Neoliberalismo

Entrevista a Boaventura de Sousa Santos: Incertidumbres y procesos contradictorios

Entrevista a Boaventura de Sousa Santos: Incertidumbres y procesos contradictorios

La crisis económica "nos debe hacer pensar seriamente porque no hay fuerzas políticas que, en la mayoría de los países, impongan una tributación progresiva, que fue la imagen política más importante de la socialdemocracia europea durante el siglo XX". Así opinó Boaventura de Sousa Santos, Director del Centro de Estudios Sociales, Facultad de Economía, de la Universidad de Coimbra, Portugal, en entrevista con ALAI en días pasados. El investigador habló de las contradicciones de las respuestas a la crisis: "Hoy en el inicio del siglo XXI el señor Warren Buffet dice que es injusto que pague menos impuestos que sus empleados y cuantifica: 'yo pago veintitanto por ciento y mis empleados están pagando 40 por ciento, yo soy el tercer hombre más rico del mundo. ¿Qué pasa?' Estas son las contradicciones". También habló de las contradicciones de los procesos de cambio en América Latina. 

- Has dicho que el modelo neoliberal tuvo un gran marco orientador que intentó promover la democracia para apropiarse de ella ¿Nos puedes precisar este punto?

Desde los años 80, por todo el mundo, tuvimos a la democracia como una condicionalidad del Banco Mundial y del Fondo Monetario Internacional. Ya no son las dictaduras las preferidas, son las democracias. Pero democracias sin redistribución de riqueza, sin derechos sociales, sin clase media, porque la democracia es el sistema de gobierno que con más legitimidad (y “paz social”) puede producir la debilidad del estado que el capitalismo financiero busca. El capitalismo financiero puede imponer más cosas a una democracia que a una dictadura nacionalista. Entonces esta fue la trampa, una promoción de la democracia para apropiarse mejor del Estado. En Estados Unidos el capitalismo financiero fue todavía más lejos: comprar las elecciones, pagando las campañas electorales. Está todo documentado con datos totalmente fiables. En las tres últimas décadas Wall Street ha pagado las campañas electorales de todos los presidentes, incluso de Obama, y por eso quiere un retorno. No es filantropía, paga las elecciones para que su gente sea la que manda y la que hace política. Por eso Obama ha nombrado en todo su equipo económico y financiero a los hombres que el día anterior eran los grandes de Wall Street y por los crímenes que Wall Street cometió es imposible lograr meterlos en la prisión. Fue posible meter en la prisión a Madoff, por ejemplo, que es realmente un especulador, porque es un outsider de Wall Street, no es un hombre de Wall Street, es un hombre que trabaja por fuera, por eso fue un blanco fácil. Entonces, el problema que vivimos es eso, un problema de que no estamos con fuerzas y con modelos suficientemente fuertes para poder combatir esta situación.

De modo que caminamos por un mundo de incertidumbre, no lo imagino totalmente catastrófico, porque veo muchas energías surgir en el Sur global. Veo un desplazamiento del capitalismo del Norte al Sur, veo como está emergiendo el diálogo Sur-Sur. Es una incógnita, pues países como China, Brasil, Sudáfrica, India y Turquía ¿en algún momento van a introducir algunas novedades en el modelo prevaleciente que dicen defender? ¿Qué novedades? Y tenemos a China con grandes entradas en África, con compras de tierras porque está la crisis de la que nadie habla, que es la crisis alimentaria. Pero, por lo mismo, también están otros países -como Corea del Sur y Brasil- y muchas multinacionales, estableciéndose así un acaparamiento de tierras que es una nueva forma de colonialismo. El colonialismo clásico se caracterizó por ser dominación territorial de un pueblo por parte de un Estado ocupante. Ahora se expresa en ocupación territorial por parte de multinacionales o Estados extranjeros, por vía de contratos que establecen con los Estados “ocupados”, contratos que nunca incluyen a los campesinos que más tarde o más temprano serán forzados a desplazarse.

Es decir, además de todas estas crisis hay innovaciones interesantes en el mundo, hay procesos en el Sur que se están impulsando, como en la India, Sudáfrica, Brasil, Bolivia, Ecuador, Venezuela. Procesos que han intentado producir una alternativa. Sobre todo los procesos de Ecuador y Bolivia son procesos contradictorios que acompaño de cerca, y que me dejan preocupado por la polarización política interna que se está produciendo entre fuerzas de izquierda. Son propuestas nuevas de una renovación del pensamiento político, del pensamiento económico, del pensamiento cultural como la interculturalidad, la plurinacionalidad, el Buen Vivir y los derechos de la naturaleza. Esta es una riqueza enorme que desde un punto de vista del Norte-global no se valora. Se considera ridículo, no entra en la cabeza de un intelectual o de un movimiento político del Norte entender esto que se está gestando.

Christian Laval : "l’école est au centre des nouvelles luttes des classes"

Christian Laval : "l’école est au centre des nouvelles luttes des classes"

Manifestación en París
Dans le cortège parisien, hier, où près de 165 000 enseignants du public comme du privé ont défilé.

Co-auteur de La Nouvelle École capitaliste (La Découverte, 2011), ce sociologue, membre de l’Institut de recherches de la FSU, décrypte les conséquences de la logique d’entreprise appliquée, chaque année un peu plus, à l’éducation.

- Vous expliquez dans votre dernier ouvrage La nouvelle école capitaliste que notre système scolaire est aujourd’hui à un « tournant historique ». Lequel ?

- Christian Laval. Au-delà des réformes connues du gouvernement Sarkozy, comme la destruction des postes ou la suppression de la formation des enseignants, l’école et l’université sont l’objet depuis une vingtaine d’années d’un changement plus profond. Au gré d’une succession de mesures, parfois peu perceptibles, se construit, brique après brique, un autre modèle éducatif que nous appelons la nouvelle école capitaliste. Ce modèle n’est, certes, pas encore entièrement  réalisé, on peut encore le contenir et le combattre, mais c’est une tendance bien réelle.

- Qu’est-ce qui la caractérise ?

- Christian Laval. Selon ce modèle, l’école a désormais une fonction qui se voudrait essentiellement, voire exclusivement, économique. La connaissance, qu’elle soit élaborée par la recherche ou diffusée dans l’école, est envisagée comme une valeur économique et intègre la logique dominante de l’accumulation du capital.

- Comme cela se concrétise-t-il ?

- Christiant Laval. L’aspect le plus visible est lorsque l’enseignement devient une affaire d’achat et de vente. On le voit, par exemple, avec la montée de l’industrie du soutien scolaire ou le développement actuel de différentes  formes de coaching payant. On le voit également avec l’accroissement de la part du privé dans le financement de l’école et l’université. Tout cela relève d’un phénomène de marchandisation. Mais il ne faut pas s’arrêter-là. Moins visible mais plus fondamental, on s’aperçoit que la norme sociale du capitalisme tend à devenir la règle de fonctionnement des systèmes d’enseignement qui sont régulés de plus en plus par la concurrence. De fait, les politiques néolibérales importent dans le champ éducatif et au sein même du service public les logiques propres au marché. Plus qu’à une marchandisation, on assiste donc à une « mise en marché » des services publics d’enseignement, avec des écoles et des universités qui, même si elles restent publiques, tendent à fonctionner comme des entreprises. L’exemple le plus concret est la loi LRU qui instaure de manière délibérée une concurrence entre les universités. C’est également, dans le premier et le second degré, l’assouplissement, voire la suppression, de la carte scolaire qui conduit aussi à une mise en concurrence des établissements.

- Quels sont les effets de cette mise en concurrence ?

- Christian Laval. Elle a des effets considérables sur le fonctionnement des systèmes scolaires. Partout où elle a été mise en place, comme en Angleterre, en Nouvelle-Zélande ou encore en Australie, elle aboutit à une polarisation sociale et ethnique des établissements. Les études comparatives internationales sont, sur ce point, sans ambiguïté. C’est donc en toute connaissance des conséquences que ces politiques ont été conduites dans notre pays comme dans d’autres, et qu’elles ont été soutenues aussi bien par la droite que par la gauche socialiste. Une unanimité qui dit bien à quel point la norme néolibérale a été imposée et intériorisée par tous les gouvernements.

- Qui ces politiques servent-elles ?

- Christian Laval. Cette compétition, bien évidemment, favorise les groupes sociaux qui ont des capitaux culturels, des réseaux, bref, les familles les plus riches, celles qui peuvent payer du soutien scolaire ou des écoles qui réclament des droits d’inscription très élevées. C’est donc un facteur supplémentaire de reproduction sociale et cela explique, très largement, pourquoi les inégalités scolaires en France, non seulement ne se réduisent pas mais s’accroissent. Mais ce n’est pas tout. De manière plus générale, ces systèmes éducatifs, régis selon les orientations néolibérales, doivent rendre des services aux entreprises en étant directement soumis aux impératifs d’employabilité et en calquant leur organisation  sur la hiérarchie professionnelle. Ce qui est recherché n’est pas tant la diffusion d’une culture commune mais l’organisation du système scolaire en fonction des différents seuils d’employabilité requis par l’économie elle-même. La nouvelle école capitaliste se structure  donc non seulement comme un marché mais elle se met également au service des marchés ! Avec pour objectif de produire du capital humain directement utilisable par les entreprises à des niveaux de compétence différenciés selon les besoins en main-d’œuvre.

- La logique d’apprentissage par « compétences », développée actuellement dans les écoles, va-t-elle dans ce sens ?

