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Novas xerais sobre as Universidades

Tribune. Le changement à l’Université et dans la Recherche, c’est maintenant ?

Tribune. Le changement à l’Université et dans la Recherche, c’est maintenant ?
Pétition de Pour un réel changement à l'Université et dans la Recherche

Nous, membres de la communauté universitaire et scientifique, avons été étonné-e-s par la lecture de l’article paru sur le site du Monde ce 2 avril 2014 sur la politique “consensuelle” menée par Madame la ministre Geneviève Fioraso.

La situation est si grave que quelques exemples glanés ces derniers mois suffisent pour prendre la mesure du désastre de la poursuite de la LRU - loi relative aux libertés et responsabilités des universités - par le gouvernement Ayrault.

Le 25 octobre 2013, la Conférence des présidents d’universités (CPU) a tiré la sonnette d’alarme avec sa “Motion relative aux moyens des universités” : « Aujourd’hui, les solutions utilisées et les efforts consentis atteignent leurs limites (...) la situation à laquelle nous sommes confrontés sera bientôt intenable pour la majorité de nos établissements. A court terme, l’ensemble des universités françaises risque de ne plus pouvoir assurer les missions de service public que l’Etat leur a assignées ».  Tout récemment, le mois dernier, le Conseil scientifique du CNRS et l’Académie des sciences ont fait de même.

Le monde universitaire bruisse de nouvelles atterrantes qui émaillent notre quotidien : chargés de TD congédiés la veille des cours, non-recrutement et précarisation de fait des non titulaires, mise sous tutelle de certaines universités par les rectorats (contrairement aux promesses de campagne),  dégradation des lieux d’enseignement, chauffage coupé, etc. Thomas Piketty, directeur d’études à l’EHESS, dénonçait aussi la “faillite silencieuse à l’université” (Libération, 18 novembre 2013), principal échec de la présidence Hollande, alors même que le transfert financier à effectuer est minime pour résoudre la crise actuelle, l’enseignement supérieur et la recherche étant dotés d’un budget très restreint par rapport à d’autres pays d’importance comparable. Dans un texte remarqué, Alain Prochiantz, Professeur au Collège de France, reprenait les commentaires de la Cour des Comptes relatifs à l’inefficacité du très dispendieux Crédit Impôt Recherche (CIR), pour mieux souligner à l’inverse la sous-dotation de la recherche française fondamentale, à qui il manquerait selon lui 2 à 3 milliards d’euros (à comparer aux 6 à 7 milliards d’euros de la niche fiscale que constitue ledit CIR).

Hier impensable, l'idée d'une faillite financière des universités semble aujourd'hui une quasi fatalité. Elle est le résultat d’un effet mécanique de la LRU, comme le montre la situation dramatique de l’université qui avait été la (trop?) bonne élève de la mise en œuvre des réformes Pécresse : l’Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Après avoir risqué la cessation de paiement, obtenu entre-temps de l’Etat deux avances remboursables, être passée sous tutelle rectorale, l’Université connaît enfin son budget pour 2014. Certes, le ministère a pointé la responsabilité de l’ancienne Présidente et l’a démise de ses fonctions de rectrice de l’ Académie de Dijon ; mais le système qui a rendu cette situation possible est en place dans toutes les universités.

L’Association des sociologues enseignants du supérieur (ASES) montre que d’autres universités avec des ressources et des statuts fort différents connaissent actuellement, du fait de l’autonomie imposée, les mêmes difficultés financières qui menacent leurs missions d’enseignement et de recherche à court et moyen termes. Dans l’incertitude, les universités bricolent : réduction des semaines de cours, diminution des heures de travaux dirigés (qui sont pourtant la meilleure chance de réussite des étudiant.e.s), suppression d’enseignements, tarification des heures de cours magistral au coût des heures de TD (ce qui revient à faire plus d’heures de cours, mais payées beaucoup moins). Contrairement à ce qui est affirmé aujourd’hui, on ne pourra certainement pas échapper à l’augmentation des droits d'inscription. Payer davantage pour un enseignement supérieur de moindre qualité et une recherche au rabais ? Comment croire que c’est ainsi que l’on veut rendre l’Université et la Recherche meilleures ?

Il est pour le moins paradoxal qu’un gouvernement dit “de gauche” poursuive la fragilisation, si ce n’est le démantèlement, des missions de service public en appelant notamment à reproduire le modèle - supposé plus efficace - de l’entreprise, loin de toute négociation ou même concertation.

