du capitaine Grant – Vingt mille lieues sous les mers)
Edition établie sous la direction de Jean-Luc Steinmetz, avec la collaboration de Jacques-Remi Dahan, Henri Scepi
Paris : Gallimard, coll. "Bibliothèque de la Pléiade", 2012.
EAN 9782070128921 .
1488 p.
Prix 50EUR
Présentation de l'éditeur :
Jules Verne, «lecture d’enfance» – soit. C’est bien ce qu’avait en tête Pierre-Jules Hetzel, l’heureux éditeur des «Voyages extraordinaires», tout en sachant (on l’imagine) que son fidèle auteur n’était pas homme à borner son génie. Sachant aussi déjà, peut-être, que parmi les écrivains «pour la jeunesse» celui-là aurait toujours une place à part.
À part : «l’air attentif et fiévreux d’un enfant qui lit un roman de Jules Verne» (Proust dixit ) ne s’explique pas autrement. À peine parti pour son premier «Voyage extraordinaire», le jeune lecteur quitte les rivages du conte. Une forme de vie adulte est prête à l’accueillir, où les responsabilités côtoient dangers et merveilles, où les vérités scientifiques dévoilées confèrent au monde sa tangibilité de réel, sans lui ôter son mystère. C’est l’extase, celle dont parle Sartre dans Les Mots . Étrange, irremplaçable expérience de lecture. Elle demeure à jamais vivante dans le souvenir. On y songe comme à un paradis perdu — perdu et à reconquérir, car l’expérience est renouvelable. L’âge du lecteur et le poids de la vie peuvent bien donner au texte des couleurs nouvelles, la magie demeure. Selon Malraux, «le fond de tout, c’est qu’il n’y a pas de grandes personnes ». Verne, qu’il avait lu (et auquel le farfelu n’était pas étranger), l’aura conforté dans cette croyance.
Cette édition propose quatre romans, et plus de cinq cents gravures, indissolublement liées au texte : autant de fenêtres ouvertes sur le rêve. D’une part, la seule «trilogie» de l’œuvre (encore est-ce une trilogie a posteriori ) : un voyage autour du monde, un voyage sous les eaux, et le long séjour des «naufragés de l’air» dans une île (apparemment) déserte. D’autre part, Le Sphinx des glaces , roman tardif et superbe, quête d’un pôle Sud alors inexploré; il vient en quelque sorte compléter le roman d’Edgar Poe, Aventures d’Arthur Gordon Pym , que Verne lut dans la traduction de Baudelaire. Poe, le «chef de l’École de l’étrange». Baudelaire, l’auteur de «Voyage», toujours prêt à plonger «Au fond de l’Inconnu pour trouver du nouveau » et qui accola aux Histoires de Poe leur célèbre épithète, extraordinaires .
Voyage, inconnu, nouveau, extraordinaire… En qualifiant ses propres livres de «Voyages extraordinaires», Jules Verne signale discrètement, sous le patronage de Poe et de Baudelaire, que la modernité – la science, la technique, la machine en quoi il voyait une poésie du temps présent – comporte une part d’inassimilable, et que notre sûr pouvoir de dominer le monde se double d’une incertitude, féconde ou fatale. Ce monde, Verne ne s’est d’ailleurs pas contenté de l’inventorier. Il l’a peuplé des marques de ses rêves. Ses vaisseaux franchissent sans peine les portes du réel. Appareillons !
Categorías: Universidade
T. Karsenti, Le Mythe de Troie dans le théâtre français (1562-1715)
Tiphaine Karsenti
Le Mythe de Troie dans le théâtre français
(1562-1715)
Champion, Lumière classique
960 p., relié
ISBN 978-2-7453-2247-0
210 €
La fortune connue par le mythe de Troie dans le théâtre français des XVI eet XVII esiècles dépasse celle de toutes les autres fables antiques. Sans doute n’y a-t-il pas lieu de s’en étonner au regard du succès intertextuel de cette légende à travers les siècles. Cette étude s’attache cependant à dégager les traits spécifiques de sa réception en France à l’époque moderne pour mieux cerner les enjeux de son utilisation dans ce cadre historique et esthétique précis. Le système sémiotique mythologique apparaît alors comme un objet historique, chargé du poids des discours qui ont accompagné et filtré sa transmission au fil du temps. La matière troyenne offre en l’occurrence aux auteurs dramatiques de l’époque moderne une matrice apte à traduire les problématiques singulières d’un moment marqué par une transformation profonde des modèles culturel et politique français: dans la deuxième moitié du XVI esiècle naissent à la fois le théâtre et l’État modernes. L’utilisation du mythe de Troie dans les différentes formes dramatiques au cours du siècle et demi suivant cette double naissance s’éclaire ainsi à la lumière de l’évolution des débats esthétiques, politiques et éthico-théologiques qui accompagnent la transition culturelle alors à l’œuvre.
Ancienne élève de l’École Normale Supérieure, agrégée de lettres classiques, Tiphaine Karsenti est actuellement maître de conférences en études théâtrales à l’université Paris Ouest Nanterre.
This study discusses the impact of the myth of Troy in French theatre between the 16 th and 17 th century. It looks at its reception in France and also argues that the myth of Troy helped the dramatists to allude to problems of their time .