- Christian Laval. Tout à fait. La logique des compétences n’a rien à voir avec des considérations pédagogiques relevant d’une philosophie éducative plus progressiste. Ce serait un contre-sens de l’analyser comme un élément de dispute classique entre « pédagos » et enseignants « traditionnels ». Ce sont des experts économistes des organisations internationales ou intergouvernementales, comme l’OCDE ou la Commission européenne, qui ont défini ces niveaux d’employabilité différents, avec un niveau minimal qu’on appelle le « socle commun de compétences clés ». Ce sont donc d’abord des considérations économiques qui déterminent aujourd’hui les contenus d’enseignement.

- Cette école soumise au marché est-elle réellement nouvelle ?

- Christian Laval. Lorsque Bourdieu et Passeron écrivent La reproduction au début des années 70, l’école sert bien la reproduction sociale mais son fonctionnement interne n’est pas entièrement et directement soumis à une norme sociale capitaliste. Aujourd’hui, cette norme pénètre jusque dans la classe, dans le geste professionnel et le contenu de l’enseignement. Cette transformation de l’école se fait de manière très opaque puisque la justification de cette logique de compétences relève, officiellement, de considérants pédagogiques. Ce que croient d’ailleurs encore certains syndicats ou partis politiques.

- N’ont-ils pas un peu raison de la croire ?

- Christian Laval. L’histoire même de ce socle de compétences démontre quelle logique est à l’œuvre. Le point essentiel est de bien comprendre que nous avons progressivement abandonné les grandes orientations démocratiques du 20e siècle, en particulier la référence au plan Langevin-Wallon. Ce mouvement de réformes progressistes et démocratiques a été en quelque sorte "retourné" et détourné  par la réforme néolibérale. Dans certains pays, comme l’Angleterre, la rupture a été tranchée à l’époque de Margaret Thatcher. Dans d’autres pays, cette rupture est moins nette et certains pensent encore que par « réforme » on doit et on peut encore entendre le prolongement du grand mouvement de démocratisation des systèmes éducatifs qui s'est produit au XXe siècle. Ils n’arrivent pas à comprendre que derrière les mêmes mots se cachent des réalités opposées. Le mot « réforme » ou celui de « compétence » ont changé de signification depuis vingt ans. Désormais, ces termes appartiennent à des logiques qui n’ont plus rien à voir avec le progressisme scolaire, ils participent  de l'imposition de la norme néolibérale.

- Comment analysez-vous les oppositions, y compris au sein de la gauche, autour de cette question du « socle de compétence » ?

- Christian Laval. Les oppositions actuelles entre partis de gauche ou entre syndicats sur la question du « socle de compétences » relève d’une grande confusion. Le problème stratégique d’aujourd’hui est de retrouver le grand élan de l’école démocratique qui a été trahi et détourné par la réforme néolibérale telle qu'elle est promue aujourd'hui  par l’OCDE et l’UE. Cette confusion est liée, me semble-t-il, à une méconnaissance du fait qu’à partir des années 80 et 90, la réforme néolibérale devient l’objectif central de l’Union. Il suffit de lire la littérature européenne sur la formation et l’éducation pour se rendre compte que le projet d’harmonisation scolaire et universitaire à l'échelle européenne n’a strictement rien à voir avec ce qu’on entendait avant par réforme démocratique. Elle n’a d’autre but que de mettre l’école en phase avec le nouveau capitalisme. Dès 2000, l’argumentaire de la stratégie de Lisbonne, qui veut faire de l’Europe "l’économie de la connaissance la plus compétitive du monde", déploie ce programme de transformation des systèmes éducatifs, faisant de la connaissance un facteur exclusivement économique au détriment des dimensions  et motivations morales, culturelles, politiques de la transmission des savoirs… Les « compétences » y sont  considérés comme des habiletés professionnelles négociables sur le marché, des "marketable skills" pour reprendre la traduction anglaise complète qui équivaut à nos "compétences" et non plus des connaissances requises pour comprendre le monde, penser ce que l’on est et ce que l’on fait. Ces nouvelles orientations économicistes  et utiliaristes de l’école attaquent au plus profond les fondements humanistes sur lesquels sont construits les systèmes éducatifs européens. Il s'agit là, et je pèse mes mots, d'une véritable autodestruction de l’héritage européen. Le capitalisme colonise l’école par le biais de politiques publiques qui, au fond, introduisent dans l’école la norme capitaliste.

- Les débats actuels sur l’école vous semblent-ils à la hauteur des enjeux ?

- Christian Laval. Pour ce qui est de l’UMP, rien ne freine plus la droite dans son projet de construction de l’école la plus purement capitaliste qui soit. Il s’agit de façon très ouverte de mettre en place une école concurrentielle, fonctionnant pour l’élite, et qui vise à faire de chaque établissement une petite entreprise avec à sa tête un "patron" qui aura tout pouvoir sur les enseignants. C’est en somme un programme à la fois néolibéral et néoconservateur des plus radicaux. Pour ce qui est du programme des socialistes, ce qui est frappant, c’est sa pauvreté. Il donne l’impression d’une simple répétition d’orientations très anciennes tirées des rapports des années 70 ou 80. C'est un programme, si on peut l'appeler ainsi, qui ne parvient pas à saisir le contexte nouveau dans lequel nous sommes. Les socialistes se sont interdit de comprendre depuis trente ans que l’école était soumise de plus en plus à une norme néolibérale. Lorsqu’ils promeuvent l’autonomie des établissements, ils ne semblent pas du tout comprendre que cette autonomie peut être prise dans des sens très différents et que, dans le contexte actuel de concurrence entre établissements, elle peut avoir des effets extrêmement négatifs sur l’objectif officiel que se donne le programme de lutte contre les inégalités. Il y a là une méconnaissance, volontaire ou non, du nouveau paradigme mondial de l’éducation.

- Quelle résistance peut-on construire dans cet environnement dominé par la norme néolibérale ?

- Christian Laval. On est en train d’observer des luttes très intenses dans le champ de l’enseignement. C’est devenu un domaine hautement conflictuel. La mobilisation des élèves, des étudiants, des parents, des enseignants, montre que l’école n’est pas hors des combats sociaux. Au contraire, je dirais même que l’école est au centre des nouvelles luttes de classes. A l’échelle mondiale, les luttes contre le néolibéralisme se focalisent très souvent sur le domaine scolaire et universitaire. Depuis quatre mois, les étudiants chiliens combattent le modèle néolibéral qui s'est mis en place depuis la dictature de Pinochet. Non seulement, ils luttent contre le modèle de l’école privatisée et concurrentielle mais ils entrainent l’ensemble de la société à combattre la totalité du modèle néolibérale. D’une certaine façon, le terrain scolaire et universitaire, extrêmement sensible comme on le voit partout, peut être le lieu de cristallisation d’une opposition plus globale aux orientations néolibérales. Cela se voit au Mexique, en Grèce, au Portugal, dans l'ensemble du mouvement mondial des indignés. On est déjà entré dans une phase de mobilisation et de contestation qui dépasse le cadre de l’école. Dès lors, que reste-il à faire ? On peut constater aujourd’hui l’absence d’un modèle alternatif crédible. Il faut donc réinventer l’école démocratique et comprendre qu’elle ne pourra se déployer dans le cadre d’une société aussi inégalitaire où le capitalisme à imposé sa loi  dans toutes les sphères de l’existence. Nous ne pouvons pas réinventer l’école démocratique si nous ne réinventons pas un projet de société démocratique. Mais les choses viennent. On voit bien aujourd’hui que la démocratie est menacée jusque dans son coeur par la logique financière. On observe également   l’émergence de processus révolutionnaires qui pose la question de la réinvention d’une société où la démocratie serait "réelle". Ce qui supposerait une nouvelle école démocratique.

- A quoi devrait ressembler cette nouvelle école démocratique ?

- Christian Laval. Elle aurait plusieurs dimensions. Elle devrait s'organiser autour de la lutte contre les inégalités scolaires,  laquelle ne va pas sans une lutte contre les inégalités sociales. Elle devrait également comporter une refonte des enseignements qui devraient avoir pour principe de donner aux élèves les moyens de la participation la plus active à la vie politique. Ceci supposerait le déploiement plus ambitieux d' instruments de compréhension d’un monde devenu  plus complexe, ce qui voudrait dire, par exemple, une place autrement plus importante donnée aux  sciences sociales, à l'histoire, à la philosophie,  pour que tous les élèves et les étudiants puisent mieux comprendre dans quel monde ils vivent, et quelle orientation lui donner. Cela voudrait dire aussi que la vie démocratique à l'intérieur du fonctionnement de l’école elle-même soit mieux organisée, soit plus effective, ce qui implique une rupture avec le mode managérial du règne des petits chefs et des petits patrons  qui a été mis en place dans le cadre du "nouveau management public". Cela supposerait également que la pédagogie s’inspire bien plus de pratiques  coopératives dans l'organisation de la classe et dans les façons d'apprendre. La synthèse de toutes ces dimensions  pourrait constituer une sorte de programme directement opposable au modèle de la nouvelle école capitaliste et s'intégrer au projet plus global de  la « démocratie réelle », comme le disent les indignés du monde entier.

l'Humanité, 28/09/11

Christian Laval, Francis Vergne, Pierre Clément et Guy Dreux: La nouvelle école capitaliste

Laval: La nouvelle école capitalisteChristian Laval, Francis Vergne, Pierre Clément et Guy Dreux: La nouvelle école capitaliste
Editions La Découverte, août 2011
Prix : 19,50 €
ISBN : 9782707169488
Dimensions : 135 * 220 mm
Façonnage : Broché
Nb de pages : 240

Ce qui ressemble aujourd’hui à un sabotage de l’école – suppressions de classes, réduction des effectifs enseignants et appauvrissement de la condition enseignante – ne suffit pas à caractériser la mutation historique de l’école. Celle-ci ne joue plus seulement une fonction dans le capitalisme, comme l’ont montré les analyses critiques des années 1970 : elle se plie de l’intérieur à la norme sociale du capitalisme. L’« employabilité» est le principe et l’objectif de la normalisation de l’école, de son organisation et de sa pédagogie. L’école devient peu à peu un système hiérarchisé d’entreprises productrices de « capital humain » au service de l’«économie de la connaissance ».

