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Bande dessinée et culture matérielle (revue Comicalités )

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La revue Comicalités lance un appel à contributions sur la thématique «Bande dessinée et culture matérielle». Modalités pratiques : Le présent appel à communication est ouvert à tou·te·s les chercheuses et chercheurs, quel que soit leur statut et leur origine. Nous les invitons à nous répondre en nous soumettant deux documents :Une fiche signalétique prenant la forme d’un court curriculum vitae exposant les axes de recherche.Un texte anonyme en français ou en anglais de 3000 signes espaces compris maximum, présenté sans aucun enrichissement autre que l’italique ou le caractère gras, et adoptant une présentation standardisée (Times New Roman 12 pts pour le corps de texte, 10 pts pour les notes, aucun alinéa ou retrait de paragraphe, interligne 1,5). Ce texte présentera le positionnement théorique et le corpus retenus, ainsi que les principales conclusions attendues. Pour chacune des approches présentées ci-dessus, il est possible d’envisager un format différent de celui d’un article : nous acceptons également les entretiens, en particulier avec des professionnels du secteur (éditeurs, imprimeurs, chefs de fabrication, chargés de produits…), des collectionneurs, etc.. La proposition sera évaluée de façon anonyme par deux membres du comité scientifique de la revue : son acceptation vaudra encouragement et suggestions quant à un article d’une taille comprise entre 15 000 (pour les formes brèves) et 40 000 signes (articles plus classiques), espaces compris. Elle doit nous parvenir avant le 25 juin aux adresses électroniques suivantes : bounthavy@gmail.com sylvain.lesage@univ-lille.fr * Texte de l’appel : La notion de culture matérielle suscite depuis quelques années un intérêt renouvelé ; elle offre un cadre conceptuel pour «rematérialiser les principes de notre connaissance» 1 , afin de mieux comprendre la manière dont la matérialité des objets culturels de la bande dessinée encadre le rapport au monde des lectrices et des lecteurs. Selon Roger Chartier, « il n’est pas de texte hors le support qui le donne à lire, pas de compréhension d’un écrit qui ne dépende des formes dans lesquelles il atteint son lecteur» 2 ; pas plus que d’autres formes d’expression, la bande dessinée ne peut se penser hors des matérialités par lesquelles elle parvient aux lecteurs, du papier à l’écran, du verre à moutarde à la planche originale, de la figurine en résine au tirage princeps . Au moment où émergent, avec le numérique, de nouvelles formes de matérialités, peut-être moins visibles, il nous paraît nécessaire de poser la question de l’inscription matérielle de la bande dessinée. Les œuvres de bande dessinée passent en effet par des supports et des objets relevant de circuits techniques et éditoriaux, commerciaux et sociaux, qui conditionnent des usages, encadrent les appropriations, nuancent ou infléchissent les constructions imaginaires. Avant même d’ouvrir un album, la technique de façonnage (cartonné ou broché), le poids du papier, le brillant du pelliculage suscitent un imaginaire et participent à l’élaboration du « pacte de lecture». Un ouvrage grand format n’offre pas la même expérience de lecture qu’un pocket , une série de comics ne se lit pas de la même manière que le recueil qui rassemble les épisodes. Certains ouvrages jouent d’ailleurs délibérément sur des formes perturbant l’expérience de lecture : Saga de Xam de Nicolas Devil et Jean Rolin se présentait ainsi sous forme d’un très grand format incluant une loupe, indispensable pour discerner tous les détails du dessin 3 . Pour Jean-Christophe Menu, l’édition indépendante avait même développé des formats alternatifs qui marquaient son identité – avant d’être récupérés : le « roman graphique», de ce point de vue, participe bien de cette construction discursive d’un format de publication comme forme stylistique 4 . La culture matérielle de la bande dessinée pose également la question des déclinaisons publicitaires des univers graphiques. Bill Watterson est connu comme l’un des rares dessinateurs de bandes dessinées à avoir refusé de transformer sa série à succès en une suite de produits dérivés. Mis à part quelques objets dont un timbre et un T-shirt, il n’y a pas de marchandises affichant le duo loufoque et spirituel de Calvin & Hobbes . A contrario , un empire du produit dérivé s’est bâti autour de Peanuts , les aventures de Charly Brown et son chien générant 30 millions de dollars de profit annuel en 2016 ce qui place Charles Schulz au deuxième rang du classement des auteurs morts les plus riches. En Europe, le merchandising de la bande dessinée prend également une part de plus en plus importante au niveau économique. Les droits de Tintin sont gérés par la société Moulinsart qui exploite la figure du petit reporter sous toutes les formes possibles : du coussin à la statuette à collectionner, en passant par le mug ou la lithographie en édition limitée. Les produits dérivés ont pris le dessus sur les ventes d’album puisqu’il n’y a plus de nouvelles publication depuis la mort de l’auteur. Entre 2015 et 2016, le chiffre d’affaire de cette société était estimé à 10 millions d’euros 5 . Du côté des Schtroumpfs , la société IMPS qui gère les droits sur la série a vendu la licence à 700 sociétés dans le monde 6 . La prolifération des objets n’a pas qu’un impact financier : elletransforme également l’expérience du lecteur et l’image de l’œuvre initiale. Ce sont d’ailleurs les raisons avancées par Watterson pour refuser les contrats de licence. Mais nombre d’auteurs font le choix inverse. Comment, dès lors, évolue la perception de l’œuvre ? Qu’est-ce que Mickey pour un enfant qui a d’abord connu la souris aux grandes oreilles sous forme de chaussettes ? En quoi le premier élément matériel d’entrée dans le monde de fiction influe-t-il sur la perception de l’univers imaginaire ? Il serait vain dans ce cadre de faire de ces produits dérivés de simples versions abâtardies d’une œuvre graphique, et d’opposer schématiquement production et consommation, dimension économique et distribution sociale tant, comme l’analysait déjà Karl Marx, « la production est immédiatement consommation, la consommation est immédiatement production» 7 . Outre son impact sur la réception, le merchandising influe également sur les processus de création. Que Todd McFarlane ait à la fois créé sa maison d’édition (Todd McFarlane Productions) 8 et une société de jouet (McFarlane Toys en 1994) n’est ainsi pas anodin. Du côté japonais, la création de la série transmédia Evangelion est liée à l’industrie du jouet : la forme du robot a été pensée à partir des retours des sociétés de ce secteur. Étant donné l’importance des ventes de licences, il serait intéressant de voir de quelle manière les éditeurs ou les potentiels partenaires commerciaux influencent l’aspect des personnages ou orientent le récit au moment de sa création. Il s’agit de montrer dans quelle mesure le support et la culture visuelle modifient le monde fictionnel et sa réception en dehors de ce qui aurait pu être prévu par les instances du marketing ou les ayant droits dans une stratégie transmédia. Ces usages publicitaires et l’insertion de la bande dessinée dans une économie de produits dérivés n’a rien de récent. Comme le souligne Michael Rhode, de nombreuses bandes dessinées ont été élaborées comme supports publicitaires et bien des titres pratiquent la technique du placement de produits 9 . Ces usages n’ont rien de secondaire: Ian Gordon avait montré à quel point, dans les années 1920-1930, la bande dessinée participe de la construction d’une société de consommation. Gasoline Alley , par exemple, peut être perçue comme une réflexion sur la manière dont l’automobile façonne les rapports sociaux et affecte le rapport au langage 10 . Nous cherchons moins à appréhender la médiation éditoriale à travers la matérialité de la bande dessinée 11 qu’à interroger la multiplicité des supports et leurs apports au niveau de la réception. Plutôt que d’étudier l’écart d’une adaptation ou d’un produit dérivé par rapport à une œuvre originale, plutôt que d’analyser la narrativisation qui accompagne le passage d’un média à l’autre, ce dossier se penchera sur la manière dont le support matériel introduit des modifications dans la perception de la fiction, qu’elles soient narratives, graphiques, etc. Afin d’explorer ces thématiques, nous suggérons les axes suivants : 1. Les matérialités de la bande dessinée Le premier axe invite à se pencher sur les formes matérielles par lesquelles s’opère la médiation entre une œuvre et ses lectorats. En quoi les différentes formes de publication peuvent-elles influer sur la réception d’un récit par les lectrices et les lecteurs ? Il s’agira ici d’envisager les supports de publication comme des objets faisant l’objet d’investissements matériels divers. De quelle manière, par exemple, les éditeurs jouent-ils sur les formes du livre afin de segmenter leurs publics ? En quoi la multiplication des tirages de tête et des ex-libris témoigne-t-elle d’une rematérialisation précieuse de la bande dessinée ? On envisagera également la manière dont les auteurs s’approprient les formes de publication et travaillent à en transgresser les contraintes, que ce soit sur papier ou sur supports numériques. Quelle est l’implication de l’auteur dans la réalisation de l’objet livre et ses produits dérivés imprimés ? Outre les pratiques d’édition distinctives, il serait également intéressant d’interroger les pratiques de l’édition patrimoniale et bédéphilique. En quoi l’engouement pour les planches originales a-t-il transformé les pratiques d’édition? Quels sont les codes graphiques spécifiques permettant de “faire patrimoine” ? Il nous semble nécessaire également d’interroger les pratiques de collection à l’aune d’un angle matériel : quels objets sont collectionnés ? Quels rapports les collectionneurs entretiennent-ils avec les objets collectionnés ? Enfin, on interrogera également la matérialité de la recherche en bande dessinée : quels problèmes pratiques fait surgir le recours aux microfilms ? En quoi l’accès à des collections numérisées affecte-t-il les questionnements ou les méthodes de travail ? 2. Produits dérivés Le deuxième axe suggéré s’attache aux produits dérivés, et à la manière dont l’insertion croissante de la bande dessinée dans des industries culturelles peut en affecter la création et la réception. Afin d’éclairer les processus de création et les liens entre secteur de l’imprimé, industries du jouet et ventes de licences (pour différents types d’adaptation), il serait intéressant de détailler les relations économiques ou juridiques entre les différents supports. Dans son étude ethnologique, Ian Condry avait montré de quelle manière les créateurs japonais travaillaient de manière collaborative afin de déployer un univers de fiction sur plusieurs médiums. Il serait intéressant de poursuivre ces pistes en étudiant des titres élaborés en Europe ou dans d’autres pays. On pourra également se demander dans quelle mesure la visual culture d’une époque donnée influence la représentation du monde dans la bande dessinée. En quoi les pratiques publicitaires et les graphismes en vogue modifient l’image d’un personnage pour le rendre plus attirant pour le nouveau lectorat ? De quels sens, de quelles fonctions les lecteurs investissent-ils les statuettes, les affiches… Si dans les années 1940, Les Aventures de Tintin étaient essentiellement connues comme une bande dessinée, de nos jours le premier contact du jeune public avec le héros à la houppe est visuel et lié au merchandising , le support BD arrivant souvent en second. Quel est l’impact sur la lecture quand on commence à connaître l’univers de fiction par le biais de jouets ? Dans le jargon du marketing, le co-branding correspond à l’alliance temporelle de deux sociétés pour la création d’une série de produits ou une campagne publicitaire. En quoi le co-branding sert-il ou non la bande dessinée ? De quelle manière les impératifs du marketing et contraintes liées aux univers de fiction originaux modèlent-ils la bande dessinée? Cet axe vise également à explorer la manière dont se négocie le trait dans les industries culturelles : comment le merchandising transforme-t-il (en figeant, en allégeant, en remodelant) des graphismes d’auteurs (ou de séries), en passant de la planche à dessin au volume de l’objet ? 3. La consommation des objets dans la bande dessinée Enfin, le troisième axe interrogera la manière dont la bande dessinée met en scène un univers de la consommation, en prolongeant les travaux de Ian Gordon. On prêtera notamment une attention particulière à la bande dessinée enfantine et à la manière dont la lecture peut initier aux mécanismes de la consommation. On s’intéressera également aux usages directement publicitaires de la bande dessinée, en particulier aux stratégies narratives déployées. De Malabar à Pistolin , la publicité a constitué une ressource importante pour nombre de dessinateurs, voire un laboratoire graphique. En quoi la bande dessinée publicitaire constitue-t-elle un creuset de renouvellement graphique ? On s’intéressera enfin aux appropriations critiques de l’imaginaire visuel de la consommation. Dominique Pety avait montré de quelle manière le roman du XIXe siècle témoignait de la prolifération des objets et des collections, structurant l’intrigue et l’espace romanesque, formant une esthétique 12 . On pourra s’interroger sur la représentation des produits de consommation dans la bande dessinée et ses effets narratifs ou graphiques. Ainsi, Saison brune de Philippe Squarzoni repose largement sur la remédiation des codes graphiques de la publicité, et constitue une forme de pensée critique de l’image par l’image. 1- Roche Daniel, Histoire des choses banales: naissance de la consommation dans les sociétés traditionnelles, XVIIe-XIXe siècle , Paris, Fayard, 1997, p. 9. 2- Chartier Roger, La Main de l’auteur et l’esprit de l’imprimeur: XVIe-XVIIIe siècle , Paris, Gallimard, 2015, 406 p. 3- Rolin Jean, Devil Nicolas, Saga de Xam , Paris, Losfeld, 1967. 4- Menu Jean-Christophe, Plates-Bandes , Paris, l’Association (coll. « Éprouvette »), 2005, p. 37. 5- Olivier Wurlod, «Tintin a une cote d’enfer», Tribune de Genève , 18 novembre 2016, https://www.tdg.ch/economie/Tintin-a-une-cote-d-enfer/story/24760321 6- Sofia Cotsoglou, « Les héros de BD rapportent gros », RTBE.be, 18 octobre 2017, https://www.rtbf.be/info/societe/onpdp/detail_les-heros-de-bd-rapportent-gros?id=9739704 7- Marx Karl, Contribution à la critique de l’économie politique , Paris, trad. fr 1977, p. 156. 8- Todd McFarlane Productions est créée sous l’égide d’Image Comics, société regroupant six maisons d’éditions indépendantes. 9- Rhode Michael, « The Commercialization of Comics: A Broad Historical Overview », International Journal of Comic Art , Fall 1999, vol. 1, no2, p. 143‑170. 10- Gordon Ian, Comic strips and consumer culture, 1890-1945 , Washington D.C., Smithsonian Institution Press, 1998, 233 p. 11- Cette perspective avait été envisagée dans la revue Communication & langages . Voir Pauline Escande-Gauquié, Emmanuël Souchier, « Matières et supports, la bande dessinée dans tous ses états », Communication & langages 2011/1 (N° 167), p. 17-29. 12- PetyDominique, Poétique de la collection au XIXe siècle : Du document de l’historien au bibelot de l’esthète, Nanterre, Presses universitaires de Paris Nanterre, 2010.
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Chateaubriand, Vie de Rancé (éd. G. Condominas, GF-Flammarion)