Categorías: Universidade
Disparition de Carlos Fuentes
Voir la dépêche AFP / les reprises (dont liberation.fr ) / l'article du monde.fr , etc.)
-------------------------------------------------------
"L'écrivain mexicain Carlos Fuentes est décédé mardi à Mexico, à l'âge de 83 ans, a annoncé le président de la République Felipe Calderon sur son compte Twitter. «Je regrette profondément le décès de notre estimé et admiré Carlos Fuentes, écrivain et Mexicain universel. Qu’il repose en paix», a écrit le président.
Selon la presse locale, il aurait succombé à des problèmes cardiaques dans un hôpital du sud de la capitale mexicaine.
Souvent cité comme potentiel prix Nobel de littérature, Carlos Fuentes avait obtenu en 1987 le prix Cervantès, considéré comme le prix de littérature de langue espagnole le plus prestigieux au monde.
Il était notamment l’auteur de «La mort d’Artemio Cruz» (1962) ainsi que d’une vingtaine d’autres livres et portait depuis plus d’un demi-siècle un regard critique sur la société mexicaine contemporaine.
Né au Panama le 11 novembre 1928 de parents diplomates, il a passé son enfance entre les Amériques et l’Europe. En 1950, après un diplôme en droit à Mexico et une formation aux relations internationales à Genève, il embrassa la carrière diplomatique avant de s’orienter vers la littérature et le journalisme.
Intellectuel de gauche, il a acquis une notoriété internationale dès l'âge de 30 ans avec son premier roman, «La plus limpide région» (1958).
Sa carrière diplomatique l’a conduit à se partager entre Mexico, Paris et Londres, où il vivait une partie de l’année. En France, où il a été ambassadeur de 1975 à 1977, l’ancien président François Mitterrand lui avait décerné la Légion d’Honneur en 1992."
-------------
"Le géant de la littérature sud-américaine est mort mardi 15 mai 2012 à l'âge de 83 ans. "Il laisse une oeuvre énorme qui constitue un témoignage éloquent sur tous les grands problèmes politiques et les réalités culturelles de notre temps", a dit son ami l'écrivain péruvien Mario Vargas Llosa. L'auteur de "La mort d'Artemio Cruz" et de "La plus limpide région" restera connu pour son regard aiguisé sur la société mexicaine contemporaine."
---------------------
"Il détestait qu'on raconte sa vie. Il détestait encore plus l'idée de la raconter lui-même. "Ecrire une autobiographie, disait-il, c'est comme graver des mots sur sa propre tombe". L'écrivain et essayiste mexicain Carlos Fuentes, lauréat du prestigieux prix Cervantes et l'une des plus grandes figures des lettres latino-américaines, est mort mardi 15 mai, à l'hôpital Angeles de Pedregal de Mexico. Il était âgé de 83 ans.
Sur une photo prise à la foire du livre de Guadalajara, en 2008, on le voit riant sous sa moustache et se bouchant les oreilles. A côté de lui, son aîné, le Colombien Gabriel Garcia Marquez (né en 1927) a l'air de protester lui aussi. Il ne manque plus que le Péruvien Mario Vargas Llosa (né en 1936) et on aurait là les trois icônes d'une génération d'écrivains et d'intellectuels qui, par son talent de plume et son engagement, aura particulièrement contribué à attirer l'attention de l'Occident sur l'identité latino-américaine. [...]"
Categorías: Universidade
Contes: entre patrimoines, contextes et performances
Appel à contribution pour le numéro 2013 de la revue ethnographiques.org. Cet appel concerne autant les ethnologues que les philologues, linguistes et chercheurs en littérature orale.
Contes: Entre patrimoines, contextes et performances
( Information publiée le jeudi 19 avril 2012 ) L’objectif de ce numéro thématique de la revue ethnographiques.org est d’offrir un panorama de la recherche interdisciplinaire actuelle portant sur les contes. Nous entendons par ce terme «une production orale (et/ou mise par écrit) comprenant des séquences narratives définies à l’avance et prévue en fonction d’auditeurs, de manière plus ou moins spontanée. Ce récit peut concerner aussi bien le merveilleux, l’imaginaire que le supposé réel, «faits dont on pense généralement qu’ils ont existé, fût-ce en un temps lointain ou mythique» (Joisten, 1996 :119 ). Cette production se caractérise par une variation à plusieurs niveaux: historique, géographique et contextuel (qui raconte à qui, où et comment). Les recherches peuvent porter sur des matériaux collectés avec des méthodes et des temporalités différentes.
L’histoire de la recherche scientifique consacrée aux contes est complexe: d’abord centrée sur la question de l’origine, puis de la diffusion des contes, ensuite de la forme avec les recherches structurales commencées par Vladimir Propp au début du XXe siècle (Propp, 1979 ). Par ailleurs, un grand mouvement de classifications (par motifs/séquences narratives) a été entrepris tout au long du XXème siècle, notamment par Antti Aarne et Stith Thompson ( 1961 ), et Marie-Louise Ténèze et Paul Delarue ( 2002 ) en ce qui concerne la France, catalogues qui restent la référence pour de nombreux chercheurs.