Elle cherche moins à transmettre une culture et des savoirs qui valent pour eux-mêmes qu’elle ne tente de fabriquer des individus aptes à s’incorporer dans la machine économique. Les effets inégalitaires de la concurrence, la mutilation culturelle introduite par la logique des « compétences » ou la prolétarisation croissante du monde enseignant révèlent la perte d’autonomie de l’école par rapport au nouveau capitalisme et aux luttes des classes sociales autour de l’enjeu scolaire.

Dans ce livre de combat et de théorie, les auteurs renouvellent la sociologie critique de l’éducation en inscrivant les mutations de l’institution scolaire et universitaire dans celles du capitalisme contemporain. Ils entendent ainsi donner à tous ceux qui se sentent concernés par cette problématique éminemment politique les outils d’analyse pour construire une alternative convaincante et résolue.

Christian Laval est sociologue et a publié L’Homme économique. Essai sur les racines du néolibéralisme (Gallimard, « NRF essais », 2007). Tous deux sont les auteurs, avec El Mouhoub Mouhoud, de Sauver Marx ? Empire, multitude, travail immatériel (La Découverte, 2007). Depuis 2004, ils animent le groupe d’études et de recherche « Question Marx » qui entend contribuer au renouvellement de la pensée critique.

Francis Vergne est enseignant et chercheur. Il est membre de l’Institut de recherches de la FSU, où il anime un séminaire public sur « Les politiques néolibérales et l’action syndicale ».

Pierre Clément est enseignant et chercheur. Il est membre de l’Institut de recherches de la FSU, où il anime un séminaire public sur « Les politiques néolibérales et l’action syndicale ».

Guy Dreux est enseignant et chercheur. Il est membre de l’Institut de recherches de la FSU, où il anime un séminaire public sur « Les politiques néolibérales et l’action syndicale ».

Table des matières:

Introduction. Le nouvel âge de l’école
1/ Les « réformes » néolibérales
2/ La forme valeur de la connaissance
3/ Intentions
Chapitre 1. Recomposition de l’État et métamorphose de la connaissance
1/ Le principe de concurrence comme norme globale
2/ La dénationalisation des politiques
3/ Le New Public Management
4/ Le management à l’assaut du monde des professionnels
5/ Le modèle managérial dans l’enseignement français
6/ La rationalité néolibérale et « l’excellence » dans la recherche
Chapitre 2. Le régime néolibéral de la connaissance
1/ Le régime fordiste de la connaissance
2/ Connaissance et propriété privée
3/ La connaissance comme capital immatériel
4/ La technoscience néolibérale
Chapitre 3. Employabilité et fabrique de la subjectivité néolibérale
1/ Les nouveaux dispositifs de contrôle du travail
2/ La mobilisation de la force de travail
3/ De la formation professionnelle à la professionnalisation des formations
4/ L’entreprise de formation
5/ L’alternance comme modèle de formation
6/ « Sois stage et tais-toi »
7/ Subjectivité précaire et scolarisation
Chapitre 4. Concurrence scolaire et reproduction sociale
1/ Une école de masse à plusieurs vitesses
2/ Le marché très spécial de l’école
3/ Les motifs des choix
4/ La massification ségrégative
5/ Le choix et la reproduction sociale
6/ La gestion sociale des « exclus de l’intérieur »
7/ Reproduction et ségrégation
Chapitre 5. Capital et éducation
1/ La privatisation progressive de la dépense éducative
2/ Concurrence et privatisation du financement
3/ Le marché du soutien scolaire
4/ Le discours du capital humain
5/ Le consensus en faveur de l’augmentation des droits d’inscription
6/ L’essor de l’esprit du capitalisme dans l’école
7/ La grande revanche du capital économique
Chapitre 6. L’orientation comme gouvernement des conduites
1/ La redéfinition de l’orientation
2/ Le rôle nouveau de l’orientation
3/ L’individualisme érigé en méthode
4/ La nouvelle fonction des procédures d’orientation et d’affectation
5/ À la découverte des métiers et des formations
6/ Orientation active et projet professionnel
7/ Décrochage et contrôle continu des comportements
8/ Le nouveau gouvernement des élèves
Chapitre 7 La nouvelle norme de l’école : compétences et employabilité
1/ Mettre en adéquation la formation et l’emploi
2/ La révolution copernicienne de l’OCDE
3/ Entre l’OCDE et la France : l’Union européenne
4/ L’école française à l’heure des compétences
5/ Programmes et pilotage du système éducatif
6/ Le contexte politique et syndical du quiproquo
7/ Dépolitisation de la question scolaire
8/ Le recours à l’international
9/ Socle commun des compétences : la vertu de la polysémie
10/ Un principe d’organisation de la scolarité
11/ Le socle commun comme instrument de contrôle
12/ Les compétences au centre du conflit
Conclusion. Le nouvel horizon des luttes scolaires et universitaires
1/ Une décennie de combats
2/ Un contexte moins favorable aux illusions du « marché efficient »
3/ La nouvelle école capitaliste n’est pas « efficace »
4/ Une négation de la formation intellectuelle
5/ Une extension de la lutte de classes

Extraits presse

La publication de La Nouvelle Ecole capitaliste devrait susciter, en cette période de rentrée, de fortes controverses tant le propos du ivre est important pour l'avenir de l'institution scolaire et universitaire, et la compréhension que nous pouvons en avoir. Quatre enseignants, chercheurs attachés à la Fédération syndicale unitaire, intellectuels engagés, s'appliquent en effet à démontrer comment la pénétration des normes néolibérales à l'école et à l'université conduit ces dernières à se soumettre au monde du travail dans sa version la plus capitaliste - là où les salariés adhérent aux lois du marché et à l'impératif de flexibilité. L'école doit donc former ceux ci à ce nouveau rôle social. Mais la pression de l'intérêt économique et financier est telle que ce ne sont pas seulement les institutions et leurs membres qui doivent se réformer, mais les savoirs eux-mêmes. [...] Le propos est radical, la démonstration convaincante.
Vincent Duclert, La Recherche 01/09/2011

Ce n'est pas un énième livre sur l'école, un livre de "rentrée" de plus, que nous proposent ici quatre chercheurs membres de la Fédération syndicale unitaire (FSU). Francis Vergne, Pierre Clément, Guy Dreux et Christian Laval livrent une analyse fine de la mutation générale de l'institution scolaire vers ce qu'ils nomment "la nouvelle école capitaliste". [...] Une analyse percutante, une réponse conceptuelle et concrète aux interrogations des enseignants, qui chaque jour font l'expérience de cette métamorphose. Un livre utile pour tous les partisans d'une "insurrection des savoirs assujettis".
Sophie Courval, Regards 01/09/2011

Avec La reproduction de Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron (1970), L'Ecole capitaliste en France de Christian Baudelot et Roger Estabelet (1971) a longtemps dominé la sociologie critique de l'éducation. En montrant comment les enseignants participaient malgré eux au fonctionnement d'un système de classe en dispersant leurs savoirs, les auteurs ont révélé"la ruse de la raison scolaire" qui entretient l'illusion de l'autonomie de l'institution. Quarante ans plus tard, le système d'enseignement obéit à ce modèle originel en pire: nous sommes mêmes entrés dans un nouvel âge de l'école, celle que quatre chercheurs, Christian Laval, Francis Vergne, Pierre Clément et Guy Dreux, appellent "la nouvelle école capitaliste".
Jean-Marie Durand, Les Inrockuptibles 07/09/2011

L'ouvrage offre un bilan bien informé et minutieux des mesures qui ont progressivement change les contours de l'école. On peut donc le lire comme une sorte de vade-mecum, clair et documenté, du néolibéralisme contemporain.
Luc Boltanski, Le Monde 09/09/2011

D'après les auteurs, membre de l'Institut de recherche de la FSU, au-delà de la tentative de sabotage de l'école, on assise aujourd'hui à son envahissement par la norme sociale du capitalisme. Il n'est plus question de transmission de culture et de savoirs mais de fabriquer de individus aptes à s'incorporer dans la machine économique.
L'Humanite
09/09/2011

Andalucía: La US abrirá una sede en China y otra en EEUU este curso para fomentar su internacionalización

Andalucía: La US abrirá una sede en China y otra en EEUU este curso para fomentar su internacionalización

La Universidad de Sevilla (US) comienza el nuevo curso académico 2011-2012 con la "vocación" de abrir una sede propia en China y otra en Estados Unidos (EEUU) para fomentar su internacionalización y para servir de "puente" en una doble dirección, la de permitir a la comunidad universitaria de la Hispalense mantener contacto y conocer el sistema académico de estos dos continentes y la de convertirse en "un escaparate" para los estudiantes y profesores de estos territorios.

Así lo ha avanzado este martes en rueda de prensa el rector de la US, Joaquín Luque, quien ha señalado que en estas nuevas sedes de la Hispalense en China y en Estados Unidos se darán clases de español, se difundirán las actividades de investigación que llevan a cabo los profesores de la US y también se realizarán iniciativas de carácter cultural.