Quels que soient leur discipline, leur institution, leur statut et même leur sensibilité, les témoignages des acteurs du monde de la recherche et de l’enseignement supérieur concordent. Tous s’alarment du peu d’intérêt porté à une véritable politique de la recherche dans un contexte d’austérité programmée,  du peu de crédit accordé à la parole même des chercheurs et des enseignants, du peu de respect pour le travail des personnels administratifs noyés sous le flot incessant des réformes, des réorganisations et autres refontes de nomenclatures qui ne cessent de produire des situations inextricables et des injonctions contradictoires. Du côté des grands organismes, le manque de transparence des procédures choque de la part d’un gouvernement qui en avait fait son engagement. Que penser de la récente sélection des candidats pour le poste de Directeur général de l’Inserm, qui a conduit à recruter finalement... le conseiller de la ministre à la veille des élections municipales et du remaniement (Le futur DG pré-nommé ? Libération, 1er avril 2014)?

Dernier exemple, et non des moindres, la recomposition du paysage universitaire dans des communautés d’université et d’établissements (Comue). Il nous est demandé, sans explication, d'éviter les "doublons" en matière d’offre de formations, au risque de saper les innovations pédagogiques. Or, au même moment, les services du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ont imposé, contre l’avis d’une majorité d’universitaires et sans concertation avec les associations représentatives des disciplines concernées, une réduction drastique des intitulés de masters, rendant illisibles les spécificités qui font les formations attractives pour les étudiants et intéressantes pour les employeurs. C’est un peu comme si un ministre du Commerce imposait aux restaurateurs de supprimer leur carte et de servir un menu unique fixé par eux sans dialogue préalable.

Le monde de la recherche et de l'enseignement supérieur attendait beaucoup de ce remaniement : la prise en compte de l'immense déception suscitée par la politique menée depuis deux ans.  Non, il n’y a donc pas apaisement, mais bien au contraire montée de la colère et du découragement. Sans aucune perspective d’amélioration.

Ne serait-il pas temps aujourd’hui d’insuffler enfin une nouvelle dynamique pour conduire la politique qui avait été promise et souhaitée : allègement de l'incroyable empilement bureaucratique et de l’inénarrable accumulation des évaluations qui paralysent plus qu’elles ne stimulent la recherche ; confiance envers les chercheur-e-s et les enseignants-chercheur-e-s ; soutien au développement d'un monde scientifique fondé sur la coopération et l'échange ; frein à l’absurde logique de compétition et de course à la prétendue excellence qui n'est le plus souvent que la preuve la plus éclatante de la capacité à se conformer aux attentes du politique? Bref, rendre encore possibles l'invention scientifique et l’innovation pédagogique.

Au moment où la “compétitivité” de la recherche française à l’international est évoquée comme le Saint Graal, pourquoi mettre en danger l’attractivité des universités et de la recherche ? Pourquoi poursuivre aveuglement des réformes qui accentuent les défauts qu’elles visent à réformer ?  L’inquiétude sur la pérennité du modèle universitaire et scientifique français est-elle moins forte aujourd’hui ? Non. Elle n’a même certainement jamais été aussi grande.

José Carlos Bermejo Barrera: Vida y muerte de las bibliotecas

Muerte del libroJosé Carlos Bermejo Barrera: Vida y muerte de las bibliotecas

Es la Biblioteca de Alejandría uno más de nuestros iconos culturales, pues aún conserva el prestigio de haber sido la más importante de la Antigüedad. En esa misma ciudad se ha construido un edificio que pretende recoger su legado, pero como suele ocurrir en la actualidad esta biblioteca será más valorada por el diseño del edificio o incluso por la originalidad de sus estanterías que por sus contenidos. La Biblioteca de Alejandría fue creada por los reyes griegos de Egipto en el siglo III a.C., y en ella se recogieron toda clase de libros. Pero esa biblioteca fue además un centro de estudio e investigación en todos los campos. En ella nacieron las versiones de la Ilíada y la Odisea que aún leemos y en esa misma ciudad fue donde se tradujo al griego el Antiguo Testamento. ¿Quién acabó con ella? Hay varias versiones: según una fue un incendio provocado por la conquista de la ciudad por Julio César, según otra sería obra de los fanáticos monjes cristianos, semejantes a los que mataron a la filósofa Hipatia. Pero hoy sabemos que los libros de esa biblioteca sobrevivieron a la conquista de la ciudad por los árabes. Fue el mismo califa que quiso desmontar las pirámides por ser monumentos de la idolatría quien preguntó si los libros de la biblioteca decían lo mismo que el Corán o algo diferente. Pensó que si decían lo mismo que su libro sagrado eran inútiles, y si decían algo diferente eran falsos y por eso acabaron sirviendo de combustible para calentar los baños públicos de la ciudad.