Les recherches sur la littérature orale se sont dirigées vers le sens (interprétations mythique, psychanalytique et marxiste) et la fonction de ces récits (rôle de la tradition orale dans une société donnée). On s’éloigne actuellement des grandes théories monolithiques auxquelles les contes servaient de simple illustration pour accorder une plus grande attention au texte même des contes, examinés dans un esprit pluridisciplinaire qui s’efforce d’opérer une synthèse entre diverses méthodes d’approche (Simonsen, 1981 ).
L’étude scientifique de la littérature orale a pris le relais des grandes collectes des folkloristes du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Elle constitue un carrefour ouvert sur des approches interdisciplinaires (littérature, histoire, ethnologie, linguistique, psychologie, psychanalyse, pédagogie, orthophonie, philosophie, philologie) et embrasse une diversité de formes et de genres en perpétuel mélange et renouvellement. Depuis les années 1970, un engouement est né pour des questions d’identité et de culture régionale en France (Bouvier et al., 1980 ; Bouvier, 1980 et 1986 ). Les autorités régionales subventionnent ces recherches, le CNRS lance en 1976 deux thèmes de recherche: La conservation du patrimoine culturel et L’observation du changement social et culturel . C’est surtout après 1979 qu’on assiste à la constitution d’ «archives vivantes» (enregistrements sonores). Des programmes de recherche ont été entrepris par diverses universités, comme l’équipe du centre de recherche et d’études anthropologiques de l’université de Lumière-Lyon 2 autour des questions de l’imaginaire et du patrimoine (Martin et Decourt, 2003 ) et ou comme l’école de Budapest, dont l’idée principale est de recueillir le répertoire d’un seul conteur à la fois avec une caractéristique méthodique des recherches, comme les variantes de contes, le talent créatif du conteur, son répertoire, sa biographie, son style et son adaptation au public, sa vision du monde, la relation entre le conteur et sa réalité sociale, les auditeurs et les techniques de collecte (Martin et Decourt, 2003 ). Des journées d’étude ont été organisées à Paris par le Groupe de recherche en littérature orale (sous la responsabilité de Geneviève Calame-Griaule et de Vladimir Körög-Karady) en 1984, 1990 et 1991 (Calame-Griaule, 1984 ). Une école d’ethnography of speaking ou ethnolinguistique voit le jour (Lyons 1977, Fribourg 1978, Calame-Griaule 1989). Par ailleurs, la revue Cahiers de Littérature Orale (avec notamment Jean-Marie Privat, Nicole Belmont, Jean Derive, Jack Goody, Veronika Görög-Karady, Lydia Gaborit, Geneviève Calame-Griaule, Michel Valière,…) est lancée dès 1976.
De nombreux débats portent encore aujourd’hui sur les notions de "peuples de littérature orale" ou "sans écriture" (avec des connotations négatives rejetées par ces mêmes peuples) et ceux de "littérature écrite" (Firth, 1961 ; Murphy, 1978 ). Et le terme "folklore", très utilisé pour l’étude des cultures orales, reste ambigu et il faut donc le manier avec précaution.
Dans le panorama de la recherche contemporaine, nous pouvons aussi citer le mouvement ethnocritique (Privat, 2010 ; Scarpa, 2009 ) qui s’intéresse à l’histoire de la littérature dans le but de retrouver dans les grands ouvrages littéraires des traces et des évocations des pratiques folklorique.
Du côté plus strictement anthropologique, nous pouvons citer les travaux de Yvonne Verdier ( 1978 ), avec ces analyses portant sur le conte du Petit Chaperon Rouge, ou bien encore de Ruth Finnegan ( 2001 ).
Pour la recherche actuelle, qui peut éventuellement tirer profit de la matière résultant de ces collectes structurelles et classifiées, il s’agit d’explorer de nouveaux axes d’étude concernant les contes:
contextualisation
patrimonialisation
performance
En effet, la forme et le contenu du conte sont fortement influencés par leur ancrage social, géographique (le lieu et le contexte social dans lesquels le conte est dit), linguistique, culturel et personnel (du conteur et des auditeurs). Il s’agit de ne pas oublier dans quelle langue ces récits étaient/sont contés: les langues autochtones (par exemple, dans le cadre de la francophonie, les dialectes gallo-romans), les langues minoritaires ou issues de l’immigration véhiculent des valeurs et des associations qui ne se retrouvent pas forcément dans une traduction.
Un autre élément d’intérêt, qu’il serait intéressant de voir approfondi, est la place de la sphère intime du conteur dans le processus de construction du conte. Le conteur puise dans ses souvenirs pour chercher des images vécues aptes à illustrer la séquence narrative qu’il veut raconter et qu’il cherche à renvoyer aux spectateurs par le biais de l’oralité. Les spectateurs capteront les mots du conteur qui vont évoquer pour eux des images de leur propre sphère intime, et donc différentes de celles de départ. Pour être efficace dans ce processus figuratif, le conteur doit maîtriser ces images, bien les connaître et savoir les illustrer dans les moindres détails. Là, la réalisation performative du conte semble confirmer les théories de Hutchins ( 1996 ) et autres à propos de la cognition distribuée. L’analyse du conte dévient alors intéressante et potentiellement élargissable aussi à l’étude de son contexte (conteur, public, lieu, etc.).