En el continente chino la sede de la Universidad de Sevilla se ubicará en Mianyang para afianzar así también la relación que la academia mantiene ya con la 'South West University. Science Technology' de la ciudad, desde donde vienen estudiantes chinos a realizar intercambios. En EEUU, por contra, la ubicación está aún por definir porque las relaciones con las universidades del país, tal y como ha admitido Luque, no están tan avanzadas como en el país asiático.

Estas dos sedes internacionales serán lideradas por la US, si bien, la Universidad de Málaga (UMA), con quien conforma el Campus de Excelencia Internacional (CEI) 'Andalucía Tech', también tendrá presencia en aras de la internacionalización del proyecto. No en vano, ambas academias han puesto en marcha este curso el Grado en Estudios de Asia Oriental, de cuyas tres intensificaciones, dos se realizan en la US (las de China y Japón) y una en la de Málaga (la de Corea).

Noam Chomsky: La estrategia de la distracción

Noam Chomsky: La estrategia de la distracción

El elemento primordial del control social es la estrategia de la distracción que consiste en desviar la atención del público de los problemas importantes y de los cambios decididos por las elites políticas y económicas, mediante la técnica del diluvio o inundación de continuas distracciones y de informaciones insignificantes. La estrategia de la distracción es igualmente indispensable para impedir al público interesarse por los conocimientos esenciales, en el área de la ciencia, la economía, la psicología, la neurobiología y la cibernética. "Mantener la Atención del público distraída, lejos de los verdaderos problemas sociales, cautivada por temas sin importancia real. Mantener al público ocupado, ocupado, ocupado, sin ningún tiempo para pensar; de vuelta a granja como los otros animales (cita del texto Armas silenciosas para guerras tranquilas)".

2- Crear problemas, después ofrecer soluciones.

Este método también es llamado "problema-reacción-solución". Se crea un problema, una "situación" prevista para causar cierta reacción en el público, a fin de que éste sea el mandante de las medidas que se desea hacer aceptar. Por ejemplo: dejar que se desenvuelva o se intensifique la violencia urbana, u organizar atentados sangrientos, a fin de que el público sea el demandante de leyes de seguridad y políticas en perjuicio de la libertad. O también: crear una crisis económica para hacer aceptar como un mal necesario el retroceso de los derechos sociales y el desmantelamiento de los servicios públicos.

3- La estrategia de la gradualidad.

Para hacer que se acepte una medida inaceptable, basta aplicarla gradualmente, a cuentagotas, por años consecutivos. Es de esa manera que condiciones socioeconómicas radicalmente nuevas (neoliberalismo) fueron impuestas durante las décadas de 1980 y 1990: Estado mínimo, privatizaciones, precariedad, flexibilidad, desempleo en masa, salarios que ya no aseguran ingresos decentes, tantos cambios que hubieran provocado una revolución si hubiesen sido aplicadas de una sola vez.

4- La estrategia de diferir.

Otra manera de hacer aceptar una decisión impopular es la de presentarla como "dolorosa y necesaria", obteniendo la aceptación pública, en el momento, para una aplicación futura. Es más fácil aceptar un sacrificio futuro que un sacrificio inmediato. Primero, porque el esfuerzo no es empleado inmediatamente. Luego, porque el público, la masa, tiene siempre la tendencia a esperar ingenuamente que "todo irá mejorar mañana" y que el sacrificio exigido podrá ser evitado. Esto da más tiempo al público para acostumbrarse a la idea del cambio y de aceptarla con resignación cuando llegue el momento.

5- Dirigirse al público como criaturas de poca edad.

La mayoría de la publicidad dirigida al gran público utiliza discurso, argumentos, personajes y entonación particularmente infantiles, muchas veces próximos a la debilidad, como si el espectador fuese una criatura de poca edad o un deficiente mental. Cuanto más se intente buscar engañar al espectador, más se tiende a adoptar un tono infantilizante. ¿Por qué? "Si uno se dirige a una persona como si ella tuviese la edad de 12 años o menos, entonces, en razón de la sugestionabilidad, ella tenderá, con cierta probabilidad, a una respuesta o reacción también desprovista de un sentido crítico como la de una persona de 12 años o menos de edad (ver Armas silenciosas para guerras tranquilas)".

6- Utilizar el aspecto emocional mucho más que la reflexión.

Hacer uso del aspecto emocional es una técnica clásica para causar un corto circuito en el análisis racional, y finalmente al sentido crítico de los individuos. Por otra parte, la utilización del registro emocional permite abrir la puerta de acceso al inconsciente para implantar o injertar ideas, deseos, miedos y temores, compulsiones, o inducir comportamientos...

7- Mantener al público en la ignorancia y la mediocridad.

Hacer que el público sea incapaz de comprender las tecnologías y los métodos utilizados para su control y su esclavitud. "La calidad de la educación dada a las clases sociales inferiores debe ser la más pobre y mediocre posible, de forma que la distancia de la ignorancia que planea entre las clases inferiores y las clases sociales superiores sea y permanezca imposibles de alcanzar para las clases inferiores (ver ‘Armas silenciosas para guerras tranquilas)".

8- Estimular al público a ser complaciente con la mediocridad.

Promover al público a creer que es moda el hecho de ser estúpido, vulgar e inculto...

9- Reforzar la autoculpabilidad.

Hacer creer al individuo que es solamente él el culpable por su propia desgracia, por causa de la insuficiencia de su inteligencia, de sus capacidades, o de sus esfuerzos. Así, en lugar de rebelarse contra el sistema económico, el individuo se autodesvalida y se culpa, lo que genera un estado depresivo, uno de cuyos efectos es la inhibición de su acción. ¡Y, sin acción, no hay revolución!

10- Conocer a los individuos mejor de lo que ellos mismos se conocen.

En el transcurso de los últimos 50 años, los avances acelerados de la ciencia han generado una creciente brecha entre los conocimientos del público y aquellos poseídas y utilizados por las elites dominantes. Gracias a la biología, la neurobiología y la psicología aplicada, el "sistema" ha disfrutado de un conocimiento avanzado del ser humano, tanto de forma física como psicológicamente. El sistema ha conseguido conocer mejor al individuo común de lo que él se conoce a sí mismo. Esto significa que, en la mayoría de los casos, el sistema ejerce un control mayor y un gran poder sobre los individuos, mayor que el de los individuos sobre sí mismos.

mapuexpress, 27/09/11

Fabricio de Potestad Menéndez: Darwinismo social

Fabricio de Potestad Menéndez: Darwinismo social
Fabricio de Potestad Menéndez, médico psiquiatra

No asistimos tan sólo a una crisis económica coyuntural, sino a un desequilibrio político de suma gravedad histórica. Estamos ante un escenario social en el que se atisba la perversidad intrínseca del sistema capitalista, la injusta civilización interclasista y la inicua tiranía del mercado, cuyas raíces se hallan en las aciagas políticas neoliberales, que han ido aplastando y dañando, mediante un cruel darwinismo de cuño hobbesiano, a los más débiles, que ya son la gran mayoría social del planeta.

Como afirma John Gray, el capitalismo es radicalmente inestable, hasta el punto de que tiende por su propia esencia a producir colapsos económicos cada vez más graves, profundos e irreversibles. Síncopes económicos que le conduce progresivamente a su propia destrucción, pues devasta a sus potenciales consumidores, que no son otros que la clase media y la clase trabajadora. De seguir así, sólo una minoría menguante podrá seguir contando con ingresos con los que vivir cómodamente. El resto, cada vez mayor, será arrasado a nivel global por la ambición autodestructora del capitalismo: millones de personas corrientes vivirán atrapadas en una deuda personal impagable mientras los desalojos de viviendas por impago se multiplicarán; el desempleo, la pobreza y la exclusión social se extenderán a la vez que la hambruna se hará insostenible. ¿Quién ampara este crepúsculo u ocaso político, económico y financiero? ¿Quién está provocando la depauperación progresiva de la humanidad, que se precipita en cascada hacia el abismo? Digamos lo obvio, que siempre conviene repetirlo: el neoliberalismo, el exceso de pragmatismo, el utilitarismo desmesurado, el sindicalismo cautivo, el conservadurismo religioso y, sobre todo, la falsa izquierda que capitula ante la sociedad interclasista, agota las energías utópicas y se resigna a administrar la realidad con mediocre espíritu posibilista, haciendo de la necesidad mera conveniencia. Es decir, todo ese aluvión decadente que en su conjunto se conoce como la derecha.

Una convocatoria y un llamamiento a la movilización ciudadana

Una convocatoria y un llamamiento a la movilización ciudadana
La Promotora Estatal de las Mesas Ciudadanas de Convergencia y Acción preocupada ante la actual situación llama a la movilización ciudadana

No somos inversores en bolsa, no nos preocupa lo que es un simple termómetro económico y un juego de especuladores, bancos y fondos de inversión, haciendo negocio con dinero ajeno o propio de las grandes fortunas, especuladores y delincuentes financieros. Lo que nos preocupa del hundimiento de las bolsas y la subida por las nubes del negocio de la deuda pública, con el apoyo de las agencias de calificación, es la traslación de esto a la ciudadanía. Este "pánico bursátil" significa que los poderes financieros, para recuperar sus pérdidas, en la economía casino forzarán aún más a las instituciones europeas en general y a las del Reino de España en particular a proseguir con los recortes sociales, las llamadas políticas de austeridad, las privatizaciones y los despidos masivos en el sector público y privado .

Lo único que podemos constatar de todo esto es el fracaso de las políticas económicas implementadas hasta ahora por parte de los gobiernos y del FMI, así como lo inservible que es el G20. La inutilidad de los gobernantes europeos y el abismo al que nos conducen los poderes financieros con su poder omnímodo.