Cualquier persona que conozca el mundo editorial y académico español se dará cuenta de que en la actualidad parecen haber vuelto los califas a la academia, pues en ella se está desarrollando una auténtica cruzada contra los libros en nombre de las tecnologías de la comunicación y la investigación científica; flanqueada por otra cruzada paralela en la que la venta de libros de consumo masivo y baja calidad crea un mundo de lectores uniformes, asimiladores de tópicos e ideas banales en el mundo cultural de la aldea global. ¿Qué significa la muerte del libro y de la librería y las biblioteca, sus nichos naturales? Pues el fin de la libertad, de la capacidad de pensar globalmente, de articular un discurso sistemático y coherente y de poder observar la realidad con una perspectiva crítica, lo que interesa a los poderes económicos que necesitan defender la idea de que no hay alternativas al orden político y económico mundial; a los gobiernos, que saben que los ciudadanos críticos poseen más capacidad de resistencia y control; y a las autoridades educativas que quieren convertir la educación en todos sus niveles en un proceso de producción en serie de trabajadores reciclables, desechables y cada vez más baratos, reservando la educación de calidad para aquellos que han de ser los herederos de quienes controlan el poder.

Piya Chatterjee and Sunaina Maira: The Imperial University: Academic Repression and Scholarly Dissent

Imperial UniversityPiya Chatterjee and Sunaina Maira: The Imperial University: Academic Repression and Scholarly Dissent

Maira University of Minnesota Press, 2014
ISBN-13: 9780816680894

From the front lines of the war on academic freedom, linking the policing of knowledge to the relationship between universities, militarism, and neoliberalism

The Imperial University brings together scholars to explore the policing of knowledge by explicitly linking the academy to the broader politics of militarism, racism, nationalism, and neoliberalism that define the contemporary imperial state. Based on multidisciplinary research, autobiographical accounts, and even performance scripts, this urgent analysis offers sobering insights into varied manifestations of “the imperial university.”

At colleges and universities throughout the United States, political protest and intellectual dissent are increasingly being met with repressive tactics by administrators, politicians, and the police—from the use of SWAT teams to disperse student protestors and the profiling of Muslim and Arab American students to the denial of tenure and dismissal of politically engaged faculty. The Imperial University brings together scholars, including some who have been targeted for their open criticism of American foreign policy and settler colonialism, to explore the policing of knowledge by explicitly linking the academy to the broader politics of militarism, racism, nationalism, and neoliberalism that define the contemporary imperial state.

The contributors to this book argue that “academic freedom” is not a sufficient response to the crisis of intellectual repression. Instead, they contend that battles fought over academic containment must be understood in light of the academy’s relationship to U.S. expansionism and global capital. Based on multidisciplinary research, autobiographical accounts, and even performance scripts, this urgent analysis offers sobering insights into such varied manifestations of “the imperial university” as CIA recruitment at black and Latino colleges, the connections between universities and civilian and military prisons, and the gender and sexual politics of academic repression.

Contributors: Thomas Abowd, Tufts U; Victor Bascara, UCLA; Dana Collins, California State U, Fullerton; Nicholas De Genova; Ricardo Dominguez, UC San Diego; Sylvanna Falcón, UC Santa Cruz; Farah Godrej, UC Riverside; Roberto J. Gonzalez, San Jose State U; Alexis Pauline Gumbs; Sharmila Lodhia, Santa Clara U; Julia C. Oparah, Mills College; Vijay Prashad, Trinity College; Jasbir Puar, Rutgers U; Laura Pulido, U of Southern California; Ana Clarissa Rojas Durazo, California State U, Long Beach; Steven Salaita, Virginia Tech; Molly Talcott, California State U, Los Angeles.