Sáb, 19/05/2018 - 17:00
François-René de Chateaubriand Vie de Rancé Postface : Georges Condominas GF-Flammarion Paru le 16/05/2018 288 p. — EAN : 9782081437654 Rancé, jeune abbé habitué des plaisirs mondains, devient en quelques années une des figures majeures de la réforme cistercienne, au cœur du Grand Siècle. À l’origine de ce revirement : la mort d’une femme bien-aimée, la duchesse de Montbazon, qui le pousse à se retirer du monde pour observer une vie religieuse et austère. Constatant la décadence matérielle et spirituelle de l’abbaye de la Trappe, il décide de consacrer le reste de sa vie à y faire régner l’ordre et la règle. À travers la biographie de cet abbé pénitent, Chateaubriand livre à demi-mots ses ultimes mémoires. Si la vie de l’écrivain s’entremêle parfois avec celle du prêtre, c’est que les deux hommes sont liés, à près d’un siècle et demi d’écart, par un même retrait de l’agitation du monde, une même désillusion de l’amour et du bonheur, une même nécessité de revenir vers Dieu. Feuilleter l'ouvrage… Voir le site de l'éditeur…
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Chateaubriand, Génie du christianisme , 2 t. (nouvelle éd. P. Reboul, GF-Flammarion)