El fracaso de la globalización neoliberal, el rotundo fracaso de la mundialización, lo pagaremos los pueblos, si no reaccionamos. De hecho, esta situación de caos financiero les beneficia, y mucho, a los mercados, pues es la excusa perfecta para afianzar su dictadura y profundizar en recortes sociales. Es su oportunidad para desmontar lo que aún queda del estado del bienestar. Pero es también, a su vez, el rotundo ridículo que están haciendo quienes impulsan medidas neoliberales, que nuestro gobierno y todos los del mundo "rico" están aplicando para enfrentarse a la crisis del sistema. Es uno más de los síntomas de que el sistema-mundo está cambiando.

La Promotora de las Mesas llama a todas las organizaciones, movimientos y sindicatos de clase a una amplia convergencia social, dado el rotundo fracaso de la política dominante , ya sea en el gobierno central, las autonomías o las instituciones europeas, al objeto de constituir un contrapoder político de base auténticamente democrática y popular, una resistencia activa y unas alternativas de otras formas de hacer y ver las cosas.

Llamamos a todas las personas con inquietudes sociales, que creen en la primacía de la soberanía popular, a unirnos y actuar. No podemos permanecer a la espera de lo que por nosotras se decida en los despachos de los servicios de estudio de los bancos y en los de interés y presión financiera, para ir a la defensiva, máxime cuando no solo tenemos alternativas, sino que sabemos lo que hay que hacer.

Las y los demócratas de izquierdas , los socialistas y comunistas, l os libertarios, las y los sindicalistas, feministas y activistas sociales, debemos decir alto y claro: ¡Estamos aquí y debemos ser tenidos en cuenta! Debemos convocar reuniones, asambleas, hacer propuestas rápidas, y sobre todo coordinarnos para generar un bloque político eficaz. ¡No hay tiempo que perder! Y además, los días 7 de octubre y 15 de octubre salir a la calle unidos, con fuerza y contundencia.

Ha llegado la hora de que las clases populares hagamos política seria, propuestas políticas de cambio real y no solo resistencia social. Los Parlamentos deben ser nuestros.

Rebelión, 27/09/11

José Blanco: Terroristas del déficit

José Blanco: Terroristas del déficit

El fundamentalismo neoliberal implantado en los inicios de los 80 ha quedado a la altura del betún: la actual crisis financiera, producto del fundamentalismo, tiene a la economía mundial en virtual estado de coma, pero aun así para los líderes del mundo "desarrollado" continúa siendo la biblia.

El pensamiento fundamentalista se guía por unos principios que de veras creen válidos bajo cualesquiera circunstancias. Es un pensamiento absolutamente ciego al mundo real. La fe religiosa en sus "modelos" es tan inquebrantable que si una observación sobre un hecho contundente tiene lugar y no cabe en el modelito, simplemente debe ser excluido del análisis por cuanto "los mercados son perfectos"; si algo anda mal en el mundo económico, en una "falla del mercado" y es producto, dicen, de interferencias humanas contra natura: contra la sacrosanta naturaleza libérrima de "los mercados".

Usted lo habrá oído mil veces. Las "fallas de mercado" se resuelven "con más mercado". Usted acaso puede pensar que esto no es sino una inmensa pueril tontería, pero es un hecho real como la luz del día que éste es el pensamiento que abarca todo el cerebro de los poderes del mundo, guiados por el fundamentalismo neoliberal de nuestros días. No hay lugar para una idea distinta de sus dogmáticas creencias.

En este juego de Juan Pirulero, los estados se han endeudado cada vez más para salvar a "los mercados" y, acto seguido, "los mercados" los castigan por haberse endeudado. Vea si no es tragicómico que el gobierno estadunidense se endeude meteóricamente, tras lo cual los recursos de la deuda se los tragan los hoyos negros de los bancos, y en la siguiente escena Standard&Poor’s (S&P) pone una nota al gobierno estadunidense rebajando la calidad de sus bonos y letras.

S&P no degradó la calificación del sistema político estadunidense. No degradó la calificación del mercado de valores. Degradó la calificación de los bonos y las letras del Tesoro de EU. Pero en la escena siguiente al neoliberalismo se le aparece un cisne negro: en la apertura de mercados del día siguiente, los inversores salieron masivamente de los valores en bolsa para recalar en el puerto seguro de los degradados bonos y letras del Tesoro estadunidense. Y esto ocurrió masivamente no sólo con los inversores estadunidenses.

Los halcones del déficit, con un lenguaje que para el ciudadano de a pie suena a sentido común, como nunca vociferan contra el déficit fiscal de los estados; y sus dirigentes, dominados por el fundamentalismo –sin importar su ideología partidaria–, se ponen sumisamente a hacer su tarea, desde luego recortando gastos y privatizando bienes públicos; aunque acto seguido las bolsas se caen porque el recorte del déficit indefectiblemente lastrará el crecimiento económico del futuro inmediato y los capitales, por tanto, se refugiarán en valores seguros. S&P hace entonces un ridículo monumental.

Los terroristas del déficit no cesan de hablar de la temible amenaza de la deuda que podemos dejar "a nuestros hijos y nietos", derivada de un apoyo fiscal significativo a la producción y el empleo (sólo se vale la deuda para salvar bancos). Estos terroristas habitan en todas las instituciones financieras nacionales e internacionales. A pesar de que, en este momento, no existe problema alguno de déficit a largo plazo.

Mientras las tasas de interés (hoy casi cero) se mantengan por debajo de la tasa de crecimiento de la economía, los niveles de endeudamiento en relación con el PIB tenderán a estabilizarse y aun a declinar.

El horrible "problema del déficit" es un cuento fundamentalista que, entre otras cosas, jamás se especifica. Hoy, ¿qué es exactamente lo que sucedería?: ¿suplantación pública de la actividad económica privada?, ¿inflación?, ¿altas tasas de interés a largo plazo? ¿Qué rayos es exactamente lo que nos pasaría? Porque en las condiciones actuales, un estímulo fiscal vigoroso, en Estados Unidos, por ejemplo, nada de eso puede ocurrir con una tasa de desempleo superior a 10 por ciento, con deflación por sobrendeudamiento y con tasas de interés cercanas a cero.

Pero hay otra perspicaz visión sobre los terroristas del déficit: Christopher Hayes escribió a mediados del año pasado en The Nation: “ Tal vez el aspecto más egregio del modo en que se nos vendió la guerra de Irak fue la falsedad de su pretexto. Realmente, nunca hubo armas de destrucción masiva, según terminó por admitir el propio Paul Wolfowitz. Las armas de destrucción masiva sólo eran ‘algo en lo que todo el mundo coincidía’. Y así ocurre también con los déficit públicos. A los conservadores y a sus aliados neoliberales les traen sin cuidado los déficit; lo que les importa es la austeridad: destripar el Estado democrático y social de derecho y redistribuir la riqueza hacia arriba. Ése es el objetivo. Los déficit son sólo ‘algo en lo que todo el mundo coincide’, las armas de destrucción masiva de esta crisis de todo punto fabricada. El senador John Kyl, de Arizona, en declaraciones a la cadena [ultraderechista] Fox News, ha llegado al punto de admitirlo abiertamente. Hay que evitar cualquier incremento del gasto, dijo, ‘pero nunca debería evitarse el coste de una decisión deliberada de reducir los impuestos a los americanos’. Ahí lo tienen, pues”.

La Jornada, 27/09/11

"En un año millones de personas perderán sus ahorros"

"En un año millones de personas perderán sus ahorros"
Un broker de Londres habla de la crisis en la BBC y provoca un escándalo: "Los Gobiernos no tienen nada que hacer, quien dirige el mundo es Goldman Sachs"
"Tengo que confesar que me voy a la cama cada noche soñando con una nueva recesión"

La BBC emitió ayer, lunes, un entrevista a un agente de Bolsa independiente que trabaja en la City de Londres. Alessio Rastani se llama el broker, uno más entre miles. Pero la entrevista ha levantado una polvareda de considerables proporciones y ha indignado a miles de personas en todo el mundo.

Rastani ha sido sincero en exceso, crudo, descarnado. Con una media sonrisa difícil de disimular se ha erigido en portavoz de los llamados "mercados" y ha dicho en voz alta lo que muchos piensan: que en esta crisis los Estados tienen poco que hacer, pues "quien gobierna el mundo es Goldman Sachs y a Goldman Sachs no le importa el rescate del euro".

En un tono casi como de broma, Rastani predice el hundimiento del euro, de la Bolsa, predice que millones de pequeños ahorradores perderán sus ahorros. Hace un diagnóstico de la situación muy pesimista:  "Los mercados y los fondos de inversión no creen en el plan de rescate. Ellos saben que el mercado está quemado, finiquitado,  y no les importa el euro".

Ante esta situación de crisis, le preguntan cómo se puede satisfacer a los inversores y aumentar la confianza de los mercados. "Personalmente me da igual. Soy un operador financiero, a mi no me preocupa la crisis. Si veo una oportunidad de ganar dinero, voy a por ella. A la mayoría de los especuladores no nos preocupa cómo arreglar esta situación. Nuestro trabajo es ganar dinero con esto"-

Ganar dinero

Rastani confiesa que leva tres años "soñando" con esta situación. "Tengo que confesar que me voy a la cama cada noche soñando con una nueva recesión. ¿Por qué? Hay mucha gente que no lo recuerda pero la depresión de los años 30 no fue solamente el crash de los mercados. Había gente preparada para ganar dinero con ese derrumbe".

"Cuando el euro se hunde, cuando el mercado se hunde, si sabes lo que tienes que hacer puedes ganar un montón de dinero. Esto es una oportunidad", añade el broker. 