The public space of higher education is under siege. The Imperial University interrogates in brilliant detail the nature of such attacks and the hidden structures of power and politics that define them. But it does more in providing a passionate call to rethink higher education as part of a future in which learning is linked to social change. A crucial book for anyone who imagines the university as both an essential public sphere and an index of what a democracy.
- Henry A. Giroux, McMaster University

José Carlos Bermejo Barrera: El mérito más meritorio de todos los méritos

José Carlos Bermejo Barrera: El mérito más meritorio de todos los méritos

Es muy difícil conseguir un puesto de trabajo, no solo por la escasez de empleos sino también por la creciente competencia entre los que los solicitan. Tanto en el caso de la empresa privada como en el de la función pública, normalmente se trata de que desempeñe el puesto la persona más capacitada. Tonto sería el empresario que contratase a una plantilla de ineptos, a menos que quisiese hundir su propia empresa, para lo que dispone de medios mucho más rápidos y adecuados, como su desfinanciación. En el caso de la función pública la situación es mucho más grave, ya que los puestos públicos se financian con el presupuesto del estado que proviene del dinero que se detrae de los ingresos de todos los contribuyentes.

A lo largo de la historia los puestos públicos se fueron asignando mediante diferentes criterios: por el mero arbitrio de los gobernantes, por relaciones familiares, e incluso mediante su compra o subasta, que se podía hacer legalmente y de modo público, asignándole el puesto al mejor postor, ya fuese en el caso del cobro de los impuestos, en el ejercicio de puesto de mando en el ejército, o en las cátedras universitarias, vendidas y alquiladas, heredadas (de hecho en la Europa de los siglos XVI al XIX el que se casaba con la hija de su maestro heredaba, en muchos casos, su cátedra y su biblioteca). Como la venta y el uso arbitrario de la concesión de los cargos públicos generaba todo tipo de abusos e intentos de enriquecimiento, se estableció en el siglo XIX el puesto del funcionario. Los funcionarios, ya fuesen jueces, militares, administrativos, médicos o profesores, debían ser la garantía de que la función pública se ejerciese de un modo neutro, racional y eficaz, puesto que el estado no debe nunca exigir de sus contribuyentes más dinero del estrictamente necesario.

Romuald Bodin et Sophie Orange: L’université n’est pas en crise. Les transformations de l’enseignement supérieur : enjeux et idées reçues

L’université n’est pas en criseRomuald Bodin et Sophie Orange: L’université n’est pas en crise. Les transformations de l’enseignement supérieur : enjeux et idées reçues

Éditions du Croquant, 2013
ISBN: 9782365120302
Format papier: 216 pages (14 x 20,5) 19.00 €
Format numérique: 14.00 €

Depuis quelques années, les rapports ministériels et les controverses (politiques, médiatiques, sociologiques) se multiplient et alimentent la thèse d’une crise de l’Université liée à l’échec important en premier cycle, l’insertion difficile des diplômés et le faible niveau des « nouveaux étudiants ». À ces trois maux sont proposés trois remèdes : sélection, professionnalisation, « propédeutisation ». Or ce diagnostic repose sur une cartographie erronée de l’enseignement supérieur et sur une connaissance partielle des publics universitaires.

En mobilisant les résultats d’enquêtes sociologiques menées auprès d’étudiants de premier cycle universitaire, d’IUT, de STS et d’écoles spécialisées, cet ouvrage remet en cause ces trois constats.

Tout d’abord, la dénonciation de ces trois maux apparaît comme une constante des discours sur l’Université depuis les années 1960 : ils ne permettent en rien de comprendre sa situation actuelle.

Ensuite, en dressant un tel portrait à charge de ces établissements d’enseignement supérieur, des universitaires et des étudiants, ces discours entretiennent surtout le phénomène qu’ils prétendent combattre et contribuent à la dévaluation de l’Université et à la mise en cause de son service public.

Enfin, la rhétorique déployée autour de la « crise de l’Université » ne se contente pas de diffuser une image biaisée de la réalité, elle détourne l’attention de ce qui est vraiment en question : les objectifs politiques et sociaux assignés à l’enseignement supérieur, les désordres actuels du marché du travail et le désengagement progressif de l’État.

Romuald Bodin est sociologue, maître de conférences à l’université de Poitiers et chercheur au GRESCO. Ses recherches portent sur l’échec en premier cycle à l’Université et sur l’accompagnement social des personnes en grande difficulté. Il a publié Les métamorphoses du contrôle social, en 2012 à La Dispute.