Sáb, 19/05/2018 - 16:57
François-René de Chateaubriand Génie du christianisme - 1 & 2 Nouvelle édition Présentation/Introduction : Pierre Reboul GF-Flammarion Paru le 16/05/2018 512 p. — EAN : 9782081437661 pour le t. I 512 p — EAN : 9782081437678 pour le t. II Au sortir du Siècle des lumières et alors que les feux de la Révolution sont à peine éteints, Chateaubriand, qui n’a pas trente ans, entreprend l’apologie de la religion chrétienne. En plus de redorer l’image d’une religion malmenée, il entend apporter de nouvelles preuves de l’existence de Dieu. Mais loin de lui le langage du théologien défendant son culte : il est déjà ce grand poète qui prône, non sans frémir, l’excellence, la beauté et le «génie» du christianisme. La profusion de cette vaste entreprise a pu surprendre ; elle demeure un pilier de son œuvre et du romantisme naissant. Dans un premier mouvement, qui constitue le présent volume, Chateaubriand aborde l’origine des créations de l’homme, de la nature et de ses mystères. La religion chrétienne étant «la plus poétique, la plus humaine, la plus favorable à la liberté, aux arts et aux lettres», il s’ensuit que toute la littérature, tous les beaux-arts, toute la pensée philosophique et savante ne sont pas autre chose, nous dit-il, que l’émanation de Dieu. Le second mouvement de ce monument loue le culte chrétien dans ses dimensions matérielle et hiérarchique. Car pour le jeune écrivain, tout concourt à la magnificence du christianisme : les cloches des églises comme les habits des prêtres ; les tombeaux des morts comme les prières des vivants. Outre sa beauté, il défend le caractère éminemment moral de cette religion. En témoignent, à ses yeux, les bienfaits qu’elle procure aux hommes et les services qu’elle rend à la société. Feuilleter le t. I… Feuilleter le t. II… Voir le site de l'éditeur… *
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D. Demonpion, Salinger intime. Enquête sur l'auteur de L'Attrape-coeurs

Sáb, 19/05/2018 - 16:50
Salinger intime - Enquête sur l'auteur de L'attrape-coeurs Denis Demonpion Date de parution : 11/01/2018 Editeur : Robert Laffont ISBN : 978-2-221-20081-0 EAN : 9782221200810 Nb. de pages : 400 p. Par son seul roman, L'Attrape-coeurs , Jerome David Salinger (1919-2010) a fasciné - et fascine encore - des générations de lecteurs. Dès la parution du livre en juillet 1951, le succès est foudroyant. Cette "bonne fortune", ainsi qu'il le confesse, lui permet de vivre reclus à Cornish, dans le New Hampshire. Ce choix de vie qu'il s'impose jusqu'à l'extrême a intrigué ses contemporains. Salinger voulait qu'on lui fiche la paix. Sa vie fut pourtant très romanesque. A vingt ans, il rêve de conquérir Hollywood. Sa liaison avec Oona O'Neill, la future épouse de Charlie Chaplin, tourne court. La Seconde Guerre mondiale bouleverse ses plans. Il s'engage et devient membre des services de renseignement. Des plages du Débarquement jusqu'à la libération des camps de concentration, il a tout vu. "Quelle étrange farce sinistre et combien d'hommes sont morts !" confie-t-il à une amie. Cette biographie, fruit de dix ans d'enquête, d'entretiens et de recherches aux Etats-Unis, en Pologne, en Autriche et au Royaume-Uni, s'appuie sur une abondante correspondance largement inédite. Elle se propose de montrer l'écrivain au plus près de ses préoccupations, de sa quête spirituelle et de son quotidien. On découvre un Salinger adolescent travaillant dans un abattoir à Bydgoszcz, en Pologne, ou sur les pistes de danse à Vienne à la veille de l'Anschluss. L'écriture était son salut. Il mettra dix ans à façonner Holden Caulfield, son alter ego de dix-sept ans, qui dit la difficulté d'être quand l'âge adulte s'apprête à vous rattraper. Pour le meilleur ou pour le pire.
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E. Cavazzoni, Les géants (Histoire naturelle)

Sáb, 19/05/2018 - 16:17
Les géants - (Histoire naturelle) Ermanno Cavazzoni Monique Baccelli (Traducteur), Étienne Garnier (Illustrateur) Date de parution : 16/03/2018 Editeur : Nouvel Attila (Le) ISBN : 978-2-37100-051-3 EAN : 9782371000513 Nb. de pages : 221 p. Comme Don Quichotte ou Madame Bovary, le héros de ce livre croit tout ce qu'il lit. Quand il lit des romans de chevalerie, il croit que tous les personnages ont réellement existé... notamment les géants. Il raconte alors leur vie, leurs amours, leur gastronomie, leurs modes et moeurs sexuelles, comme s'ils avaient été contemporains des chevaliers et évoluaient là, ici, sous vos yeux. Cette fiction sans limites revisite l'esprit de Rabelais à partir de télescopages entre la vie des géants et leurs soucis domestiques ou existentiels. L'auteur tente même d'expliquer les causes de leur disparition en invoquant Darwin, Marx, Keynes, et Linné. Mais la passion amoureuse, peu à peu, l'emporte sur la recherche scientifique... Voir le site de l'éditeur…
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Art et Démocratie. Les débats liés aux arts du dessin entre 1789 et 1792 (Base de données)

Sáb, 19/05/2018 - 08:04
Art et Démocratie. Les débats liés aux arts du dessin entre 1789 et 1792 Base de données constituée par Desmond-Bryan Kraege, Matthieu Lett et Sibylle Menal sous la direction de Christian Michel (FNS & Université de Lausanne) La base de données du projet FNS« L'art et la démocratie, la naissance d'une question. Les réflexions sur la place et le statut des arts du dessin (juillet 1789 - août 1792) » vise à réunir l'ensemble des écrits consacrés aux arts du dessin (peinture, sculpture et gravure) dans les premières années de la Révolution française. Ils sont classés respectivement par ordre chronologique et par auteurs sous les onglets corpus et auteurs. Ces textes interrogent ce que doit être le statut des arts dans un pays où il a été proclamé que le «principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation.» ( Déclaration des droits de l’homme, article II). Sur cette base, toutes les institutions monarchiques, sur lesquelles reposait le système des arts sous l’Ancien Régime, doivent être repensées et réformées. Ce sont pendant ces années qu’apparaissent des questions qui sont toujours d’actualité: la définition de l’artiste par rapport au praticien ou à l’artisan, la nécessité ou non d’un enseignement artistique, la forme que celui-ci doit prendre, la façon dont doivent être passées les commandes publiques, le droit des artistes sur la diffusion de reproductions de leurs œuvres, doivent désormais être fondés sur la raison et être compatible avec la liberté et l’égalité des droits. Accèder à la base… En savoir plus…
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Cahiers de l'Herne : François Jullien

Sáb, 19/05/2018 - 07:59
Cahier Jullien François Jullien L'Herne éditions — Cahiers de l'Herne Parution : 07/03/2018 Pages : 256 ISBN : 9782851971968 Cahier dirigé par Daniel Bougnoux et François L’Yvonnet François Jullien est tout à la fois philosophe, helléniste et sinologue. Trois compétences qui ne témoignent pas seulement d’une intense curiosité et d’une vaste culture, mais plus essentiellement de l’originalité d’une démarche intellectuelle. La Chine est pour lui l’occasion d’un détour, l’occasion de se défaire des points de vue unilatéraux, d’opérer un décentrement. C’est le prix à payer pour se rendre disponible, pour donner toute sa mesure à la «croissance du divers», selon l’expression de Victor Segalen. Il faut faire l’épreuve du dépaysement de la pensée, créer du dissensus et donc faire dissidence. Cela conduit François Jullien à interroger nos propres catégories de pensée, celles qui nous viennent de l’Antiquité, principalement des Grecs, celles qui fondent notre tradition philosophique, qui nourrissent notre métaphysique. Il veut sonder, à la manière de Hegel préfaçant la Phénoménologie de l’esprit, ce qui bien qu’entrevu et parfois «bien connu» n’a pas été reconnu, ou poursuivi dans notre tradition venue de l’Antiquité. Il a donc voulu déclore d’autres voies, ranimer des possibles de la pensée, cultivés ailleurs et laissés chez nous en friche, ou tombés en déshérence. Cette relance de la philosophie exigeant un dehors, la Chine lui sert de point d’appui pour faire levier. Le Cahier de l’Herne qui lui est consacré cherche à rendre compte de toutes les facettes de cette pensée et de son influence aussi bien en France qu’à l’étranger (rappelons qu’il est le philosophe français actuellement le plus traduit dans le monde). Voir le site de l'éditeur… * On peut lire sur en-attendant-nadeau.fr un article sur cet ouvrage…
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S. Subrahmanyam, L'Inde sous les yeux de l'Europe - Mots, peuples, empires, 1500-1800