La composante essentiellement orale ainsi que la question de la transmission place le conte au centre de la problématique de perte et de sauvegarde du patrimoine culturel et immatériel (PCI) qu’il représente. Le concept de PCI a été développé par l’UNESCO avec les buts suivants: «(a) la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel; (b) le respect du patrimoine culturel immatériel des communautés, des groupes et des individus concernés […]»[ 1] et il inclut des traits culturels comme par exemple la danse, la musique, les rites et rituels, les contes, les cosmologies et les techniques artisanales traditionnelles. Si le concept de PCI réclame d’être analysé dans sa tension entre le politique et l’intellectuel, il participe bien d’un large mouvement de conservation, de sauvegarde, voire de renouveau du savoir et des savoir-faire liés aux contes (création d’associations de conteurs, de festivals de narration, de Maisons des contes et légendes, etc.). De grands mouvements de patrimonialisation locale sont nés dans cet élan de sauvegarde (Isnart, 2010 ).
Mais le conte n’est pas seulement un objet de recherche à enregistrer ou à sauvegarder, il est également à étudier dans sa réalisation orale (angl. performance). Si le phénomène de la narration se manifeste en premier dans des groupes sociaux de petite taille (famille, etc.), il s’inscrit aussi, et de plus en plus, dans des contextes sociaux de plus grande envergure. Ainsi, la naissance autour des années 1970 du théâtre de narration (notamment en Italie) place l’art de raconter face à de nouveaux contextes et de nouveaux publics: la performance narrative devient forme d’art théâtral.
Parallèlement aux trois axes de recherche mentionnés ci-dessus, étant donné l’importance grandissante de la question juridique dans nos sociétés, nous aimerions également recevoir des contributions traitant de la notion du droit d’auteur, de la propriété intellectuelle de cette littérature entre écriture et oralité, entre intimité et spectacle, entre patrimoine collectif et réalisation d’auteur.
Le numéro sera ouvert à des approches et à des méthodologies différentes. Il privilégiera l’expérimentation de nouvelles formes d’écriture que la revue ethnographiques.org cherche à promouvoir. Les différentes possibilités de traitement numérique des documents textuels, visuels et sonores (séquençage, synchronisation, annotation, etc.) invitent à penser des solutions de présentation originales, susceptibles de mettre en perspective les productions audiovisuelles et de restituer plus finement les expériences considérées. Des membres du comité de direction d’ ethnographiques.org se tiennent à la disposition des personnes qui souhaitent répondre à cet appel à contribution en intégrant ces ressources en amont de leur travail.
Les propositions de contribution (1 page maximum et la bibliographie) devront être rendues au plus tard le 15 juin 2012 . Un premier tri sera effectué sur la base de ces propositions. Les articles devront être remis pour le 15 octobre 2012.
Les propositions devront être envoyées, avec la mention «CONTES» comme objet du message, aux quatre destinataires suivants:
federica.diemoz@unine.ch
aurelie.elzingre@unine.ch
andrea.jacot@unine.ch
thierry.wendling@ehess.fr
Categorías: Universidade
J. Verne, Les Enfants du capitaine Grant – Vingt mille lieues sous les mers
Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant – Vingt mille lieues sous les mers
Édition sous la direction de Jean-Luc Steinmetz avec la collaboration de Jacques-Remi Dahan, Henri Scepi.
Paris : Gallimard, coll. "Bibliothèque de la Pléiade", 2012.
1488 p.
EAN 9782070128921
Prix de lancement : 50,00 EUR (jusqu'au 31/12/2012).
Présentation de l'éditeur :
Jules Verne, «lecture d’enfance» – soit. C’est bien ce qu’avait en tête Pierre-Jules Hetzel, l’heureux éditeur des «Voyages extraordinaires», tout en sachant (on l’imagine) que son fidèle auteur n’était pas homme à borner son génie. Sachant aussi déjà, peut-être, que parmi les écrivains «pour la jeunesse» celui-là aurait toujours une place à part.
À part : «l’air attentif et fiévreux d’un enfant qui lit un roman de Jules Verne» (Proust dixit ) ne s’explique pas autrement. À peine parti pour son premier «Voyage extraordinaire», le jeune lecteur quitte les rivages du conte. Une forme de vie adulte est prête à l’accueillir, où les responsabilités côtoient dangers et merveilles, où les vérités scientifiques dévoilées confèrent au monde sa tangibilité de réel, sans lui ôter son mystère. C’est l’extase, celle dont parle Sartre dans Les Mots . Étrange, irremplaçable expérience de lecture. Elle demeure à jamais vivante dans le souvenir. On y songe comme à un paradis perdu — perdu et à reconquérir, car l’expérience est renouvelable. L’âge du lecteur et le poids de la vie peuvent bien donner au texte des couleurs nouvelles, la magie demeure. Selon Malraux, «le fond de tout, c’est qu’il n’y a pas de grandes personnes ». Verne, qu’il avait lu (et auquel le farfelu n’était pas étranger), l’aura conforté dans cette croyance.
Cette édition propose quatre romans, et plus de cinq cents gravures, indissolublement liées au texte : autant de fenêtres ouvertes sur le rêve. D’une part, la seule «trilogie» de l’œuvre (encore est-ce une trilogie a posteriori ) : un voyage autour du monde, un voyage sous les eaux, et le long séjour des «naufragés de l’air» dans une île (apparemment) déserte. D’autre part, Le Sphinx des glaces , roman tardif et superbe, quête d’un pôle Sud alors inexploré; il vient en quelque sorte compléter le roman d’Edgar Poe, Aventures d’Arthur Gordon Pym , que Verne lut dans la traduction de Baudelaire. Poe, le «chef de l’École de l’étrange». Baudelaire, l’auteur de «Voyage», toujours prêt à plonger «Au fond de l’Inconnu pour trouver du nouveau » et qui accola aux Histoires de Poe leur célèbre épithète, extraordinaires .