Rastani termina la entrevista lanzando un mal augurio, este sí, como si anunciara la llegada del Apocalipsis: "Esta crisis económica es como un cáncer. Si te limitas a esperar pensando que va a pasar, seguirá creciendo como un cáncer y entonces será demasiado tarde. Lo que aconsejo a todo el mundo es que se prepare. No es el momento de hacerse ilusiones: los Gobiernos no van a arreglar nada. Los Gobiernos no dirigen el mundo, lo dirige Goldman Sachs y a éste no le importa este rescate. Mi consejo es que la gente proteja lo que tenga porque en un año millones de personas perderán sus ahorros".

Público, 27/09/11

Eduardo Ibarra Colado: Universitas calamitas: “Por mis competencias hablará el mercado” (Segunda y última parte)

(Parte I)

En la primera parte de esta entrega establecí algunos de los rasgos más significativos del contexto que ha dado lugar a la “Universitas calamitas”, esa institución que, incubada por las reformas universitarias de mentalidad neoliberal, actúa contra sí misma provocando su empobrecimiento y autodestrucción. Ahora quisiera comentar algunas de las paradojas y consecuencias de este proceso, con la intención de animar la reflexión y el debate sobre lo que sucede en los espacios universitarios que compartimos y que estamos llamados a defender. Comencemos por las paradojas.

Los procesos de reforma universitaria en curso, desde Bolonia y Tuning hasta las políticas que han implicado recortes presupuestales e incremento de cuotas, y las que intentan profundizar la privatización de la educación y el conocimiento, hacen todo lo contrario de lo que afirman. Se señala con insistencia que estas iniciativas permitirán transformar a la universidad para que esté en capacidad de afrontar los retos de la “sociedad del conocimiento”, haciendo de ella una institución activa, flexible, adaptable, innovadora y sustentable. Con ello se modifica su razón de ser, pues en adelante la nueva universidad deberá centrarse, ya no en el cultivo del conocimiento como aspiración suprema en la formación del ser humano, sino en la atención de las demandas que le planteen empresas, organismos y diversos sectores de la sociedad que requieran de sus “servicios”. Esta nueva universidad es concebida como una organización post-burocrática que sustentará su éxito en la creatividad y la innovación, y en el trabajo en equipo que produce sinergia.

Este planteamiento encierra una gran paradoja, pues invoca lo nuevo para implantar lo viejo. Si logramos desprendernos de los juegos retóricos que acompañan y legitiman los procesos de reforma en curso y ponemos más atención a lo que sucede realmente, nos percataremos de inmediato que las cosas son muy distintas: las reformas son la nítida negación de lo que tanto se exalta y afirma en documentos y discursos que anuncian el nacimiento de la “nueva universidad del siglo XXI”, esa que se proyecta como emprendedora, creativa, fluida y de “clase mundial”.

Es necesario enfatizar que las reformas desde las que se impulsa esta ficción, remiten a uno de los principios básicos de la burocracia. Me refiero a la estandarización, que funcionó como sustento y base de la industrialización de los Estados Unidos desde finales del siglo XIX, esa que se perfeccionó gracias al estudio de tiempos y movimientos de Frederick W. Taylor y los esposos Frank y Lillian Gilbreth y a la introducción de la línea de montaje que permitió a Henry Ford fabricar poco más de 15 millones de automóviles Modelo T.

Efectivamente, la “nueva universidad” que se invoca con las conjuras de las reformas en curso, es en este sentido una universidad “muy pero muy vieja”, pues intenta imitar y parecerse a esas fábricas industriales que encontraron en el control y la estandarización la necesaria combinación entre eficacia política y eficiencia económica –entre disciplina y productividad– para contener la resistencia en el trabajo hacia dentro y para derrotar a los competidores y cautivar a los clientes hacia fuera.  Este modelo de organización sustentado en la división y descalificación del trabajo, hizo realidad la producción en masa de cuanto producto nos imaginemos, y se prepara hoy, desde las “fábricas del saber”, para producir ahora a cientos de miles de competentes “trabajadores de conocimiento” estandarizados e intercambiables.

Esta es una historia centenaria. La traducción y traslado del one best way tayloriano del mundo industrial a la universidad fue operada desde la primera década del siglo pasado por la renombrada Fundación Carnegie para el avance de la enseñanza, institución filantrópica encargada de distribuir entre las universidades, sobre una base competitiva, los recursos provenientes de las donaciones de las grandes corporaciones empresariales. Desde esa época se diseñaron diversos estándares educativos que debían cumplir las instituciones, para estar en condiciones de competir por los fondos disponibles. Este modelo precozmente introducido en los Estados Unidos, se ha esparcido y generalizado en las últimas décadas entre las instituciones universitarias de la mayoría de los países del planeta, dando lugar a una verdadera pandemia provocada por las plagas de la evaluación, la acreditación y los rankings que pululan por doquier.

Josep Fontana: Enseñanza pública y democracia

Josep Fontana: Enseñanza pública y democracia

En un artículo sobre la insensatez de unas políticas de austeridad que en lugar de remediar la crisis lo que hacen es perpetuarla, Paul Krugman señalaba que la parte fundamental de los recortes en gasto público recae sobre la educación, aunque “dejar sin trabajo a cientos de miles de maestros no parece el mejor modo de conquistar el futuro”.

Lo más grave es que estos recortes se nos presentan como una medida transitoria, como una consecuencia obligada de la crisis, superada la cual todo volverá a ser como antes, cuando en realidad hay motivos fundados para sospechar que de lo que se trata es de aprovechar la crisis para realizar una “reforma de la educación” en la que sólo se mantenga como gratuita una enseñanza destinada a formar peonaje, mientras la formación superior se reservará a quienes puedan costearse las elevadas tasas que habrán de exigir unas universidades que recibirán cada vez menos recursos públicos.

Esto se ha podido ver con claridad en el caso de Estados Unidos, donde el movimiento de “reforma” comenzó mucho antes de la crisis, con el objetivo declarado de reemplazar la educación pública por la concertada. Como ha declarado Teri Adams: “Nuestro objetivo final es cerrar las escuelas públicas y dejar tan solo escuelas privadas, devolviendo la responsabilidad por el pago a los padres y a organizaciones privadas de beneficencia”.

Estas “organizaciones privadas” son fundaciones “benéficas” como la Bill and Melinda Gates Foundation, que figura en primera línea en la lucha contra la escuela pública y a favor de escuelas gestionadas con criterios empresariales, donde los profesores, sometidos a unas condiciones de contratación precarias, están destinados a la tarea de comunicar unos contenidos previamente fijados, en una enseñanza que aspira tan solo a transmitir conocimientos puntuales, cuya adquisición pueda controlarse con exámenes y pruebas. Muchas de estas escuelas concertadas confían a empresas especializadas las tareas de contratar al profesorado, desarrollar los programas de estudio y mantener la disciplina.

Con programas semejantes actúan la Walton Family Foundation (de los propietarios de los almacenes Wal-Mart, la mayor empresa privada del mundo por el número de sus empleados, que se ha distinguido siempre por su oposición a los sindicatos), la Broad Foundation (ligada a AIG) o la Dick and Betsy DeVos Foundation (de los propietarios de Amway; Betsy DeVos es hermana de Erik Prince, el fundador de la empresa militar Blackwater, responsable de numerosos crímenes en Irak y Afganistán).

Que el propósito de la “reforma de la educación” sea desarrollar un sistema eficaz de adoctrinamiento de valores resulta todavía más visible en la universidad, donde la escasez creciente de los recursos públicos favorece la actuación de fundaciones empeñadas en realizar el programa, que la Universidad de Cervera defendía ya en 1827, de combatir contra “la peligrosa novedad de discurrir”.

En este terreno destaca la actuación de Charles Koch, propietario de una de las mayores fortunas de Estados Unidos, que rechazó la sugerencia de Warren Buffett de que los ricos pagasen más impuestos, porque prefiere emplear su dinero en actividades como las de financiar candidatos de derechas en las elecciones o influir en la enseñanza superior de la economía y en combatir desde la universidad los estudios acerca del cambio climático, para evitar que se implanten unos controles ambientales que perjudicarían a sus industrias, que figuran entre las más contaminantes de Estados Unidos.

Se ha dicho que controla en la práctica la George Mason University, donde el vicepresidente ejecutivo de Koch Industries, Richard Fink, enseña en la facultad de Economía, y se sabe que financia proyectos y becas en otras muchas. En Troy University, por ejemplo, participó en una donación de 3,6 millones de dólares destinada a crear un centro de economía dedicado a combatir la idea de que las crisis económicas se pueden evitar regulando los mercados.

En el caso de la Florida State University consta que la Fundación Charles Koch ofreció millones de dólares para el departamento de Economía, a condición de que los candidatos contratados para enseñar debían ser aprobados por un comité designado por la fundación (que rechazó a un 60% de los sugeridos por la universidad) y de que podría retirar los fondos si no estaba de acuerdo con los resultados alcanzados.

A lo que conduce una evolución semejante de la enseñanza se puede advertir en lo ocurrido en Chile, donde la privatización realizada por Pinochet, que los gobiernos de la Concertación dejaron sin enmienda, ha dado lugar a que lo que empezó como una protesta de los estudiantes, quejosos de una educación que “se sigue reduciendo al entrenamiento de habilidades funcionales para el mundo laboral y debilita la formación de personas que puedan convertirse en ciudadanos y ciudadanas activos y críticos”, ha acabado transformándose en un conflicto social de gran amplitud.

Que las cosas se están planeando entre nosotros con las mismas intenciones lo revelan las palabras de Esperanza Aguirre, que anuncian un futuro en que, con crisis o sin ella, “no toda la enseñanza” va a ser gratuita.