Sáb, 19/05/2018 - 07:57
L'Inde sous les yeux de l'Europe - Mots, peuples, empires, 1500-1800 Sanjay Subrahmanyam Johanna Blayac (Traducteur) Date de parution : 03/05/2018 Editeur : Alma Editeur Collection : Essai Histoire ISBN : 978-2-36279-270-0 EAN : 9782362792700 Nb. de pages : 490 p. Quand, à la fin du XVe siècle, les Portugais franchirent le cap de Bonne-Espérance pour aborder le sous-continent indien ils ne disposaient guère de témoignages directs sur ces immenses contrées connues depuis l'Antiquité mais essentiellement légendaires. Très vite les Italiens, les Français, les Allemands, les Anglais et les Hollandais leur emboîtèrent le pas. Marchands, diplomates, missionnaires, militaires et savants : nombreux furent les Européens à tenter l'aventure. Dans cette étonnante suite de portraits, Sanjay Subrahmanyam montre que leurs points de vue sur l'Inde - ou les Indes - dépendent largement de leur nationalité et de leur profession, sans compter les traits de caractère personnels. Du XVIe siècle jusqu'à la veille du XIXe siècle et de la colonisation britannique c'est tout un savoir sur l'Inde qui se constitua mais aussi une certaine manière de penser... l'Europe et le christianisme ! Le grand historien indien montre une nouvelle fois combien il est délicat de parler d'une simple " rencontre " des cultures. L'objet " Inde " construit par les Européens a nourri leur réflexion sur le langage, la religion et le commerce plus qu'il ne leur en a appris sur l'Inde elle-même. La connaissance que l'on a de l'autre doit toujours être comprise en tenant compte du contexte et des circonstances de la rencontre.
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Strenæ n° 13: Le '68 des enfants / The Children's '68

Sáb, 19/05/2018 - 06:54
Référence bibliographique : Strenæ n°13: Le '68 des enfants / The Children's '68, Association française de recherches sur les livres et objets culturels de l'enfance (Afreloce), 2018. Strenæ. Recherches sur les livres etobjets culturels de l'enfance . 13|2018 Le '68 des enfants / The Children's '68 Sous la direction de Sophie Heywood et Cécile Boulaire / Edited by Sophie Heywood and Cécile BoulaireDossier thématiqueSophie HeywoodChildren’s 68: introduction [Texte intégral]Le ‘68 des enfants: introduction [Texte intégral | traduction]Olle WidheCounter-indoctrinations: Radical childcare books, children’s literature and children’s rights in Sweden around ’68 [Texte intégral]Helle StrandgaardJensenScandinavian children’s television in the 1970s: an institutionalisation of ‘68’? [Texte intégral]La télévision scandinave pour enfants dans les années 1970: une institutionnalisation du «68 scandinave»? [Texte intégral | traduction]Mathilde Lévêque«Plädoyer für das Chaos»? Les mutations de la littérature allemande pour la jeunesse autour de 1968 [Texte intégral]Bettina Kümmerling-MeibauerMixing Pop Art and Political Criticism: Heinz Edelmann’s Artwork for Children [Texte intégral]Anita Wincencjusz-PatynaChildren’s Book Design and Illustration in Poland, c. 1968 [Texte intégral]Martina WinklerCzechoslovakia: Children´s Media in Transformation [Texte intégral]Birgitte BeckPristedRevolution Elsewhere: Soviet Conformist and Non-Conformist Children’s Books of the 1960s and 1970s [Texte intégral]Anna AntoniazziTradition or revolution? The difficult "turning point" in Italian Children’s Literature [Texte intégral]Anna MartinucciA little square revolution [Texte intégral]Berit BrinkBetween imagination and reality: tracing the legacy of childhood as a utopian space in the free schooling and unschooling movements [Texte intégral]Marie-Laure ViaudLes écoles alternatives en France dans la décennie 1968-78 [Texte intégral]Loin du mythe, un foisonnement d’expériences riches et variéesCarine BrosseMusées et centres d'art alternatifs pour le jeune public dans l'après 1968 [Texte intégral]Loïc BoyerDesigning spaces for the child in France by the early 1970s according to CRÉE magazine [Texte intégral]Christophe MeunierNicole et les grands ensembles [Texte intégral]Sous les toits gris, la plageNicole and the tower blocks [Texte intégral | traduction]Underneath the roof tiles, the beachSophie HeywoodPower to children’s imaginations. May ’68 and counter culture for children in France [Texte intégral]Nelly ChabrolGagneLe montage dans les albums: une esthétique engagée [Texte intégral]ou lectures partielles de Martine petite maman (1968), Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon (1976), Salut poupée (1978), Mes années 70 (2008)Cécile BoulaireOkapi, un journal fantastinouï pour les jeunes dans l’esprit de 68 [Texte intégral]Okapi, a “fantastinouï” magazine for pre-teens in the spirit of May '68 [Texte intégral | traduction]Jonathan BignellChildren of the world on British television: national and transnational representations [Texte intégral]David BuckinghamChildren of the revolution? The counter-culture, the idea of childhood and the case of Schoolkids Oz [Texte intégral]Enfants de la révolution ? La contre-culture, l’idée d’enfance et l’exemple de Schoolkids Oz [Texte intégral | traduction]Lucy PearsonThe Right to Read: Children’s Rights and Children’s Publishing in Britain [Texte intégral]Le Droit de Lire : les Droits de l’Enfant et la littérature pour enfants en Grande Bretagne [Texte intégral | traduction]VariaGaëlle LevesqueLes deux derniers volets de la trilogie mozartienne de Maurice Sendak: Chère Mili et On est tous dans la gadoue suivi de Jack et Guy . [Texte intégral]Comptes rendusEmmanuelle ChapronMarguerite Figeac-Monthus, Les enfants de l’Émile? L’effervescence éducative de la France au tournant des xviii e et xix e siècles [Texte intégral]Julien ChampignyChristophe Meunier, L'espace dans les livres pour enfants [Texte intégral]Mathilde LévêqueNathalie Prince, Sylvie Servoise (dir.), Les personnages mythiques dans la littérature de jeunesse [Texte intégral]Joëlle LégeretPatricia Eichel-Lojkine (dir.), L’usage du conte. Contes classiques et réemploi – méthodes d’analyse [Texte intégral]De l’usage hétérogène du conteIsabelle Nières-ChevrelDominique Peyrache-Leborgne (dir.) Vies et métamorphoses des contes de Grimm . [Texte intégral]Le '68 des enfants / The Children's '68 Sous la direction de Sophie Heywood et Cécile Boulaire / Edited by Sophie Heywood and Cécile Boulaire Notes de la rédaction Ce numéro a été mis en ligne par Diane MoussaDossier thématiqueSophie HeywoodChildren’s 68: introduction [Texte intégral]Le ‘68 des enfants: introduction [Texte intégral | traduction]Olle WidheCounter-indoctrinations: Radical childcare books, children’s literature and children’s rights in Sweden around ’68 [Texte intégral]Helle StrandgaardJensenScandinavian children’s television in the 1970s: an institutionalisation of ‘68’? [Texte intégral]La télévision scandinave pour enfants dans les années 1970: une institutionnalisation du «68 scandinave»? [Texte intégral | traduction]Mathilde Lévêque«Plädoyer für das Chaos»? Les mutations de la littérature allemande pour la jeunesse autour de 1968 [Texte intégral]Bettina Kümmerling-MeibauerMixing Pop Art and Political Criticism: Heinz Edelmann’s Artwork for Children [Texte intégral]Anita Wincencjusz-PatynaChildren’s Book Design and Illustration in Poland, c. 1968 [Texte intégral]Martina WinklerCzechoslovakia: Children´s Media in Transformation [Texte intégral]Birgitte BeckPristedRevolution Elsewhere: Soviet Conformist and Non-Conformist Children’s Books of the 1960s and 1970s [Texte intégral]Anna AntoniazziTradition or revolution? The difficult "turning point" in Italian Children’s Literature [Texte intégral]Anna MartinucciA little square revolution [Texte intégral]Berit BrinkBetween imagination and reality: tracing the legacy of childhood as a utopian space in the free schooling and unschooling movements [Texte intégral]Marie-Laure ViaudLes écoles alternatives en France dans la décennie 1968-78 [Texte intégral]Loin du mythe, un foisonnement d’expériences riches et variéesCarine BrosseMusées et centres d'art alternatifs pour le jeune public dans l'après 1968 [Texte intégral]Loïc BoyerDesigning spaces for the child in France by the early 1970s according to CRÉE magazine [Texte intégral]Christophe MeunierNicole et les grands ensembles [Texte intégral]Sous les toits gris, la plageNicole and the tower blocks [Texte intégral | traduction]Underneath the roof tiles, the beachSophie HeywoodPower to children’s imaginations. May ’68 and counter culture for children in France [Texte intégral]Nelly ChabrolGagneLe montage dans les albums: une esthétique engagée [Texte intégral]ou lectures partielles de Martine petite maman (1968), Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon (1976), Salut poupée (1978), Mes années 70 (2008)Cécile BoulaireOkapi, un journal fantastinouï pour les jeunes dans l’esprit de 68 [Texte intégral]Okapi, a “fantastinouï” magazine for pre-teens in the spirit of May '68 [Texte intégral | traduction]Jonathan BignellChildren of the world on British television: national and transnational representations [Texte intégral]David BuckinghamChildren of the revolution? The counter-culture, the idea of childhood and the case of Schoolkids Oz [Texte intégral]Enfants de la révolution ? La contre-culture, l’idée d’enfance et l’exemple de Schoolkids Oz [Texte intégral | traduction]Lucy PearsonThe Right to Read: Children’s Rights and Children’s Publishing in Britain [Texte intégral]Le Droit de Lire : les Droits de l’Enfant et la littérature pour enfants en Grande Bretagne [Texte intégral | traduction]VariaGaëlle LevesqueLes deux derniers volets de la trilogie mozartienne de Maurice Sendak: Chère Mili et On est tous dans la gadoue suivi de Jack et Guy . [Texte intégral]Comptes rendusEmmanuelle ChapronMarguerite Figeac-Monthus, Les enfants de l’Émile? L’effervescence éducative de la France au tournant des xviii e et xix e siècles [Texte intégral]Julien ChampignyChristophe Meunier, L'espace dans les livres pour enfants [Texte intégral]Mathilde LévêqueNathalie Prince, Sylvie Servoise (dir.), Les personnages mythiques dans la littérature de jeunesse [Texte intégral]Joëlle LégeretPatricia Eichel-Lojkine (dir.), L’usage du conte. Contes classiques et réemploi – méthodes d’analyse [Texte intégral]De l’usage hétérogène du conteIsabelle Nières-ChevrelDominique Peyrache-Leborgne (dir.) Vies et métamorphoses des contes de Grimm . [Texte intégral]
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F. Bafoil, Max Weber. Réalisme, rêverie et désir de puissance