Voyage, inconnu, nouveau, extraordinaire… En qualifiant ses propres livres de «Voyages extraordinaires», Jules Verne signale discrètement, sous le patronage de Poe et de Baudelaire, que la modernité – la science, la technique, la machine en quoi il voyait une poésie du temps présent – comporte une part d’inassimilable, et que notre sûr pouvoir de dominer le monde se double d’une incertitude, féconde ou fatale. Ce monde, Verne ne s’est d’ailleurs pas contenté de l’inventorier. Il l’a peuplé des marques de ses rêves. Ses vaisseaux franchissent sans peine les portes du réel. Appareillons !
Extrait de l'Introduction de Jean-Luc Steinmetz
Avec zèle et application, les exégètes et lecteurs de Verne ont tenté (vainement) de dresser un panorama explicite de son œuvre. Comprenons bien que lui-même, pluriel comme le monde, n’a pas facilité la tâche de quiconque voudrait le ramener à une unité problématique. Et pourtant des «Voyages», dont l’extrême variété nous défie, se dégagent une impression, une allure, un horizon. Quoi qu’il en soit de ces explorations, spéculations, anticipations, filatures, guides universels déguisés, nous constatons Jules Verne: son savoir à la portée de tous, ses désirs profonds, sa sédentarité aventureuse, ses rêveries effrénées, ses fantaisies, le confortable excès de ce montreur qui « connaît la musique » et les intenses visions de ce prophète de fin des temps, de ce poète qui se veut sans rime, encore un que ronge l’ennui des heures quotidiennes et qui, contemplant la circonférence de son encrier ou les trains qui passent sous sa fenêtre, ne se lasse pas de partir un peu plus loin, dans l’espérance d’un point final auquel succédera bientôt la majuscule initiale du livre suivant. En route vers ce qui est recherché avec une ardeur invincible : un homme, une terre, un objet idéal («solitude, récif, étoile», disait Mallarmé), le lecteur se confie avec délice au courant de l’écriture, conscient d’être voué à une forme d’inéluctable que lui réserve la providence ou l’infortune. Que signifie ce courant auquel on s’abandonne ? Quels sont les motifs de cet élan irrésistible ? Évidemment, première réponse, la plus utilitaire de toutes : satisfaire aux termes du contrat passé avec Hetzel. Mais, plus sûrement, poursuivre le travail d’écriture qui, en réalité, correspond au plus fol engagement sur les pistes de l’évasion, du rêve (appelez ça création, poïésis à tout prix, au-delà de toute nécessité). Ensuite de quoi une vision nous enveloppe à l’instar d’un mirage, comme sur les illustres couvertures rouges ou polychromes. À coup sûr, en quelque endroit du globe que l’on atteigne, la mer bat de son ressac un rivage, familier ou sauvage. En un coin se dresse un volcan, terrible jouet d’enfant dont Verne ne saurait se passer. Ne l’oublions pas, Verne, dessinant l’île mystérieuse, s’est refusé à lui conférer une allure avenante. Il a présenté presque offensivement le tracé de quelque monstruosité sous-jacente. C’est que le roman d’aventures manœuvre des invariants, parmi lesquels la présence réitérée d’une menace.
Egalement dans le catalogue : L'Île mystérieuse – Le Sphinx des glaces ( édition sous la direction de Jean-Luc Steinmetz avec la collaboration de Marie-Hélène Huet) , 1264 p., EAN 9782070128938, prix de lancement 45,00 EUR
Categorías: Universidade
C. Martin, City of glass
Côme Martin, City of glass
Article publié sur le site "du9", avril 2012.
Pourquoi reparler, dix-huit ans après sa sortie, de l'adaptation de la nouvelle City of Glass de Paul Auster par Paul Karasik et David Mazzuchelli ? Sans doute parce que, même après tout ce temps, elle reste une des rares bonnes adaptations d'un roman en bande dessinée.
Pourquoi cette adaptation est-elle si réussie? Certainement parce que l’ouvrage d’Auster City of Glass était approprié pour une adaptation visuelle: en effet, il traite, entre autres, de la signification du langage et du bien-fondé de celui-ci. Spiegelman rappelle d’ailleurs la difficulté d’adapter un tel ouvrage dans un médium visuel dans son introduction à la bande dessinée (...)
Lire la suite : http://www.du9.org/dossier/city-of-glass/
Côme Martin est doctorant à l'Université Paris-IV.
Categorías: Universidade
S. Courant, Approche anthropologique des écritures de voyage
Stéphane Courant, Approche anthropologique des écritures de voyage - Du carnet à la correspondance, petit inventaire des productions scripturales de la fin du XXe siècle au début du XXIe siècle
Préface de Franck Michel .
Paris : L'Harmattan, coll. "Tourismes et sociétés", 2012.
316 p.