Sophie Orange est sociologue, maître de conférences à l’université de Nantes et chercheuse au CENS. Elle a travaillé sur les Sections de technicien supérieur et les choix d’orientation dans l’enseignement supérieur. Dernière publication : L’autre enseignement supérieur. Les BTS et la gestion des aspirations scolaires, en 2013 aux PUF.

José Molero y José de Nó: Análisis de los recursos destinados a I+D+i (política de gasto 46) contenidos en los Presupuestos Generales del Estado aprobados para el año 2014

José Molero y José de Nó: Análisis de los recursos destinados a I+D+i (política de gasto 46) contenidos en los Presupuestos Generales del Estado aprobados para el año 2014
Informe COSCE

José de Nó y José Molero, expertos analistas, han presentado el informe en Madrid hoy 5 de marzo, junto al presidente de la Confederación, Carlos Andradas. En el mismo se afirma que los recursos destinados a I+D+i en los PGE están en niveles del año 2005 en euros constantes y que la escasez de recursos no es el único problema que tiene el sistema español de investigación, que se enfrenta a problemas estructurales y de gestión como la ejecución de los presupuestos en años anteriores.

Descargar informe en PDF

COSCE, 05/03/14

José Carlos Bermejo Barrera: Fonseca y los hombres de negro

José Carlos Bermejo Barrera: Fonseca y los hombres de negro

C.M. Reinhart y K.S. Rogoff publicaron en 2009 en la prestigiosa universidad de Princeton el libro Esta es vez es distinto. Ocho siglos de locura financiera. El lema “esta vez es distinto”, o lo que es lo mismo, “a mi no me va a pasar eso”, es un leitmotiv que perduró ocho siglos de historia antes de que se fuesen sucediendo las quiebras de los estados. Varias lecciones nos enseña esta historia. La primera es que todo el mundo se ha creido más listo que sus predecesores en el desastre, y la segunda es que nadie se endeuda si no quiere. En la historia de los estados el endeudamiento solía provenir del gasto público, que se centraba básicamente en la guerra, y del despilfarro, unido a la corrupción política y económica. Ese endeudamiento se cubría emitiendo moneda y provocando una crisis inflacionaria, que incrementaba todavía más la espiral del endeudamiento hasta llegar a un punto final en el que todo quedaba al albur de los acreedores. Este esquema se ha reproducido en las estrepitosas crisis financieras de Argentina, por ejemplo, inexplicables sin la corrupción económica y política, y con las intervenciones de tres de los PIGS europeos, Portugal, Grecia e Irlanda, debidas a dos razones: a que esos países no tienen moneda propia y dependen del Banco Central Europeo, y a que compesaron su empobrecimiento provocado por la entrada en el euro con el endeudamiento masivo del estado, la banca, la empresa y las propias familias. Hasta que llegaron los hombres de negro, ajustaron sus cuentas públicas e hicieron pagar a justos por pecadores, naturalmente. Por suerte, España se quedó a un pelo de ser visitada por estos caballeros, aunque también aquí llovieron los recortes sobre los débiles. Y en una situación similar se encuentra a día de hoy la USC. Lastrada por una deuda que, como el río Guadiana, aparece y desaparece, cuyo monto casi nadie sabe y de la que parece que nadie ha sido responsable, que no culpable.

Ninguna persona sensata puede imaginar que unas especies de Bárcenas salieron de San Xerome con maletines llenos de billetes de 500 euros. Es inverosímil en una institución cuyo gasto básico son sus nóminas, pero habrá que reconocer que algo pasa. No vale recurrir al tópico de la presunción de inocencia, pues ese derecho solo lo tienen aquellas personas previamente imputadas, antes de ser condenadas, y no los ciudadanos de a pie. El Juan Nadie de turno no es presuntamente inocente de la quiebra de Bankia o Pescanova, lo son los responsables si son procesados. A los ciudadanos de a pie ya les hubiese gustado ver físicamente los billetes que se manejaron, y luego ser procesados para salir sin cargos y con la pasta. No hay ningún procesado en la USC y lo que se ha hecho es legal, si un juez no dice lo contrario, pero ¿qué ha pasado con sus cinco rectores y su deuda?

Henry A. Giroux: Neoliberalism's War on Higher Education

Neoliberalism's War on Higher Education Henry A. Giroux: Neoliberalism's War on Higher Education

ISBN-13: 9781608463343
Publisher: Haymarket Books
Publication date: 3/11/2014
Pages: 200

Neoliberalism’s War on Higher Education reveals how neoliberal policies, practices, and modes of material and symbolic violence have radically reshaped the mission and practice of higher education, short-changing a generation of young people.