Sáb, 19/05/2018 - 06:49
Max Weber - Réalisme, rêverie et désir de puissance François Bafoil Date de parution : 07/02/2018 Editeur : Hermann (Editions) ISBN : 978-2-7056-9542-2 EAN : 9782705695422 Nb. de pages : 434 p. À peine âgé de 35 ans, Weber fut terrassé par la maladie et ne retrouva sa force créatrice qu'après une longue convalescence, à l'approche de la quarantaine, lorsqu'il publia les écrits sur la science et la religion. Largement fondé sur sa correspondance intime, cet ouvrage éclaire les liens entre la maladie nerveuse dont Weber souffrit jusqu'à la fin de sa vie, l'apologie de la volonté dont il fit l'une des lignes directrices de son oeuvre scientifique, et ses engagements nationalistes (notamment durant la Première Guerre mondiale). Dans cette saisissante biographie intellectuelle, François Bafoil illumine les zones d'ombre de la vie et de l'oeuvre de celui qui compte parmi les penseurs majeurs de notre temps. Il révèle les évolutions fondamentales de sa pensée, examine ses hésitations, ses ambivalences, ses constantes oscillations entre la revendication d'une volonté de puissance s'étendant jusqu'à l'extrémisme politique et la rêverie sur le désir, la mort et le retour à l'enfance. Au-delà de son intérêt biographique, ce texte introduit à la complexité d'une oeuvre phare autant qu'il propose une réflexion sur l'existence et la pensée humaines.
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Cahiers de l'Herne : J. Le Carré

Sáb, 19/05/2018 - 06:46
Cahier John le Carré John le Carré Éditions de l'Herne — Cahiers de l'Herne Parution : 28/03/2018 Pages : 280 ISBN : 9782851971944 Dirigé par Isabelle Perrin Si John le Carré est salué par tant d’écrivains comme l’un de leurs pairs, c’est bien parce qu’il ne se laisse pas enfermer dans un cadre univoque. Loin de se cantonner à une architecture binaire dans laquelle tout serait noir ou blanc, il aime explorer les zones d’ombre et la grisaille. L’entre-deux psychologique et métaphorique l’intéresse plus que le manichéisme idéologique. Sa production littéraire elle-même est bien plus protéiforme que ne pourrait le laisser croire sa réputation. Il ne se réduit pas à l’étiquette «romancier de la guerre froide» – et la fin de la guerre froide n’a pas sonné le glas de l’écrivain ; bien au contraire, elle lui a permis d’étendre son terrain de jeu thématique et géographique pour mieux se recentrer sur l’humain –, pas plus qu’à celle, plus englobante, de «romancier d’espionnage». Mais la simple étiquette de «romancier», même, ne suffit pas à décrire son œuvre foisonnante. John le Carré a publié vingt-quatre romans, certes, mais il a également écrit une pièce de théâtre et des mémoires. Et ce ne sont pas seulement des livres qu’il a signés de sa plume, mais plus d’une centaine de textes courts: contes, nouvelles, préfaces, articles journalistiques, tribunes, billets d’humeur, discours, et même textes autofictionnels bien avant que ce genre n’acquière ses lettres de noblesse. Premier ouvrage en français consacré à John le Carré, le présent volume rassemble nombre de ces textes, inédits en français à ce jour, qui permettent de constater que le Carré a plus d’une corde à son arc. Voir le site de l'éditeur…
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J. Verne, La Pologne (inédit)

Sáb, 19/05/2018 - 06:43
La Pologne Jules Verne L'Herne éditions Parution : 16/05/2018 Pages : 80 ISBN : 9782851974839 Édition établie par Patrice Locmant d’après un manuscrit inédit de Jules Verne. Jules Verne rédigea La Pologne dans le contexte du soulèvement nationaliste polonais de 1848, qui tenta, en vain, de mettre un terme à l’occupation de la Pologne par la Prusse, l’Autriche et la Russie, afin d’établir une nation polonaise libre et indépendante. Jules Verne y retrace l’histoire politique de la Pologne et évoque « la voie de douleurs » sur laquelle l’Histoire jeta le peuple polonais. Estimant qu’une intervention militaire de la France en Pologne déclencherait à coup sûr « une guerre européenne », Jules Verne invite son auditoire à ne pas céder aux « mots d’enthousiasme, de patriotisme, d’honneur »,qui ne sont qu’« orgueil déguisé », mais appelle en revanche la France à honorer sa tradition d’accueil envers les exilés politiques persécutés dans leur pays. Ce texte inédit, composé à l’âge de vingt ans, révèle les rapports ambigus que Jules Verne entretenait avec la Pologne, qui occupe une place tout à fait singulière dans sa vie et dans son œuvre, comme le montre Patrice Locmant dans sa préface. Voir le site de l'éditeur…
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M. Harrigan, Frontiers of Servitude: Slavery in Narratives of the Early French Atlantic

Sáb, 19/05/2018 - 06:33
Michael Harrigan, Frontiers of Servitude: Slavery in Narratives of the Early French Atlantic (Manchester: Manchester University Press, 2018), 344 pages. ISBN: 978-1-5261-2226-1. Based on original research into little-examined printed and archival sources, this book explores the fundamental ideas behind early French thinking about Atlantic slavery by asking three central questions. What, in theoretical and social terms, did the condition of a slave mean? How were the uses of the human body in Caribbean labour, and the limits to such uses, conceptualised? What can the strategic approaches described in interactions with slaves tell us about early slave society? Arguing that the socio-cultural context of the Caribbean colonies from c. 1620-1750 was marked by considerable instability, this book explores the transformations in the theorisation and practice of slavery. Authoritative discourses were confronted with new cultures and environments, and the servitude thought to bring Africans to salvation was accompanied by continuing moral uncertainties. Slavery gave the most fundamental forms of ownership from labour up to time itself, but slaves were a troubling presence. Colonists were wary of what slaves knew and what they hid from them, and were aware that the strategies used to control slaves were imperfect, and could even determine the behaviour of their masters. Commentators were conscious of the fragility of colonial society, with its social and ecological frontiers, its renegade slaves, and its population born to free fathers and slave mothers. Slavery, this book argues, was fundamentally anti-social. With wide use of eye-witness accounts of slavery, this book will be of interest to specialists and general readers interested in the history and literature of the early Atlantic and Caribbean. Introduction 1. Narrative and servitude 2. Slave economies 3. The labouring body 4. Spheres of knowledge 5. Tensions, order, and the body 6. Society and slaves Conclusion Index
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N. Gürsel, La seconde vie de Mahomet. Le Prophète dans la littérature