EAN 9782296570061 ( EAN Ebook format Pdf : 9782296490338)
32,00 EUR (version numérique : 24,38 EUR)
Présentation de l'éditeur :
Cet ouvrage se situe entre deux terrains de l'anthropologie, tourisme et écriture, et permet de révéler les diverses raisons et fonctions graphiques des écritures du voyage. Voici un inventaire de ces productions scripturales que de nombreux voyageurs réalisent le long de leur itinérance. Il interroge sur le passage de ces écritures ludiques et désinvoltes à une écriture sur soi révélant tout autant les représentations de voyage que les nécessités de cette rencontre avec soi et avec l'autre.
Diplômé de l'EHESS, Stéphane Courant est anthropologue. Il est membre associé au LISST-Centre d'Anthropologie Sociale.
Categorías: Universidade
"Ne pas trahir 2009": communiqués des Snesup de Toulon et Strasbourg (mai 2012)
Rappel:
Coordination Nationale des Etablissements Scientifiques et Universitaires (CNESU) le 21 mai 2012
Appel: "Ne pas trahir 2009: libérer l’université, reconstruire un service public universitaire pour tous!" (mai 2012)
***
Motion de la section SNESUP de l'université de Toulon
http://www.cnu.lautre.net/spip.php?article12
Considérant que les syndicats et en particulier le SNESUP, en tant que « premier syndicat du supérieur », ont le devoir d'accompagner les luttes sociales organisées à la base, et que seule une coordination nationale des personnels et des étudiant-e-s est à même de construire le rapport de force nécessaire pour porter leurs revendications, la section SNESUP de Toulon réunie le 14 mai 2012 soutient l'appel du 30 avril intitulé « Ne pas trahir 2009 » et demande à la direction nationale du SNESUP d'apporter officiellement son soutien à cet appel pour ne pas trahir ses syndiqué-e-s.
Considérant que l'abrogation de la mastérisation de la formation des enseignant-e-s constitue une revendication impérative, nous jugeons dommageable qu'elle n'ait pas été intégrée à la plateforme de l'appel du 30 avril.
Considérant que le désengagement financier de l'État mis en œuvre avec la loi LRU ne peut être dissocié de la logique néolibérale œuvrant à la privatisation du système d'enseignement (de la maternelle à l'université) et que les revendications ne doivent faire aucune concession à cette logique définie par le processus de Bologne, nous demandons à la direction nationale du SNESUP :
- de se prononcer clairement contre toute forme d'évaluation récurrente des personnels, instrument « néo-managérial » de mise au pas et d'infantilisation des individus, contradictoire avec nos missions comme avec les aspirations de transformation sociale portées par notre syndicat ;
- de se prononcer clairement contre l'autonomie financière des universités, contradictoire avec le principe même de service public.
Enfin, la section SNESUP du Toulon condamne au sein de son syndicat, comme partout ailleurs, toute atteinte portée à la liberté d'expression et d'opinion. Elle demande à la direction nationale que soit annulée la mesure de désabonnement forcé prise à l'encontre d'un abonné de la liste « Forum supérieur ».
Fait à La Garde, le 14 mai 2012
***
Communiqué du bureau du SNESUP-FSU de l’Université de Strasbourg (Le 9 mai 2012)
http://www.cnu.lautre.net/spip.php?article9
Les membres du bureau du Conseil syndical d’Établissement du SNESUP--‐FSU de l’Université de Strasbourg soutiennent l’appel du 30 avril intitulé « Ne pas trahir 2009 : libérer l’université, reconstruire un service public universitaire pour tous ». Ils appellent leurs collègues à le signer.
Ils font toutefois les remarques suivantes :
- ils regrettent que l’Intersyndicale du Supérieur n’ait pas été d’emblée associée à cette initiative, une approche unitaire ayant conféré davantage de poids à cet appel;
- les dates envisagées pour la première réunion de la CNESU ne permettent pas une consultation dans les établissements et devraient être repoussées aux derniers jours de mai ou aux premiers jours de juin ;
- l’absence de mention de la réforme de la formation des enseignants ainsi que des organismes de recherche est regrettable.
Malgré ces réserves, le SNESUP--‐FSU de l’Université de Strasbourg appelle ses syndiqués ainsi que les autres organisations syndicales à soutenir l’appel du 30 avril et les invite à tenir des réunions qui doivent permettre de faire des propositions pour une refondation du service public d’enseignement et de recherche.
***
Informations complémentaires:
"- l'intersyndicale nationale se réunit demain, mercredi 16 mai à 10h et aura ainsi l'occasion de discuter de l'engagement de tous, notamment contre le "décret Pécresse" ; nul doute que les fédérations nationales ayant entendu le mouvement de 2009, s'engageront pour qu'il lui soit donné satisfaction avec le 30 juillet 2012.
- le calendrier de la première rencontre nationale est serré, mais il est déjà prévu une seconde rencontre nationale autour du 20 juin, ce qui fait de la première un simple commencement et donnera un mois supplémentaire pour consulter de manière plus approfondie les établissements...
- le texte de l'appel du 30 avril se présente lui-même comme "auto-destructible" pour ne rien imposer et dès la réunion des AG locales ; la liste des sujets à traiter en urgence, proposée par le comité d'organisation de la première Cnesu (communiqué 13 mai, ci-dessous) ouvre les débats à tous les sujets."