Defender hoy la causa de la enseñanza pública contra una reforma disfrazada de austeridad es una condición necesaria para preservar mañana la democracia.

Público, 25/09/11

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EEUU: El hambre llega a la Gran Manzana

Hambre en Nueva YorkEEUU: El hambre llega a la Gran Manzana
Uno de cada cinco neoyorquinos es pobre y recibe ayudas para alimentación y la pobreza se ha incrementado en la ciudad más que en el resto del país

La pobreza se incrementó a lo largo y ancho de Estados Unidos durante el pasado año, pero su crecimiento fue más acuciante en la ciudad de Nueva York, según destaca el diario New York Times basándose en datos de la Oficina del Censo.

La Oficina de Servicios Comunitarios muestra un retrato desgarrador de la ciudad. El número de neoyorquinos que dependían de asistencia pública en 2010 era muy superior al de 2009. Una cifra record de 1,8 millones de residentes, una de cada cinco hogares, dependen del reparto de cartillas para el reparto de alimento. Mientras tanto, los seguros sanitarios descendieron, y las propiedades inmobiliarias descendieron a la par que el valor de las casas se hundía. El 44% de los arrendadores rebajaron sus ingresos por alquiler al menos un 35%. Además, aumentó la ocupación de los inmuebles. Si en 2009 la ocupación era del 7,9%, en 2010, fue del 9,1%. 

Entre 2009 y 2010, 75.000 residentes de la urbe se vieron arrastrados a la pobreza, incrementando la población en más de 1,6 millones y elevando el porcentaje de neoyorquinos que viven por debajo del nivel de pobreza hasta el 20,1%, el nivel más alto desde el 2000. Un crecimiento del 1,4% en la tasa de pobreza es el mayor incremento en dos décadas.

Muchos neoyorquinos se preparaban para la peor parte de la recesión, pero la media de los ingresos familiares se han reducido hasta niveles no vistos desde 1980, teniendo en cuenta los efectos de la inflación, destaca el periódico estadounidense. Las rentas familiares disminuyeron casi en todos los grupos, alrededor de un 5%, desde el inicio de la recesión en 2007. Aproximadamente unos 48.743 dólares en 2010.

Manhattan continúa siendo el condado con la mayor brecha de rentas en todo el país. El quinto de sus ciudadanos con mayores ingresos (con una media de 371.754 dólares) ganan 38 veces más el último quinto (9.845 dólares).

La pobreza en menores de 18 años aumentó 2,9 puntos porcentuales, hasta el 30%. La tasa también creció para todos los grupos de edades salvo para los mayores de 65 años. Las madres solteras, negras y sin titulación en educación secundaria figuran en la peor situación. Entre las madres solteras de origen hispano en el Bronx, el ratio de pobreza alcanza el 58%.

El desempleo aumentó un punto porcentual a la par que buena parte de los parados desistían en su búsqueda de trabajo, lo que se tradujo en que las matriculaciones en universidades y centros de formación aumentaron en 50.000. Pese a que el ratio de pobreza en la ciudad aumentó con mayor rapidez de lo que hizo en el resto del país y el Bronx continuó siendo el condado urbano más pobre de la nación, Nueva York todavía mantenía en 2010 una proporcion de pobreza inferior a la de otras grandes ciudades como Miami, Dallas, Houston, Chicago, Minneapolis, Los Angeles o Boston.

El flujo inmigratorio inclinó la población a récords de ciudadanos nacidos en otros países (más de tres millones, un 37,2%). La mitad de los neoyorquinos no habla inglés en sus casas.

Algunos economistas sugieren que las reservas federales para financiar el rescate de las entidades financieras con base en Nueva York habían salvado a la ciudad de las peores consecuencias de la recesión que las estadísticas auguraban en 2009. "El rescate de Wall Street simplemente pospuso el Día del Juicio Final", afirma Steven Malanga, del Instituto de Análisis Político de Maniatan, un grupo conservador.

‘Abogados por la pobreza' afirman que la talla del problema puede haber sido subestimada. "El crecimiento de la pobreza es la simple confirmación de que lo que vemos cada día en las cada vez más largas filas de reparto de comida y cocinas d ela caridad" asegura Joel Berg, director ejecutivo de la Coalición de la Ciudad de Nueva York Contra el Hambre.

valenciaplaza, 24/09/11

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Viviendo en deudocracia. La deuda en los países del Norte: Aprendiendo del Sur

Viviendo en deudocracia. La deuda en los países del Norte: Aprendiendo del Sur

Campaña ¿Quién debe a quién?
www.quiendebeaquien.org / quiendebeaquien.estatal@gmail.com

7 y 8 de Octubre en Madrid
IES Lope de Vega
Calle San Bernardoo 70 (esquina calle Daoíz 4)

Los días 7 y 8 de octubre, en Madrid, los encuentros "Viviendo en deudocracia: La deuda en los países del Norte: aprendiendo del Sur” tratarán de proporcionar claves para entender y afrontar la deuda y la actual situación de crisis económica que padecemos.

INTRODUCCIÓN

Iban un griego, un irlandés, un portugués y un español…

Los países del Sur viven bajo el yugo de la crisis de la deuda desde los años setenta, obligados a recortar su gasto social por las severas políticas de austeridad impuestas por el FMI y el Banco Mundial a cambio del pago de la deuda a los acreedores internacionales.

Las primeras señales de alarma se disparan ahora en el Norte cuando Grecia, Irlanda, y Portugal, incapaces de soportar la deuda, han sido obligados a aceptar los "rescates” impuestos por el FMI y la UE con escasos meses de diferencia, unos falsos "rescates” acompañados de políticas de austeridad a imagen y semejanza de los planes de ajuste estructural exigidos a los países empobrecidos.

Y llegados a este punto… ¿es el Estado español diferente? Diversos economistas confirman que es muy posible que España siga el camino de los otros países periféricos y se vea abocado a un "rescate” financiero para solventar su problema de deuda.

Grecia, Irlanda y Portugal son ya países más injustos, más empobrecidos y con mayor desigualdad social que lo eran antes de los "rescates”. Estas políticas, a todas luces injustas, no solo no facilitan la recuperación económica, si no que aumentan la dependencia de los países endeudados de los mercados financieros, haciendo a los gobiernos menos responsables de sus pueblos y generando elevados niveles de pobreza y desempleo. Se trata de "rescates” para aquellas elites económicas y financieras que nos han llevado a la crisis. Y cuando se anuncien mejoras, estas serán para esta minoría favorecida por el modelo económico capitalista que esconde enormes desigualdades e injusticias detrás de las frías cifras macroeconómicas.

¿Y si no pagamos?

Sólo cuando los pueblos reclaman sus derechos y se oponen a las medidas de austeridad, al pago a las instituciones financieras y a la carga insostenible de la deuda, se vislumbra una posible recuperación. Esto es lo que sucedió después del "Corralito” en Argentina en el año 2001. Más recientemente, el pueblo islandés se ha negado a pagar por asumir los errores de quienes han llevado a su país al abismo, diciendo ‘no’ al reembolso de una deuda claramente ilegítima. La salida a la islandesa ha supuesto la recuperación de la democracia afirmando la voluntad de la ciudadanía frente a la arbitrariedad del poder público siempre influido por los grandes bancos y el consenso neoliberal del entorno internacional.

Para profundizar en la deudocracia que vivimos y sus consecuencias sobre los derechos sociales, así como para analizar las alternativas, os invitamos a participar el 7 y 8 de octubre en Madrid en estos encuentros.

¡Os esperamos!

Programa

Viernes 7 de octubre:

19:00 a 21:00 horas: Mesa Redonda: Distintas caras de la crisis:
- Crisis: Cómo y Porqué, Miren Etxezarreta, catedrática de economía, miembro del colectivo TAIFA
- Crisis y mujer, Amaia Pérez Orozco, militante feminista y economista
- Crisis y derechos laborales, Ángel Luis García, Secretario de Acción Sindical de CGT
- Crisis y medioambiente, Nerea Ramírez Piris, miembro de la Comisión de Educación de Ecologistas en Acción
- Crisis y exclusión, Emiliano Tapia, de Baladre
- Crisis y banca, Lourdes Lucía Aguirre, socia y portavoz de ATTAC España

Sábado 8 de octubre:

9:30-10h Inscripciones
10-11:30h MESA 1: Cómo y porqué hemos llegado hasta aquí; analizar la deuda en el Norte (y el caso español) sin dejar de mirar al Sur
Eric Toussaint (CADTM)
Dani Gómez (ODG)
11:30h a 12h Café- descanso
12-14h MESA 2: La crisis en otros rincones de Europa: perspectivas.
Grecia: Leonidas Vatikiotis (Economista y periodista griego)
Irlanda: Andy Storey (Economista, Action from Ireland)
Islandia: Gunnar Skuli Armannsson (ATTAC Islandia)
Portugal: Luís Bernardo (ATTAC Portugal)
16-17h: Vídeo
17-19h: MESA 3: Alternativas y resistencias frente al endeudamiento en el Norte. Tejiendo puentes con el Sur.
Contaremos con la participación de la gran mayoría de ponentes de las mesas 1 y 2 así como con Carmen Rodríguez del Grupo de Trabajo de Economía de la Acampada Sol - Movimiento 15-M de Madrid.
Todas las sesiones del sábado 8 contarán con traducción simultánea del inglés al español y viceversa.

Convoca: Red por la Abolición de la Deuda Externa ¿Quién debe a quién?