Giroux exposes the corporate forces at play and charts a clear-minded and inspired course of action out of the shadows of market-driven education policy. Championing the youth around the globe who have dared to resist the bartering of their future, he calls upon public intellectuals—as well as all people concer ned about the future of democracy—to speak out and defend the university as a site of critical learning and democratic promise.

About the author

Henry A. Giroux currently holds the Global TV Network Chair Professorship at McMaster University in the English and Cultural Studies Department. His most recent books include: Disposable Youth: Racialized Memories and the Culture of Cruelty and Youth in Revolt: Reclaiming a Democratic Future.

Reviews

“Professor Giroux has focused his keen intellect on the hostile corporate takeover of higher education in North America... He is relentless in his defense of a society that requires its citizenry to place its cultural, political, and economic institutions in context so they can be interrogated and held truly accountable. We are fortunate to have such a prolific writer and deep thinker to challenge us all.”
—Karen Lewis, President, Chicago Teachers Union


“No one has been better than Henry Giroux at analyzing the many ways in which neoliberalism, with its vicious and predatory excesses, has damaged the American economy and undermined its democratic processes. Now, as Giroux brilliantly explains, it is threatening one of the nation’s proudest and most important achievements—its system of higher education.”
—Bob Herbert, Distinguished Senior Fellow at Demos and former op-ed columnist for the New York Times

“Henry Giroux remains the critical voice of a generation. . . . He dares us to reevaluate the significance of public pedagogy as integral to any viable notion of democratic participation and social responsibility. Anybody who is remotely interested in the plight of future generations must read this book.”
—Dr. Brad Evans, Director, Histories of Violence website

Praise for Twilight of the Social:

"A convincing indictment of a society that sacrifices its youth and its education, and perhaps its future, on the alter of private gain. Giroux is a one-man indignation machine. We need more like him."—Russell Jacoby, UCLA, author of The Last Intellectuals and The End of Utopia

"Henry Giroux has been the most consistent and outspoken defender and promoter of the life-prospects and human dignity of which young generations were robbed or which they were prevented to recognize as their birth rights. This book offers a profound analysis of the current state of the world and the chances of making it more hospitable to its newcomers--a warning and call to action. Obligatory reading to all of us who care, young and old alike."—Zygmut Bauman

"Henry Giroux is one of our most important public intellectuals. Though he vividly describes the privatization of compassion, the rapid decline of higher education s commitment to democracy and shared notions of the public good, the force of Giroux's writings shows us we are not alone and there is power in his arguments of resistance. This is a vital book that needs to be read..."—David H. Price, Professor of Anthropology, St. Martin's University

José Carlos Bermejo Barrera: Uno por uno es uno, uno por dos es dos, uno por tres son cuatro

José Carlos Bermejo Barrera: Uno por uno es uno, uno por dos es dos, uno por tres son cuatro

Así cantaban los niños en las viejas escuelas en las que se les corregía cuando se equivocaban y se castigaba a los más revoltosos poniéndolos de cara a la pared. Esta nueva tabla de multiplicar rige sin embargo en la universidad con el mal llamado “Plan Bolonia”, que nació torcido desde su base, en el que la obsesión por planificar permitió generar el mayor caos académico conocido, amparado por una gigantesca maquinación burocrática. Y es que lo que consistía en medir por créditos, o sea horas, los tres niveles de la enseñanza superior, grado (o bachillerato), master (o licenciatura) y doctorado, sirvió para desplegar una agenda oculta que nada tiene que ver con esto.

En los sistemas anglosajones se aplica una estructura con un grado generalista de tres años, que no da capacitación laboral y es previo al título de licenciado. Quedan excluidos de este sistema los estudios de Medicina, que poseen un doctorado propio, el MD, equivalente a nuestro título de especialista, al que se puede añadir o no el PhD, el consistente en elaborar una tesis. Y junto con ellos están excluidos los de Derecho, en los que no hay grado y tienen su doctorado específico, el DI, y por supuesto todas las carreras técnicas. ¿Cuál fue pues el despropósito?