Categorías: Universidade
"Abus de pouvoir: les dérives de la gouvernance des universités depuis la LRU" + appel à la grève le 15 mai 2012 à Paris 8
Abus de pouvoir: les dérives de la gouvernance des universités depuis la LRU , Le Monde.fr, 14.05.2012
Vendredi 11 mai après-midi l'université Paris VIII a connu des événements qui sont la parfaite illustration des dérapages auxquels peuvent conduire les pouvoirs excessifs accordés à un président d'université depuis la LRU.
De quoi s'agit -il ?
Du refus par l'intersyndicale des enseignants-chercheurs et BIATOS de voir voter les statuts du futur Pôle de Recherche et Enseignement Supérieur (PRES, qui associe dans un premier temps Paris VIII et Paris X) sans qu'ait eu lieu un débat sérieux et constructif sachant que la très grande majorité des enseignants-chercheurs est favorable à cette création.
L'annonce de ce PRES a été faite pendant la première semaine des vacances de printemps, au lendemain des élections des nouveaux conseils, et juste avant 11 jours de fermeture pour congés jusqu'au 2 mai.
Le vote de ses statuts a été annoncé pour le 11 mai. En cinq semaines (en réalité dix jours puisque l'université a pleinement repris toutes ses activités le 2 mai, interrompues à nouveau le 8 mai) devait donc être bouclé le projet le plus important pour le devenir de l'université.
Malgré les alertes de certains membres du CA, du CS et du CEVU et de quelques autres enseignants-chercheurs et administratifs sur les risques de rejet que faisait courir cette précipitation inexplicable (aucun des arguments présentés n'étant démontré) le président, Pascal Binczak, a maintenu son calendrier...
Lire la suite .
lire aussi: Paris 22: deux étudiants arrêtés à la fac de Saint-Denis (màj 14/05/12)
et sur le site de Slu: Appel à la grève le 15 mai à Paris 8: Motion de l’assemblée générale du 14 mai
Categorías: Universidade
Departmental Lecturer in Early Modern French, Oxford (3 ans)
Departmental Lecturer in Early Modern French
The Faculty of Medieval and Modern Languages, University of Oxford
Grade 7: £29,249 - 35,938 with discretionary range to: £39,257 p.a.
The Faculty, in association with Brasenose College and St Edmund Hall, is seeking to appoint an individual from 1 October 2012 (or as soon as possible thereafter) to cover research and teaching needs in Early Modern French for a period of three years.
The postholder will give no fewer than 16 lectures or classes in each academic year; an average of eight tutorial hours per week of term; and engage in research activities. They will also be involved in supervision, examining, administrative and pastoral activities for the Faculty/College.
They should have a PhD/DPhil in French, submitted by the time they take up the post; a successful track record of teaching at undergraduate level; a strong research record; and fluency in French and English.
The closing date for this vacancy is noon on Wednesday 23 May 2012.
Further details may be found at: www.recruit.ox.ac.uk (vacancy ID: 102856 )
Categorías: Universidade
J. Pigeaud, Les Loges de Philostrate
Référence bibliographique : Jackie Pigeaud - Les Loges de Philostrate , Les Belles Lettres, collection "L'Ymagier", 2012. EAN13 : 9782251398013.
Parution le 24 mai 2012
« Regarde ce tableau ».
Ainsi s'adresse à un jeune garçon le grand orateur grec Philostrate (III e siècle de notre ère), en lui désignant une peinture dont il va prononcer l'éloge. S'agit-il d’un tableau qui aurait « réellement » existé et qui aurait disparu, au grand désespoir des archéologues? Ou bien plutôt d’une fiction de réalité, d’une image faite de mots, d’un tableau peint avec la technique d’un rhéteur poète? La question devient vite vertigineuse.
Dans son essai, qui prend la forme d’un dialogue très enlevé, Jackie Pigeaud conduit le lectuer aux lisières de la poésie et de la peinture: dans un espace où règne en maîtresse absolue la phantasia . C’est-à-dire la force des apparitions, l’énergie des images, l’ambiguë faculté d’imaginer qui engendre l’artiste aussi bien que le fou.
Categorías: Universidade
M. Bandello, Novelle / Nouvelles III, 2e part., VI-XXXVIII
Référence bibliographique : Matteo Bandello - Novelle / Nouvelles III, 2e partie, VI-XXXVIII, Les Belles Lettres, collection "Bibliothèque italienne", 2012. EAN13 : 9782251730349.
édité, traduit et annoté par Ismène Cotensin, Adelin Charles Fiorato, Alain Godard & Michelle Godard
Parution le 24 mai 2012
Comme les précédents volumes, le tome III présente une trentaine de nouvelles (fin de la 1 re partie: nouvelles 27-59; début de la seconde: nouvelles 1-5), assorties de notes abondantes. Les nouvelles de ce recueil, quoique très variées, puisent principalement à deux sources: une source tragique issue de la culture antique mais aussi de faits divers de l'époque, une source comique et érotique, écrite dans une langue parlée et le plus souvent inspirée de faits divers.
Glissant d'une écriture savante traditionnelle à une langue vulgaire voire familière, les récits de Bandello excellent à raconter les heurs et malheurs de l'Italie renaissante.
Categorías: Universidade
J. N. Bremmer, La religion grecque (rééd.)
Jan N. Bremmer, La religion grecque (rééd.)