Sáb, 19/05/2018 - 06:31
La seconde vie de Mahomet - Le Prophète dans la littérature Nedim Gürsel Date de parution : 29/03/2018 Editeur : CNRS ISBN : 978-2-271-11839-4 EAN : 9782271118394 Nb. de pages : 256 p. Pierre le Vénérable, Dante, Goethe, Voltaire, Hugo, Renan, Assia Djebar, Salman Rushdie : du Moyen Age à nos jours, ces auteurs ont évoqué Mahomet, faisant du prophète de l'islam tantôt un personnage historique désacralisé, tantôt un héros romanesque fictif. Au Moyen Age, au plus fort de la conquête musulmane, l'Occident chrétien voit en Mahomet un imposteur, un faux-prophète, voire un Antéchrist prêt à combattre le Messie. La littérature médiévale peint de grossières caricatures de rituels musulmans, et n'hésite pas à proférer des injures à l'adresse du prophète. C'est au siècle des Lumières, avec Voltaire et Goethe notamment, que l'on tente d'identifier et d'étudier sérieusement le personnage historique. Mais il faut encore attendre les Romantiques, Lamartine et Hugo entre autres, pour que le prophète de l'islam bénéficie d'une image positive en Occident. Il est même alors qualifié de personnage attachant ! Au XXe siècle enfin, de nouveaux auteurs prennent la liberté de faire de lui un personnage de roman. Avec Driss Chraïbi, Assia Djebar, Salim Bachi, Marek Halter et Salman Rushdie, Mahomet devient imaginaire, de plus en plus éloigné de la figure traditionnelle musulmane. La connaissance de la figure de Mahomet à travers la littérature peut éclaircir quelque peu l'horizon assombri par les fanatismes. Car si le prophète de l'islam ne vécut certes qu'une seule vie, les oeuvres littéraires lui ont permis de revêtir divers habits et de montrer de multiples facettes. Un ouvrage courageux, par un auteur qui a fait l'objet d'un procès en Turquie pour blasphème, pour son roman Les Filles d'Allah .
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G. Guéret, Le Parnasse réformé (1668) en ligne

Sáb, 19/05/2018 - 05:26
Gabriel Guéret Le Parnasse réformé (1668) Édition en ligne par Simone de Reyff, Christophe Schuwey et Claude Bourqui Disponible gratuitement en ligne à l'adresse : http://www.parnassereforme.fr/ Le Parnasse réformé est un essai de critique littéraire publié en 1668 par Gabriel Guéret. Sur le modèle du dialogue des morts, l’auteur dépeint avec humour les évolutions contemporaines de la littérature et les divers débats qu'elles suscitent. L'édition du texte, munie d’un appareil critique conçu en fonction des exigences de la lecture sur écran, est accompagnée d'un répertoire de notices :Académie d’AubignacAutour de la traductionBurlesqueCritique du roman héroïqueDémangeaison d’écrireEpître dédicatoireFigure du pédantGalimatiasLa mode des ParnassesLocus amoenusModèles et spécification génériquePoète crottéRonsard et la fureur poétiqueSavoir la carte
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Humanismes, anti-humanismes et littérature (XIV-XXI e siècles) (Aix-en-Provence)