Nico Hirtt: Educar y formar bajo la dictadura del mercado de trabajo

Nico Hirtt: Educar y formar bajo la dictadura del mercado de trabajo

Las teorías del “capital humano” adoptadas por los organismos nacionales e internacionales encargados de la política educativa, así como por la comunidad académica, constituyen una estrategia de dominación del mercado de trabajo. La promesa de superar la actual crisis a través de una fuerza de trabajo necesitada de altas cualificaciones encubre la necesidad de amplias masas de trabajadores poco cualificados, pero flexibles para adaptarse a las cambiantes condiciones del mundo laboral. Por ello, el papel de la escuela se reduce a transmitir un mínimo saber básico y unas competencias laborales genéricas, en un contexto de recortes y privatización.

José Carlos Bermejo Barrera: ¿Qué es un investigador?

José Carlos Bermejo Barrera: ¿Qué es un investigador?

Hay palabras que han desaparecido en la universidad, como enseñar, aprender, estudiar, trabajar, leer, escribir y descubrir. Frente a ellas, que describen todo lo que es posible hacer en una universidad, triunfa el vocabulario ampuloso y vacío, en el que términos como docencia, gestión e investigación ocupan todo el espacio. En realidad la nueva docencia en algún caso se está convirtiendo en el arte de exhibir una ignorancia verdaderamente enciclopédica de una asignatura, apoyándose en toda clase de medios tecnológicos. “Gestión” lo explica todo; algún nuevo experto en recursos humanos podría decir que una pareja de amantes es “un grupo binario de agentes sexuales que gestionan sus competencias y habilidades de modo mutuamente satisfactorio”. Y por último, investigación es un término que abarca realidades tan heterogéneas como el álgebra, el derecho civil, la química, la historia o la oceanografía, saberes todos ellos evaluables por los mismos expertos.

Se supone que todo lo que se investiga es ciencia, y que todo debe ser investigado en grupos financiados y controlados por la administración o la empresa. Y así lo que es verdad en el campo de las ciencias experimentales o en la ingeniería no lo es en muchos otros, en los que la palabra investigación no describe el proceso de creación del conocimiento. En la química, por ejemplo, son necesarios laboratorios, que requieren espacios propios, instalaciones adecuadas, aparatos, reactivos; en ella ya no existe el trabajo individual, los procesos de investigación son muy largos, y requieren miles de horas de trabajo y la coordinación entre personas. Sus resultados, por ello, se publican siempre en trabajos colectivos. Desde comienzos del siglo XX hasta ahora, el incremento del coste en la investigación experimental se ha disparado. Si comparamos el laboratorio de E. Rutherford en la universidad de Montreal en 1900 con una imagen cualquiera del acelerador del CERN en Ginebra, veremos que estamos ante dos mundos diferentes. Los equipos de investigación son indispensables en las ciencias experimentales, y de la misma manera en ciencias no experimentales, y no por ello menos ciencias, que se basan en la observación, como la anatomía, la botánica, la astronomía, en las cuales no se pueden repetir en el laboratorio los fenómenos que se estudian.

Juan Torres López: Exámenes al por mayor

Juan Torres López: Exámenes al por mayor
La reforma universitaria de Bolonia ha cambiado todo para que todo siga igual

Una vez oí decir a un viejo profesor universitario que las reformas universitarias en España se hacen siempre de la misma forma: con objetivos anglosajones, recursos africanos y mentalidad carpetovetónica. Y creo que eso es lo que más o menos ha ocurrido con la última dirigida a homologar nuestro sistema universitario con el europeo de enseñanza superior. Se han cambiado planes de estudio, se han hecho docenas de nuevos programas docentes y se ha modificado la secuencia temporal de las carreras, pero mucho temo que pasó como en la novela de Lampedusa, que todo cambió para que todo siguiera igual.

Para los estudiantes, que al fin y al cabo son la pieza fundamental de cualquier nivel educativo, Bolonia, como es conocida la reforma, ha supuesto, sobre todo, embarcarse en una especie de continua carrera de obstáculos. En lugar de organizar la enseñanza universitaria para que gracias a ella los jóvenes aprendan a reflexionar y a enfrentarse al mundo con autonomía y capacidad transformadora, se han montado los cursos de tal forma que apenas puedan respirar.

Alumnos de uno de mis grupos que acaban estos días el cuatrimestre terminan las clases de una asignatura un viernes a las 18.00 y tienen el examen final el día siguiente a partir de las 8.30. Otros se quejaban de que un día terminan un examen final a las 20.30 y al día siguiente a las 8.30 está convocado el de mi asignatura, no por mi gusto, sino porque he de seguir los horarios que me marca el decanato.