Œuvre traduite par Alexandre Hasnaoui
Paris : Les Belles Lettres, 2012.
EAN 9782251444451.
228 p.
Prix 19,50EUR
Présentation de l'éditeur :
La « religion grecque » n'a jamais existé en tant qu'entité monolithique. Chaque cité avait son propre panthéon, sa propre mythologie, son propre calendrier religieux et ses propres fêtes. Pourtant, ces différentes croyances se recouvraient suffisamment pour que l'on puisse parler de « religion grecque ».
C'est de cette « religion » que Jan Bremmer dresse un tableau aux périodes archaïque et classique. Il choisit une approche « éclectique », sans pour autant renoncer aux controverses méthodologiques. Les aspects sociologiques, anthropologiques et psychologiques sont tous abordés. L'ouvrage est conçu à la fois comme une introduction historique et thématique. Il présente l'état actuel de la recherche sur chacun des sujets traités et propose une abondante bibliographie.
Publié en 1994 et traduit depuis en plusieurs langues, ce livre est désormais un classique parmi les études sur la religion grecque. Outre de nombreux addenda et une version remaniée du dernier chapitre, cette traduction comporte un appareil de notes mis à jour et doit donc être considérée comme une nouvelle édition.
Categorías: Universidade
L. Bolard, Le voyage et le séjour des peintres en Italie au XVIIe s.
Référence bibliographique : Laurent Bolard - Le voyage et le séjour des peintres en Italie au XVIIe siècle, Les Belles Lettres, collection "Realia", 2012. EAN13 : 9782251338378.
Parution le 18 mai 2012
Au XVII e siècle, le voyage en Italie n'est pas encore pour les artistes l'institution qu’il deviendra par la suite. Il est le rêve d'un apprentissage, d'une jeunesse, parfois de toute une vie. Il est une référence, une nécessité pour qui veut se former, pour qui désire se faire un nom dans son pays. Il est une fascination pour des terres qui ont vu fleurir la civilisation romaine et s'épanouir la Renaissance. Il reste toujours une aventure, une source d’émerveillement.
Ce livre suit les peintres pas à pas, sur des itinéraires toujours riches de surprises et d'enseignements. Il décrit leurs conditions de voyages,celle de leurhébergement.Il évoqueleurs amitiés et leurs souffrances,leurs amours, aussi, quelquefois leur mort. Il s'attache à leurs activités quotidiennes, ces joies et ces peines qui font du séjour italien un paradis, plus rarement un enfer. Il dit leur métier de peintre, analyse leur pratique professionnelle, singulièrement à Rome.
De ces voyages, de ces séjours qui quelquefois se sont prolongés une vie entière, les artistes ont laissé des traces artistiques, souvent sous la forme de vedute , ces vues de villes, ces paysages qui nous restituent l’Italie du temps. Ces œuvres nous disent ce que les peintres ont vu, nous disent leur goût, celui du siècle, mais aussi, avec passion et poésie, leur sensibilité, leur amour de l’Italie.
Categorías: Universidade
H. M. Enzensberger, Culture ou mise en condition ?
Hans Magnus Enzensberger, Culture ou mise en condition ? Essais
Paris : Les Belles Lettres, collection "Le goût des idées", 2012.
EAN 9782251200255.
336p.
15,50EUR
Présentation de l'éditeur :
Essayiste et poète, H.M. Enzensberger, l'un des jeunes écrivains allemands les mieux doués de l'après-guerre, analyse ici en les démystifiant divers éléments de la vie culturelle de notre temps, muée depuis peu en une véritable « industrie de la culture ». Avec une intelligence et un humour peu communs il démonte les mécanismes d'un grand quotidien bourgeois, ceux du célèbre Spiegel , des actualités filmées, des livres de poche, des organisations touristiques… autant d’outils destinés, consciemment ou non, à façonner les esprits, à les pré-fabriquer ou à les abrutir.
Quelques études littéraires pénétrantes (sur Böll, Grass, Johnson et divers poètes) complètent ce recueil, ainsi qu’un essai sur l’ « avant-garde » politique et littéraire, aussi méchant que sain et lucide.
Mais H.M. Enzensberger ne se contente pas de dénoncer les maladies culturelles de notre temps, il propose des solutions, il éclaire déjà les voies possibles de l’avenir.
Categorías: Universidade
Diderot, Est-il bon? Est-il méchant? , éd. P. Frantz (FolioThéâtre)
Est-il bon ? Est-il méchant ?
Denis Diderot
Pierre Frantz (Annotateur)
DATE DE PARUTION : 07/05/12 EDITEUR : Gallimard (Editions) COLLECTION : Folio Théâtre ISBN : 978-2-07-035689-8 EAN : 9782070356898 FORMAT : Poche PRÉSENTATION : Broché NB. DE PAGES : 284 p
La seule comédie vraiment drôle de Diderot est une oeuvre cynique, où l'on rit de toutes les postures et proclamations moralisantes. Le philosophe y prend le masque, celui d'un homme de lettres, sans cesse dérangé par des solliciteurs. Il intervient en leur faveur, rétablit un semblant d'ordre. Au terme de manoeuvres louches intervient un dénouement paradoxal qui annonce les meilleures pièces de Labiche.
Categorías: Universidade