Más información:
www.quiendebeaquien.org
quiendebeaquien.estatal@gmail.com

Materiales de difusión (¡pon un banner en tu página web o blog!): http://quiendebeaquien.org/spip.php?article2136
Este encuentro se organiza de forma autogestionada por las personas y grupos que forman la red ¿Quién debe a Quién? Si quieres contribuir a su financiación puedes hacer un ingreso en la cuenta de Triodos Bank 1491- 0001 - 29 – 2007001528

Campaña ¿Quién debe a quién?
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Adital, 22/09/11

Günter Tews: Derechos al “genocidio financiero”

Grecia
Günter Tews: Derechos al “genocidio financiero”
¿Cómo que los griegos “rehúsan ahorrar”? Un jurista de Viena, que está sobre el terreno en Atenas, les ha observado en su día a día y ha llegado a la conclusión de que ahorran hasta la saciedad.

Grecia: Derechos al “genocidio financiero”
Tesalónica, el 16 de septiembre. Un hombre se intenta inmolar para protestar contra el Gobierno, los bancos y los partidos políticos.

No podemos quedamos impasibles ante las distintas declaraciones de los altos dirigentes de Europa, algunos rozan la imbecilidad en sus manifestaciones respecto a esos “holgazanes” de los griegos que “rehúsan ahorrar”.

Hace dieciséis meses que tengo una segunda residencia en Atenas, he vivido sobre el terreno esta situación dramática. Se quejan de que los planes económicos no funcionan porque los ingresos fiscales caen en picado. Se cuestiona la voluntad de ahorrar de los griegos. ¡Sorprendente! He aquí algunos datos ilustrativos:

  • Reducciones salariales y de las pensiones hasta del 30%.
  • Reducción del salario mínimo a 600 euros.
  • Alza dramática de los precios (fuel doméstico +100%; gasolina +100%, electricidad, calefacción, gas, transportes públicos +50%) en los últimos quince meses.
  • Un tercio de las 165.000 empresas comerciales han cerrado; un tercio ya no puede hacer frente a los salarios de sus empleados. En toda Atenas se ven carteles amarillos con la palabra “Enoikiazetai” en letras rojas – “Se alquila”.
  • En este ambiente de miseria, el consumo (la economía griega siempre ha estado muy centrada en el consumo) ha caído de manera catastrófica. Las parejas con dos sueldos (cuyos ingresos familiares alcanzarían hasta ahora los 4.000 euros) de repente se encuentran únicamente con dos subsidios de desempleo de 400 euros y que se empiezan a percibir con meses de retraso.
  • A los funcionarios estatales, o de empresas próximas al Estado, como Olympic Airlines o los hospitales, no se les paga desde hace meses y el pago de su remuneración queda aplazado hasta octubre o incluso “el año que viene”. El Ministerio de Cultura ostenta el récord. Numerosos empleados que trabajas en la Acrópolis llevan veintidós meses sin cobrar y cuando ocuparon la Acrópolis durante una manifestación (pacífica) recibieron gases lacrimógenos en lugar del dinero que se les debía.
  • Todo el mundo está de acuerdo en que los miles de millones de los pagos del reflotamiento de la UE revierten en un 97% directamente a la propia Unión, a los bancos, para enjugar la deuda y las nuevas tasas de interés. Así se hacer recaer el problema discretamente sobre los contribuyentes europeos. Hasta el momento del crac, los bancos percibían intereses copiosos y los créditos son una pesada losa sobre los contribuyentes. Y sin embargo (¿todavía?) no hay dinero para realizar reformas estructurales.
  • Miles y miles de autónomos, conductores de taxi y de camiones, han tenido que desembolsar miles de euros para comprar su licencia, e incluso han recurrido a préstamos para hacerlo. Hoy en día se encuentran frente a una liberalización del mercado que hace que los recién llegados apenas deban pagar nada, mientras que quienes ya estaban en él desde hace tiempo mantienen la carga de sus créditos, que deben devolver a pesar de todo.
  • Se crean nuevas tasas. Así, para poner una denuncia en la policía, hay que desembolsar en el momento 150 euros. La víctima tiene que sacar la cartera si quiere que se tenga en cuenta su denuncia. Al mismo tiempo, los policías tienen que hacer colectas para llenar los depósitos de los coches patrulla.
  • Se ha creado un nuevo impuesto inmobiliario, asociado a la factura de la electricidad. Si no se paga, se corta la luz de la vivienda.
  • Hace meses que las escuelas públicas no reciben un libro. El Estado ha acumulado grandes deudas con las editoriales, que ya no se realizan envíos. Los alumnos sin embargo reciben CD y sus padres deben comprarles ordenadores para que puedan seguir las lecciones del curso. También se desconoce cómo van a cubrir los gastos de calefacción las escuelas – especialmente las del norte del país.
  • Todas las universidades están paralizadas de hecho hasta finales de año. Muchos estudiantes no pueden ni presentar sus proyectos, ni hacer exámenes.
  • El país se prepara para una ola de emigración masiva y se aprecia cómo aumenta el número de gabinetes que asesoran al respecto. Los jóvenes no ven ningún futuro en Grecia. La tasa de paro alcanza el 40% entre los jóvenes titulados y el 30% para los jóvenes en general. Quienes trabajan lo hace por un sueldo mísero y parte lo hacen en negro (sin seguridad social): Cobran 35 euros por diez horas de trabajo al día en la hostelería. Las horas extra no se pagan. El resultado, ya no queda espacio para las inversiones de futuro como la educación. El Gobierno griego no recauda ni un duro en impuestos.
  • Las reducciones masivas de empleados públicos se llevan a cabo de manera antisocial. Esencialmente, se han deshecho de personas a las que les quedaban unos meses para llegar a su cuota para jubilarse normalmente, de esta manera, únicamente tendrán que pagarles un 60% de la pensión habitual.

¿Qué ha sido del dinero de las últimas décadas?

La pregunta que está en boca de todos es: ¿Qué ha sido del dinero de las últimas décadas? A todas luces, no está en los bolsillos de los ciudadanos. Los griegos no tienen nada en contra del ahorro, simplemente, ya no les da. Quienes trabajan se dejan la vida en ello (acumulan dos, tres y hasta cuatro empleos).

Se han evaporado todo el acervo de política social de las últimas décadas en relación a la protección de los trabajadores. La explotación tiene por tanto vía libre; además, en las pymes, normalmente es cuestión de supervivencia. Cuando se sabe que los responsables griegos han cenado con los representantes de la troïka [Comisión Europea, BCE y FMI] gastando 300 euros por cubierto, sólo cabe preguntarse en qué momento acabará explotando esta situación.

La experiencia de Grecia debería poner en alerta a la vieja Europa. Ningún partido a favor de una razonable ortodoxia presupuestaria hubiese podido aplicar su programa: nunca hubiesen resultado electos. Hay que ir contra la deuda en la medida en que todavía está relativamente bajo control, antes de que se convierta en un genocidio financiero.

Los griegos “sacrificados en el altar de la Troïka”

Para Ta Nea, los “nuevos sacrificios” exigidos por el Gobierno para reducir la deuda pública y evitar la quiebra recaen de nuevo “sobre las víctimas habituales”, que han sido “sacrificadas en el altar de la Troïka” (Comisión Europea, Banco Central Europeo y FMI). Los nuevos recortes presupuestarios aprobados el 21 de septiembre con el objetivo de conseguir desbloquear el sexto pago de la ayuda financiera atañen a “las pensiones, los salarios y a 30.000 funcionarios” que pasarán a la “reserva” hasta final de año. Además, según recoge el diario ateniense, se ha rebajado la cuantía mínima exenta de impuestos. El anuncio de este nuevo plan ha provocado la ira de los griegos: los sindicatos de los transportes públicos y de los taxis se han puesto en huelga el 22 septiembre, al igual que los profesores, los funcionarios municipales y los controladores aéreos. Por su parte, el sector público ha anunciado un paro para el próximo 5 de octubre, mientras una huelga general está prevista para el 19 de octubre.

presseurop, 22/09/11

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Grecia anuncia nuevas medidas para hacer frente a su crisis: con el aplauso de la UE y del FMI, el Gobierno echará a la calle a 50.000 funcionarios, recortará los sueldos de los restantes y asestará un duro golpe a los ancianos y los más desprotegidos bajando las pensiones y subiendo el impuesto del combustible para las calefacciones. El invierno a la sombra del Olimpo tiene muy mala pinta. Lo de aquí, ya lo estamos viendo: hachazos a la enseñanza, a la sanidad, a la aplicación de la Ley de Dependencia, a la justicia. Congelaciones de salarios públicos, pensiones y ayudas, etc., etc., etc.

Los poderosos se han empeñado en que la mejor manera de ahorrar gastos radica en putear a “los de abajo”. En cambio, no parece que las administraciones ahorren casi nada, por ejemplo, en armamento, grandes edificios, viajes prescindibles, cochazos, fiestorros, comilonas, publicaciones institucionales, invitaciones a actos en papel de primera calidad, derroche de energía eléctrica en despachos y locales o sueldos de altos cargos y asesores, etc., etc., etc.

Claro que todo eso, ya saben, no es más que el chocolate del loro, según nos hacen saber una y otra vez a los “demagogos” que decimos esas cosas. Acabo de enterarme de que los nuevos parlamentarios dispondrán de ordenador fijo + ordenador portátil o iPad + iPhone o BlackBerry + un bono de 3.000 euros anuales para taxis. Sólo en taxis, diputados y senadores se gastarán al año 1.830.000 euros de nuestros impuestos. Una bagatela que no sirve para nada, puro cacao. Aunque me temo que, con tanto chocolate, el loro a estas alturas debe de parecer un Velociraptor…

Público, 22/09/11

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