Ven, 18/05/2018 - 16:50
Appel à communication Colloque international organisé parle Centre Interdisciplinaire des Littératures d’Aix Marseille(CIELAM, Aix Marseille Université) les 13-15 juin 2019 à la Maison de la Recherche, Campus Schuman, Aix en Provence Délai de l’appel: 30 juin 2018 Humanismes, anti-humanismes et littérature (XIV-XXIe siècles) Si l’adjectif «humaniste» est attesté dès la fin du XVIe siècle, le mot «humanisme» est une invention des Lumières, que s’approprie d’abord la philosophie politique du milieu du XIXe siècle (Proudhon), avant qu’il devienne une catégorie de l’histoire littéraire. Pour autant, c’est bien la Renaissance qui a inventé l’humanisme comme projet d’humanité fondé sur la philologie et l’éloquence, s’appuyant sur l’héritage médiéval même qu’il nie. L’humain n’est pas nature, mais culture: «Les hommes ne naissent pas hommes, ils le deviennent» (Érasme). Cette faculté de se transformer fait leur dignité pour Pic de La Mirandole. Elle requiert la maîtrise des langues anciennes, la méditation des textes, art du probable qui veut convaincre, plaire et émouvoir. Sans doute l’objectif de former un homme plutôt qu’un spécialiste s’inscrit-il dans une longue lignée médiévale: mais il se politise davantage, rompant avec l’Université et avec le savoir officiel. Le champ apparemment étroit de la philologie et de la rhétorique devient à la Renaissance essentiel pour la formation de l’individu, pour son épanouissement dans la relation à autrui, pour la vie politique et religieuse, l’établissement et l’intelligence des textes de droit, de l’Écriture sainte, ou relevant de telles ou telles grandes traditions littéraires ou philosophiques. Les Lettres sont à la fois savoir, divertissement, perfectionnement de l’individu, instrument de la vie politique et de l’approche authentique des textes fondateurs. Elles inspirent des formes de vie sociale: la conversation, les correspondances, les académies. Un nouveau média, le livre, leur confère une nouvelle audience, une possibilité d’échanges et de débats hors institution, une république des Lettres sans frontières: une première invention de l’Europe? Les Lettres, la philologie, les arts du discours et la fréquentation des écrivains portent une culture de l’esprit et une éthique. Ramus loue Agricolad’avoir «fait en sorte que les jeunes gens apprennent des poètes et des orateurs non seulement à parler une langue pure et à discourir avec élégance, mais aussi à penser avec acuité et à juger avec sagesse ». C’est dans cette continuité que Port Royal puis les Lumières construisent la Grammaire comme système rationnel, identifiant logique de la langue et clarté de l’esprit. Parallèlement, la redécouverte des historiens latins par les humanistes de la Renaissance, qui les éditent, sert de support à une réflexion sur l’histoire et sur les mœurs (Montesquieu, Voltaire) qui jette les bases de la mythologie révolutionnaire puis républicaine à laquelle, dès Napoléon, l’éducation publique vient s’adosser, créditant l’enseignement des Lettres de valeurs morales et citoyennes. Le XIX e et le XX e siècle voient se développer des savoirs et des représentations des mondes non-européens et des lisières de l’Europe qui, de la philologie à l’ethnologie, se réclament d’une nouvelle renaissance (Quinet) ou d’un nouvel humanisme (Lévi-Strauss). Dans le même temps, le nazisme, les totalitarismes, l’extermination des Juifs placent l’Europe face à une remise en question radicale de ses valeurs, avec deux conséquences: —d’un côté l’interrogation de l’humanisme et de sa filiation avec les Lumières suscite le débat autour de Heidegger et l’hésitation des communistes entre anti-humanisme et humanisme (Althusser). —de l’autre, les luttes de décolonisations remettent en question les prétentions à l’universalisme de l’humanisme européen (Césaire). Les peuples aspirant à une reconnaissance politique ont eux-mêmes enclenché des processus de «renaissance» linguistique, littéraire, culturelle, pour lesquels la philologie et l’ethnologie ont pu servir de modèle ou de contre-modèle. Le XX e siècle est celui de la querelle de l’humanisme, qui se déclinera en diverses modulations du préfixe «anti-», «post-», «trans-», «hyper-». Dans ces mouvements historiques enchevêtrés, les significations de l’humanisme et de l’anti-humanisme n’ont cessé de se déplacer, impliquant savoirs, représentations et relations de pouvoir. Aujourd’hui, on peut se demander si la littérature mondiale, pour laquelle Erich Auerbach en appelait, en 1952, au développement d’une nouvelle philologie, est une manière de renouveler le projet d’une critique humaniste (E.Said) ou bien si les fondements mêmes du projet humaniste, avec son effort éducatif par relecture de l’héritage culturel et par mise en avant des pouvoirs du langage, sont condamnés par l’explosion de la culture sous l’effet globalisé de nouveaux médias, de nouvelles mobilités et de nouveaux périls. Ce sont ces débats éthiques et politiques, ces défenses et critiques des Lettres que le colloque explorera. Il ne s’attachera pas à écrire une histoire des humanismes. Il examinera plutôt, à différentes époques, du XIV e siècle à aujourd’hui, comment ceux-ci, dans leurs différentes formulations, se sont voulus littéraires, comment «toute position vraiment humaniste se situe sur le plan poétique» (Eugenio Garin). Et c’est donc bien sur le rapport entre une philosophie et une politique de l’humain et une définition ou une pratique du littéraire qu’il faudra réfléchir. Aujourd’hui encore, qu’il s’agisse du care ou d’un perspectivisme qui permettrait d’adopter le point de vue de la victime ou d’une minorité (Nussbaum), d’écopoétique ou plus banalement de critique sociale et de point de vue compassionnel, le lien des arts du langage, de la morale, de la politique et de la pédagogie ne s’est pas défait. Il est constitutif, tout particulièrement, de ce régime de discours que nous appelons littérature. On examinera - les définitions, légitimations et frontières de l’humanisme . Quelle humanité pour l’humanisme? A quoi s’oppose-t-il? À l’ignorance, à la barbarie, à la sauvagerie, à la pulsion, au libéralisme? De quoi se distingue-t-il? Du religieux, de la communication (l’écriture contre la langue, l’œuvre contre le réseau…)? Comment l’héritage humaniste et l’héritage des Lumières s’articulent-ils pour nous aujourd’hui? - le rapport entre tradition et modernité . L’humanisme de la Renaissance a constitué les Anciens en modèles indépassables qu’il fallait imiter. De là cette culture patrimoniale des textes fondateurs. À côté de ce conservatisme, la relecture du Moyen Âge aux XVI e et XVII e siècles a pu susciter d’autres inspirations, alimenter d’autres réflexions. Aux côtés du modèle bien balisé et étudié de la renovatio, ont coexisté d’autres modèles, d’autres modalités d’émergence d’un humanisme moderne indissociable d’historicités et de traditions multiples. - Les anti-humanismes , qu’ils procèdent d’une critique religieuse, philosophique ou politique (Pascal, Dostoïevski, Céline, Houellebecq). Dès le XVIe siècle, l’humanisme s’est trouvé des miroirs critiques ( Éloge de la folie , diatribe cynique…). Au XVIIe siècle, les auteurs réunis par Brémond sous l’étiquette controversée d’«humanisme dévot» (François de Sales, Jean-Pierre Camus, Desmarets de Saint-Sorlin) interrogent «l’inanité» et la «dénéantise de l’homme» ( Essais , II, 12), et la controverse janséniste pose la question de l’opposition entre (anti)humanisme et (anti)mysticisme. Aux XIXe et XXe siècles, la volonté de puissance, «la mort de l’homme» (Foucault), la vie nue (Agamben), l’«humanisme de l’autre homme» (Levinas), fondé non sur le sujet mais sur sa faille qui l’expose et le voue à autrui ont apporté d’autres contestations, et Lévi-Strauss a vu dans une définition distinctive de l’humain la source d’une discrimination destructrice. - L’écopoétique. L’humanisme européen est né avec le Livre. L’idéal d’une civilisation lettrée a configuré en profondeur les temps modernes: c’est en lisant que l’on devient homme. Cette conjonction native entre humanisme et culture des lettres, associée à l'essor des techniques et à la maîtrise croissante du milieu, a coupé l’homme de ses échanges multiples avec les êtres et les lieux. Un des enjeux des lettres contemporaines est peut-être de rouvrir ce dialogue qu’elles-mêmes ont contribué à interrompre et d'inventer un jeu d’humanités élargies, d'une «literrature» où l'humain retrouve son humus. - L’espace de l’humanisme : la cité, la nation, le monde? Un espace phantasmatique qui procède de l’humanisme lui-même créant sa propre géographie intellectuelle? Une élite soigneusement distinguée du populaire, qu’il s’agisse des lettrés classiques partageant un même goût raffiné, ou des avant-gardismes révolutionnaires affranchis de la société de consommation? L’humanisme introduit d’autre part une géopolitique de l’esprit: il s’agit de penser l’homme avec le sauvage, voire le cannibale (Montaigne, Diderot), de penser l’exercice de la pensée avec toutes les pratiques du corps et de l’esprit. Dans quelle mesure cette géopolitique humaniste est-elle constitutive de ce que nous nommons aujourd’hui, rétrospectivement, littérature ? COMITE D’ORGANISATION (AMU) Sylvie REQUEMORA (dir.), Geneviève GOUBIER, Huguette KRIEF, Lou-Andréa PIANA. COMITE SCIENTIFIQUE DU COLLOQUE Claire BAREL-MOISAN (CNRS, ENS Lyon), Emmanuel BURY (Université Paris Sorbonne), Jean-Christophe CAVALLIN (AMU), Estelle DOUDET (Université Grenoble Alpes), Jean-Raymond FANLO (AMU), Annick JAUER (AMU), Jan MIERNOWSKI (University of Wisconsin-Madison), Yolaine PARISOT (Université Paris-Est-Créteil). Les propositions de communication (entre 500 et 1000 signes), accompagnées d’une courte biobibliographie (situation institutionnelle, laboratoire, champs de recherche et publications), devront être envoyées avant le 30 juin 2018 à l’adresse suivante: colloquehumanismes@gmx.fr Les langues du colloque seront le français et l’anglais et seront privilégiées les études qui déborderont le cadre français pour interroger les notions selon un spectre plus largement européen, voire international.
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Translation and LyricalTradition between Italy and France(19 th -21 st Century) :Graduate Conference (Padoue)

Ven, 18/05/2018 - 16:14
Allocution inaugurale par: VALERIO MAGRELLI Depuis la deuxième moitié du XX e siècle, l’intérêt de la critique pour la traduction n’a cessé de s’amplifier. Cet intérêt ne porte pas seulement sur les aspects liés à la traduction en tant que « genre littéraire », mais aussi et surtout sur ce qui concerne ses connotations sociologiques et culturelles. Dans ce contexte, le concept de « transfert littéraire » a donc suscité un grand intérêt, étant considéré comme l’un des aspects privilégiés d’une tentative critique de réinterprétation de l’histoire littéraire dans une perspective transnationale, dans laquelle la traduction, sous tous ses aspects, semble avoir une pertinence absolue. Le projet de recherche collective TRALYT. Translation and LyricalTradition between Italy and France (19th-21st Century) [SIR2014RBSI14URLE,financé par le Ministère italien de l’Éducation Nationale, de l’Universitéet de la Recherche Scientifique], actuellement en cours à l’Université de Padoue, se situe dans ce contexte. Il vise deux objectifs: la réalisation d’un répertoire numérique des échanges littéraires franco-italiens à l’époque moderne et contemporaine, ainsi que l’étude de ces échanges. Dans le cadre de ce projet, le groupe de recherche TRALYT et le Département d'Études Linguistiques et Littéraires (DiSLL) organisent un Colloque réservé aux jeunes chercheurs sur le thème de la traduction de textes poétiques entre l’Italie et la France, du XIXe siècle à nos jours. Parmi les sujets possibles:Formes et modalités de la traductionThéorie de la traductionHistoire et historiographie de la traductionTraduction et marché éditorialAspects socioculturels de la traduction Le comité organisateur se réserve la possibilité d’accepter des propositions touchant à d’autres thématiques, sous réserve que celles-ci soient opportunément motivées. CONTRIBUTIONS Le Colloque est réservé aux jeunes chercheurs (diplômés, doctorants et docteurs de recherche, post-doc), intéressés par les différents aspects de la traduction. Les propositions de communications de 300 mots (à l’exclusion du titre et des références bibliographiques) accompagnées d'un paragraphe biobibliographique (avec nom, prénom, adresse e-mail, affiliation, et langue choisie pour l’intervention)sont à envoyer avant le 30 juin 2018 à info.tralyt@gmail.com . La durée prévue pour les interventions est de 20 minutes (plus 10 minutes de discussion). Les participants pourront parler en italien , français ou anglais . La rencontre se terminera par une table-ronde consacrée à la discussion des thèmes principaux qui auront émergé lors de la conférence et à la présentation de la base de données électronique TRALYT. Les réponses seront données le 31 juillet 2018 au plus tard. La participation au colloque est gratuite. Les autres frais (voyage, hébergement, etc.) devront être pris en charge par les intervenants. D'autres informations pratiques et logistiques sur le séjour à Padoue seront fournies sous peu aux participants. Les travaux du colloque donneront lieu à une publication (peer-reviewed), dont les indications seront fournies à la fin de la rencontre. Le Comité d’Organisation Tobia Zanon Jacopo Galavotti Sara Giovine Giacomo Morbiato
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Varia ( Revue des Lettres Modernes , n° 23)