¿Hay tiempo así para que los alumnos y alumnas maduren y asimilen los conocimientos? ¿Se puede valorar de esa forma lo que de verdad han aprendido y lo que no, las habilidades que han desarrollado?

Cuantofrenia mórbida

Cuantofrenia mórbida

Da Universidade de Vigo chéganos un excelente exemplo de cuantofrenia mórbida, patoloxía derivada dunha inflamación da razón xerencialista que se manifesta na pretensión obsesiva por  cuantificalo todo e que cursa con delirios normativos:

Fórmula para computar as horas totais de carga docente básica por grao da UV

Tal é a fórmula para "computar" a carga docente básica en titulacións de grao, que se basea, segundo afirma a paciente, "nun modelo matemático dos fluxos medios de estudantes e os seus ECTS matriculados", verborrea inintelixibel que adoita presentarse nesta síndrome. Trátase dun caso agudo que pode acabar cronificándose.

Javier Mayoral: Profesor, investigador, burócrata

Javier Mayoral: Profesor, investigador, burócrata
Javier Mayoral, Profesor de periodismo en la Universidad Complutense de Madrid

Hace unas semanas, a propósito de la corrupción política, un compañero de trabajo comentó: “ya no basta con saber a qué dedican el dinero de todos; ahora debemos exigirles además que expliquen con detalle qué hacen, cómo y cuánto trabajan, en qué tareas concretas emplean su tiempo”. Me parece que ese planteamiento general puede ser muy útil. Y no solo para los políticos. Porque la opacidad, letal en política, resulta también dañina casi en cualquier ámbito de la vida pública.

Pensemos, por ejemplo, en la enseñanza universitaria. ¿Sabemos de verdad a qué se dedica un profesor? ¿Sabemos cuántas horas reserva cada mes para preparar sus clases o para atender a los alumnos? ¿Sabemos cuánto y cómo investiga? ¿Lo sabe la propia Administración? ¿Lo saben los órganos de dirección de cada universidad? Me temo que todo esto se conoce. O al menos se intuye. Lo sorprendente es que aún no se haya generado un debate en profundidad sobre el modelo de profesor universitario al que parecemos estar abocados. Digo más: me extraña que nadie proteste, que todo permanezca en aparente calma, que continuemos simulando con dignidad y aplomo que nos esforzamos en enseñar –o en aprender– del modo más racional posible.

Se acaba de emplear un verbo de vital importancia: enseñar. En España, hasta hace unos quince o veinte años, el profesor universitario se ocupaba fundamentalmente de señalar el camino del conocimiento. Enseñar viene de insignāre: “señalar”, en latín vulgar. El trabajo del profesor consistía en guiar a los alumnos. La tarea docente resultaba esencial. La faceta de investigador quedaba en segundo plano. Era entonces facilísimo encontrar docentes que no investigaban. Ni mucho ni poco: sencillamente no dedicaban ni un solo segundo de sus vidas a la investigación. Para solucionar esa evidente deficiencia, las autoridades políticas y académicas consideraron necesario incentivar la producción científica en los centros universitarios.

Ese cambio, tan necesario y lógico, acabó por desatar una furia de estremecedoras consecuencias. Aquel profesor que ejercía antaño de maestro, a la vieja usanza, quizá debía transformarse y adaptarse a un nuevo entorno. Quién lo discute. Quién discute que era y sigue siendo necesario combatir el amiguismo, ese tráfico de favores que suele asociarse a la palabra “endogamia”. Lo que ocurre es que las autoridades políticas y académicas, buscando a toda velocidad investigadores, han establecido una serie de criterios que ignoran a los verdaderos profesores. Hoy ya no importa si te esfuerzas en enseñar o no te esfuerzas. Los méritos docentes no es que estén en segundo plano: es que han salido por completo de plano. Esta faceta, en comparación con la investigación, ha quedado relegada a una esfera personal, ética, individual: al buen profesor le preocupa enseñar, aunque en realidad nadie –excepto los propios alumnos, con un poco de suerte– vaya a premiar ese esfuerzo. Las autoridades políticas y académicas conceden a esta tarea docente una importancia absolutamente marginal. Hasta el punto de que, en muchos casos, estos méritos se miden solo a través de años de docencia. Curioso criterio: el mérito consiste en acumular trienios y quinquenios. Mientras tanto los alumnos pasan a ser actores secundarios, salvo en lo relativo al precio de las matrículas.

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