Ven, 18/05/2018 - 16:10
Revue des Lettres Modernes , n° 23 sur « Barbey d’Aurevilly : mode, vêtements, accessoires et représentations» (Paris, Classiques Garnier) Le n°23de la série «Barbey d’Aurevilly» de la Revue des Lettres Modernes (collection «Lettres modernes», classiques Garnier), en cours de préparation,lance un appel à textes pour la rubrique varia. Les textes sont à adresser à Pascale Auraix-Jonchière ( pascale.auraix.jonchiere@neuf.fr )avant le 25 août 2018 (dernier délai).
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La souffrance : pratiques et remèdes (UPEC)

Ven, 18/05/2018 - 11:57
Colloque interdisciplinaire : « La souffrance : pratiques et remèdes » 7-8 juin 2018 - Université Paris-Est Créteil Organisé par l’équipe Lettres – Idées – Savoirs (EA 4395) Présentation et programme Le colloque « La souffrance : pratiques et remèdes » est le second volet d’une recherche menée par le LIS (laboratoire « Lettres, Idées, Savoirs » – EA 4395) autour de la souffrance : un premier colloque international « Représentations de la souffrance » a été organisé à l’Université Paris-Est Créteil en mai 2016, réunissant une trentaine d’intervenants autour d’approches à la fois trans-séculaires (de l’antiquité à nos jours) et pluridisciplinaires (littérature, philosophie, psychanalyse, médecine, sciences humaines et sociales), après un premier séminaire en 2015/2016 . Les expériences de la souffrance sont multiples : souffrances événementielles (deuil, échec, humiliation, peine…) ou structurelles (angoisse, phobie, traumas, mélancolie…), souffrances morales, psychiques ou physiques (culpabilité, remords, mauvaise conscience ; pathologies mentales, douleurs corporelles, handicaps), souffrances intimes ou politiques, souffrances en amour ou dans la guerre, souffrances familiales, sociales, religieuses, souffrances à l’hôpital, à l’école, au travail… Qu’y a-t-il de commun à toutes ces formes de souffrance, à toutes ces épreuves et ces représentations de la souffrance ? Comment embrasser cette constellation d’idées, d’affects et de manières de vivre qui se dit sous le nom de « souffrance » ? Nous avons décidé de distinguer deux approches de ce phénomène complexe qu’est la souffrance: l’une qui envisage les représentations de la souffrance, l’autre qui porte sur les pratiques et les remèdes de la souffrance. La première approche s’est efforcée d’appréhender la souffrance à partir de ses propres représentations – représentations qui ne sont pas extérieures à la souffrance, mais en constituent la chair même, l’expérience à la fois la plus singulière, et la plus historiquement déterminée. La seconde approche, qui est la nôtre désormais, part du constat que la souffrance, en plus d’être un objet privilégié d’analyse théorique, est indissolublement un objet depratiques multiples, sur lequel les techniques littéraires, philosophiques, psychanalytiques, médicales s’agencent et se déploient, afin sinon de l’annihiler, du moins d’en diminuer la force ou de l’apprivoiser, d’en contrarier les effets ou de les sublimer. Qu’il s’agisse de pratiques littéraires (d’écriture ou de lecture), philosophiques (d’exercices spirituels, de sagesses), psychanalytiques (de cures), médicales (de soins), une attitude face à la souffrance (la sienne ou celle de l’autre) est à chaque fois requise, qui déploie des pensées et des paroles, des gestes et des regards, et dont l’objectif est d’instaurer une autre mode d’être au monde, une nouvelle allure de vie. Penser la souffrance par les voies de la littérature, de la philosophie, de la psychanalyse, de la médecine et des sciences humaines et sociales a doncd’emblée un enjeu éthique: il s’agit d’élaborer théoriquement la souffrance pour agir pratiquement sur elle. Et lorsque nous parlons d’«enjeu éthique», nous ne visons pas seulement l’attitude bienveillante vis-à-vis de la vulnérabilité d’autrui, mais aussi les pratiques qui instrumentalisent la souffrance d’autrui (rééducation, torture, auto-mutilation…) en vue de l’obtention d’un «bien» supposé. Notre projet s’interrogera donc sur la pratique de la souffrance – pratique thérapeutique ou instrumentalisante –, en envisageant comment nous pouvons utiliser la souffrance, la modifier ou nous modifier en elle. C’est à cette autre grande perspective sur la souffrance que sera consacré, les 7 et 8 juin 2018, le second volet de notre recherche, dans le cadre du colloque international «La souffrance: pratiques et remèdes». Comité d’organisation : Vincent Ferré : vincent.ferre@u-pec.fr Pascal Sévéra c: pascal.severac@u-pec.fr Comité scientifique : Ali Benmakhlouf (professeur de philosophie, UPEC), Papa S. Diop (professeur émérite de littérature, UPEC), Vincent Ferré (professeur de littérature, UPEC), Frédéric Gros (professeur de philosophie, SciencesPo, Paris), Hans-Jürgen Lüsebrink (professeur, Chaire d’études culturelles romanes, Université de Sarrebrück,Allemagne), Bruno Petey-Girard (professeur de littérature, UPEC), Pascal Sévérac (maître de conférences en philosophie, UPEC).
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K. Kollwitz, Journal - 1908-1943

Ven, 18/05/2018 - 10:36
Journal - 1908-1943 Käthe Kollwitz Micheline Doizelet (Traducteur), Sylvie Doizelet (Traducteur) Date de parution : 10/03/2018 Editeur : L'Atelier Contemporain ISBN : 979-10-92444-53-7 EAN : 9791092444537 Nb. de pages : 312 p. En septembre 1908, Käthe Kollwitz commence son Journal. Dès les premières pages, le ton est donné: Käthe note la plainte d’une patiente de Karl, son époux, dont le mari chômeur se trouve réduit à jouer de l’orgue de Barbarie – le symbole même de la misère. L’année suivante, la revue satirique Simplicissimus lui passe commande de six dessins: chacun d’eux aura pour sujet la pauvreté et la détresse sociale. Ces thèmes détermineront toute son œuvre. Et ce Journal est bien à l’image de son œuvre plastique. En 1914, la mort de son fils Peter devient le centre de gravité de son œuvre: «Cette nuit j’ai eu l’idée d’un monument pour Peter.» Pendant plus de dix-sept ans ans, cette «idée» sera la ligne directrice de son travail, longue et active méditation qui trouve son aboutissement dans Les Parents, deux statues qui seront placées, sous son regard, dans le cimetière allemand de Roggevelde, en Belgique flamande, fin juillet 1932. Cet hommage à son fils disparu s’accompagne d’une réflexion sur l’absurdité de la guerre qui lui vaut, de son vivant, d’être classée comme «pacifiste». Avec l’arrivée des nazis au pouvoir en 1933, elle perd son poste d’enseignante, son atelier, et le droit d’exposer. Ce Journal est non seulement le portrait d’une artiste, un recueil de réflexions sur sa création, un témoignage formidable de ce que peut être en art l’engagement, mais aussi un tableau terrible et dramatique de l’histoire de l’Allemagne du début de la première à la fin de la seconde guerre mondiale. Käthe Kollwitz est née en 1867 à Königsberg (qui sera rebaptisée Kaliningrad en 1946). Elle a seize ans lorsqu'elle dessine pour la première fois des ouvriers - dessins inspirés tant par les poèmes entendus que par ses incursions dans les quartiers pauvres de Königsberg. Ses parents lui demandent pourquoi elle ne choisit pas de "beaux sujets" de dessin. "Mais ils sont beaux", répond-elle. Pour elle, les arts graphiques conviennent mieux que la peinture à l'expression des aspects les plus sombres de l'existence. Jusqu'à la fin de sa vie, elle renoncera à la peinture et à la couleur. Voir le site de l'éditeur… * On peut lire sur en-attendant-nadeau.fr un article sur cet ouvrage : "Mater dolorosa", par Jean-Pierre Logereau. Vient de paraître le Journal de la dessinatrice, graphiste et sculptrice allemande Käthe Kollwitz (1867-1945). Cette parution est la bienvenue car Käthe Kollwitz demeure quasiment inconnue du grand public en France.
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